QCM : Paludisme : cycle, diagnostic et traitement — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel agent et quel mode de transmission caractérisent le paludisme ?

Un virus sanguin transmis par la piqûre de l’anophèle mâle
Un helminthe tissulaire transmis par l’ingestion d’eau contaminée
Un protozoaire sanguicole du genre Plasmodium transmis par la piqûre de l’anophèle femelle
Une bactérie intracellulaire transmise par contact direct entre personnes infectées

Un protozoaire sanguicole du genre Plasmodium transmis par la piqûre de l’anophèle femelle

Explication

Le paludisme est une érythrocytopathie provoquée par un protozoaire du genre Plasmodium et transmise par la piqûre de l’anophèle femelle. La transmission directe interhumaine ne correspond pas au mode de contamination décrit.

2. Quelle distinction entre les espèces pathogènes de Plasmodium est correcte ?

P. malariae est la plus grave, tandis que P. knowlesi provoque les rechutes hépatiques
P. falciparum est la plus grave, tandis que P. vivax et P. ovale peuvent provoquer des rechutes
P. ovale impose l’urgence la plus forte, tandis que P. falciparum reste dormant dans le foie
P. vivax est la plus grave, tandis que P. falciparum provoque des rechutes par hypnozoïtes

P. falciparum est la plus grave, tandis que P. vivax et P. ovale peuvent provoquer des rechutes

Explication

P. falciparum est l’espèce la plus grave et impose une urgence absolue, alors que P. vivax et P. ovale peuvent rechuter en raison des hypnozoïtes. Les hypnozoïtes ne caractérisent pas P. falciparum, et les autres associations proposées inversent les rôles des espèces.

3. Quelle succession décrit le cycle asexué du Plasmodium chez l’être humain ?

Piqûre, migration des sporozoïtes vers le foie, schizontes hépatiques, mérozoïtes, invasion des globules rouges et gamétocytes
Ingestion de mérozoïtes, multiplication intestinale, oocystes, sporozoïtes puis invasion du foie
Piqûre, fécondation dans le sang, zygote, ookinète, oocyste et sporozoïtes salivaires
Piqûre, multiplication des gamétocytes dans le foie, fécondation, mérozoïtes puis invasion des globules rouges

Piqûre, migration des sporozoïtes vers le foie, schizontes hépatiques, mérozoïtes, invasion des globules rouges et gamétocytes

Explication

Chez l’Homme, les sporozoïtes injectés gagnent le foie, où ils forment des schizontes libérant des mérozoïtes qui envahissent les globules rouges avant la formation de gamétocytes. La fécondation et les stades zygote, ookinète et oocyste appartiennent au cycle chez l’anophèle.

4. Que se produit-il pendant la phase hépatique du cycle du Plasmodium ?

Un gamétocyte devient un oocyste et libère 10 000 à 30 000 mérozoïtes après 48 heures
Un sporozoïte devient un schizonte et libère 10 000 à 30 000 mérozoïtes après 6 à 12 jours
Un schizonte érythrocytaire devient un sporozoïte et libère 100 à 300 mérozoïtes après 72 heures
Un mérozoïte devient un gamétocyte et libère 100 à 300 sporozoïtes après 24 heures

Un sporozoïte devient un schizonte et libère 10 000 à 30 000 mérozoïtes après 6 à 12 jours

Explication

Dans le foie, un sporozoïte évolue en schizonte puis libère 10 000 à 30 000 mérozoïtes après une phase exo-érythrocytaire asymptomatique de 6 à 12 jours. La transformation en gamétocytes et les stades oocyste et sporozoïte concernent d’autres étapes du cycle.

5. Pourquoi P. vivax et P. ovale peuvent-ils provoquer des rechutes ?

Parce que des gamétocytes dormants persistent dans les globules rouges et se divisent périodiquement
Parce que des hypnozoïtes dormants persistent dans le foie et peuvent reprendre leur développement
Parce que des mérozoïtes restent dans l’intestin et migrent ensuite vers le foie
Parce que des oocystes persistent dans les glandes salivaires et sont libérés dans le sang

Parce que des hypnozoïtes dormants persistent dans le foie et peuvent reprendre leur développement

Explication

Chez P. vivax et P. ovale, des hypnozoïtes restent dormants dans le foie et sont responsables des rechutes. Les gamétocytes, les oocystes et les mérozoïtes n’ont pas ce rôle hépatique latent.

6. Quelle présentation correspond à un accès simple du paludisme chez un sujet immunisé ?

Une douleur abdominale avec ictère et hémorragies digestives récidivantes
Un coma avec défaillances polyviscérales et signes neurologiques persistants
Une fièvre avec céphalées et courbatures, accompagnée de la triade frissons-chaleur-sueurs
Une toux fébrile avec expectoration et détresse respiratoire progressive

Une fièvre avec céphalées et courbatures, accompagnée de la triade frissons-chaleur-sueurs

Explication

L’accès simple associe fièvre, céphalées et courbatures, et le sujet immunisé peut présenter la triade frissons-chaleur-sueurs. Le coma et les défaillances polyviscérales relèvent plutôt d’un accès grave.

7. Quelle manifestation définit le neuropaludisme lors d’un accès grave à P. falciparum ?

Une fièvre isolée apparaissant plusieurs semaines après l’exposition
Une triade de frissons, chaleur et sueurs lors des accès fébriles
Un coma associé à l’atteinte neurologique du paludisme
Une rechute liée à la persistance d’hypnozoïtes dans le foie

Un coma associé à l’atteinte neurologique du paludisme

Explication

Le neuropaludisme correspond au coma provoqué par un accès grave à P. falciparum, qui peut aussi entraîner des défaillances polyviscérales. La triade fébrile décrit un accès simple chez le sujet immunisé, tandis que les hypnozoïtes et le délai d’apparition concernent d’autres aspects du paludisme.

8. Quelle conduite s’impose devant une fièvre apparaissant dans les trois mois suivant le retour d’une zone où le paludisme est endémique ?

Rechercher un paludisme en urgence
Attendre l’évolution de la fièvre pendant quelques jours
Réaliser d’abord un bilan bactérien complet
Prescrire un traitement antiparasitaire sans examen

Rechercher un paludisme en urgence

Explication

Une fièvre dans les trois mois suivant le retour d’une zone endémique doit faire rechercher rapidement un paludisme. Attendre ou traiter sans confirmation risque de retarder le diagnostic d’une infection potentiellement grave.

9. Quelle technique possède le seuil de détection parasitaire le plus bas parmi la microscopie, le TDR et la PCR/LAMP ?

La combinaison frottis-goutte épaisse
La microscopie par frottis
Le test de diagnostic rapide
La PCR/LAMP

La PCR/LAMP

Explication

La PCR/LAMP détecte moins de 10 parasites par millilitre, ce qui lui confère la meilleure sensibilité des trois techniques. Le TDR a au contraire le seuil de détection le plus élevé, environ dix fois supérieur à celui de la microscopie.

10. Quelle association décrit correctement les caractéristiques des trois méthodes diagnostiques du paludisme ?

Le TDR est le plus spécifique, la PCR/LAMP dure moins d’une heure et la microscopie manque de sensibilité
La PCR/LAMP est la plus rapide, la microscopie est peu spécifique et le TDR est la méthode la plus sensible
La microscopie est la plus rapide, le TDR mesure la parasitémie et la PCR/LAMP donne un résultat en quinze minutes
Le TDR est le plus rapide, la microscopie est spécifique et la PCR/LAMP est très sensible mais plus longue

Le TDR est le plus rapide, la microscopie est spécifique et la PCR/LAMP est très sensible mais plus longue

Explication

Le TDR fournit un résultat en 15 à 20 minutes, la microscopie est spécifique et permet de mesurer la parasitémie, tandis que la PCR/LAMP est très sensible mais demande 2 à 3 heures. L’idée que la PCR/LAMP est la plus rapide inverse donc ses principales caractéristiques.

11. Quelle stratégie diagnostique respecte l’exigence de prise en charge biologique urgente du paludisme ?

Utiliser uniquement un TDR et exclure le paludisme en cas de négativité
Attendre trois heures pour disposer d’une technique très sensible
Réaliser une seule PCR/LAMP et conclure si le résultat est négatif
Obtenir en deux heures un résultat fondé sur au moins deux techniques, dont un frottis

Obtenir en deux heures un résultat fondé sur au moins deux techniques, dont un frottis

Explication

Le résultat doit être obtenu en deux heures grâce à au moins deux techniques, dont un frottis. Un résultat négatif ne permet toutefois pas d’écarter formellement le paludisme, ce qui rend l’option fondée sur le seul TDR inadaptée.

12. Quel traitement convient à un paludisme simple chez un patient qui n’est pas enceinte ?

Une association quinine-clindamycine pendant toute la durée du traitement
Une combinaison à base d’artémisinine avec un partenaire pendant trois jours
De la primaquine pendant quatorze jours pour éliminer les rechutes
De l’artésunate injectable jusqu’à disparition complète de la fièvre

Une combinaison à base d’artémisinine avec un partenaire pendant trois jours

Explication

Le paludisme simple se traite par une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine avec un partenaire pendant trois jours. L’artésunate injectable est destiné au paludisme grave, tandis que la primaquine concerne certaines rechutes.

13. Quel traitement est recommandé chez une femme enceinte atteinte d’un paludisme simple ?

L’artésunate injectable toutes les douze heures
L’association quinine-clindamycine
La primaquine pendant quatorze jours
Une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine

L’association quinine-clindamycine

Explication

Chez la femme enceinte, le traitement repose sur l’association quinine-clindamycine, l’ACT étant contre-indiquée dans cette situation. L’artésunate injectable correspond au traitement initial du paludisme grave, et la primaquine vise la prévention des rechutes de certaines espèces.

14. Quel schéma thérapeutique correspond au traitement d’un paludisme grave ?

Administrer une ACT par voie orale pendant trois jours, puis ajouter de l’artésunate injectable
Administrer de la primaquine pendant quatorze jours, puis débuter une ACT orale
Administrer de l’artésunate par voie intraveineuse ou intramusculaire toutes les douze heures, puis une ACT par voie orale
Administrer de la quinine avec de la clindamycine, puis remplacer ce traitement par une primaquine

Administrer de l’artésunate par voie intraveineuse ou intramusculaire toutes les douze heures, puis une ACT par voie orale

Explication

Le paludisme grave nécessite d’abord de l’artésunate intraveineux ou intramusculaire toutes les 12 heures, puis un relais par ACT per os. Une ACT orale seule correspond au paludisme simple et ne constitue pas le traitement initial d’une forme grave.

15. Quelle affirmation décrit correctement la prévention des rechutes de Plasmodium vivax ou Plasmodium ovale ?

L’artésunate injectable est administré pendant quatorze jours pour éliminer les formes persistantes
La quinine-clindamycine est prescrite pendant quatorze jours pour prévenir toutes les rechutes
La primaquine est administrée pendant trois jours sans tenir compte du statut en G6PD
La primaquine est administrée pendant quatorze jours après vérification de l’absence de déficit en G6PD

La primaquine est administrée pendant quatorze jours après vérification de l’absence de déficit en G6PD

Explication

Les rechutes de P. vivax et P. ovale sont traitées par primaquine pendant 14 jours, mais ce médicament est contre-indiqué en cas de déficit en G6PD. Le statut en G6PD est donc déterminant avant son utilisation.

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Qu'est-ce que le paludisme ?

Une érythrocytopathie due à un protozoaire du genre Plasmodium.

Quelle espèce de Plasmodium impose une urgence absolue ?

P. falciparum.

Quelles espèces de Plasmodium peuvent provoquer des rechutes par hypnozoïtes ?

P. vivax et P. ovale.

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