★ À maîtriser
📌 Depuis 2017, les adénomes hypophysaires sont aussi appelés tumeurs neuroendocrines hypophysaires (PitNET), car le terme « adénome » suggère une stricte bénignité alors que certaines tumeurs peuvent être agressives. — E. Jouanneau, R. Manet, A. Vasiljevic, G. Raverot, 2023
Compléments
Microadénome ≠ macroadénome ; sécrétant ≠ non sécrétant
★ À maîtriser
Compléments
Les mutations germinales du gène AIP sont responsables de certains adénomes hypophysaires familiaux, mais AIP ne semble pas impliqué dans la tumorogenèse des adénomes sporadiques.
La tumorogenèse hypophysaire peut également comporter une surexpression de PTTG, une diminution de CDKN2A et des perturbations épigénétiques comme l’hyperméthylation d’une région promotrice.
Mutation gsp → activation des protéines G → adénome somatotrope
★ À maîtriser
📌 Un microadénome mesure moins de 10 mm, tandis qu’un macroadénome mesure plus de 10 mm.
Compléments
Fonction → taille → extension
La classification immunohistochimique OMS 2017 regroupe les adénomes selon les facteurs de transcription PIT1, Tpit et SF1. — Osamura R, Grossman A, Korbonits M, Kovacs K, Lopes M, Matsuno A, et al., Classification of tumours of endocrine organs
Les familles immunohistochimiques comprennent:
📌 Une tumeur est considérée comme atypique si l’index de Ki-67 est supérieur à 3 %, si plus de 2 mitoses sont observées par 10 champs au grossissement 40 ou si p53 est positive dans plus de 10 noyaux par 10 champs au grossissement 40.
Invasion et prolifération déterminent le risque pronostique
★ À maîtriser
Le syndrome tumoral associe principalement des céphalées souvent rétro-orbitaires, des troubles visuels et, en cas de compression chiasmatique, une hémianopsie bitemporale ou d’autres déficits du champ visuel.
L’apoplexie hypophysaire débute brutalement par des céphalées violentes et peut entraîner un syndrome méningé, une paralysie oculomotrice, une confusion, un coma ou des troubles visuels aigus.
Compléments
Compression chiasmatique → troubles du champ visuel
★ À maîtriser
Chez la femme, l’hyperprolactinémie peut provoquer une galactorrhée, des perturbations du cycle menstruel, une aménorrhée dans 90 % des cas et une infertilité.
Les agonistes dopaminergiques utilisés sont:
Compléments
📌 La chirurgie du prolactinome est indiquée en cas d’intolérance ou de résistance au traitement, d’absence d’amélioration du champ visuel ou d’apoplexie hypophysaire avec signes neurologiques.
Prolactinome ≠ hyperprolactinémie de déconnexion ou médicamenteuse
📌 Le diagnostic biologique de l’acromégalie repose notamment sur le dosage de l’IGF-1 et une HGPO montrant un nadir de GH supérieur à 0,1 microgramme par litre, soit 1 UI par litre.
Les traitements de l’adénome somatotrope sont:
Les manifestations de l’adénome corticotrope comprennent:
📌 Dans l’adénome corticotrope, la cortisolémie est élevée avec rupture du cycle nycthéméral, le test de freinage minute et le test de freinage faible sont négatifs, et l’ACTH est élevée mais freinable au test de freinage fort.
GH → acromégalie ; ACTH → hypercortisolisme
★ À maîtriser
L’adénome thyréotrope est très rare, représentant moins de 1 % des adénomes hypophysaires, et associe des signes d’hyperthyroïdie à une FT4 élevée et une TSH normale ou élevée non freinée.
L’adénome gonadotrope peut provoquer chez la femme préménopausée une aménorrhée ou un syndrome d’hyperstimulation ovarienne, et chez l’homme un hypogonadisme ou un syndrome de stimulation testiculaire.
Compléments
📌 Le traitement de l’adénome thyréotrope repose sur les analogues de la somatostatine et la chirurgie.
📌 Le traitement de l’adénome gonadotrope peut comprendre la chirurgie, la radiothérapie ou des médicaments.
★ À maîtriser
📌 Toute personne porteuse d’un adénome hypophysaire doit bénéficier d’une recherche d’insuffisance antéhypophysaire et d’une évaluation de toutes les sécrétions hormonales par un hypophysiogramme de base.
Compléments
Clinique → bilan hormonal → IRM → traitement
Principaux adénomes fonctionnels
| Adénome | Anomalie hormonale | Manifestations ou traitement |
|---|---|---|
| Prolactinome | Hyperprolactinémie | Galactorrhée, troubles gonadiques ; agonistes dopaminergiques |
| Somatotrope | Excès de GH et d’IGF-1 | Acromégalie ; chirurgie, analogues de la somatostatine ou pegvisomant |
| Corticotrope | Excès d’ACTH et de cortisol | Hypercortisolisme ; tests de freinage anormaux |
| Thyréotrope | FT4 élevée avec TSH non freinée | Hyperthyroïdie ; chirurgie ou analogue de la somatostatine |
| Gonadotrope | FSH et LH élevées | Troubles gonadiques ; chirurgie, radiothérapie ou médicaments |
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1. Concernant la définition des adénomes hypophysaires :
2. Parmi les propositions suivantes concernant l’épidémiologie des adénomes hypophysaires, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?
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Qu'est-ce qu'un adénome hypophysaire ?
Une tumeur bénigne développée aux dépens de l’hypophyse.
Pourquoi les adénomes hypophysaires sont-ils appelés PitNET depuis 2017 ?
Parce que certaines tumeurs peuvent être agressives, contrairement à la stricte bénignité suggérée par « adénome ».
Quelle mutation est présente dans 40 % des adénomes somatotropes sporadiques ?
La mutation activatrice de la sous-unité αs des protéines G (oncogène gsp).
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