Fiche de révision : Paludisme : cycle, diagnostic et traitement

Plan du Cours

  1. Définition et espèces pathogènes
  2. Cycle du Plasmodium
  3. Manifestations et facteurs de gravité
  4. Diagnostic biologique en urgence
  5. Traitement et prévention des rechutes

1. Définition et espèces pathogènes

Notions clés & Définitions

  • Paludisme : Érythrocytopathie due à un protozoaire sanguicole du genre Plasmodium, transmise par la piqûre de l’anophèle femelle, et constituant une urgence diagnostique et thérapeutique.

★ À maîtriser

📌 Parmi les six espèces pathogènes, P. falciparum est la plus grave et impose une urgence absolue, tandis que P. vivax et P. ovale peuvent provoquer des rechutes par hypnozoïtes.

Compléments

  • Les espèces explicitement nommées sont:

    • P. falciparum
    • P. vivax
    • P. ovale
    • P. malariae
    • P. knowlesi
  • P. vivax utilise l’antigène Duffy et est absent en Afrique subsaharienne, tandis que P. ovale remplace P. vivax en Afrique.

  • P. malariae est responsable d’infections chroniques, tandis que P. knowlesi est associé au macaque et possède un cycle de 24 heures.

Astuce mémo

Falciparum tue et impose l'urgence, tandis que vivax et ovale rechutent.

2. Cycle du Plasmodium

★ À maîtriser

  • Chez l’Homme, le cycle asexué commence par la piqûre, libère moins de 100 sporozoïtes qui gagnent le foie, se poursuit par les schizontes hépatiques et les mérozoïtes, puis par l’invasion des globules rouges et la formation de gamétocytes.

  • Dans le foie, un sporozoïte devient un schizonte qui libère 10 000 à 30 000 mérozoïtes après une phase exo-érythrocytaire asymptomatique de 6 à 12 jours.

  • Chez P. vivax et P. ovale, des hypnozoïtes dormants persistent dans le foie et sont responsables des rechutes.

Compléments

  • Les cycles intra-érythrocytaires durent 24 heures pour P. knowlesi, 48 heures pour P. falciparum, P. vivax et P. ovale, et 72 heures pour P. malariae.

  • Chez l’anophèle, les gamétocytes subissent une fécondation puis deviennent successivement un zygote, un ookinète, un oocyste et des sporozoïtes qui gagnent les glandes salivaires en 9 à 20 jours.

Astuce mémo

Anophèle → foie → globules rouges → gamétocytes → anophèle.

3. Manifestations et facteurs de gravité

★ À maîtriser

  • L’accès simple associe fièvre, céphalées et courbatures, avec une triade frissons-chaleur-sueurs chez le sujet immunisé.

  • L’accès grave dû à P. falciparum peut provoquer un coma correspondant au neuropaludisme et des défaillances polyviscérales.

Compléments

  • Les sujets naïfs à risque sont:

    • les voyageurs
    • les femmes enceintes
    • les enfants âgés de 4 mois à 6 ans
  • Après le retour d’une zone endémique, les signes apparaissent après 5 à 7 jours pour P. falciparum, 24 jours pour P. malariae, 65 jours pour P. vivax et 86 jours pour P. ovale.

  • 98 % des cas de paludisme sont diagnostiqués dans les deux mois suivant le retour.

Astuce mémo

Falciparum chez un sujet naïf → neuropaludisme et défaillances polyviscérales.

4. Diagnostic biologique en urgence

Points essentiels

📌 Toute fièvre survenant dans les trois mois suivant le retour d’une zone endémique impose de rechercher un paludisme en urgence.

📌 La microscopie par frottis et goutte épaisse détecte 10 à 50 parasites par microlitre, le TDR a un seuil dix fois plus élevé et la PCR/LAMP détecte moins de 10 parasites par millilitre.

  • La microscopie est spécifique et mesure la parasitémie en 45 minutes à une heure, le TDR est rapide en 15 à 20 minutes mais a une sensibilité moyenne, et la PCR/LAMP est très sensible mais demande 2 à 3 heures.

📌 Le résultat doit être obtenu en deux heures par au moins deux techniques, dont un frottis, et un résultat négatif n’écarte pas formellement le paludisme.

Astuce mémo

Fièvre au retour → rechercher → confirmer par deux techniques dont un frottis.

5. Traitement et prévention des rechutes

Points essentiels

📌 Le paludisme simple se traite par une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine avec un partenaire pendant trois jours.

📌 Chez la femme enceinte, l’ACT est contre-indiquée et le traitement repose sur l’association quinine-clindamycine.

  • Le paludisme grave est traité par artésunate intraveineux ou intramusculaire toutes les 12 heures, puis par ACT per os.

📌 Les rechutes de P. vivax et P. ovale sont traitées par primaquine pendant 14 jours, mais la primaquine est contre-indiquée en cas de déficit en G6PD.

Astuce mémo

Paludisme simple : ACT per os ; paludisme grave : artésunate injectable puis ACT.

Tableaux de synthèse

Comparaison des tests diagnostiques

TestSeuilAvantageInconvénient
Microscopie : frottis et goutte épaisse10 à 50 parasites/μLSpécifique et mesure la parasitémie45 min à 1 h
TDR antigéniqueDix fois plus élevé que la microscopieRésultat en 15 à 20 minSensibilité moyenne
PCR/LAMP ADNMoins de 10 parasites/mLTrès sensible2 à 3 h

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1. Quel agent et quel mode de transmission caractérisent le paludisme ?

2. Quelle distinction entre les espèces pathogènes de Plasmodium est correcte ?

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Qu'est-ce que le paludisme ?

Une érythrocytopathie due à un protozoaire du genre Plasmodium.

Quelle espèce de Plasmodium impose une urgence absolue ?

P. falciparum.

Quelles espèces de Plasmodium peuvent provoquer des rechutes par hypnozoïtes ?

P. vivax et P. ovale.

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