★ À maîtriser
Depuis 2017, les adénomes hypophysaires sont aussi appelés tumeurs neuroendocrines hypophysaires, ou PitNET, car le terme « adénome » sous-entend une stricte bénignité alors que ces tumeurs peuvent être agressives. — E. Jouanneau, R. Manet, A. Vasiljevic, G. Raverot, Adénomes hypophysaires ou tumeurs neuroendocrines hypophysaires :actualités et consensus, 2023
La prévalence des adénomes hypophysaires est de 78 à 94 pour 100 000 habitants et leur incidence est de 4 pour 100 000 habitants par an.
Compléments
Microadénome ≠ macroadénome ; fonctionnel ≠ non fonctionnel.
Les principales anomalies impliquées sont:
L’oncogène gsp, secondaire à une mutation activatrice de la sous-unité αs des protéines G, est présent dans 40 % des adénomes somatotropes.
📌 La classification des adénomes hypophysaires comprend une classification fonctionnelle, radiologique, immunohistochimique et pronostique.
📌 Un microadénome mesure moins de 10 mm, tandis qu’un macroadénome mesure plus de 10 mm.
Mutation ou dérégulation d’expression → prolifération hypophysaire.
★ À maîtriser
Les stades de Hardy décrivent:
Les grades de Knosp sont:
Les grades de Trouillas sont:
Compléments
📌 Un adénome est considéré comme atypique en présence d’un index de Ki-67 supérieur à 3 %, de plus de 2 mitoses par 10 champs au grossissement 40 ou d’une p53 positive avec plus de 10 noyaux positifs par 10 champs au grossissement 40.
A intra-sellaire, B supra-sellaire, C infra-sellaire, D latérale.
Le syndrome tumoral comprend des céphalées souvent rétro-orbitaires, des troubles visuels par compression chiasmatique et parfois un syndrome caverneux par atteinte des nerfs oculomoteurs.
🔄 L’apoplexie hypophysaire associe successivement: un début brutal, des céphalées violentes et parfois un syndrome méningé, des troubles visuels et une éventuelle paralysie oculomotrice, une imagerie montrant une nécrose ou une hémorragie
Compression tumorale → céphalées, troubles visuels et syndrome caverneux.
★ À maîtriser
Les causes d’hyperprolactinémie comprennent:
Chez la femme, l’hyperprolactinémie provoque une aménorrhée dans 90 % des cas, ainsi qu’une infertilité, une baisse de la libido et une dyspareunie par sécheresse vaginale.
L’acromégalie associe notamment une augmentation des extrémités, un épaississement cutané, un visage caractéristique, des sueurs, des céphalées, des douleurs articulaires, une hypertension artérielle et des apnées du sommeil.
📌 Le diagnostic biologique de l’acromégalie repose notamment sur le dosage de l’IGF1 et une HGPO montrant un nadir de GH supérieur à 0,1 microg/l, soit 1 UI/l.
Compléments
L’adénome thyréotrope est très rare, représentant moins de 1 % des adénomes hypophysaires, et associe une FT4 élevée à une TSH normale ou élevée non freinée.
L’adénome gonadotrope peut provoquer chez la femme préménopausée une aménorrhée ou un syndrome d’hyperstimulation ovarienne, et chez l’homme un hypogonadisme ou un syndrome de stimulation testiculaire, avec élévation de la FSH et de la LH.
PRL, GH, ACTH, TSH, FSH/LH : chaque hormone impose un syndrome distinct.
📌 Une insuffisance antéhypophysaire doit être recherchée chez tout patient porteur d’un adénome hypophysaire.
★ À maîtriser
L’IRM est l’examen de référence pour mettre en évidence un microadénome ou un macroadénome hypophysaire.
Le traitement du prolactinome repose en première intention sur les agonistes dopaminergiques, avec chirurgie transsphénoïdale en cas d’intolérance, de résistance, d’absence d’amélioration du champ visuel ou d’apoplexie avec signes neurologiques.
Compléments
Le traitement de l’acromégalie peut comprendre la chirurgie, la radiothérapie en cas d’échec chirurgical, les analogues de la somatostatine comme l’oct réotide ou le lanréotide, et l’antagoniste de la GH pegvisomant.
Le traitement de l’adénome thyréotrope peut associer un analogue de la somatostatine et la chirurgie, tandis que celui de l’adénome gonadotrope peut comprendre la chirurgie, la radiothérapie et des médicaments.
Principaux adénomes fonctionnels
| Adénome | Profil clinique ou biologique | Traitement cité |
|---|---|---|
| Prolactinome | Hyperprolactinémie, aménorrhée, infertilité ou troubles sexuels | Agonistes dopaminergiques, chirurgie si échec ou complication |
| Somatotrope | Acromégalie, IGF1 élevée, nadir de GH > 0,1 microg/l après HGPO | Chirurgie, radiothérapie ou traitement médical |
| Corticotrope | Hypercortisolisme, ACTH élevée et freinage fort positif | Bilan hormonal spécialisé |
| Thyréotrope | FT4 élevée avec TSH normale ou élevée non freinée | Analogue de la somatostatine, chirurgie |
| Gonadotrope | FSH et LH élevées, syndrome tumoral et troubles gonadiques | Chirurgie, radiothérapie, médicaments |
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Qu'est-ce qu'un adénome hypophysaire ?
Une tumeur bénigne développée aux dépens de l’hypophyse.
Selon quels critères classe-t-on un adénome hypophysaire ?
Selon sa taille et son caractère fonctionnel.
Depuis quand les adénomes hypophysaires sont-ils appelés PitNET ?
Depuis 2017.
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