QCM : Addictions médicamenteuses et prise en charge — 68 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les usages des substances psychoactives :

La consommation d’une substance psychoactive avant la conduite automobile est considérée comme un usage à risque.
Les substances psychoactives ont été expérimentées à des fins hédoniques, spirituelles ou médicales.
Les usages de substances psychoactives peuvent répondre à des finalités différentes selon les contextes.
Toutes les sociétés humaines connaissent des usages de substances psychoactives.
Les usages de substances psychoactives sont apparus avec la médecine moderne.

Les substances psychoactives ont été expérimentées à des fins hédoniques, spirituelles ou médicales. · Les usages de substances psychoactives peuvent répondre à des finalités différentes selon les contextes. · Toutes les sociétés humaines connaissent des usages de substances psychoactives.

Explication

Les sociétés humaines connaissent toutes des usages de substances psychoactives, expérimentées pour des finalités hédoniques, spirituelles ou médicales. Selon les contextes, ces usages peuvent répondre à des objectifs différents. La consommation avant la conduite automobile constitue un usage à risque. Ces pratiques ne sont donc pas apparues avec la médecine moderne et ne relèvent pas d’une finalité médicale unique.

2. À propos des substances psychoactives, quelles sont les réponses exactes ?

Les sédatifs constituent une classe de substances psychoactives.
Les psychodysleptiques constituent une classe de substances psychoactives.
La classification comprend trois grandes classes de substances psychoactives.
Les hallucinogènes constituent la troisième classe à la place des psychodysleptiques.
Les psychostimulants constituent une classe de substances psychoactives.

Les sédatifs constituent une classe de substances psychoactives. · Les psychodysleptiques constituent une classe de substances psychoactives. · La classification comprend trois grandes classes de substances psychoactives. · Les psychostimulants constituent une classe de substances psychoactives.

Explication

Les trois classes de substances psychoactives sont les sédatifs, les psychostimulants et les psychodysleptiques. La classification comporte donc bien trois grandes catégories. Les hallucinogènes ne remplacent pas l’appellation psychodysleptiques dans cette classification.

3. Concernant la distinction entre usage simple et addiction, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’addiction associe un comportement répété et une perte de contrôle.
L’addiction correspond à une consommation poursuivie sans connaissance de conséquences négatives.
L’usage simple implique une recherche compulsive du produit malgré ses conséquences.
La poursuite de la consommation malgré ses conséquences négatives caractérise l’addiction.
L’addiction peut être recherchée pour le plaisir ou le soulagement.

L’addiction associe un comportement répété et une perte de contrôle. · La poursuite de la consommation malgré ses conséquences négatives caractérise l’addiction. · L’addiction peut être recherchée pour le plaisir ou le soulagement.

Explication

L’addiction est un comportement répété et incontrôlable, recherché pour le plaisir ou le soulagement. Elle se poursuit malgré la connaissance de conséquences négatives, contrairement à l’usage simple.

4. Parmi les facteurs addictifs des jeux d’argent, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les petits gains et les quasi-gains participent aux facteurs addictifs.
Les mises accessibles peuvent favoriser la répétition du comportement de jeu.
La présence d’un contrôle extérieur important augmente le potentiel addictif.
Les résultats rapides peuvent renforcer le potentiel addictif des jeux d’argent.
L’illusion de contrôle signifie que le joueur maîtrise réellement le hasard.

Les petits gains et les quasi-gains participent aux facteurs addictifs. · Les mises accessibles peuvent favoriser la répétition du comportement de jeu. · Les résultats rapides peuvent renforcer le potentiel addictif des jeux d’argent.

Explication

Les résultats rapides, les petits gains, les quasi-gains et les mises accessibles font partie des facteurs addictifs. L’illusion de contrôle donne une impression de maîtrise malgré le hasard, tandis que l’absence de contrôle extérieur est le facteur décrit.

5. Une prescription d’opioïdes en France doit-elle s’accompagner des éléments suivants ?

Une démarche associant la prescription à une prévention du risque opioïde.
Une information permettant de renforcer la sécurité du traitement.
Une absence de conseil concernant la naloxone lorsque le traitement est médicalement indiqué.
Des règles de bon usage des opioïdes prescrits.
Une proposition de naloxone destinée à prévenir ou traiter une overdose.

Une démarche associant la prescription à une prévention du risque opioïde. · Une information permettant de renforcer la sécurité du traitement. · Des règles de bon usage des opioïdes prescrits. · Une proposition de naloxone destinée à prévenir ou traiter une overdose.

Explication

Toute prescription d’opioïdes en France doit être accompagnée d’une proposition de naloxone et de règles de bon usage. Ces éléments s’inscrivent dans une information et une prévention du risque opioïde; l’absence de conseil concernant la naloxone ne correspond pas à cette règle.

6. Une salle de consommation à moindre risque accueille des usagers précaires consommant des substances illicites. La(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

Elle accueille des consommations de substances illicites sans encadrement professionnel.
Elle est réservée aux consultations psychiatriques sans consommation sur place.
Elle vise à proposer des conditions de consommation moins risquées.
Elle constitue une structure médico-sociale destinée à réduire les risques.
Les consommations s’y déroulent sous la supervision de professionnels sociaux et sanitaires.

Elle vise à proposer des conditions de consommation moins risquées. · Elle constitue une structure médico-sociale destinée à réduire les risques. · Les consommations s’y déroulent sous la supervision de professionnels sociaux et sanitaires.

Explication

Une salle de consommation à moindre risque est une structure médico-sociale où des usagers, souvent précaires, consomment des substances illicites sous supervision professionnelle. Elle vise des conditions moins risquées ; elle n’est donc ni dépourvue d’encadrement ni limitée à des consultations psychiatriques.

7. Concernant l’évolution de l’offre de cocaïne en France :

L’offre de cocaïne atteignait 54 tonnes dès 2022.
L’offre de cocaïne atteignait 54 tonnes en 2024.
L’offre de cocaïne atteignait 27,7 tonnes en 2011.
L’offre de cocaïne atteignait 2,1 tonnes en 2001.
L’offre de cocaïne atteignait 10,8 tonnes en 2011.

L’offre de cocaïne atteignait 54 tonnes en 2024. · L’offre de cocaïne atteignait 2,1 tonnes en 2001. · L’offre de cocaïne atteignait 10,8 tonnes en 2011.

Explication

Les quantités rapportées sont de 2,1 tonnes en 2001, 10,8 tonnes en 2011 et 54 tonnes en 2024. La valeur de 27,7 tonnes correspond à 2022, et non à 2011 ; les 54 tonnes correspondent à 2024, non à 2022.

8. Une personne ressent une forte envie de fumer après une diminution de sa consommation. Concernant les mécanismes de la nicotine, quelles sont les propositions exactes ?

La stimulation nicotinique entraîne une libération de dopamine.
Cette fixation active le système cérébral de récompense.
Le sevrage entretient une stimulation accrue du système cérébral de récompense.
La nicotine se fixe sur des récepteurs nicotiniques du cerveau.
La nicotine réduit la libération de dopamine dans le système de récompense.

La stimulation nicotinique entraîne une libération de dopamine. · Cette fixation active le système cérébral de récompense. · La nicotine se fixe sur des récepteurs nicotiniques du cerveau.

Explication

La nicotine se fixe aux récepteurs nicotiniques, active le système de récompense et entraîne une libération de dopamine. La réduction de cette stimulation relève du sevrage, qui n’entretient donc pas une stimulation accrue.

9. Une personne injectrice guérie du VHC poursuit des pratiques à risque. Quelles sont les propositions exactes concernant son suivi ?

Le dépistage du VHC doit être poursuivi une à deux fois par an.
Le traitement de substitution exclut l’indication d’un traitement contre le VHC.
Le traitement du VHC est indiqué après l’arrêt du traitement de substitution.
Après guérison, le dépistage devient inutile malgré la poursuite des pratiques à risque.
Le traitement du VHC est indiqué chez les personnes injectrices.

Le dépistage du VHC doit être poursuivi une à deux fois par an. · Le traitement du VHC est indiqué chez les personnes injectrices.

Explication

Le dépistage du VHC doit être poursuivi une à deux fois par an après la guérison lorsque les pratiques à risque persistent. Le traitement du VHC est indiqué chez les personnes injectrices, y compris chez celles qui suivent un traitement de substitution.

10. Concernant le craving, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le craving correspond au syndrome de sevrage associé à l’arrêt d’une consommation.
Le craving est une envie irrépressible ou un besoin impérieux de consommer.
Le craving contribue au maintien de la consommation sans favoriser la rechute.
Le craving correspond principalement à une complication somatique de l’intoxication.
Le craving est synonyme de dépendance physique.

Le craving est une envie irrépressible ou un besoin impérieux de consommer.

Explication

Le craving est une envie irrépressible ou un besoin impérieux de consommer. Il contribue au maintien de la consommation et à la rechute. Il se distingue du manque, qui correspond au syndrome de sevrage associé à l’arrêt d’une consommation, et n’est pas synonyme de dépendance physique. Il ne constitue pas principalement une complication somatique de l’intoxication.

11. Chez une femme enceinte exposée à la cocaïne, quelles conséquences sont attendues ?

La cocaïne provoque une vasodilatation placentaire facilitant les échanges.
La fréquence de l’hématome rétroplacentaire est multipliée par deux.
La cocaïne peut diminuer le flux placentaire par vasoconstriction intense.
La cocaïne entraîne habituellement une hypotension maternelle protectrice.
La cocaïne augmente le flux placentaire par stimulation vasculaire.

La cocaïne peut diminuer le flux placentaire par vasoconstriction intense.

Explication

La cocaïne entraîne une hypertension et une vasoconstriction intense, diminuant le flux placentaire. La fréquence de l’hématome rétroplacentaire est multipliée par quatre ou cinq, et non par deux; les autres propositions inversent ses effets vasculaires.

12. Les caractéristiques respectives de l’usage simple et de l’usage à risque comprennent :

L’usage simple n’entraîne pas de complication somatique, psychique ou de dommage.
L’usage à risque se limite aux conséquences différées comme l’addiction.
L’usage à risque expose à des conséquences immédiates ou différées.
L’intoxication et la violence peuvent constituer des risques immédiats liés à l’usage.
L’usage simple correspond à une exposition identifiée à un risque d’intoxication.

L’usage simple n’entraîne pas de complication somatique, psychique ou de dommage. · L’usage à risque expose à des conséquences immédiates ou différées. · L’intoxication et la violence peuvent constituer des risques immédiats liés à l’usage.

Explication

L’usage simple n’entraîne ni complication somatique ou psychique ni dommage, tandis que l’usage à risque expose à des risques immédiats ou différés. L’intoxication et la violence sont des exemples de risques immédiats; l’usage simple n’est pas une exposition identifiée à ces risques.

13. À propos des CAARUD et des actions de réduction des risques, quelles sont les réponses exacte(s) ?

Les CSAPA sont créés par décret en décembre 2005 dans le cadre des CAARUD.
Un référentiel national des actions de réduction des risques est mis en place en 2005.
Les CAARUD sont créés par décret en décembre 2005.
Les CAARUD sont des établissements médico-sociaux issus de cette période.
Les CAARUD sont mis en place en 2009 pour remplacer les CSST et les CCAA.

Un référentiel national des actions de réduction des risques est mis en place en 2005. · Les CAARUD sont créés par décret en décembre 2005. · Les CAARUD sont des établissements médico-sociaux issus de cette période.

Explication

En 2005, un référentiel national est instauré et les CAARUD sont créés par décret en décembre. Les CAARUD sont des établissements médico-sociaux ; en revanche, le remplacement des CSST et des CCAA par les CSAPA intervient en 2009.

14. Parmi les propositions suivantes concernant l’entretien motivationnel, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’entretien motivationnel est une méthode de communication centrée sur le patient.
Il cherche principalement à imposer au patient une décision favorable au changement.
L’entretien motivationnel évite d’explorer les hésitations concernant le changement.
Il vise à augmenter la motivation intrinsèque de la personne accompagnée.
La persuasion directe constitue son mécanisme central face à l’ambivalence.

L’entretien motivationnel est une méthode de communication centrée sur le patient. · Il vise à augmenter la motivation intrinsèque de la personne accompagnée.

Explication

L’entretien motivationnel est centré sur le patient et cherche à renforcer sa motivation intrinsèque. Il explore l’ambivalence plutôt que d’imposer une position ou d’éviter les hésitations.

15. Concernant la distinction entre trouble de l’usage de l’alcool et troubles liés à l’usage, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les troubles liés à l’usage décrivent principalement la conduite addictive elle-même.
Les critères qualitatifs du DSM-5 contribuent à évaluer le trouble de l’usage.
Le trouble de l’usage de l’alcool correspond à une conduite addictive.
Le trouble de l’usage de l’alcool correspond aux conséquences quantitatives de la consommation.
Les critères du DSM-5 évaluent principalement la quantité d’alcool consommée.

Les critères qualitatifs du DSM-5 contribuent à évaluer le trouble de l’usage. · Le trouble de l’usage de l’alcool correspond à une conduite addictive.

Explication

Le trouble de l’usage de l’alcool décrit une conduite addictive évaluée par des critères qualitatifs du DSM-5. Les troubles liés à l’usage renvoient aux conséquences quantitatives de la consommation ; les critères du DSM-5 ne se limitent donc pas à mesurer la quantité d’alcool consommée.

16. Concernant la consommation de cannabis en France, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Environ 1,4 million de personnes consomment régulièrement du cannabis.
Environ 9 % de la population française a expérimenté le cannabis.
Environ 21 millions de personnes développent une dépendance au cannabis.
Environ 9 % des usagers de cannabis développent une dépendance.
Environ 1,4 million de personnes ont expérimenté le cannabis.

Environ 1,4 million de personnes consomment régulièrement du cannabis. · Environ 9 % des usagers de cannabis développent une dépendance.

Explication

En France, 1,4 million de personnes consomment régulièrement du cannabis et 21 millions l’ont expérimenté. La dépendance concerne 9 % des usagers ; ce chiffre ne représente ni 21 millions de personnes ni toute la population française.

17. Concernant la 3-MMC, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Sa demi-vie est inférieure à une heure.
Les doses répétées rapportées se situent entre 50 et 100 mg.
La 3-MMC est un stimulant dérivé de l’amphétamine.
Elle agit notamment sur la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine.
La 3-MMC appartient aux substances stimulantes utilisées dans le chemsex.

Sa demi-vie est inférieure à une heure. · Les doses répétées rapportées se situent entre 50 et 100 mg. · La 3-MMC est un stimulant dérivé de l’amphétamine. · Elle agit notamment sur la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. · La 3-MMC appartient aux substances stimulantes utilisées dans le chemsex.

Explication

La 3-MMC est un stimulant dérivé de l’amphétamine qui agit sur la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. Sa demi-vie est inférieure à une heure, et des doses répétées de 50 à 100 mg sont rapportées. Ces caractéristiques permettent de la classer parmi les stimulants concernés dans ce contexte.

18. Concernant le tableau clinique d’une overdose opioïde :

Elle se manifeste principalement par une hyperpnée et une mydriase.
Elle associe typiquement une dépression respiratoire et un trouble de la conscience.
Elle correspond à une simple somnolence avec une respiration conservée.
Elle associe habituellement une agitation et une tachycardie isolées.
Elle se définit par un trouble de la conscience sans atteinte respiratoire.

Elle associe typiquement une dépression respiratoire et un trouble de la conscience.

Explication

L’overdose opioïde associe classiquement une dépression respiratoire, un trouble de la conscience, une bradypnée et un myosis. Une simple somnolence sans bradypnée ne suffit pas à caractériser ce tableau, et les autres signes proposés sont inversés ou incomplets.

19. Concernant le tabagisme chez les personnes présentant un trouble mental, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le taux de tabagisme y est deux à quatre fois supérieur à celui de la population générale.
Le taux de tabagisme des personnes souffrant d’un trouble mental est comparable à celui de la population générale.
La fréquence du tabagisme est particulièrement élevée chez les patients schizophrènes.
Le tabagisme concerne 70 à 80 % des patients souffrant de schizophrénie.
Les troubles mentaux sont associés à une prévalence tabagique supérieure à celle de la population générale.

Le taux de tabagisme y est deux à quatre fois supérieur à celui de la population générale. · La fréquence du tabagisme est particulièrement élevée chez les patients schizophrènes. · Le tabagisme concerne 70 à 80 % des patients souffrant de schizophrénie. · Les troubles mentaux sont associés à une prévalence tabagique supérieure à celle de la population générale.

Explication

Chez les personnes présentant un trouble mental, le tabagisme est deux à quatre fois plus fréquent que dans la population générale. Il atteint 70 à 80 % chez les patients schizophrènes ; une fréquence comparable à celle de la population générale est donc incorrecte.

20. Concernant le chemsex, quelles sont les réponses exactes au sujet de sa définition ?

Le recours à des drogues constitue un élément de la définition du chemsex.
Le chemsex désigne l’usage de drogues dans l’intention de magnifier la sexualité.
Le chemsex désigne une pratique sexuelle sans consommation de substances.
La finalité recherchée concerne l’intensification de l’expérience sexuelle.
Cette pratique est souvent décrite entre hommes.

Le recours à des drogues constitue un élément de la définition du chemsex. · Le chemsex désigne l’usage de drogues dans l’intention de magnifier la sexualité. · La finalité recherchée concerne l’intensification de l’expérience sexuelle. · Cette pratique est souvent décrite entre hommes.

Explication

Le chemsex correspond à l’usage de drogues dans l’intention de magnifier la sexualité et il est souvent décrit entre hommes. La consommation de substances et la recherche d’une intensification sexuelle en sont donc des éléments centraux. Une pratique sexuelle sans substance ne correspond pas à cette définition.

21. Parmi les propositions suivantes concernant la conduite addictive, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une conduite addictive se définit par l’absence de toute répercussion liée aux consommations.
Une conduite addictive correspond à une consommation dépourvue de conséquences ultérieures.
Une conduite addictive implique une consommation de substances psychoactives.
Une conduite addictive peut entraîner des répercussions immédiates ou différées.
Une conduite addictive concerne les effets liés à la consommation de substances psychoactives.

Une conduite addictive implique une consommation de substances psychoactives. · Une conduite addictive peut entraîner des répercussions immédiates ou différées. · Une conduite addictive concerne les effets liés à la consommation de substances psychoactives.

Explication

Une conduite addictive est définie par une consommation de substances psychoactives exposant à des répercussions. Ces répercussions peuvent être immédiates ou différées, et la conduite n’est pas caractérisée par l’absence de conséquences.

22. Concernant l’installation de l’addiction, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La perte de contrôle compulsive précède habituellement toute répétition des prises.
Le passage du plaisir recherché au besoin impérieux participe à l’installation addictive.
Le craving correspond au plaisir initial ressenti lors de la première prise.
L’installation addictive peut s’accompagner d’une perte de contrôle compulsive.
L’installation addictive associe généralement la répétition des prises et la tolérance.

Le passage du plaisir recherché au besoin impérieux participe à l’installation addictive. · L’installation addictive peut s’accompagner d’une perte de contrôle compulsive. · L’installation addictive associe généralement la répétition des prises et la tolérance.

Explication

L’installation de l’addiction associe la répétition des prises, la tolérance, le passage du plaisir au besoin impérieux et la perte de contrôle compulsive. Le craving correspond à ce besoin impérieux installé après la répétition, et non au plaisir initial.

23. Une personne utilise intensivement un écran sans détresse ni altération de son fonctionnement. Concernant l’addiction comportementale :

Un usage intensif sans détresse ne suffit pas à caractériser cette addiction.
Elle implique un comportement répété entraînant des dommages ou une détresse significatifs.
Elle s’accompagne d’une perte de contrôle du comportement concerné.
Elle persiste dans le temps et peut altérer le fonctionnement quotidien.
Une forte fréquence d’utilisation suffit à établir une addiction comportementale.

Un usage intensif sans détresse ne suffit pas à caractériser cette addiction. · Elle implique un comportement répété entraînant des dommages ou une détresse significatifs. · Elle s’accompagne d’une perte de contrôle du comportement concerné. · Elle persiste dans le temps et peut altérer le fonctionnement quotidien.

Explication

L’addiction comportementale associe répétition, dommages ou détresse, perte de contrôle, persistance et altération fonctionnelle. Un usage intensif dépourvu de détresse ou d’altération fonctionnelle ne suffit donc pas. La fréquence élevée, prise isolément, ne permet pas d’établir le diagnostic.

24. Concernant le tabagisme pendant la grossesse :

Il peut entraîner un retard de croissance fœtale.
Il augmente le risque de grossesse extra-utérine.
Il protège contre les malformations labio-palatines.
Il augmente le risque de placenta prævia.
Il réduit le risque relatif de fausse couche spontanée à environ 1,21{,}2.

Il peut entraîner un retard de croissance fœtale. · Il augmente le risque de grossesse extra-utérine. · Il augmente le risque de placenta prævia.

Explication

Le tabagisme augmente les risques de grossesse extra-utérine, de placenta prævia et de retard de croissance. Le risque relatif de fausse couche spontanée est d’environ 1,81{,}8, et le tabagisme augmente plutôt le risque de malformations labio-palatines.

25. À propos du trouble du jeu vidéo chez les adolescents européens en 2023 :

Le trouble concerne une proportion d’adolescents pouvant atteindre 16 %.
Sa prévalence rapportée se situe entre 4 % et 16 % dans cinq pays européens.
La prévalence moyenne rapportée chez ces adolescents est de 2 %.
Les données disponibles indiquent peu d’évolution au cours du temps.
La moyenne rapportée de cette prévalence est de 4,7 %.

Le trouble concerne une proportion d’adolescents pouvant atteindre 16 %. · Sa prévalence rapportée se situe entre 4 % et 16 % dans cinq pays européens. · Les données disponibles indiquent peu d’évolution au cours du temps. · La moyenne rapportée de cette prévalence est de 4,7 %.

Explication

Le trouble du jeu vidéo concerne 4 à 16 % des adolescents dans cinq pays européens, avec une moyenne de 4,7 %. Les données indiquent également peu d’évolution dans le temps. La valeur de 2 % correspond à la prévalence estimée de l’addiction à Internet chez les adultes, pas à cette moyenne.

26. Parmi les manifestations du high et du crash cocaïniques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le high cocaïnique se caractérise principalement par une autodépréciation et une fatigue intense.
La phase de high cocaïnique est marquée par une dysphorie prédominante.
Le crash cocaïnique associe habituellement hypervigilance, anorexie et insomnie.
Le high cocaïnique peut provoquer une euphorie et une augmentation de l’énergie.
Le crash cocaïnique peut associer dysphorie, anxiété et fatigue.

Le high cocaïnique peut provoquer une euphorie et une augmentation de l’énergie. · Le crash cocaïnique peut associer dysphorie, anxiété et fatigue.

Explication

Le high associe notamment euphorie, énergie accrue, tachypsychie, désinhibition et hypervigilance. Le crash est marqué par la dysphorie, l’anxiété, la fatigue, l’irritabilité et l’autodépréciation ; les autres associations inversent les deux phases.

27. Parmi les propositions suivantes concernant Internet et les écrans, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les achats compulsifs peuvent être facilités par Internet et les écrans.
L’addiction à Internet correspond nécessairement à une addiction au contenu utilisé.
Internet peut faciliter des comportements problématiques comme les jeux d’argent.
Les écrans peuvent servir de vecteurs à la pornographie ou à la sexualité en ligne.
Internet et les écrans ne constituent pas nécessairement la cause unique du problème addictif.

Les achats compulsifs peuvent être facilités par Internet et les écrans. · Internet peut faciliter des comportements problématiques comme les jeux d’argent. · Les écrans peuvent servir de vecteurs à la pornographie ou à la sexualité en ligne. · Internet et les écrans ne constituent pas nécessairement la cause unique du problème addictif.

Explication

Internet et les écrans facilitent notamment les jeux d’argent, les achats compulsifs, la pornographie et la sexualité en ligne. Ils peuvent donc être des vecteurs sans constituer la cause unique d’une addiction. L’addiction à Internet ne se confond pas avec l’addiction au comportement ou au contenu utilisé.

28. À propos des consommations de substances psychoactives pendant la grossesse, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une consommation ponctuelle exclut un risque obstétrical ou fœtal.
Les risques de prématurité concernent principalement les produits illicites.
Les produits psychoactifs restent confinés au compartiment maternel.
Les produits psychoactifs peuvent franchir la barrière placentaire.
Les risques fœtaux concernent principalement les consommations avec addiction.

Les produits psychoactifs peuvent franchir la barrière placentaire.

Explication

Les produits psychoactifs peuvent franchir la barrière placentaire et sont présents dans le lait maternel. Les risques de prématurité concernent tous les produits, et une consommation ponctuelle n’exclut pas un risque obstétrical ou fœtal. Ces risques ne sont pas réservés aux consommations avec addiction.

29. Lors de l’évaluation du monoxyde de carbone expiré, quelles propositions sont exactes ?

Une valeur inférieure à 7 ppm confirme nécessairement une intoxication tabagique active.
Une valeur comprise entre 7 et 15 ppm établit une abstinence complète.
Une valeur inférieure à 7 ppm est compatible avec l’abstinence.
Une valeur comprise entre 7 et 15 ppm peut évoquer un tabagisme passif.
Une intoxication exogène peut être envisagée pour une valeur comprise entre 7 et 15 ppm.

Une valeur inférieure à 7 ppm est compatible avec l’abstinence. · Une valeur comprise entre 7 et 15 ppm peut évoquer un tabagisme passif. · Une intoxication exogène peut être envisagée pour une valeur comprise entre 7 et 15 ppm.

Explication

Une concentration inférieure à 7 ppm est compatible avec l’abstinence. Entre 7 et 15 ppm, il faut évoquer un tabagisme passif ou une intoxication exogène, sans conclure à une abstinence complète ni à une intoxication active certaine.

30. Parmi les caractéristiques du tabagisme associé à une comorbidité psychiatrique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’arrêt du tabac est généralement plus difficile.
L’initiation du tabac survient généralement plus précocement.
La consommation tabagique est généralement plus importante.
La dépendance nicotinique est généralement plus forte.
Les comorbidités médicales sont généralement moins fréquentes.

L’arrêt du tabac est généralement plus difficile. · L’initiation du tabac survient généralement plus précocement. · La consommation tabagique est généralement plus importante. · La dépendance nicotinique est généralement plus forte.

Explication

Une comorbidité psychiatrique s’accompagne d’une initiation plus précoce, d’une consommation plus importante et d’une dépendance plus forte. L’arrêt est plus difficile et les comorbidités psychologiques, cognitives et médicales sont davantage présentes ; elles ne sont donc pas moins fréquentes.

31. Concernant la prévention et la prise en charge des addictions, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le développement des compétences psychosociales ne concerne pas la prévention.
Les interventions motivationnelles peuvent contribuer à la prise en charge.
La construction d’un projet de vie participe à l’accompagnement des addictions.
La prise en charge repose principalement sur l’arrêt immédiat sans accompagnement.
La réduction des risques fait partie de la prise en charge des addictions.

Les interventions motivationnelles peuvent contribuer à la prise en charge. · La construction d’un projet de vie participe à l’accompagnement des addictions. · La réduction des risques fait partie de la prise en charge des addictions.

Explication

La prévention et la prise en charge reposent notamment sur la réduction des risques, les interventions motivationnelles, l’accompagnement, les compétences psychosociales et la construction d’un projet de vie. Elles ne se limitent donc pas à un arrêt immédiat et non accompagné.

32. Parmi les propositions suivantes concernant le repérage des consommations pendant la grossesse, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une sous-déclaration permet de conclure à une absence de consommation.
La crainte du jugement des soignants facilite la révélation des consommations.
La peur du placement de l’enfant peut freiner les déclarations spontanées.
La honte peut conduire à sous-déclarer une consommation pendant la grossesse.
Les polyconsommations rendent l’évaluation des consommations plus complexe.

La peur du placement de l’enfant peut freiner les déclarations spontanées. · La honte peut conduire à sous-déclarer une consommation pendant la grossesse. · Les polyconsommations rendent l’évaluation des consommations plus complexe.

Explication

La honte, la peur du placement et les polyconsommations compliquent le repérage. Une sous-déclaration ne prouve pas l’absence de consommation, et la peur du jugement constitue un frein plutôt qu’un facteur facilitant.

33. Une personne présente une forte vulnérabilité individuelle et une exposition importante à un produit addictogène. Concernant le risque addictif :

Le risque addictif dépend de l’interaction entre produit, vulnérabilité et exposition.
La vulnérabilité individuelle intervient indépendamment des caractéristiques du produit.
Une modification de l’un des trois facteurs peut modifier le risque addictif.
La relation entre les trois facteurs peut s’écrire Risqueaddictif=Produit×Vulneˊrabiliteˊ×ExpositionRisque addictif = Produit \times Vulnérabilité \times Exposition.
Le risque addictif se calcule en additionnant produit, vulnérabilité et exposition.

Le risque addictif dépend de l’interaction entre produit, vulnérabilité et exposition. · Une modification de l’un des trois facteurs peut modifier le risque addictif. · La relation entre les trois facteurs peut s’écrire $$Risque addictif = Produit \times Vulnérabilité \times Exposition$$.

Explication

Le risque addictif dépend de l’interaction entre les caractéristiques du produit, la vulnérabilité individuelle et l’exposition. Cette interaction est modélisée par une multiplication, et non une addition; les trois facteurs participent conjointement au risque.

34. À propos du THC et du CBD, quelles sont les propositions exactes ?

Le CBD est principalement responsable des effets psychoactifs du cannabis.
Le THC possède notamment des effets anticonvulsivants sans caractère psychoactif propre.
Le CBD possède notamment des effets antalgiques et anti-inflammatoires.
Le CBD est considéré comme proprement psychoactif au même titre que le THC.
Le THC est principalement responsable des effets psychoactifs du cannabis.

Le CBD possède notamment des effets antalgiques et anti-inflammatoires. · Le THC est principalement responsable des effets psychoactifs du cannabis.

Explication

Le THC est principalement psychoactif. Le CBD n’est pas considéré comme proprement psychoactif et possède notamment des effets antalgiques, anti-inflammatoires et anticonvulsivants ; les autres propositions inversent ou assimilent leurs propriétés.

35. Concernant le modèle biopsychosocial des addictions, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le modèle biopsychosocial repose principalement sur l’exposition au produit.
Le modèle biopsychosocial écarte l’histoire individuelle dans l’analyse des addictions.
Le modèle biopsychosocial se limite aux caractéristiques biologiques de l’individu.
Le modèle biopsychosocial intègre des facteurs biologiques, sociologiques et psychologiques.
Le modèle biopsychosocial exclut l’influence de l’environnement familial.

Le modèle biopsychosocial intègre des facteurs biologiques, sociologiques et psychologiques.

Explication

Le modèle biopsychosocial intègre les dimensions biologiques, sociologiques et psychologiques. Il prend notamment en compte la génétique, l’environnement, la famille, la personnalité et l’histoire individuelle; les autres propositions réduisent ou excluent à tort ces dimensions.

36. Un patient interrompt brutalement une consommation chronique d’alcool. Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le sevrage alcoolique peut être pris en charge sans accompagnement médical.
Le delirium tremens constitue une complication potentiellement mortelle.
Une simple abstinence sans syndrome de sevrage présente le même risque vital.
Le sevrage alcoolique peut engager le pronostic vital.
Les crises épileptiques peuvent compliquer un sevrage alcoolique.

Le delirium tremens constitue une complication potentiellement mortelle. · Le sevrage alcoolique peut engager le pronostic vital. · Les crises épileptiques peuvent compliquer un sevrage alcoolique.

Explication

Le sevrage alcoolique peut être mortel, notamment en raison de crises épileptiques ou d’un delirium tremens. Il nécessite un accompagnement médical ; une abstinence sans syndrome de sevrage ne correspond pas à cette situation à risque.

37. Concernant le traitement de référence du jeu pathologique, quelles sont les propositions exactes ?

La restructuration cognitive figure parmi les composantes de cette thérapie.
La thérapie cognitivo-comportementale constitue le traitement de référence.
La prévention de la rechute est étrangère à la thérapie cognitivo-comportementale.
L’éducation aux probabilités ne fait pas partie des interventions proposées.
Elle peut comprendre une analyse fonctionnelle du comportement de jeu.

La restructuration cognitive figure parmi les composantes de cette thérapie. · La thérapie cognitivo-comportementale constitue le traitement de référence. · Elle peut comprendre une analyse fonctionnelle du comportement de jeu.

Explication

La thérapie cognitivo-comportementale est le traitement de référence du jeu pathologique. Elle comprend notamment l’analyse fonctionnelle et la restructuration cognitive, ainsi que l’éducation aux probabilités, les techniques comportementales et la prévention de la rechute.

38. Concernant le delirium tremens au cours du sevrage alcoolique, quelles sont les réponses exacte(s) ?

Les benzodiazépines font partie de son traitement.
Son traitement repose principalement sur une vitaminothérapie B1 isolée.
Il survient dans près de 20 à 30 % des sevrages alcooliques.
Le delirium tremens survient dans environ 3 à 5 % des sevrages alcooliques.
Il associe notamment une confusion agitée et des hallucinations.

Les benzodiazépines font partie de son traitement. · Le delirium tremens survient dans environ 3 à 5 % des sevrages alcooliques. · Il associe notamment une confusion agitée et des hallucinations.

Explication

Le delirium tremens concerne environ 3 à 5 % des sevrages alcooliques et associe confusion agitée et hallucinations. Son traitement repose sur les benzodiazépines ; une fréquence de 20 à 30 % et une vitaminothérapie B1 isolée ne correspondent pas aux données fournies.

39. Chez une personne présentant une infection chronique par le VHC, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’histologie hépatique est requise avant tout accès au traitement antiviral.
Une évaluation formelle de la cirrhose par des tests non invasifs est recommandée.
L’accès au traitement antiviral est conditionné par la confirmation histologique de la cirrhose.
L’évaluation formelle de la cirrhose n’est pas recommandée en cas d’infection chronique.
Les tests non invasifs sont réservés aux patients présentant des signes avancés de cirrhose.

Une évaluation formelle de la cirrhose par des tests non invasifs est recommandée.

Explication

Une évaluation formelle de la cirrhose par des tests non invasifs est recommandée chez toute personne ayant une infection chronique par le VHC. L’histologie hépatique n’est pas requise pour accéder au traitement antiviral et ne conditionne donc pas sa prescription.

40. Une personne associe plusieurs substances lors d’une activité sexuelle. Concernant les risques pharmacologiques :

L’association du GHB ou de la GBL avec des benzodiazépines expose à une overdose.
L’association des poppers avec l’alcool entraîne principalement une overdose.
L’association des poppers avec le Viagra expose à une hypotension sévère et au décès.
L’association du GHB ou de la GBL avec l’alcool expose à une overdose.
L’association du GHB avec le Viagra provoque une hypotension sévère.

L’association du GHB ou de la GBL avec des benzodiazépines expose à une overdose. · L’association des poppers avec le Viagra expose à une hypotension sévère et au décès. · L’association du GHB ou de la GBL avec l’alcool expose à une overdose.

Explication

Le GHB ou la GBL associés à l’alcool ou aux benzodiazépines exposent à une overdose. Les poppers associés au Viagra majorent le risque d’hypotension sévère, pouvant entraîner le décès. Le Viagra n’est pas l’association dangereuse spécifiquement rapportée avec le GHB, et l’alcool n’est pas l’association décrite pour les poppers.

41. Selon le modèle de Custer, l’évolution du jeu pathologique comprend :

Le modèle de Custer décrit une succession de gains, pertes puis désespoir.
La phase de désespoir précède la phase de gains dans cette évolution.
Une phase de désespoir constitue l’étape ultérieure décrite par Custer.
Une phase de pertes succède à la phase de gains dans ce modèle.
Une phase initiale de gains peut marquer l’évolution du jeu pathologique.

Le modèle de Custer décrit une succession de gains, pertes puis désespoir. · Une phase de désespoir constitue l’étape ultérieure décrite par Custer. · Une phase de pertes succède à la phase de gains dans ce modèle. · Une phase initiale de gains peut marquer l’évolution du jeu pathologique.

Explication

Selon Custer, l’évolution suit une phase de gains, puis une phase de pertes et enfin une phase de désespoir. La phase de désespoir ne précède donc pas la phase de gains.

42. Concernant les critères du trouble d’accès hyperphagique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les crises hyperphagiques surviennent en moyenne au moins une fois par semaine.
Cette fréquence se maintient pendant une période de trois mois.
Manger rapidement peut constituer une caractéristique associée du BED.
Le trouble comporte au moins trois caractéristiques associées aux crises.
Manger sans faim physique exclut le diagnostic de BED.

Les crises hyperphagiques surviennent en moyenne au moins une fois par semaine. · Cette fréquence se maintient pendant une période de trois mois. · Manger rapidement peut constituer une caractéristique associée du BED. · Le trouble comporte au moins trois caractéristiques associées aux crises.

Explication

Dans le BED, les crises surviennent en moyenne au moins une fois par semaine pendant trois mois. Elles s’accompagnent d’au moins trois caractéristiques, parmi lesquelles manger rapidement ou sans faim physique. Manger sans faim physique ne l’exclut donc pas, mais fait partie des caractéristiques possibles.

43. Concernant la prise en charge périnatale des femmes consommant des substances :

Elle prévoit un suivi de la mère, du nouveau-né et de leur lien.
Elle associe une évaluation des risques à un accompagnement addictologique.
Elle comprend un repérage précoce des consommations pendant la grossesse.
Elle associe un accompagnement addictologique à un suivi obstétrical séparé.
Elle s’organise principalement après la naissance de l’enfant.

Elle prévoit un suivi de la mère, du nouveau-né et de leur lien. · Elle associe une évaluation des risques à un accompagnement addictologique. · Elle comprend un repérage précoce des consommations pendant la grossesse.

Explication

Le repérage précoce, l’évaluation des risques et l’accompagnement addictologique font partie de la prise en charge. Celle-ci coordonne également l’accompagnement addictologique et obstétrical, avec un suivi de la mère, du nouveau-né et de leur lien; elle ne se limite pas à un suivi obstétrical séparé.

44. Un consommateur chronique de cannabis présente des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements récurrents. Concernant le syndrome d’hyperémèse cannabinoïde :

Les douches et les bains chauds peuvent soulager les symptômes.
Le syndrome se manifeste principalement par une constipation isolée.
Le syndrome concerne principalement les consommateurs occasionnels de cannabis.
Les douleurs abdominales sont incompatibles avec ce syndrome.
Les vomissements récurrents peuvent faire partie du syndrome chez ce consommateur.

Les douches et les bains chauds peuvent soulager les symptômes. · Les vomissements récurrents peuvent faire partie du syndrome chez ce consommateur.

Explication

Le syndrome d’hyperémèse cannabinoïde associe douleurs abdominales, nausées et vomissements récurrents chez un consommateur chronique. Les douches et bains chauds peuvent soulager les symptômes ; la constipation isolée et la consommation occasionnelle ne caractérisent pas ce syndrome.

45. Concernant les usages numériques dans les foyers français, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La proportion de foyers français connectés s’élève à 79 %.
Les usages numériques sont majoritairement réalisés depuis un smartphone.
Une large majorité des foyers français dispose d’une connexion numérique.
La proportion de foyers français connectés atteint 93 %.
Le smartphone représente 79 % du temps consacré aux usages numériques.

Les usages numériques sont majoritairement réalisés depuis un smartphone. · Une large majorité des foyers français dispose d’une connexion numérique. · La proportion de foyers français connectés atteint 93 %. · Le smartphone représente 79 % du temps consacré aux usages numériques.

Explication

93 % des foyers français sont connectés, et 79 % du temps numérique se déroule sur smartphone. Ces données justifient aussi les formulations indiquant une large diffusion de la connexion et une prédominance du smartphone. En revanche, 79 % concerne le temps sur smartphone et non la proportion de foyers connectés.

46. Selon la formule de Widmark, quelles sont les réponses exacte(s) concernant l’estimation de l’alcoolémie ?

L’alcoolémie correspond à la quantité d’alcool absorbé divisée par l’eau corporelle totale.
Chez l’homme, le coefficient utilisé dans la formule de Widmark est de 0,6.
La quantité totale d’eau corporelle est estimée par le poids divisé par le coefficient correspondant.
La quantité totale d’eau corporelle est estimée par le poids multiplié par un coefficient.
Le coefficient utilisé dans la formule est de 0,6 chez la femme et de 0,7 chez l’homme.

L’alcoolémie correspond à la quantité d’alcool absorbé divisée par l’eau corporelle totale. · La quantité totale d’eau corporelle est estimée par le poids multiplié par un coefficient. · Le coefficient utilisé dans la formule est de 0,6 chez la femme et de 0,7 chez l’homme.

Explication

La formule de Widmark s’écrit A=QP×cA = \frac{Q}{P \times c} : l’alcoolémie est la quantité absorbée divisée par l’eau corporelle estimée. Le coefficient vaut 0,6 chez la femme et 0,7 chez l’homme ; une division par le coefficient ou l’attribution de 0,6 à l’homme est donc incorrecte.

47. Concernant les principaux troubles alimentaires, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La boulimie comporte des crises hyperphagiques accompagnées de comportements compensatoires.
Le BED comporte des crises hyperphagiques sans comportements compensatoires.
Le BED se définit par des crises accompagnées de comportements compensatoires réguliers.
La présence de comportements compensatoires distingue la boulimie du BED.
L’anorexie mentale associe restriction énergétique, poids significativement faible et peur de grossir.

La boulimie comporte des crises hyperphagiques accompagnées de comportements compensatoires. · Le BED comporte des crises hyperphagiques sans comportements compensatoires. · La présence de comportements compensatoires distingue la boulimie du BED. · L’anorexie mentale associe restriction énergétique, poids significativement faible et peur de grossir.

Explication

L’anorexie mentale associe restriction, poids significativement faible et peur de prendre du poids. La boulimie comporte des crises hyperphagiques avec comportements compensatoires, tandis que le BED en est dépourvu. Ainsi, la présence de comportements compensatoires distingue bien la boulimie du BED.

48. Concernant les attitudes thérapeutiques de l’entretien motivationnel, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le soignant explore les contradictions entre comportements et valeurs.
Le soignant compose avec la résistance sans engager une confrontation.
Le soignant renforce le sentiment d’efficacité personnelle du patient.
Le soignant exprime de l’empathie sans porter de jugement.
Le soignant soutient la capacité du patient à participer au changement.

Le soignant explore les contradictions entre comportements et valeurs. · Le soignant compose avec la résistance sans engager une confrontation. · Le soignant renforce le sentiment d’efficacité personnelle du patient. · Le soignant exprime de l’empathie sans porter de jugement. · Le soignant soutient la capacité du patient à participer au changement.

Explication

L’entretien motivationnel repose sur l’empathie sans jugement, l’exploration des contradictions et une gestion non conflictuelle de la résistance. Il renforce également le sentiment d’efficacité personnelle et la participation active du patient.

49. Concernant les complications cardiovasculaires aiguës liées à la cocaïne, quelles sont les réponses exactes ?

Un infarctus du myocarde survient dans 24 % des douleurs thoraciques associées à la cocaïne.
Le risque de syndrome coronarien aigu est multiplié par 24 plusieurs jours après la prise.
Le risque de syndrome coronarien aigu est multiplié par 24 dans l’heure suivant la prise.
La cocaïne peut être associée à un syndrome coronarien aigu peu après sa prise.
Un infarctus du myocarde survient dans 4,7 % des douleurs thoraciques associées à la cocaïne.

Le risque de syndrome coronarien aigu est multiplié par 24 dans l’heure suivant la prise. · La cocaïne peut être associée à un syndrome coronarien aigu peu après sa prise. · Un infarctus du myocarde survient dans 4,7 % des douleurs thoraciques associées à la cocaïne.

Explication

Dans l’heure suivant la prise, le risque de syndrome coronarien aigu est multiplié par 24. L’infarctus du myocarde survient dans 4,7 % des douleurs thoraciques associées à la cocaïne ; les valeurs de plusieurs jours et de 24 % sont incorrectes.

50. Concernant les objectifs de prise en charge des conduites addictives :

L’abstinence vise l’arrêt total et définitif avec prévention de la rechute.
La gestion de consommation correspond à une suppression complète et durable des usages.
L’abstinence et la gestion de consommation constituent deux objectifs thérapeutiques distincts.
La gestion de consommation impose une augmentation progressive des consommations contrôlées.
L’abstinence se définit par une diminution significative selon les critères de l’OMS.

L’abstinence vise l’arrêt total et définitif avec prévention de la rechute. · L’abstinence et la gestion de consommation constituent deux objectifs thérapeutiques distincts.

Explication

L’abstinence correspond à l’arrêt total et définitif, avec prévention de la rechute. La gestion de consommation vise une réduction significative selon les critères de l’OMS, et ces deux objectifs sont distincts.

51. Parmi les propositions suivantes concernant la naloxone, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Sa demi-vie est courte, d’environ trente minutes à une heure.
Son administration dispense d’une surveillance ultérieure du patient.
Son effet persiste durant plusieurs heures après l’administration.
La naloxone est un antagoniste compétitif des récepteurs opioïdes.
Elle agit en renforçant la fixation des opioïdes sur leurs récepteurs.

Sa demi-vie est courte, d’environ trente minutes à une heure. · La naloxone est un antagoniste compétitif des récepteurs opioïdes.

Explication

La naloxone est un antagoniste compétitif des récepteurs opioïdes. Sa demi-vie est courte, d’environ trente minutes à une heure, ce qui impose une surveillance après son administration; son effet ne persiste donc pas durant plusieurs heures et elle ne renforce pas la fixation des opioïdes sur leurs récepteurs.

52. À propos des effets psychotiques du cannabis, quelles sont les réponses exacte(s) ?

Les effets psychomimétiques du cannabis sont plus marqués chez les personnes vulnérables.
Les effets psychomimétiques du cannabis sont identiques chez toutes les personnes.
La vulnérabilité individuelle peut moduler les effets psychotiques du cannabis.
Le cannabis peut induire des symptômes psychotiques dans environ 15 % des cas.
La survenue de symptômes psychotiques ne dépend pas de la dose consommée.

Les effets psychomimétiques du cannabis sont plus marqués chez les personnes vulnérables. · La vulnérabilité individuelle peut moduler les effets psychotiques du cannabis. · Le cannabis peut induire des symptômes psychotiques dans environ 15 % des cas.

Explication

Le cannabis peut induire des symptômes psychotiques dans environ 15 % des cas. Ses effets psychomimétiques sont modulés par la vulnérabilité individuelle et la dose consommée ; ils ne sont donc ni indépendants de la dose ni identiques chez tous les sujets.

53. Concernant les traitements de substitution aux opiacés, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La naloxone figure parmi les traitements utilisés dans ce cadre.
Ces traitements concernent principalement la dépendance aux opiacés.
La méthadone et la buprénorphine font partie des traitements utilisés.
Ces traitements constituent un sevrage définitif des opiacés.
Ces traitements concernent principalement la dépendance au cannabis.

La naloxone figure parmi les traitements utilisés dans ce cadre. · Ces traitements concernent principalement la dépendance aux opiacés. · La méthadone et la buprénorphine font partie des traitements utilisés.

Explication

Les traitements de substitution concernent principalement la dépendance aux opiacés et comprennent notamment la méthadone, la buprénorphine et la naloxone. Ils ne constituent pas un sevrage définitif et ne ciblent pas principalement la dépendance au cannabis.

54. Les caractéristiques de l’exposition prénatale au cannabis comprennent :

Le cannabis peut se concentrer dans le lait maternel.
Sa présence dans le lait dure exactement vingt-quatre heures.
Le cannabis est une substance liposoluble.
Le cannabis disparaît du lait après une seule tétée.
La durée de présence est indépendante de l’ancienneté de consommation.

Le cannabis peut se concentrer dans le lait maternel. · Le cannabis est une substance liposoluble.

Explication

Le cannabis est liposoluble et se concentre dans le lait maternel. Sa présence peut durer de six jours à six semaines selon plusieurs facteurs, notamment le produit, la concentration, la fréquence et l’ancienneté de consommation.

55. Parmi les critères temporels et comportementaux de la boulimie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La boulimie se distingue du BED par des comportements compensatoires récurrents.
Les crises hyperphagiques surviennent en moyenne au moins une fois par semaine.
La durée moyenne de ce rythme clinique est de six mois.
Les comportements compensatoires surviennent en moyenne au moins une fois par semaine.
Les crises et les comportements compensatoires s’inscrivent sur trois mois.

La boulimie se distingue du BED par des comportements compensatoires récurrents. · Les crises hyperphagiques surviennent en moyenne au moins une fois par semaine. · Les comportements compensatoires surviennent en moyenne au moins une fois par semaine. · Les crises et les comportements compensatoires s’inscrivent sur trois mois.

Explication

Dans la boulimie, les crises hyperphagiques et les comportements compensatoires surviennent en moyenne au moins une fois par semaine pendant trois mois. Les comportements compensatoires récurrents différencient la boulimie du BED. La durée indiquée n’est pas de six mois, mais de trois mois.

56. Parmi les éléments pouvant contribuer à l’évaluation de la cirrhose chez une personne infectée par le VHC, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les analyses biologiques et l’imagerie peuvent contribuer à cette évaluation.
Les biomarqueurs sériques ne fournissent pas d’information utile sur la cirrhose.
Les signes cliniques participent à l’évaluation de la cirrhose liée au VHC.
La biopsie hépatique est réalisée par voie intrapéritonéale.
L’évaluation de la cirrhose repose sur les symptômes sans recours aux examens complémentaires.

Les analyses biologiques et l’imagerie peuvent contribuer à cette évaluation. · Les signes cliniques participent à l’évaluation de la cirrhose liée au VHC.

Explication

L’évaluation repose sur les signes cliniques, les analyses biologiques, l’imagerie et les biomarqueurs sériques. Si nécessaire, une biopsie hépatique peut être percutanée, transjugulaire ou laparoscopique, mais elle n’est pas réalisée par voie intrapéritonéale. Les symptômes seuls ne suffisent donc pas à évaluer la cirrhose.

57. À propos de l’addiction sexuelle, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Un comportement sexuel intense n’est pas automatiquement compulsif ou addictif.
L’addiction sexuelle peut aussi être appelée hypersexualité.
Le trouble du comportement sexuel compulsif est une autre appellation utilisée.
La notion d’addiction sexuelle demeure controversée.
La terminologie de cette notion fait l’objet d’un consensus international établi.

Un comportement sexuel intense n’est pas automatiquement compulsif ou addictif. · L’addiction sexuelle peut aussi être appelée hypersexualité. · Le trouble du comportement sexuel compulsif est une autre appellation utilisée. · La notion d’addiction sexuelle demeure controversée.

Explication

L’addiction sexuelle est également désignée par hypersexualité ou trouble du comportement sexuel compulsif. La notion reste controversée et sa terminologie n’est pas consensuelle. Une sexualité intense ne suffit pas, à elle seule, à établir un caractère compulsif ou addictif.

58. Concernant les comorbidités et les situations associées au VHC chez les usagers de drogue :

Les troubles psychiatriques sont rarement associés au VHC chez les usagers de drogue.
La précarité, la migration et l’absence de domicile peuvent accompagner l’infection par le VHC.
Les infections virales représentent les seules comorbidités importantes du VHC chez ces personnes.
Le VHC s’associe fréquemment à l’alcool, au VIH et au VHB chez ces usagers.
Les comorbidités du VHC concernent principalement les maladies hépatiques sans troubles psychiatriques associés.

La précarité, la migration et l’absence de domicile peuvent accompagner l’infection par le VHC. · Le VHC s’associe fréquemment à l’alcool, au VIH et au VHB chez ces usagers.

Explication

L’alcool, le VIH et le VHB font partie des comorbidités fréquentes du VHC. La précarité, la migration, l’absence de domicile et les troubles psychiatriques sont également associés au VHC, qui ne se limite donc pas aux infections virales ni aux atteintes hépatiques.

59. À propos des notions de wanting, liking et learning, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le wanting correspond à l’incitation à rechercher un stimulus appétitif.
Berridge et Robinson distinguent le wanting, le liking et le learning.
Le learning concerne les effets positifs de la récompense sur l’apprentissage.
Le wanting correspond principalement au plaisir ressenti pendant la récompense.
Le liking désigne la sensation de plaisir associée au stimulus.

Le wanting correspond à l’incitation à rechercher un stimulus appétitif. · Berridge et Robinson distinguent le wanting, le liking et le learning. · Le learning concerne les effets positifs de la récompense sur l’apprentissage. · Le liking désigne la sensation de plaisir associée au stimulus.

Explication

Berridge et Robinson distinguent trois dimensions: le wanting est l’incitation à rechercher le stimulus, le liking est le plaisir ressenti et le learning concerne les effets positifs sur l’apprentissage. Le wanting ne désigne donc pas le plaisir, qui relève du liking.

60. À propos de la dépendance tabagique :

Elle associe notamment une perte de contrôle et un syndrome de sevrage.
Elle correspond à une consommation occasionnelle maîtrisée sans phénomène de craving.
La dépendance tabagique est une maladie chronique avec des rechutes fréquentes.
Le craving fait partie des manifestations caractéristiques de cette dépendance.
La perte de contrôle distingue la dépendance d’un usage occasionnel maîtrisé.

Elle associe notamment une perte de contrôle et un syndrome de sevrage. · La dépendance tabagique est une maladie chronique avec des rechutes fréquentes. · Le craving fait partie des manifestations caractéristiques de cette dépendance. · La perte de contrôle distingue la dépendance d’un usage occasionnel maîtrisé.

Explication

La dépendance tabagique est une maladie chronique marquée par la perte de contrôle, le syndrome de sevrage, le craving et des rechutes fréquentes. Une consommation occasionnelle maîtrisée ne correspond pas à cette définition.

61. Concernant les caractéristiques du jeu pathologique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le jeu pathologique se caractérise par une pratique récréative contrôlée sans prise de risque.
Le jeu normal implique une recherche constante de sensations fortes malgré les échecs.
Le jeu pathologique peut donner au jeu une priorité sur les autres intérêts.
Le jeu pathologique se définit par une absence d’optimisme après les pertes.
Le jeu récréatif contrôlé entraîne habituellement une perte de priorité des activités.

Le jeu pathologique peut donner au jeu une priorité sur les autres intérêts.

Explication

Le jeu pathologique se distingue notamment par la primauté du jeu sur les autres intérêts. La prise de risques excessive, l’optimisme malgré les échecs et la recherche de sensations fortes le distinguent du jeu récréatif contrôlé.

62. Les évaluations des salles de consommation à moindre risque montrent que, chez leurs usagers :

Les pratiques à risque infectieux sont moins fréquentes.
Les pratiques à risque infectieux restent au même niveau.
Les overdoses sont moins fréquentes.
Le recours aux services d’urgence est moins fréquent.
Les injections dans l’espace public deviennent plus fréquentes.

Les pratiques à risque infectieux sont moins fréquentes. · Les overdoses sont moins fréquentes. · Le recours aux services d’urgence est moins fréquent.

Explication

Les évaluations montrent moins de pratiques à risque infectieux, moins d’overdoses et moins de recours aux urgences chez les usagers. Elles montrent également moins d’injections dans l’espace public ; une augmentation ou une stabilité des risques infectieux est donc incompatible avec ces résultats.

63. Les seuils de sévérité du trouble de l’usage selon les critères DSM-V comprennent :

Un trouble comportant 4 ou 5 critères DSM-V est considéré comme moyen.
Un trouble comportant 2 ou 3 critères DSM-V est considéré comme léger.
Un trouble comportant au moins 6 critères DSM-V est considéré comme sévère.
La sévérité du trouble augmente avec le nombre de critères DSM-V présents.
Le seuil de sévérité correspond à partir de 6 critères DSM-V.

Un trouble comportant 4 ou 5 critères DSM-V est considéré comme moyen. · Un trouble comportant 2 ou 3 critères DSM-V est considéré comme léger. · Un trouble comportant au moins 6 critères DSM-V est considéré comme sévère. · La sévérité du trouble augmente avec le nombre de critères DSM-V présents. · Le seuil de sévérité correspond à partir de 6 critères DSM-V.

Explication

Le trouble de l’usage est léger pour 2 ou 3 critères DSM-V, moyen pour 4 ou 5 critères et sévère à partir de 6 critères. Ainsi, l’augmentation du nombre de critères s’accompagne d’une sévérité croissante.

64. Une consommation de cannabis débute avant 15 ans chez une personne présentant une prédisposition schizophrénique. Concernant le risque psychotique, la(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

Les études longitudinales et les méta-analyses étayent cette association.
Une consommation précoce peut renforcer l’association entre cannabis et troubles psychotiques.
Le risque psychotique associé au cannabis ne varie pas avec la dose consommée.
Le polymorphisme de la COMT n’est pas mentionné parmi les facteurs associés.
La dépendance au cannabis est associée à un risque deux fois plus élevé de troubles psychotiques.

Les études longitudinales et les méta-analyses étayent cette association. · Une consommation précoce peut renforcer l’association entre cannabis et troubles psychotiques. · La dépendance au cannabis est associée à un risque deux fois plus élevé de troubles psychotiques.

Explication

La dépendance au cannabis est associée à un risque deux fois plus élevé de troubles psychotiques, notamment en cas de consommation avant 15 ans ou de prédisposition schizophrénique. Les études longitudinales et les méta-analyses soutiennent cette association ; le risque peut aussi être dose-dépendant et le polymorphisme de la COMT est mentionné parmi les facteurs associés.

65. Les différents courants de fumée du tabagisme comprennent :

Le courant primaire désigne la fumée présente dans l’environnement extérieur.
Les courants secondaire et tertiaire participent au tabagisme passif.
Le courant tertiaire contribue également aux effets du tabagisme passif.
Le courant primaire correspond à la fumée inhalée par le fumeur.
Le courant secondaire fait partie des expositions liées au tabagisme passif.

Les courants secondaire et tertiaire participent au tabagisme passif. · Le courant tertiaire contribue également aux effets du tabagisme passif. · Le courant primaire correspond à la fumée inhalée par le fumeur. · Le courant secondaire fait partie des expositions liées au tabagisme passif.

Explication

Le courant primaire est inhalé directement par le fumeur. Les courants secondaire et tertiaire contribuent au tabagisme passif, tandis que le courant primaire ne désigne pas la fumée environnementale.

66. Un tabagisme quotidien, même limité à une cigarette, expose le nouveau-né à quels risques ?

Il augmente de moitié le risque de mort inattendue du nourrisson.
Il multiplie ce risque par quatre dès la première cigarette quotidienne.
Il concerne ce risque lorsque la mère fume activement, sans influence paternelle.
Il supprime l’effet du tabagisme passif lorsque le père fume.
Il double le risque de mort inattendue du nourrisson.

Il double le risque de mort inattendue du nourrisson.

Explication

Dès une cigarette par jour pendant toute la grossesse, le risque de mort inattendue du nourrisson est doublé. Le tabagisme passif du père ou de la mère augmente également ce risque de façon dose-dépendante.

67. Lors d’une intoxication aiguë à la cocaïne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un antidote spécifique neutralise habituellement l’intoxication aiguë à la cocaïne.
La prise en charge repose principalement sur un traitement antiviral spécifique.
La prise en charge de l’intoxication aiguë à la cocaïne est symptomatique.
Le traitement repose sur un antidote spécifique associé à une surveillance secondaire.
L’intoxication aiguë à la cocaïne est traitée par une supplémentation hormonale ciblée.

La prise en charge de l’intoxication aiguë à la cocaïne est symptomatique.

Explication

Il n’existe pas d’antidote spécifique de l’intoxication aiguë à la cocaïne, dont le traitement est symptomatique. Les traitements antidotiques, antiviraux ou hormonaux ne correspondent pas à sa prise en charge.

68. Concernant l’inscription de la réduction des risques dans le droit français :

La réduction des risques est inscrite dans le Code de la santé publique en 2004.
La reconnaissance juridique intervient lors de la création des CSAPA en 2009.
L’inscription dans le Code de la santé publique date de la création des CAARUD.
La reconnaissance législative de la réduction des risques intervient avec le référentiel national de 2005.
L’année 2004 marque une reconnaissance législative de la réduction des risques.

La réduction des risques est inscrite dans le Code de la santé publique en 2004. · L’année 2004 marque une reconnaissance législative de la réduction des risques.

Explication

La réduction des risques est inscrite dans le Code de la santé publique en 2004, ce qui constitue sa reconnaissance législative. Le référentiel national des actions de réduction des risques est mis en place en 2005, tandis que les CSAPA sont créés en 2009 et les CAARUD en 2005.

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Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Addictions médicamenteuses et prise en charge.

Quelles substances ont été expérimentées dans toutes les sociétés ?

Toutes les substances psychoactives.

Quelles fins motivent l'expérimentation des substances psychoactives ?

Fins hédoniques, spirituelles ou médicales.

Qu'est-ce qu'une conduite addictive ?

Une consommation exposant à des répercussions liées aux substances psychoactives.

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