Les substances psychoactives sont réparties en trois classes:
Les effets aigus des substances sédatives comprennent:
📌 Les effets du sevrage des substances sédatives sont généralement les effets miroir des effets aigus, avec anxiété, impulsivité, agitation, hypervigilance, signes neurovégétatifs, épilepsie, convulsions ou délire.
📌 Les psychédéliques, comme le LSD et les champignons, peuvent provoquer des hallucinations avec un insight préservé, tandis que les dissociatifs anesthésiques, comme la kétamine et la phencyclidine, peuvent entraîner une dissociation mentale avec un insight non préservé.
S-P-D : sédatifs, psychostimulants, psychodysleptiques
📌 Une charge virale VIH indétectable dans le sang annule le risque de transmission sexuelle, quel que soit le type de rapport sexuel.
📌 Le test des anticorps anti-VHC indique un contact antérieur avec le virus, tandis que le test ARN indique une infection active au moment du prélèvement.
L’interprétation sérologique du VHC est la suivante:
La prévalence de l’ARN du VHC positif est passée de 13 % en 2013 à 2,4 % en 2019.
Les antiviraux à action directe pangénotypiques permettent une guérison supérieure à 95 %, quel que soit le génotype ou le degré de fibrose.
Dépistage et RDR → réduction des complications infectieuses
La cocaïne est extraite des feuilles d’Erythroxylum coca et d’Erythroxylum novogranatense, qui contiennent environ 0,5 à 1,5 % de cocaïne.
La consommation de cocaïne provoque un high caractérisé par bien-être, euphorie, énergie accrue, idées de grandeur, tachypsychie, désinhibition, hypervigilance, anorexie, insomnie et augmentation de l’intérêt sexuel, suivi d’un crash avec dysphorie, anxiété, fatigue, irritabilité et autodépréciation.
Le risque de dépendance à la cocaïne est estimé à 6–7 % durant la première année et à 20 % à long terme.
La cocaïne inhibe la recapture synaptique de la dopamine, de la sérotonine et de la noradrénaline, ce qui augmente leur concentration extracellulaire.
Le syndrome coronarien aigu lié à la cocaïne présente un risque multiplié par 24 dans l’heure suivant la prise, et l’infarctus du myocarde survient dans 4,7 % des douleurs thoraciques associées à la cocaïne.
Crack : plus jeune et précaire ; poudre : plus âgé et inséré
📌 Le THC active principalement les effets psychotropes du cannabis via les récepteurs CB1, tandis que le CBD possède surtout des effets antalgiques, anticonvulsivants, anxiolytiques et neuroprotecteurs.
Sous l’effet de la chaleur, le THCA est décarboxylé en THC, qui devient alors hautement psychoactif.
Les récepteurs CB1 sont principalement responsables des effets psychotropes, tandis que les récepteurs CB2 contrôlent notamment la libération de cytokines et les fonctions immunitaires.
📌 Le bad trip cannabique ressemble à une attaque de panique et associe dépersonnalisation, déréalisation, palpitations, tremblements, nausées et vomissements, tandis que la psychose cannabique est un épisode psychotique bref favorisé par une dose élevée et des facteurs de vulnérabilité.
CB1 : psychotrope ; CB2 : immunomodulateur
★ À maîtriser
Les traitements de substitution aux opiacés comprennent:
Entre 1995 et 2003, les traitements de substitution ont contribué à sauver près de 3 500 vies et à diviser par cinq le nombre de surdoses liées à l’héroïne entre 1994 et 2002.
Compléments
★ À maîtriser
📌 La méthadone est un agoniste pur des récepteurs opioïdes, tandis que la buprénorphine est un agoniste partiel et la naloxone un antagoniste.
📌 Lors de l’induction de la méthadone, la première prescription ne doit pas excéder 30 mg par jour, les augmentations doivent être progressives et l’apparition d’une forte sédation dans les 3 à 4 heures suivant la prise signale une possible surdose.
Compléments
📌 Chez les patients ayant une dépendance et une tolérance élevées, l’induction de méthadone peut débuter à 25–40 mg par jour avec des augmentations de 10 mg, tandis qu’elle ne doit pas dépasser 10–20 mg par jour chez ceux dont la dépendance est faible ou incertaine, avec des paliers de 5 mg.
Commencer bas → augmenter doucement → attendre le steady-state
★ À maîtriser
📌 En cas de prise connue ou suspectée de benzodiazépines ou d’alcool, une surveillance renforcée des effets de la méthadone doit être envisagée dans les 3 à 8 heures suivantes, car le risque d’overdose augmente par accumulation jusqu’au cinquième ou sixième jour.
📌 La méthadonémie est généralement indiquée à partir de 120 à 150 mg par jour selon les auteurs et doit se situer entre 400 et 500 ng/ml chez la plupart des patients.
Compléments
Accumulation ou interactions → sédation, sevrage ou overdose
📌 Pour passer de la méthadone à la buprénorphine, la méthadone est réduite à 30 mg par jour, puis arrêtée au moins 24 heures avant d’attendre l’apparition d’un sevrage significatif.
Le switch vers la buprénorphine commence le premier jour des signes de sevrage par 4 mg sublinguaux avec une heure d’observation, puis se poursuit par titration quotidienne avec des compléments possibles de 8 mg toutes les 24 heures, sans dépasser 32 mg durant la première semaine.
Les conditions consensuelles d’arrêt sont: absence d’usage d’héroïne, absence d’abus d’alcool, de benzodiazépines ou de psychostimulants, stabilité sociale, absence de trouble somatique ou psychiatrique actuel
📌 Pour arrêter un TSO, la diminution est de 5 à 10 mg toutes les 1 à 2 semaines au-dessus de 20 mg, puis de 1 mg par palier sous 20 mg, avec une réduction de plus en plus graduelle pour limiter le manque.
Réduire, attendre le manque, tester, titrer
Tous les produits psychoactifs franchissent la barrière placentaire et sont présents dans le lait maternel, et les risques de fausse couche, d’accouchement prématuré et de souffrance fœtale existent avec tous les produits.
L’évaluation des consommations pendant la grossesse est souvent incertaine en raison de la honte, de la culpabilité, de la peur du placement, des représentations des professionnels, des polyconsommations et du manque d’études permettant d’établir une causalité.
🔄 Le parcours coordonné associe:
Grossesse et addiction : urgence obstétricale, mais temps nécessaire au soin
★ À maîtriser
Le tabagisme pendant la grossesse augmente le risque de retard de croissance, avec un poids de naissance inférieur en moyenne de 200 à 300 g, et double le risque de morbidité cardiovasculaire pédiatrique.
Dès une cigarette par jour pendant toute la grossesse, le risque de mort inattendue du nourrisson est doublé, et le tabagisme passif du père ou de la mère augmente également ce risque de deux fois.
📌 La consommation de tabac n’est pas une contre-indication absolue à l’allaitement, mais elle doit être fortement déconseillée, car les bénéfices du lait maternel dépassent les risques liés à la nicotine transférée.
Compléments
Fumée → hypoxie et toxiques → complications fœtales
★ À maîtriser
La cocaïne provoque une hypertension et une vasoconstriction intense qui diminuent le flux placentaire, et la fréquence de l’hématome rétroplacentaire est multipliée par 4 ou 5.
L’usage répété de protoxyde d’azote inactive la vitamine B12 et peut provoquer une hypoxie fœtale, des fausses couches, une prématurité et des troubles neurologiques de la motricité, de la sensibilité ou de la coordination.
📌 La prégabaline ne doit pas être utilisée pendant la grossesse sauf nécessité absolue, car elle multiplie par 1,5 le risque de malformations du cerveau, des yeux, du visage, du système urinaire et des organes génitaux.
Compléments
Chez la femme enceinte dépendante aux opioïdes, l’alternance intoxication-sevrage constitue le risque fœtal majeur, tandis que les opioïdes eux-mêmes ne sont pas considérés comme tératogènes.
La méthadone et la buprénorphine stabilisent les concentrations d’opioïdes, réduisent les envies et favorisent le suivi médical et obstétrical, ce qui diminue la morbidité et la mortalité maternelles et fœtales.
La posologie du TSO doit être augmentée au troisième trimestre, avec une possibilité de fractionnement en deux prises, et ne doit pas être diminuée ou interrompue pour prévenir le syndrome de sevrage néonatal.
Le syndrome de sevrage néonatal lié aux opioïdes apparaît habituellement dans les 3 jours suivant la naissance, dure généralement 1 à 3 semaines et concerne 40 à 60 % des nouveau-nés exposés.
La prise en charge du syndrome de sevrage néonatal privilégie le peau à peau, l’allaitement si possible, les soins, le bercement, l’emmaillotage et une atmosphère calme, puis utilise la morphine si nécessaire.
Le TSO stabilise ; l’alternance intoxication-sevrage agresse le fœtus
★ À maîtriser
L’alcool est tératogène pendant toute la grossesse, et le risque augmente avec la dose, sans seuil de consommation connu en dessous duquel l’absence de risque serait garantie.
Le trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale concerne environ 1 à 2 enfants pour 100, tandis que le syndrome d’alcoolisation fœtale concerne environ 1 enfant pour 1 000.
Le risque de traits faciaux caractéristiques du syndrome d’alcoolisation fœtale est particulièrement associé à une consommation quotidienne supérieure à 2 verres standard ou à une consommation ponctuelle supérieure à 4 verres entre 5 et 12 semaines d’aménorrhée.
La naloxone est un antagoniste compétitif des récepteurs opioïdes dont la demi-vie est courte, d’environ 30 minutes à 1 heure, ce qui impose une surveillance car les opioïdes peuvent reprendre leur effet.
Le programme de naloxone apprend à reconnaître les opioïdes, leur tolérance et l’overdose, à identifier la dépression respiratoire, à choisir une forme de naloxone, à l’administrer et à utiliser un kit de démonstration.
Compléments
Reconnaître l’overdose, appeler, administrer la naloxone, surveiller
★ À maîtriser
📌 La prescription d’un opioïde doit faire penser à proposer systématiquement de la naloxone avec les règles de bon usage, particulièrement en addictologie.
Compléments
Comprendre les opioïdes → reconnaître l’overdose → utiliser la naloxone
★ À maîtriser
📌 Il faut notamment signaler les effets indésirables inattendus, ceux liés à un médicament récent, ceux présentant une caractéristique atypique ou une interaction nouvelle, ainsi que les effets évitables liés à un mésusage ou à une erreur médicamenteuse.
Compléments
Notification d’un effet indésirable → signal de sécurité → action sanitaire
★ À maîtriser
📌 Le faisceau nigro-strié participe au contrôle des mouvements, tandis que les faisceaux méso-limbique et mésocortical participent aux émotions, au comportement et au système de récompense.
Compléments
📌 Pour limiter les troubles du contrôle des impulsions, il faut éviter les agonistes dopaminergiques sélectifs D3 chez les patients à risque et les informer de ce risque.
📌 Chez une patiente allaitante traitée par buprénorphine, l’allaitement peut être possible avec surveillance de l’enfant malgré un passage lacté très faible et des syndromes de sevrage décrits.
Voie nigro-striée : mouvements ; voies méso-limbiques et mésocorticales : récompense et comportement
★ À maîtriser
Les principales familles sont:
Les opioïdes de synthèse sont des agonistes des récepteurs mu et certains sont extrêmement puissants, comme le fentanyl à 100 fois la morphine, l’ocfentanil à 150 à 200 fois, le protonitazène à 200 fois et l’isotonitazène à 500 fois.
Compléments
📌 Un syndrome coronarien aigu chez un sujet jeune sans antécédent cardiovasculaire particulier doit faire rechercher une consommation de cannabinoïdes de synthèse ou de cannabis.
C-O-B-C : cathinones, opioïdes, benzodiazépines, cannabinoïdes
★ À maîtriser
📌 La réhabilitation psychosociale se fonde sur les capacités préservées de la personne pour compenser au mieux ses déficits.
📌 Dans l’addiction, les difficultés cognitives peuvent concerner l’inhibition, la flexibilité, la mémoire, la prise de décision et l’attention, tandis que le système impulsif se manifeste notamment par le craving et les biais envers la substance.
Compléments
Le plan de soins individualisé repose sur une évaluation multidisciplinaire, est construit selon les besoins, les attentes et le projet de vie du patient, puis est modifié selon son évolution et sa motivation.
Les principaux outils associent:
📌 Un bilan neuropsychologique complet est généralement réalisé par un neuropsychologue pendant 2 à 6 heures, en plusieurs séances et à distance du sevrage, idéalement 3 à 6 mois après son terme.
Capacités préservées → autodétermination → rétablissement dans la communauté
| Classe | Exemples | Effets ou mécanismes |
|---|---|---|
| Sédatifs | Alcool, benzodiazépines, GHB | Anxiolyse, sédation, dépression respiratoire |
| Psychostimulants | Cocaïne, amphétamine, cathinones | Dopamine, euphorie, hypervigilance |
| Psychodysleptiques | LSD, champignons, kétamine, cannabis | Hallucinations, dissociation ou modifications perceptives |
| Dimension | Méthadone | Buprénorphine |
|---|---|---|
| Formes citées | Sirop ou gélule | Sublinguale, orodispersible ou injection prolongée |
| Grossesse | Augmentation possible au troisième trimestre | Augmentation possible au troisième trimestre |
| Risque principal | Accumulation et dépression respiratoire | Surdosage moindre, sauf association avec benzodiazépines |
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1. Parmi les mécanismes neurobiologiques de la cocaïne, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?
2. Sous l’effet de la chaleur, quelles transformations du cannabis sont exactes ?
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Quelles sont les trois classes de substances psychoactives ?
Les sédatifs, les psychostimulants et les psychodysleptiques.
Quels effets aigus les substances sédatives peuvent-elles provoquer ?
Anxiolyse, relaxation, antalgie, sédation, coma, amnésie et dépression respiratoire.
Quels sont les effets du sevrage des substances sédatives ?
Anxiété, impulsivité, agitation, hypervigilance, signes neurovégétatifs, épilepsie, convulsions ou délire.
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