QCM : Addictologie dimensionnelle et soins — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. Parmi les éléments suivants concernant l’éducation thérapeutique du patient, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle évalue principalement la motivation initiale sans mesurer les compétences acquises.
Elle comprend un diagnostic éducatif, un programme personnalisé et une évaluation des compétences.
Elle se limite à transmettre des informations générales sans diagnostic éducatif.
Elle prévoit des séances standardisées indépendantes des besoins du patient.
Elle débute par l’évaluation finale avant la construction du programme personnalisé.

Elle comprend un diagnostic éducatif, un programme personnalisé et une évaluation des compétences.

Explication

L’éducation thérapeutique associe un diagnostic éducatif, un programme personnalisé, des séances et une évaluation des compétences acquises. Elle ne se réduit donc ni à une information générale ni à une évaluation isolée de la motivation.

2. La mémoire épisodique correspond à la capacité de :

Se souvenir d’événements personnels vécus.
Conserver une connaissance générale sans expérience personnelle située.
Associer un événement vécu aux émotions qui l’accompagnaient.
Relier un souvenir à un contexte de temps et de lieu.
Mémoriser des informations indépendamment de toute émotion associée.

Se souvenir d’événements personnels vécus. · Associer un événement vécu aux émotions qui l’accompagnaient. · Relier un souvenir à un contexte de temps et de lieu.

Explication

La mémoire épisodique concerne des événements personnels vécus dans un contexte précis de temps, de lieu et d’émotions. Une connaissance générale sans contexte personnel et une mémorisation indépendante de toute émotion relèvent d’une autre forme de mémoire.

3. Parmi les propositions suivantes concernant l’EMDR, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle repose sur le traitement adaptatif de l’information.
L’EMDR correspond à une intégration neuro-émotionnelle.
Elle vise principalement une relaxation momentanée sans retraitement mnésique.
Elle est utilisée pour retraiter des souvenirs traumatiques.
Elle concerne prioritairement la mesure de l’intensité anxieuse.

Elle repose sur le traitement adaptatif de l’information. · L’EMDR correspond à une intégration neuro-émotionnelle. · Elle est utilisée pour retraiter des souvenirs traumatiques.

Explication

L’EMDR est une intégration neuro-émotionnelle fondée sur le traitement adaptatif de l’information. Elle sert à retraiter les souvenirs traumatiques ; elle ne se réduit pas à une relaxation momentanée ni à une simple mesure de l’anxiété.

4. Les règles de signalement des événements liés aux médicaments comprennent :

Les usagers peuvent signaler sur internet depuis 2017 certains événements indésirables médicamenteux.
Les entreprises exploitantes doivent déclarer les cas graves d’abus ou de pharmacodépendance à l’ANSM.
Les professionnels de santé peuvent signaler ces événements sur internet depuis 2010.
Les usagers transmettent les cas graves d’abus à l’Organisation mondiale de la santé.
Les entreprises exploitantes déclarent les cas graves d’abus ou de pharmacodépendance aux CEIP-A.

Les usagers peuvent signaler sur internet depuis 2017 certains événements indésirables médicamenteux. · Les entreprises exploitantes doivent déclarer les cas graves d’abus ou de pharmacodépendance à l’ANSM.

Explication

Depuis 2017, les usagers et les professionnels de santé peuvent signaler sur internet les événements indésirables liés aux médicaments. Les entreprises exploitantes déclarent les cas graves d’abus ou de pharmacodépendance à l’ANSM, et non aux CEIP-A ou à l’OMS.

5. Concernant la réduction des risques et des dommages, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle repose sur l’obtention préalable d’une abstinence totale pour être mise en œuvre.
Elle vise principalement à supprimer toute consommation dès le début de l’accompagnement.
Elle peut accepter une diminution des consommations sans exiger leur arrêt complet.
Elle cherche à améliorer la qualité de vie en diminuant les conséquences négatives des consommations.
Elle considère que la réduction des consommations apporte peu d’intérêt sans abstinence durable.

Elle peut accepter une diminution des consommations sans exiger leur arrêt complet. · Elle cherche à améliorer la qualité de vie en diminuant les conséquences négatives des consommations.

Explication

La réduction des risques améliore la qualité et la durée de vie en diminuant les conséquences négatives des consommations. Elle peut être proposée sans abstinence totale et accepte une diminution des consommations, contrairement au modèle centré sur l’abstinence.

6. Concernant les compétences psychosociales mobilisées dans le parcours de soins, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La communication constitue une compétence psychosociale travaillée dans les soins.
La mesure de la tension artérielle correspond à une compétence psychosociale.
La gestion des conflits figure parmi les compétences psychosociales concernées.
Les stratégies relationnelles font partie des compétences psychosociales mobilisées.
La mémorisation des doses médicamenteuses constitue une compétence relationnelle.

La communication constitue une compétence psychosociale travaillée dans les soins. · La gestion des conflits figure parmi les compétences psychosociales concernées. · Les stratégies relationnelles font partie des compétences psychosociales mobilisées.

Explication

Les compétences psychosociales citées comprennent les stratégies relationnelles, la communication et la gestion des conflits. Elles incluent aussi l’affirmation de soi ; la mémorisation des doses et la mesure tensionnelle ne relèvent pas de ces compétences.

7. Les mesures de prévention des addictions médicamenteuses comprennent :

L’éducation du patient sur son traitement.
L’utilisation systématique de la dose maximale efficace.
Le traitement des comorbidités est écarté de la prévention.
L’évaluation de l’indication et du terrain du patient.
La définition préalable d’un contrat thérapeutique.

L’éducation du patient sur son traitement. · L’évaluation de l’indication et du terrain du patient. · La définition préalable d’un contrat thérapeutique.

Explication

La prévention repose notamment sur l’évaluation de l’indication et du terrain, le contrat thérapeutique et l’éducation du patient. Elle privilégie la dose minimale efficace et inclut le traitement des comorbidités, contrairement aux deux dernières formulations.

8. Concernant l’épidémiologie des médicaments addictifs, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Chez les 18-75 ans, on estime à 2,8 millions le nombre d’usagers quotidiens de médicaments psychoactifs.
L’usage du médicament, plutôt que le produit lui-même, peut favoriser l’addiction.
Chez les 18-75 ans, on estime à 3,2 millions le nombre d’usagers réguliers de médicaments psychoactifs.
Sa grande accessibilité contribue à l’importance de sa consommation.
Le médicament est le troisième produit consommé après le tabac et l’alcool.

L’usage du médicament, plutôt que le produit lui-même, peut favoriser l’addiction. · Sa grande accessibilité contribue à l’importance de sa consommation. · Le médicament est le troisième produit consommé après le tabac et l’alcool.

Explication

Le médicament est le troisième produit consommé après le tabac et l’alcool, notamment en raison de sa grande accessibilité. Chez les 18-75 ans, on estime à 2,4 millions le nombre d’usagers quotidiens et à 3,8 millions le nombre d’usagers réguliers de médicaments psychoactifs. L’addiction dépend aussi de l’usage qui en est fait et ne résulte pas forcément des propriétés du médicament lui-même.

9. Parmi les propositions suivantes concernant les usages thérapeutiques des médicaments psychoactifs, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Ils sont prescrits pour traiter l’insomnie, mais pas la dépression.
Leur utilisation thérapeutique réduit le risque de mésusage et d’usage détourné.
Ils peuvent être prescrits pour traiter la douleur.
Ils peuvent être employés dans le traitement d’une addiction.
Ils peuvent être utilisés dans la prise en charge de l’anxiété.

Ils peuvent être prescrits pour traiter la douleur. · Ils peuvent être employés dans le traitement d’une addiction. · Ils peuvent être utilisés dans la prise en charge de l’anxiété.

Explication

Les médicaments psychoactifs peuvent traiter la douleur, l’anxiété, la dépression, l’insomnie ou une addiction. Ces indications thérapeutiques peuvent toutefois augmenter le risque de mésusage et d’usage détourné.

10. À propos des apnées du sommeil, quelles sont les propositions exacte(s) ?

La forme modérée correspond à vingt apnées par heure.
La forme légère correspond à cinq apnées par heure.
Une apnée de plus de 10 secondes est considérée comme pathologique.
Une apnée de moins de 10 secondes est considérée comme pathologique dans ce cadre.
La forme sévère correspond à trente apnées par heure.

La forme légère correspond à cinq apnées par heure. · Une apnée de plus de 10 secondes est considérée comme pathologique. · La forme sévère correspond à trente apnées par heure.

Explication

Dans ce cadre, une apnée de plus de 10 secondes est considérée comme pathologique, tandis qu’une apnée de moins de 10 secondes ne l’est pas. La sévérité est classée à cinq, quinze ou trente apnées par heure pour les formes légère, modérée et sévère, respectivement.

11. À propos de la polyconsommation :

Elle dispense de rechercher un autre usage addictif chez la personne concernée.
Elle désigne l’association de plusieurs médicaments, sans autre substance ni comportement addictif.
Elle impose de rechercher un autre usage addictif, médicamenteux ou comportemental.
Elle peut correspondre à la consommation nocive de plus de deux substances psychoactives.
Elle peut être retenue lorsqu’une dépendance concerne l’une des substances consommées.

Elle impose de rechercher un autre usage addictif, médicamenteux ou comportemental. · Elle peut correspondre à la consommation nocive de plus de deux substances psychoactives. · Elle peut être retenue lorsqu’une dépendance concerne l’une des substances consommées.

Explication

La polyconsommation inclut la consommation nocive de plus de deux substances ou une dépendance à l’une d’elles. Elle peut associer substances et comportements addictifs et impose de rechercher d’autres conduites addictives.

12. Selon Prochaska et DiClemente, les objectifs de soins :

Visent prioritairement un diagnostic catégoriel stable.
Peuvent être révisés selon l’évolution du patient.
Sont fonctionnels et adaptés aux besoins de chaque patient.
Restent identiques durant les différentes étapes du changement.
S’ajustent au stade de changement du patient.

Peuvent être révisés selon l’évolution du patient. · Sont fonctionnels et adaptés aux besoins de chaque patient. · S’ajustent au stade de changement du patient.

Explication

Prochaska et DiClemente recommandent des objectifs fonctionnels, individualisés et ajustés au stade de changement. Ils peuvent donc être révisés avec l’évolution du patient. Ils ne restent pas identiques et ne visent pas prioritairement un diagnostic catégoriel stable.

13. Concernant les outils d’évaluation du mésusage et de la dépendance aux opioïdes :

Un score ECAB d’au moins 6 possède une spécificité de 94 %.
Le Prescription Opioid Misuse Index mesure directement la dépendance.
L’ECAB dépiste principalement le mésusage comportemental des opioïdes.
Un score ECAB d’au moins 6 indique une dépendance aux opioïdes.
Deux réponses positives au Prescription Opioid Misuse Index font suspecter un mésusage.

Un score ECAB d’au moins 6 indique une dépendance aux opioïdes. · Deux réponses positives au Prescription Opioid Misuse Index font suspecter un mésusage.

Explication

Deux réponses positives au Prescription Opioid Misuse Index suffisent à suspecter un mésusage. Un score ECAB total d’au moins 6 indique une dépendance ; l’ECAB évalue cette dépendance, tandis que la spécificité indiquée est de 81 % et non 94 %.

14. Parmi les propositions suivantes concernant les usages de médicaments psychoactifs chez les 18-75 ans, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Environ 11 millions de personnes en ont consommé au cours de l’année.
Environ 2,4 millions de personnes en consomment quotidiennement.
Le nombre d’expérimentateurs est estimé à 11 millions.
Le nombre d’usagers réguliers est estimé à 3,8 millions.
Le nombre d’usagers quotidiens atteint environ 3,8 millions.

Environ 11 millions de personnes en ont consommé au cours de l’année. · Environ 2,4 millions de personnes en consomment quotidiennement. · Le nombre d’usagers réguliers est estimé à 3,8 millions.

Explication

Les estimations indiquent 2,4 millions d’usagers quotidiens, 3,8 millions d’usagers réguliers et 11 millions d’usagers dans l’année. Le nombre d’expérimentateurs est de 16 millions, et non 11 millions.

15. Concernant les benzodiazépines et médicaments apparentés chez un patient apnéique :

Leur durée de prescription doit être limitée à 28 jours.
Ils sont contre-indiqués en cas d’apnées du sommeil non appareillées.
Une réévaluation est inutile lorsque la prescription respecte 28 jours.
Ils peuvent aggraver les apnées du sommeil.
Ils sont dépourvus de risque d’aggravation des apnées.

Leur durée de prescription doit être limitée à 28 jours. · Ils sont contre-indiqués en cas d’apnées du sommeil non appareillées. · Ils peuvent aggraver les apnées du sommeil.

Explication

Les benzodiazépines et médicaments apparentés sont contre-indiqués en cas d’apnées non appareillées, car ils peuvent aggraver les apnées. Leur prescription doit être limitée à 28 jours avec réévaluation, ce qui rend nécessaire un suivi thérapeutique.

16. Une personne associe un morphinique à plusieurs produits sédatifs. Quelles propositions sont exactes ?

L’association avec l’alcool augmente le risque de dépression respiratoire.
L’association avec l’alcool protège contre la toxicité respiratoire.
Les benzodiazépines associées peuvent accroître le risque de décès.
Les produits sédatifs associés diminuent le risque respiratoire du morphinique.
D’autres produits sédatifs peuvent également majorer ce risque.

L’association avec l’alcool augmente le risque de dépression respiratoire. · Les benzodiazépines associées peuvent accroître le risque de décès. · D’autres produits sédatifs peuvent également majorer ce risque.

Explication

L’alcool, les benzodiazépines et d’autres sédatifs associés aux morphiniques augmentent le risque de dépression respiratoire et de décès. Ils ne diminuent ni ne préviennent la toxicité respiratoire.

17. Parmi les principes de prise en charge de l’insomnie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une exposition à la lumière durant le jour est recommandée.
La recherche et le traitement de la cause doivent faire partie de la prise en charge.
La pression de sommeil peut être renforcée pendant la journée.
Les hypnotiques constituent le traitement prioritaire de l’insomnie.
L’exposition à la lumière le soir est privilégiée par rapport à l’obscurité.

Une exposition à la lumière durant le jour est recommandée. · La recherche et le traitement de la cause doivent faire partie de la prise en charge. · La pression de sommeil peut être renforcée pendant la journée.

Explication

La prise en charge de l’insomnie recherche et traite sa cause, renforce la pression de sommeil pendant la journée, recommande la lumière le jour et l’obscurité le soir. Les approches non pharmacologiques sont privilégiées ; un hypnotique ne traite pas la cause de l’insomnie et ne constitue pas le traitement prioritaire.

18. Parmi les propositions suivantes concernant les adolescents de 16 ans, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Environ 20 % ont expérimenté des tranquillisants ou des somnifères.
Environ 7 % les ont associés à l’alcool.
Environ la moitié des expérimentateurs les ont utilisés sans ordonnance.
Près de 7 % les ont associés à des boissons énergisantes.
La moitié des adolescents expérimentateurs les ont pris avec une ordonnance.

Environ 20 % ont expérimenté des tranquillisants ou des somnifères. · Environ 7 % les ont associés à l’alcool. · Environ la moitié des expérimentateurs les ont utilisés sans ordonnance.

Explication

À 16 ans, 20 % des adolescents ont expérimenté des tranquillisants ou des somnifères. La moitié les a pris sans ordonnance et 7 % les a associés à l’alcool, non à des boissons énergisantes.

19. Concernant le système de récompense, la(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

Le noyau accumbens contient les principaux neurones dopaminergiques du circuit.
Le noyau accumbens reçoit les projections de ces neurones.
L’aire tegmentale ventrale reçoit les projections dopaminergiques du noyau accumbens.
Il appartient au système limbique.
L’aire tegmentale ventrale contient des neurones dopaminergiques.

Le noyau accumbens reçoit les projections de ces neurones. · Il appartient au système limbique. · L’aire tegmentale ventrale contient des neurones dopaminergiques.

Explication

Le système de récompense appartient au système limbique et comprend l’aire tegmentale ventrale ainsi que le noyau accumbens. Les neurones dopaminergiques se trouvent dans l’aire tegmentale ventrale et se projettent vers le noyau accumbens.

20. Les dimensions psychopathologiques associées aux conduites addictives comprennent :

Une stabilité relationnelle marquée et une estime de soi élevée.
La recherche de sensations et de nouveauté, ainsi que l’intolérance à l’ennui.
Une tolérance élevée à l’ennui et une faible recherche de nouveauté.
Une prudence accrue face au danger et une faible impulsivité.
Une régulation émotionnelle constante et une absence de dépressivité.

La recherche de sensations et de nouveauté, ainsi que l’intolérance à l’ennui.

Explication

Les conduites addictives peuvent être associées à la recherche de sensations et de nouveauté ainsi qu’à l’intolérance à l’ennui. Les autres ensembles inversent ou remplacent les dimensions psychopathologiques décrites, qui incluent notamment les relations instables, la dysrégulation émotionnelle et la dépressivité.

21. Concernant les outils psychométriques, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Ils servent au patient à masquer les changements observés.
Ils servent à suivre l’évolution au cours de la prise en charge.
Ils permettent d’identifier les dimensions problématiques.
Ils aident le praticien à établir l’état initial du patient.
Ils remplacent l’entretien clinique pour établir la stratégie thérapeutique.

Ils servent à suivre l’évolution au cours de la prise en charge. · Ils permettent d’identifier les dimensions problématiques. · Ils aident le praticien à établir l’état initial du patient.

Explication

Les outils psychométriques permettent d’établir l’état initial, de repérer les dimensions problématiques, de suivre l’évolution et d’évaluer la stratégie thérapeutique. Ils aident aussi le patient à verbaliser et visualiser son évolution, sans remplacer l’entretien clinique.

22. Concernant l’alexithymie comme obstacle à l’évaluation addictologique :

Elle peut rendre difficile l’identification du malaise émotionnel.
Elle peut conduire à confondre une douleur physique avec une émotion.
Elle peut améliorer la distinction entre émotions et sensations corporelles.
Elle peut altérer la perception des états émotionnels.
Elle facilite généralement la description précise des ressentis.

Elle peut rendre difficile l’identification du malaise émotionnel. · Elle peut conduire à confondre une douleur physique avec une émotion. · Elle peut altérer la perception des états émotionnels.

Explication

L’alexithymie peut altérer la perception émotionnelle et rendre le malaise difficile à identifier. Elle favorise aussi la confusion entre sensations corporelles et émotions, comme l’interprétation d’une douleur physique. Elle n’améliore pas cette distinction et ne facilite pas la description précise des ressentis.

23. Concernant les morphiniques et la dangerosité des médicaments addictifs en France :

Ils sont responsables d’environ 20 à 40 % des décès par intoxication.
Les morphiniques occupent la deuxième place des problématiques addictives.
Ils occupent la première place pour la dangerosité et la mortalité.
Les morphiniques sont moins dangereux que les benzodiazépines.
Ils sont responsables de 60 à 80 % des décès par intoxication.

Les morphiniques occupent la deuxième place des problématiques addictives. · Ils occupent la première place pour la dangerosité et la mortalité. · Ils sont responsables de 60 à 80 % des décès par intoxication.

Explication

Les morphiniques sont moins fréquents que les benzodiazépines, mais ils sont les plus dangereux et les plus mortels. Ils seraient responsables de 60 à 80 % des décès par intoxication, et non de 20 à 40 %.

24. Parmi les mesures pouvant être recommandées par les CEIP-A, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les CEIP-A peuvent recommander de remplacer la pharmacovigilance par l’addictovigilance.
Les CEIP-A peuvent recommander de supprimer les doses d’exonération.
Les CEIP-A peuvent recommander le retrait d’une spécialité.
Les CEIP-A peuvent recommander d’augmenter la durée de prescription d’une substance.
Les CEIP-A peuvent recommander de modifier les conditions de prescription d’une substance.

Les CEIP-A peuvent recommander le retrait d’une spécialité. · Les CEIP-A peuvent recommander de modifier les conditions de prescription d’une substance.

Explication

Les CEIP-A peuvent proposer une modification des conditions de prescription ou le retrait d’une spécialité. Ils peuvent aussi réduire la durée de prescription et déterminer des doses d’exonération, mais non augmenter la durée ni supprimer ces doses.

25. Concernant les approches catégorielle et dimensionnelle des troubles :

L’analyse dimensionnelle examine le fonctionnement global de l’individu.
L’analyse catégorielle construit directement un projet de soins global.
L’approche dimensionnelle intègre les objectifs de vie et l’environnement.
L’analyse catégorielle classe les troubles selon des diagnostics distincts.
L’approche dimensionnelle sépare les diagnostics sans considérer leur intrication.

L’analyse dimensionnelle examine le fonctionnement global de l’individu. · L’approche dimensionnelle intègre les objectifs de vie et l’environnement. · L’analyse catégorielle classe les troubles selon des diagnostics distincts.

Explication

L’analyse catégorielle repose sur des diagnostics distincts. L’approche dimensionnelle prend en compte le fonctionnement global, les objectifs de vie et l’environnement pour intégrer les dimensions intriquées. Elle ne sépare donc pas les diagnostics et l’analyse catégorielle ne construit pas directement un projet de soins global.

26. À propos de l’expérimentation d’Alexander de 1970 :

Les rats vivant dans un environnement social consommaient beaucoup moins.
Les rats isolés et confinés consommaient davantage de produits.
L’environnement social était associé à une réduction importante de la consommation.
Les rats socialement intégrés consommaient davantage que les rats isolés.
L’isolement constituait une condition favorisant la consommation.

Les rats vivant dans un environnement social consommaient beaucoup moins. · Les rats isolés et confinés consommaient davantage de produits. · L’environnement social était associé à une réduction importante de la consommation. · L’isolement constituait une condition favorisant la consommation.

Explication

L’expérimentation d’Alexander montre une consommation accrue chez les rats isolés et confinés. Les rats vivant dans un environnement social consommaient beaucoup moins, ce qui soutient l’effet protecteur du contexte social dans cette expérience.

27. Concernant le sevrage des benzodiazépines, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La réduction progressive diminue le risque de rebond et de sevrage.
Le calendrier de réduction est indépendant de la clinique du patient.
La durée du sevrage peut être de quatre à dix semaines.
L’arrêt brutal constitue la stratégie habituelle chez tous les patients.
Un sevrage progressif est limité à quelques jours.

La réduction progressive diminue le risque de rebond et de sevrage. · La durée du sevrage peut être de quatre à dix semaines.

Explication

Le sevrage doit être progressif, avec une durée souvent comprise entre quatre et dix semaines, voire plusieurs mois. La réduction est adaptée au patient et à sa clinique ; l’arrêt brutal expose au rebond et au syndrome de sevrage.

28. Concernant les dépendances psychique et physique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La dépendance physique correspond à une adaptation corporelle progressive.
La dépendance psychique constitue le moteur principal du processus addictif.
La dépendance physique peut exister en l’absence d’une addiction constituée.
La dépendance physique se manifeste par une tolérance avec augmentation de l’effet à dose constante.
La dépendance psychique se réduit à une tolérance pharmacologique durable.

La dépendance physique correspond à une adaptation corporelle progressive. · La dépendance psychique constitue le moteur principal du processus addictif. · La dépendance physique peut exister en l’absence d’une addiction constituée.

Explication

La dépendance psychique est le moteur de l’addiction et traduit une perte de contrôle durable. La dépendance physique est une adaptation corporelle progressive qui peut exister sans addiction constituée. Elle comprend une tolérance, avec diminution de l’effet à dose constante, puis un syndrome de sevrage lors de l’arrêt ou de l’absence du produit. Elle ne se réduit donc pas à une tolérance pharmacologique durable.

29. Un patient traité par morphiniques présente un trouble lié à l’alcool : concernant la naltrexone et le nalméfène, la(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

La naltrexone est formellement contre-indiquée en cas de prise de morphiniques.
Ces traitements peuvent être utilisés avec les morphiniques sans précaution particulière.
Le risque associé correspond principalement à une sédation prolongée sans sevrage aigu.
Cette contre-indication est liée au risque de syndrome de sevrage suraigu.
Le nalméfène est formellement contre-indiqué en cas de prise de morphiniques.

La naltrexone est formellement contre-indiquée en cas de prise de morphiniques. · Cette contre-indication est liée au risque de syndrome de sevrage suraigu. · Le nalméfène est formellement contre-indiqué en cas de prise de morphiniques.

Explication

La naltrexone et le nalméfène sont utilisés dans les troubles liés à l’alcool, mais sont formellement contre-indiqués avec les morphiniques. Leur association expose à un syndrome de sevrage suraigu, plutôt qu’à une simple sédation prolongée.

30. Parmi les propositions suivantes concernant les seuils de prévention de l’alcool, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La consommation hebdomadaire recommandée atteint quinze verres au maximum.
La prévention recommande au moins cinq jours sans consommation chaque semaine.
La consommation quotidienne ne dépasse pas deux unités d’alcool.
La consommation hebdomadaire ne dépasse pas dix verres d’alcool.
La consommation peut atteindre six verres lors d’une même occasion.

La prévention recommande au moins cinq jours sans consommation chaque semaine. · La consommation quotidienne ne dépasse pas deux unités d’alcool. · La consommation hebdomadaire ne dépasse pas dix verres d’alcool.

Explication

Les seuils préventifs recommandent au maximum deux unités par jour, dix verres par semaine et au moins cinq jours sans consommation. Le seuil par occasion est de quatre verres, et non six ; le maximum hebdomadaire n’est pas de quinze verres.

31. Parmi les propositions suivantes concernant la pseudo-addiction et l’addiction, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’addiction implique une dépendance psychique durable.
La pseudo-addiction présente un comportement de type addictif.
La pseudo-addiction peut apparaître chez un patient douloureux insuffisamment traité.
Elle correspond à une dépendance psychique durable caractéristique de l’addiction.
L’addiction désigne un comportement lié à une douleur mal contrôlée.

L’addiction implique une dépendance psychique durable. · La pseudo-addiction présente un comportement de type addictif. · La pseudo-addiction peut apparaître chez un patient douloureux insuffisamment traité.

Explication

La pseudo-addiction correspond à un comportement de type addictif chez un patient douloureux dont le traitement est inadapté. L’addiction, elle, implique une dépendance psychique durable ; ces deux notions ne doivent donc pas être inversées.

32. Concernant le mésusage médicamenteux, quelles sont les réponses exactes ?

Le mésusage est intentionnel et inapproprié.
Il peut concerner l’indication, la dose ou la voie d’administration.
Il correspond à une utilisation conforme aux recommandations médicales.
Le mésusage désigne principalement une consommation à des fins récréatives.
L’usage détourné se définit par toute utilisation non conforme à l’autorisation de mise sur le marché.

Le mésusage est intentionnel et inapproprié. · Il peut concerner l’indication, la dose ou la voie d’administration.

Explication

Le mésusage est une utilisation intentionnelle, inappropriée et non conforme à l’autorisation de mise sur le marché ou aux recommandations. Il peut porter sur l’indication, la dose ou la voie d’administration ; les finalités récréatives relèvent notamment de l’usage détourné.

33. Après quelques jours d’abstinence, quelles propositions décrivent correctement le risque lié à la reprise du produit ?

Quelques jours d’abstinence peuvent modifier la tolérance au produit.
Le risque d’overdose diminue lorsque la consommation reprend après abstinence.
La reprise après abstinence conserve habituellement la tolérance antérieure.
La perte de tolérance augmente le risque d’overdose lors de la reprise.
La perte de tolérance concerne principalement les effets indésirables bénins.

Quelques jours d’abstinence peuvent modifier la tolérance au produit. · La perte de tolérance augmente le risque d’overdose lors de la reprise.

Explication

Après quelques jours d’abstinence, la tolérance diminue et la reprise expose davantage à une overdose. La tolérance antérieure n’est donc pas conservée, et l’abstinence n’est pas décrite comme protectrice contre ce risque.

34. Concernant les conséquences de la consommation chronique de benzodiazépines, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La consommation chronique peut favoriser les chutes et les fractures.
Le risque de complications augmente après l’âge de 80 ans.
Elle peut contribuer à une détérioration des performances cognitives.
Une addiction peut survenir lors d’une consommation chronique.
L’association avec l’alcool réduit le risque d’accident de la route.

La consommation chronique peut favoriser les chutes et les fractures. · Le risque de complications augmente après l’âge de 80 ans. · Elle peut contribuer à une détérioration des performances cognitives. · Une addiction peut survenir lors d’une consommation chronique.

Explication

Les benzodiazépines au long cours peuvent entraîner chutes, fractures, détérioration cognitive et addiction. Les risques sont accrus après 80 ans et avec l’alcool, qui ne réduit pas le risque routier.

35. Un patient recevant une dose élevée de morphiniques présente des troubles respiratoires nocturnes. Concernant ce risque :

Les morphiniques provoquent des apnées obstructives au-delà de 200 mg par jour.
Les événements respiratoires présentent un risque particulièrement élevé au-delà de 200 mg par jour.
Le risque respiratoire lié aux morphiniques est indépendant de la dose quotidienne.
Les morphiniques peuvent entraîner une respiration ataxique.
Les morphiniques peuvent provoquer des apnées centrales.

Les événements respiratoires présentent un risque particulièrement élevé au-delà de 200 mg par jour. · Les morphiniques peuvent entraîner une respiration ataxique. · Les morphiniques peuvent provoquer des apnées centrales.

Explication

Les morphiniques peuvent provoquer des apnées centrales et une respiration ataxique. Le risque d’événements respiratoires est dose-dépendant et particulièrement élevé au-delà de 200 mg par jour ; il ne devient donc pas particulièrement faible et ne concerne pas des apnées obstructives.

36. À propos des fonctions du système limbique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il contribue aux réactions face à une agression.
Il participe aux comportements liés à l’alimentation et à la reproduction.
Il intervient principalement dans la mémoire sans rôle majeur dans les émotions.
Il participe aux réactions émotionnelles primaires.
Il intervient dans les désirs et besoins vitaux.

Il contribue aux réactions face à une agression. · Il participe aux comportements liés à l’alimentation et à la reproduction. · Il participe aux réactions émotionnelles primaires. · Il intervient dans les désirs et besoins vitaux.

Explication

Le système limbique participe aux émotions primaires et aux désirs ou besoins vitaux. Ceux-ci comprennent notamment se nourrir, réagir à une agression et se reproduire; son rôle ne se limite donc pas à la mémoire.

37. Concernant les vulnérabilités particulières de l’adolescence, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La réactivité aux signaux émotionnels et sociaux est accrue à l’adolescence.
Le développement préfrontal limité augmente le risque d’impulsivité.
Le cortex préfrontal adolescent est moins développé que chez l’adulte.
Un cortex préfrontal plus développé explique l’augmentation des conduites impulsives.
La réactivité sociale diminue habituellement pendant l’adolescence.

La réactivité aux signaux émotionnels et sociaux est accrue à l’adolescence. · Le développement préfrontal limité augmente le risque d’impulsivité. · Le cortex préfrontal adolescent est moins développé que chez l’adulte.

Explication

À l’adolescence, la réactivité aux signaux émotionnels et sociaux augmente. Le cortex préfrontal étant moins développé, les capacités de contrôle sont moins matures et le risque de comportements impulsifs augmente. Les deux dernières propositions inversent ces relations.

38. Concernant la définition d’une alcoolisation ponctuelle importante, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle prend en compte une consommation survenue au cours du mois écoulé.
Elle désigne une quantité consommée lors d’une même occasion.
Elle correspond à cinq verres ou davantage consommés en une occasion.
Elle nécessite une consommation répétée pendant plusieurs heures.
Elle peut être définie par six verres ou davantage chez les adultes de 18 à 75 ans.

Elle prend en compte une consommation survenue au cours du mois écoulé. · Elle désigne une quantité consommée lors d’une même occasion. · Elle correspond à cinq verres ou davantage consommés en une occasion. · Elle peut être définie par six verres ou davantage chez les adultes de 18 à 75 ans.

Explication

L’alcoolisation ponctuelle importante repose sur au moins cinq verres en une occasion au cours du mois écoulé, avec un seuil de six verres pour les 18-75 ans. Elle définit une quantité consommée en une occasion et n’impose pas une durée prolongée, contrairement à la notion de binge drinking.

39. Au sujet des manifestations de sevrage des morphiniques et des benzodiazépines :

Le sevrage des benzodiazépines peut provoquer une diarrhée et des douleurs diffuses.
Le sevrage des benzodiazépines peut associer anxiété, insomnie et crise d’épilepsie.
Le sevrage des benzodiazépines entraîne habituellement un état de stress sans trouble du sommeil.
Le sevrage morphinique peut associer stress, douleurs diffuses et diarrhée.
Le sevrage morphinique se caractérise principalement par une crise d’épilepsie.

Le sevrage des benzodiazépines peut associer anxiété, insomnie et crise d’épilepsie. · Le sevrage morphinique peut associer stress, douleurs diffuses et diarrhée.

Explication

Le sevrage morphinique peut provoquer stress, douleurs diffuses et diarrhée. Le sevrage des benzodiazépines peut provoquer anxiété, insomnie et crise d’épilepsie ; la diarrhée et les douleurs diffuses sont ici rattachées au sevrage morphinique.

40. À propos de l’usage nocif et de l’usage avec dépendance psychique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une dépendance psychique suppose la présence de dommages physiques ou psychiques.
L’usage nocif entraîne des dommages physiques ou psychiques sans dépendance.
L’usage nocif se définit par une perte de contrôle sans nécessité de dommages.
La dépendance psychique peut exister avec ou sans dommages.
La dépendance psychique implique une perte de contrôle de la consommation.

L’usage nocif entraîne des dommages physiques ou psychiques sans dépendance. · La dépendance psychique peut exister avec ou sans dommages. · La dépendance psychique implique une perte de contrôle de la consommation.

Explication

L’usage nocif correspond à une consommation causant des dommages physiques ou psychiques sans dépendance. La dépendance psychique se caractérise par une perte de contrôle et peut s’accompagner ou non de dommages.

41. Concernant le risque addictologique sujet-produit, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

L’effet de pic et le potentiel de dépendance sont des caractéristiques importantes du produit.
La puissance et la pharmacocinétique du produit influencent ce risque.
Les vulnérabilités psychologiques et psychiatriques participent au risque addictologique.
Le risque addictologique dépend de la puissance du produit, indépendamment des vulnérabilités du sujet.
Le risque addictologique dépend de l’interaction entre le sujet et le produit.

L’effet de pic et le potentiel de dépendance sont des caractéristiques importantes du produit. · La puissance et la pharmacocinétique du produit influencent ce risque. · Les vulnérabilités psychologiques et psychiatriques participent au risque addictologique. · Le risque addictologique dépend de l’interaction entre le sujet et le produit.

Explication

Le risque addictologique résulte de l’interaction entre les vulnérabilités du sujet et les caractéristiques du produit. Parmi ces dernières figurent la puissance, la pharmacocinétique, l’effet de pic et le potentiel de dépendance.

42. L’évaluation à l’arrivée au CSAPA comprend :

Le module social est réalisé après la fin de la prise en charge.
L’évaluation initiale exclut l’exploration de l’idéation suicidaire.
L’exploration des antécédents psychiatriques et addictologiques en fait partie.
Le bilan d’arrivée comporte uniquement un module médical.
Un module administratif est prévu lors de l’évaluation initiale.

L’exploration des antécédents psychiatriques et addictologiques en fait partie. · Un module administratif est prévu lors de l’évaluation initiale.

Explication

L’évaluation initiale au CSAPA comprend notamment un module administratif et l’exploration des antécédents psychiatriques et addictologiques. Elle inclut aussi un module social, l’idéation suicidaire et un module médical ; l’idéation suicidaire n’est donc pas exclue.

43. Concernant la fréquence des troubles du sommeil dans la population générale :

Une personne sur cinq présente une insomnie chronique.
Une personne sur cinq ne présente aucun trouble du sommeil.
Environ un adulte sur trois présente un trouble du sommeil.
Une personne sur trois présente une insomnie chronique.
Environ une personne sur dix présente un trouble du sommeil.

Une personne sur cinq présente une insomnie chronique. · Environ un adulte sur trois présente un trouble du sommeil.

Explication

Un adulte sur trois présente un trouble du sommeil dans la population générale. L’insomnie chronique concerne une personne sur cinq ; les autres proportions proposées ne correspondent pas aux données indiquées.

44. Parmi les propositions suivantes concernant le sevrage des benzodiazépines, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le sevrage d’une demi-vie courte dure habituellement deux à huit semaines.
Le sevrage d’une demi-vie longue dure habituellement deux à quatre semaines.
La demi-vie du médicament ne modifie pas le calendrier du sevrage.
Le sevrage d’une demi-vie longue débute généralement en deux à sept jours.
Le sevrage d’une demi-vie courte débute généralement en un à deux jours.

Le sevrage d’une demi-vie longue débute généralement en deux à sept jours. · Le sevrage d’une demi-vie courte débute généralement en un à deux jours.

Explication

Pour les benzodiazépines à demi-vie courte, le sevrage débute en un à deux jours et dure deux à quatre semaines. Pour celles à demi-vie longue, il débute en deux à sept jours et dure deux à huit semaines.

45. Parmi les propositions suivantes concernant la dépendance physique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La tolérance et le sevrage désignent deux manifestations identiques.
La tolérance se manifeste par une diminution de l’effet à dose constante.
La tolérance peut conduire à augmenter les doses pour maintenir l’effet recherché.
Le sevrage survient notamment lors de l’arrêt ou de l’absence du produit.
Le syndrome de sevrage apparaît lors de l’augmentation progressive des doses.

La tolérance se manifeste par une diminution de l’effet à dose constante. · La tolérance peut conduire à augmenter les doses pour maintenir l’effet recherché. · Le sevrage survient notamment lors de l’arrêt ou de l’absence du produit.

Explication

La tolérance diminue l’effet d’une dose constante et peut conduire à augmenter les doses. Le syndrome de sevrage survient lors de l’interruption ou de l’absence du produit, contrairement à l’augmentation des doses et à la tolérance elle-même.

46. Les caractéristiques de l’entretien motivationnel comprennent :

Une communication principalement directive imposant les décisions thérapeutiques.
Un style de communication collaboratif et centré sur un objectif.
Une attention particulière portée au langage de changement.
Une focalisation prioritaire sur la confrontation des résistances du patient.
Une collaboration avec la personne dans la définition de l’objectif.

Un style de communication collaboratif et centré sur un objectif. · Une attention particulière portée au langage de changement. · Une collaboration avec la personne dans la définition de l’objectif.

Explication

L’entretien motivationnel est collaboratif, centré sur un objectif et attentif au langage de changement. Il ne repose pas sur l’imposition des décisions ni sur une confrontation prioritaire des résistances.

47. Concernant les médicaments psychoactifs les plus problématiques en France, quelles sont les réponses exactes ?

Les morphiniques occupent la troisième place dans ce classement.
Les benzodiazépines arrivent après le modafinil dans ce classement.
Les morphiniques arrivent avant les benzodiazépines dans ce classement.
Le méthylphénidate précède le modafinil dans ce classement.
Les benzodiazépines occupent la première place des médicaments problématiques.

Le méthylphénidate précède le modafinil dans ce classement. · Les benzodiazépines occupent la première place des médicaments problématiques.

Explication

En France, les benzodiazépines sont les médicaments psychoactifs les plus problématiques. Les morphiniques arrivent en deuxième position, devant le méthylphénidate et le modafinil. Ainsi, les benzodiazépines ne se situent pas après le modafinil, et les morphiniques ne précèdent pas les benzodiazépines.

48. Parmi les facteurs environnementaux associés à l’initiation des consommations, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les antécédents psychiatriques personnels correspondent à une habitude familiale.
La précarité socio-environnementale peut favoriser l’initiation des consommations.
La facilité d’accès aux produits constitue un facteur environnemental important.
La pression des pairs relève d’un facteur biologique individuel.
Une vulnérabilité génétique individuelle constitue un facteur environnemental d’initiation.

La précarité socio-environnementale peut favoriser l’initiation des consommations. · La facilité d’accès aux produits constitue un facteur environnemental important.

Explication

La précarité socio-environnementale et la facilité d’accès aux produits font partie des facteurs environnementaux d’initiation. Les habitudes familiales et la pression des pairs sont également citées, tandis qu’une vulnérabilité génétique n’est pas un facteur environnemental.

49. Parmi les conséquences relationnelles de l’alexithymie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle peut complexifier la construction de l’alliance thérapeutique.
Elle peut favoriser le désintérêt ou le rejet par certains soignants.
Elle augmente généralement l’expression émotionnelle au cours des entretiens.
Elle peut réduire la verbalisation des émotions du patient.
Elle peut faire percevoir le patient comme froid ou distant.

Elle peut complexifier la construction de l’alliance thérapeutique. · Elle peut favoriser le désintérêt ou le rejet par certains soignants. · Elle peut réduire la verbalisation des émotions du patient. · Elle peut faire percevoir le patient comme froid ou distant.

Explication

L’alexithymie réduit la verbalisation émotionnelle et peut compliquer l’alliance thérapeutique. Le patient peut alors être perçu comme froid ou distant, ce qui favorise le désintérêt ou le rejet de certains soignants. Elle n’augmente pas l’expression émotionnelle.

50. Parmi les propositions suivantes concernant l’alexithymie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’alexithymie altère l’identification et la différenciation des émotions.
L’alexithymie peut réduire l’expression des états émotionnels.
L’alexithymie peut perturber la régulation des émotions.
L’alexithymie correspond à une absence réelle d’émotions ressenties.
L’alexithymie désigne principalement une perte de mémoire épisodique.

L’alexithymie altère l’identification et la différenciation des émotions. · L’alexithymie peut réduire l’expression des états émotionnels. · L’alexithymie peut perturber la régulation des émotions.

Explication

L’alexithymie altère l’identification, la différenciation, l’expression et la régulation des émotions. Elle ne signifie pas une absence réelle d’émotions et ne correspond pas à un trouble de la mémoire épisodique.

51. Concernant l’addictovigilance, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’addictovigilance contribue à surveiller l’usage détourné de substances psychoactives.
La pharmacovigilance surveille principalement les effets indésirables des médicaments.
L’addictovigilance surveille les situations d’abus liées aux substances psychoactives.
L’addictovigilance prend en compte les phénomènes de dépendance aux substances psychoactives.
La pharmacovigilance surveille spécifiquement les phénomènes de dépendance et d’usage détourné.

L’addictovigilance contribue à surveiller l’usage détourné de substances psychoactives. · La pharmacovigilance surveille principalement les effets indésirables des médicaments. · L’addictovigilance surveille les situations d’abus liées aux substances psychoactives. · L’addictovigilance prend en compte les phénomènes de dépendance aux substances psychoactives.

Explication

L’addictovigilance concerne l’abus, la dépendance et l’usage détourné des substances psychoactives. La pharmacovigilance porte principalement sur les effets indésirables, et non spécifiquement sur la dépendance ou le détournement.

52. À propos des trois vagues d’overdoses d’opioïdes aux États-Unis, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La troisième vague, en 2013, correspondait surtout à l’augmentation de l’héroïne.
La deuxième vague, en 2010, était liée à l’augmentation de l’héroïne.
La première vague, en 1999, était principalement liée aux opioïdes synthétiques.
La troisième vague, en 2013, concernait les opioïdes synthétiques.
La première vague, en 1999, concernait les opioïdes prescrits.

La deuxième vague, en 2010, était liée à l’augmentation de l’héroïne. · La troisième vague, en 2013, concernait les opioïdes synthétiques. · La première vague, en 1999, concernait les opioïdes prescrits.

Explication

Les trois vagues sont situées en 1999 pour les opioïdes prescrits, en 2010 pour l’héroïne et en 2013 pour les opioïdes synthétiques. Les deux dernières propositions inversent les caractéristiques des première et troisième vagues.

53. Concernant les déterminants de l’addiction :

L’environnement participe aux déterminants des conduites addictives.
L’individu intervient dans l’interaction conduisant au risque addictif.
L’addiction dépend principalement des propriétés pharmacologiques du produit.
L’objet consommé explique à lui seul l’apparition d’une addiction.
L’addiction résulte d’une interaction entre l’objet consommé et l’individu.

L’environnement participe aux déterminants des conduites addictives. · L’individu intervient dans l’interaction conduisant au risque addictif. · L’addiction résulte d’une interaction entre l’objet consommé et l’individu.

Explication

L’addiction résulte d’une triple interaction entre l’objet consommé, l’environnement et l’individu. Une conception limitée aux propriétés pharmacologiques ou au seul objet consommé ne rend pas compte de cette interaction.

54. Concernant les outils d’évaluation de la dépendance, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le Fagerström évalue la dépendance physique et un score élevé indique une dépendance plus importante.
Le Fagerström mesure principalement les symptômes anxieux liés à la consommation.
Le HONC évalue la dépendance physique chez les adolescents non-fumeurs.
Le HONC est destiné à l’évaluation de la dépendance physique générale chez tous les patients.
Le HONC évalue la dépendance physique chez les adultes présentant une addiction.

Le Fagerström évalue la dépendance physique et un score élevé indique une dépendance plus importante.

Explication

Le Fagerström évalue la dépendance physique, et un score élevé traduit une dépendance plus importante. Il ne mesure pas principalement les symptômes anxieux, et un score faible n’indique pas une dépendance accrue. Le HONC concerne la dépendance physique chez les adolescents, plutôt que chez les adultes ou l’ensemble des patients, et il ne s’adresse pas aux adolescents non-fumeurs.

55. Parmi les caractéristiques de l’insomnie chronique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle peut comporter des difficultés d’endormissement survenant plus de trois fois par semaine.
Elle correspond à une plainte de sommeil présente une fois par semaine pendant deux mois.
Elle s’accompagne de conséquences diurnes dans sa définition clinique.
Elle se définit par des réveils précoces sans critère de fréquence ni de durée.
Elle peut comporter des réveils nocturnes pendant plus de trois mois.

Elle peut comporter des difficultés d’endormissement survenant plus de trois fois par semaine. · Elle s’accompagne de conséquences diurnes dans sa définition clinique. · Elle peut comporter des réveils nocturnes pendant plus de trois mois.

Explication

L’insomnie chronique associe des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes ou précoces, plus de trois fois par semaine pendant plus de trois mois, avec des conséquences diurnes. Une plainte hebdomadaire de deux mois ou l’absence de critères temporels ne suffit pas.

56. Les outils de réduction des risques peuvent comprendre :

Les effets secondaires ne font pas partie des thèmes abordés dans la réduction des risques.
La naloxone et les substituts sont exclus des outils de réduction des risques.
Une information sur les modes de consommation, le surdosage et la perte de tolérance.
Une information limitée aux effets recherchés des produits consommés.
Une prévention centrée sur les infections sans aborder les interactions médicamenteuses.

Une information sur les modes de consommation, le surdosage et la perte de tolérance.

Explication

La réduction des risques comprend notamment l’information sur les modes de consommation, le surdosage et la perte de tolérance. Elle aborde aussi les interactions, les effets secondaires, les IST, la naloxone et les substituts; les autres propositions réduisent donc à tort son champ.

57. Concernant l’adaptation des soins à la motivation au changement, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le discours thérapeutique doit conserver la même forme à chaque stade.
La motivation au changement varie selon les stades décrits par Prochaska et DiClemente.
Les objectifs de soins peuvent être fixés sans tenir compte de l’évolution du patient.
La motivation au changement reste stable pendant tout le parcours de soins.
L’évolution de la motivation ne modifie pas les priorités thérapeutiques.

La motivation au changement varie selon les stades décrits par Prochaska et DiClemente.

Explication

La motivation au changement varie selon les stades de Prochaska et DiClemente, ce qui impose d’adapter les objectifs et le discours à l’évolution du patient. Elle n’est donc pas stable, et les soins ne peuvent pas être définis indépendamment de cette évolution.

58. Concernant la place de la rechute dans le changement, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La rechute peut guider le travail thérapeutique ultérieur.
La rechute témoigne d’une interruption définitive du processus de changement.
La rechute permet d’identifier des compétences encore fragiles.
La rechute peut appartenir au processus normal de changement.
La rechute ne constitue pas nécessairement une pathologie isolée.

La rechute peut guider le travail thérapeutique ultérieur. · La rechute permet d’identifier des compétences encore fragiles. · La rechute peut appartenir au processus normal de changement. · La rechute ne constitue pas nécessairement une pathologie isolée.

Explication

La rechute est considérée comme une étape possible du processus normal de changement. Elle permet de repérer les compétences restant à consolider et d’orienter le travail thérapeutique. Elle n’implique pas nécessairement une manifestation pathologique isolée ni une interruption définitive du changement.

59. Concernant les usagers de psychotropes et de benzodiazépines, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La proportion de 18 % concerne au moins une prise de psychotrope durant les douze derniers mois.
Les femmes étaient majoritaires parmi les usagers de benzodiazépines.
En 2010, 18 % des 18-75 ans avaient pris un psychotrope dans l’année.
Les femmes représentaient environ deux tiers des usagers de benzodiazépines.
En 2010, 18 % des 18-75 ans avaient pris un psychotrope au cours des trente derniers jours.

La proportion de 18 % concerne au moins une prise de psychotrope durant les douze derniers mois. · Les femmes étaient majoritaires parmi les usagers de benzodiazépines. · En 2010, 18 % des 18-75 ans avaient pris un psychotrope dans l’année. · Les femmes représentaient environ deux tiers des usagers de benzodiazépines.

Explication

En 2010, 18 % des personnes âgées de 18 à 75 ans avaient pris au moins un psychotrope au cours des douze derniers mois. Les femmes étaient majoritaires parmi les usagers de benzodiazépines et représentaient environ deux tiers d’entre eux. La période de référence était donc celle des douze derniers mois, et non celle des trente derniers jours.

60. Parmi les associations entre questionnaires et troubles évalués, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

HADS concerne les substances psychoactives chez les adolescents.
BDI est un questionnaire consacré spécifiquement à l’évaluation du cannabis.
ADOSPA évalue principalement l’anxiété et la dépression chez l’adulte.
CAGE et FACE sont utilisés pour l’évaluation de l’alcool.
CAST est utilisé pour l’évaluation du cannabis.

CAGE et FACE sont utilisés pour l’évaluation de l’alcool. · CAST est utilisé pour l’évaluation du cannabis.

Explication

CAGE et FACE concernent l’alcool, tandis que CAST concerne le cannabis. ADOSPA est destiné aux substances psychoactives chez les adolescents, HADS à l’anxiété et à la dépression, et BDI à la dépression.

61. Concernant la dépendance psychique et la dépendance physique :

La dépendance psychique se développe progressivement chez les sujets à risque.
La dépendance physique peut apparaître rapidement chez différents individus.
La dépendance psychique peut durer plusieurs années chez une personne vulnérable.
La dépendance physique varie selon les produits consommés.
La dépendance physique persiste habituellement plusieurs années après le sevrage.

La dépendance psychique se développe progressivement chez les sujets à risque. · La dépendance physique peut apparaître rapidement chez différents individus. · La dépendance psychique peut durer plusieurs années chez une personne vulnérable. · La dépendance physique varie selon les produits consommés.

Explication

La dépendance psychique apparaît progressivement et peut durer des années chez les sujets à risque. La dépendance physique dépend du produit, peut survenir rapidement et ne persiste pas nécessairement longtemps après le sevrage ; elle peut notamment durer environ huit jours après un sevrage alcoolique.

62. Concernant le processus neurobiologique des addictions, quelles sont les réponses exacte(s) ?

La sensibilisation des circuits favorise ensuite le wanting puis le must.
Elles produisent un apprentissage de type liking.
Elles augmentent la dopamine dans le noyau accumbens.
Les substances addictogènes activent les voies dopaminergiques méso-cortico-limbiques.
La progression de ce processus peut finalement déclencher la prise du produit.

La sensibilisation des circuits favorise ensuite le wanting puis le must. · Elles produisent un apprentissage de type liking. · Elles augmentent la dopamine dans le noyau accumbens. · Les substances addictogènes activent les voies dopaminergiques méso-cortico-limbiques. · La progression de ce processus peut finalement déclencher la prise du produit.

Explication

Les substances addictogènes activent les voies méso-cortico-limbiques et augmentent la dopamine du noyau accumbens. Elles induisent un apprentissage de type liking, sensibilisent les circuits vers le wanting puis le must, et peuvent finalement déclencher la prise du produit.

63. L’évaluation d’un trouble du sommeil explore notamment :

Les consommations et la vigilance diurne sont explorées.
L’évaluation porte notamment sur la durée totale du sommeil.
Le chronotype et les besoins de sommeil sont recherchés.
Les horaires de sommeil ne sont pas pris en compte.
La satisfaction ressentie au réveil fait partie de l’évaluation.

Les consommations et la vigilance diurne sont explorées. · Le chronotype et les besoins de sommeil sont recherchés. · La satisfaction ressentie au réveil fait partie de l’évaluation.

Explication

L’évaluation d’un trouble du sommeil explore les consommations, la vigilance diurne, le chronotype, les besoins de sommeil et la satisfaction ressentie au réveil. Elle prend aussi en compte les horaires, mais la durée totale du sommeil ne fait pas partie des éléments indiqués dans cette évaluation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Addictologie dimensionnelle et soins.

Quel produit est consommé en troisième position après tabac et alcool ?

Le médicament.

Combien d'usagers quotidiens de médicaments psychoactifs y a-t-il chez les 18-75 ans ?

2,4 millions.

Combien d'usagers réguliers de médicaments psychoactifs compte-t-on chez les 18-75 ans ?

3,8 millions.

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