QCM : Communication thérapeutique en ETP — 49 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quoi servent principalement les phases d’acceptation de la maladie dans la pratique clinique ?

À imposer une progression identique de la maladie à chaque patient
À adapter la communication, les apprentissages et les attentes au vécu du patient
À déterminer avec précision la durée prévisible de chaque étape psychologique
À remplacer l’évaluation clinique par une classification psychologique standardisée

À adapter la communication, les apprentissages et les attentes au vécu du patient

Explication

Ces phases constituent des repères cliniques pour ajuster la communication, le rythme des apprentissages et les attentes au vécu psychologique du patient. Elles ne décrivent pas un parcours obligatoire permettant de prévoir précisément l’évolution de chacun.

2. Quelle séquence présente les six phases initiales d’acceptation de la maladie décrites dans le cours ?

Dénégation, choc, marchandage, révolte, acceptation, capacité dépressive
Choc, révolte, dénégation, acceptation, marchandage, capacité dépressive
Révolte, choc, capacité dépressive, dénégation, acceptation, marchandage
Choc, dénégation, révolte, marchandage, capacité dépressive, acceptation

Choc, dénégation, révolte, marchandage, capacité dépressive, acceptation

Explication

Les six phases citées sont le choc, la dénégation, la révolte, le marchandage, la capacité dépressive et l’acceptation. Leur présentation ne signifie toutefois pas que chaque patient les traverse dans cet ordre.

3. Après une aggravation de sa maladie, un patient qui semblait avoir accepté son état recommence à exprimer de la révolte. Comment interpréter cette situation ?

Comme un retour en arrière possible dans un processus non linéaire
Comme un signe que les phases doivent être parcourues à nouveau dans l’ordre
Comme une phase distincte qui ne peut apparaître qu’avant la dénégation
Comme une preuve que l’acceptation précédente était nécessairement simulée

Comme un retour en arrière possible dans un processus non linéaire

Explication

Une complication, une hospitalisation ou une aggravation peut entraîner un retour vers une phase antérieure. Les phases peuvent aussi se chevaucher ou s’enchaîner rapidement, ce qui exclut une progression rigide.

4. Face à un patient qui reste dans la dénégation, quelle conduite professionnelle est la plus adaptée ?

Multiplier les arguments médicaux pour accélérer son évolution psychologique
Suspendre les apprentissages jusqu’à ce qu’il manifeste une pleine acceptation
Le rencontrer là où il en est et ajuster la communication à son rythme
Le confronter rapidement à la réalité afin de provoquer son acceptation

Le rencontrer là où il en est et ajuster la communication à son rythme

Explication

Le professionnel doit respecter le rythme du patient et adapter sa communication à sa situation actuelle. Chercher à le faire progresser coûte que coûte vers l’acceptation risque de négliger son vécu et de nuire à la relation.

5. Que désigne une impasse relationnelle selon Thomas Gordon ?

Une erreur diagnostique qui retarde la prescription d’un traitement adapté
Une réaction émotionnelle du patient qui empêche toute relation thérapeutique
Une technique d’entretien destinée à obtenir rapidement l’adhésion du patient
Une attitude de communication qui peut freiner l’expression et l’engagement du patient

Une attitude de communication qui peut freiner l’expression et l’engagement du patient

Explication

Les impasses relationnelles sont des attitudes de communication susceptibles d’empêcher le patient de s’exprimer librement et de s’engager dans sa prise en charge. Elles concernent donc la manière de répondre dans la relation, et non le diagnostic médical.

6. Quelle attitude fait partie des douze impasses relationnelles décrites par Gordon ?

Reformuler avec empathie le vécu exprimé par la personne
Rassurer prématurément une personne qui exprime une émotion forte
Explorer avec elle les obstacles rencontrés dans son quotidien
Construire progressivement une solution correspondant à ses priorités

Rassurer prématurément une personne qui exprime une émotion forte

Explication

Rassurer prématurément figure parmi les douze impasses relationnelles, au même titre que conseiller, interpréter ou questionner en rafale. Une réponse rassurante peut être utile dans une zone neutre, mais elle risque de bloquer l’expression lorsqu’une émotion forte est présente.

7. Dans une démarche d’éducation thérapeutique, que doit faire le professionnel avant de proposer une solution ?

Convaincre le patient en détaillant les risques liés à son comportement
Évaluer d’abord sa maîtrise des connaissances médicales nécessaires
Comprendre les difficultés du patient et les obstacles qui freinent le changement
Présenter immédiatement la conduite à tenir jugée la plus efficace

Comprendre les difficultés du patient et les obstacles qui freinent le changement

Explication

L’ETP commence par l’exploration des difficultés et des freins au changement avant le conseil ou la tentative de conviction. Proposer immédiatement une solution peut ignorer les obstacles propres au patient et limiter son engagement.

8. Que sont les attitudes spontanées étudiées par Porter ?

Des symptômes émotionnels observables pendant un entretien thérapeutique
Des étapes successives que le patient traverse lors de l’annonce d’une maladie
Des règles institutionnelles qui organisent la collaboration entre soignants
Des façons habituelles de répondre au problème présenté par un patient

Des façons habituelles de répondre au problème présenté par un patient

Explication

Les attitudes spontanées correspondent aux manières habituelles de répondre lorsqu’une personne est confrontée au problème d’un patient, comme conseiller, juger ou chercher à comprendre. Elles décrivent donc la réponse de l’interlocuteur plutôt que les phases vécues par le patient.

9. Quelle distinction oppose le mieux l’investigation à la compréhension empathique chez Porter ?

L’investigation soutient affectivement, tandis que l’empathie interprète les causes cachées
L’investigation impose une solution, tandis que l’empathie évalue la conduite du patient
L’investigation partage le vécu, tandis que l’empathie recueille des informations factuelles
L’investigation recueille des informations, tandis que l’empathie cherche à saisir le vécu

L’investigation recueille des informations, tandis que l’empathie cherche à saisir le vécu

Explication

L’investigation vise principalement à recueillir des informations au moyen de questions, tandis que la compréhension empathique cherche à saisir l’expérience vécue par le patient. Ces attitudes peuvent toutes deux impliquer l’écoute, mais elles n’ont pas le même objectif.

10. Quelle attitude de Porter est privilégiée en éducation thérapeutique ?

La solution du problème, qui applique la réponse retenue par le soignant
La compréhension, qui explore les difficultés et construit les solutions avec le patient
L’évaluation, qui compare le comportement du patient à une norme attendue
L’investigation, qui accumule les informations avant de diriger l’entretien

La compréhension, qui explore les difficultés et construit les solutions avec le patient

Explication

L’attitude compréhensive s’appuie sur l’écoute, l’exploration des difficultés et la construction conjointe des solutions avec le patient. Elle se distingue de la solution du problème, qui tend à imposer la réponse du soignant.

11. Que décrit la progression des cinq niveaux d’écoute en éducation thérapeutique du patient ?

Un approfondissement progressif des connaissances médicales transmises au patient
Un déplacement progressif de l’écoute centrée sur soi vers l’écoute centrée sur le patient
Une succession de techniques destinées à corriger les comportements du patient
Une alternance régulière entre le discours du soignant et celui du patient

Un déplacement progressif de l’écoute centrée sur soi vers l’écoute centrée sur le patient

Explication

Les cinq niveaux décrivent une progression vers une écoute de plus en plus centrée sur le patient et son vécu. L’objectif n’est pas d’organiser la transmission de connaissances ni de corriger directement ses comportements.

12. Quelle distinction caractérise l’écoute attentive et l’écoute empathique ?

L’écoute attentive invite le patient à trouver une solution, tandis que l’écoute empathique fournit des conseils adaptés
L’écoute attentive interprète les émotions, tandis que l’écoute empathique se limite aux informations objectives
L’écoute attentive comprend les faits, tandis que l’écoute empathique cherche aussi à comprendre le vécu du patient
L’écoute attentive reformule les propos, tandis que l’écoute empathique interrompt le discours pour le clarifier

L’écoute attentive comprend les faits, tandis que l’écoute empathique cherche aussi à comprendre le vécu du patient

Explication

L’écoute attentive porte notamment sur les faits, alors que l’écoute empathique cherche également à comprendre le vécu du patient. L’empathie ne se définit pas par l’interruption, l’interprétation ou la délivrance de conseils.

13. Dans une démarche d’éducation thérapeutique du patient, quelle position l’écoute active occupe-t-elle par rapport à l’écoute empathique ?

L’écoute active intervient après les conseils, tandis que l’écoute empathique précède l’expression du patient
L’écoute active constitue le niveau attendu, tandis que l’écoute empathique représente l’idéal vers lequel progresser
L’écoute active concerne les faits, tandis que l’écoute empathique sert principalement à transmettre des informations
L’écoute active représente l’idéal, tandis que l’écoute empathique constitue un niveau principalement passif

L’écoute active constitue le niveau attendu, tandis que l’écoute empathique représente l’idéal vers lequel progresser

Explication

L’écoute active est le niveau attendu en ETP et l’écoute empathique en est l’idéal, avec une progression vers une écoute centrée sur le patient. L’écoute active manifeste une compréhension et ne se réduit pas à une posture passive.

14. Quelle définition correspond le mieux à l’écoute active ?

Une attitude silencieuse qui laisse le patient parler sans intervention ni reprise de ses propos
Une observation des paroles du patient visant principalement à recueillir des informations cliniques
Une posture centrée sur le patient qui combine des attitudes et des techniques pour favoriser sa réflexion et ses ressources
Une méthode directive qui oriente le patient vers la solution jugée la plus adaptée par le soignant

Une posture centrée sur le patient qui combine des attitudes et des techniques pour favoriser sa réflexion et ses ressources

Explication

L’écoute active mobilise plusieurs attitudes et techniques pour aider le patient à clarifier ses pensées, exprimer ses émotions et trouver ses ressources. Elle ne consiste donc pas à se taire sans intervenir, ni à diriger la recherche de solution.

15. Comment faut-il utiliser les neuf composantes de l’écoute active dans un entretien ?

Comme une série d’étapes à appliquer dans un ordre fixe à chaque entretien
Comme des techniques réservées aux moments où le patient exprime une émotion
Comme des indicateurs servant principalement à évaluer la performance du soignant
Comme des outils mobilisables selon la situation et les besoins du patient

Comme des outils mobilisables selon la situation et les besoins du patient

Explication

Les neuf composantes sont des outils que le professionnel mobilise selon la situation. Elles ne constituent pas une séquence obligatoire et ne sont pas limitées à l’expression émotionnelle.

16. Quelle séquence correspond au cycle des 4 R de l’écoute active ?

Recevoir sans juger, reformuler, résumer, puis inviter à approfondir
Écouter les faits, expliquer la situation, convaincre, puis contrôler la décision
Questionner, conseiller, interpréter, puis vérifier l’adhésion du patient
Observer, interrompre, corriger, puis proposer une conclusion au patient

Recevoir sans juger, reformuler, résumer, puis inviter à approfondir

Explication

Le cycle des 4 R consiste à recevoir la parole, reformuler avec ses propres mots, résumer plusieurs éléments, puis inviter le patient à approfondir. Il ne repose ni sur l’interprétation ni sur une démarche visant à convaincre.

17. Quel effet l’écoute active cherche-t-elle notamment à produire chez le patient ?

Elle réduit les échanges afin de limiter les hésitations et de préserver le temps de consultation
Elle renforce la confiance, l’engagement et l’autonomie en laissant le patient construire ses solutions
Elle accélère la décision du patient en remplaçant son analyse par des recommandations professionnelles
Elle améliore la mémorisation du traitement en augmentant la quantité d’informations délivrées

Elle renforce la confiance, l’engagement et l’autonomie en laissant le patient construire ses solutions

Explication

L’écoute active favorise la confiance, l’engagement et l’autonomie parce qu’elle laisse le patient construire progressivement ses propres solutions. Elle ne vise pas à remplacer sa réflexion par des recommandations ni à réduire les échanges.

18. Que fait l’écoute réflexive lorsqu’un patient exprime une préoccupation ?

Elle transforme ses propos en conseil pratique pour l’aider à prendre rapidement une décision
Elle sélectionne les informations médicales pertinentes afin de préparer une réponse spécialisée
Elle renvoie en miroir ses idées ou ses émotions afin de vérifier la compréhension et d’approfondir sa réflexion
Elle attribue une cause cachée à ses propos afin d’expliquer son comportement au soignant

Elle renvoie en miroir ses idées ou ses émotions afin de vérifier la compréhension et d’approfondir sa réflexion

Explication

L’écoute réflexive renvoie les idées, émotions ou préoccupations du patient pour vérifier la compréhension et soutenir sa réflexion. Contrairement à l’interprétation, elle reste proche des propos exprimés sans attribuer une cause ou une pensée cachée.

19. Laquelle de ces propositions appartient aux principales formes d’écoute réflexive ?

La correction d’une croyance inexacte
L’évaluation de l’adhésion thérapeutique
La prescription d’une conduite à tenir
Le reflet du sens

Le reflet du sens

Explication

Le reflet du sens fait partie des principales formes d’écoute réflexive, avec notamment les reformulations et le reflet de l’émotion. La prescription, l’évaluation de l’adhésion et la correction d’une croyance ne sont pas des formes d’écoute réflexive.

20. Quelle pratique correspond à une bonne reformulation dans l’écoute réflexive ?

Terminer la phrase du patient afin de rendre son propos plus clair et plus rapide
Donner immédiatement un conseil concret afin de répondre à la difficulté exprimée
Interpréter la cause de son émotion pour mettre en évidence ce qu’il pense réellement
Vérifier la compréhension et inviter le patient à poursuivre sans répéter mécaniquement ses mots

Vérifier la compréhension et inviter le patient à poursuivre sans répéter mécaniquement ses mots

Explication

Une bonne reformulation vérifie la compréhension et permet au patient de poursuivre sa réflexion, sans répéter mécaniquement ses mots. Terminer ses phrases, interpréter sa pensée ou conseiller immédiatement sont précisément des pratiques à éviter.

21. Quel est l’objectif principal de l’écoute réflexive face au vécu exprimé par un patient ?

Interpréter ses propos pour identifier rapidement leur cause
Reformuler son vécu pour vérifier la compréhension et soutenir sa réflexion
Répéter ses paroles afin de mémoriser précisément son récit
Lui proposer une solution avant qu’il ne poursuive son explication

Reformuler son vécu pour vérifier la compréhension et soutenir sa réflexion

Explication

L’écoute réflexive reformule le vécu du patient afin de vérifier ce qui a été compris et de l’aider à approfondir sa réflexion. La répétition mot à mot ne permet pas d’explorer ce vécu ni de soutenir véritablement son élaboration.

22. Laquelle de ces attitudes correspond à l’écoute réflexive ?

Reformuler le sens exprimé sans interpréter ni compléter la pensée du patient
Donner immédiatement un conseil adapté à la situation décrite
Terminer la phrase du patient pour l’aider à préciser son idée
Répéter fidèlement chaque mot afin de rester neutre dans l’échange

Reformuler le sens exprimé sans interpréter ni compléter la pensée du patient

Explication

L’écoute réflexive consiste à reformuler le sens exprimé tout en laissant au patient la possibilité de poursuivre sa pensée. Terminer ses phrases, interpréter ou conseiller immédiatement détourne cette démarche de son objectif.

23. Après une reformulation, quelle intervention respecte le mieux le principe de l’écoute réflexive ?

Présenter au patient la cause que le professionnel juge la plus probable
Remplacer son récit par une interprétation clinique plus précise
Orienter sa réponse vers l’explication déjà retenue par le professionnel
Inviter le patient à formuler lui-même l’hypothèse qui lui paraît pertinente

Inviter le patient à formuler lui-même l’hypothèse qui lui paraît pertinente

Explication

Une reformulation efficace reste proche des propos du patient et l’encourage à construire sa propre hypothèse. Imposer une cause professionnelle réduit sa participation à la compréhension de son vécu.

24. Quelle réponse distingue correctement une question fermée d’une question ouverte ?

La question fermée demande un récit détaillé, tandis que la question ouverte appelle un oui ou non
La question fermée favorise la réflexion, tandis que la question ouverte conclut rapidement l’entretien
La question fermée appelle une réponse brève, tandis que l question ouverte invite à développer
La question fermée explore le vécu, tandis que la question ouverte vérifie un chiffre précis

La question fermée appelle une réponse brève, tandis que l question ouverte invite à développer

Explication

Une question fermée appelle une réponse courte, comme un oui, un non, une date ou un chiffre, alors qu’une question ouverte encourage le patient à raconter ou à réfléchir. Les autres formulations inversent ces fonctions.

25. Pour comprendre les habitudes et les difficultés d’un patient en ETP, quel type de question faut-il privilégier ?

Des questions conclusives qui vérifient une information déjà connue
Des questions chiffrées qui limitent l’échange aux données mesurables
Des questions ouvertes qui explorent son vécu, ses croyances et ses ressources
Des questions fermées qui imposent une réponse brève sur chaque difficulté

Des questions ouvertes qui explorent son vécu, ses croyances et ses ressources

Explication

Les questions ouvertes permettent d’explorer les habitudes, les difficultés, les croyances, les ressources, les motivations et l’environnement du patient. Les questions fermées servent plutôt à préciser une information particulière.

26. Que permet d’explorer la méthode QQQQCCP dans un questionnement ouvert ?

Qui, quoi, quel traitement, quelle cause, combien, comment et pour qui
Comment, combien, quelle solution, qui, quand, quoi et avec qui
Quand, où, quelle maladie, combien, qui, avec quoi et pourquoi
Qui, quoi, où, quand, comment, combien et pourquoi

Qui, quoi, où, quand, comment, combien et pourquoi

Explication

La méthode QQQQCCP explore successivement qui est concerné, ce qui se passe, où, quand, comment, combien et pourquoi. Les autres propositions remplacent plusieurs dimensions de cette grille par des éléments qui n’en font pas partie.

27. Quel rôle le professionnel joue-t-il principalement dans un questionnement collectif ?

Il dirige chaque prise de parole afin de maintenir une progression identique pour tous
Il fournit les réponses attendues pour transmettre rapidement les connaissances essentielles
Il facilite les échanges afin de faire émerger les expériences et la réflexion du groupe
Il corrige les participants avant qu’ils ne développent leurs propres explications

Il facilite les échanges afin de faire émerger les expériences et la réflexion du groupe

Explication

Dans le questionnement collectif, le professionnel agit comme facilitateur et aide le groupe à réfléchir à partir des expériences des participants. Donner toutes les réponses transformerait l’atelier en cours magistral.

28. Quelle famille de questions sert à faire participer les différents membres d’un groupe ?

L’interpellation, qui ouvre la discussion par une première sollicitation
La circulation, qui invite plusieurs participants à partager leur expérience
Le recentrage, qui maintient les échanges autour du thème prévu
La synthèse, qui rassemble les idées essentielles à la fin de l’atelier

La circulation, qui invite plusieurs participants à partager leur expérience

Explication

La circulation vise à faire participer les différents membres du groupe et à partager leurs expériences. L’interpellation démarre les échanges, le recentrage maintient le fil conducteur et la synthèse consolide les apprentissages.

29. Comment un animateur doit-il favoriser les apprentissages lors d’un atelier d’ETP ?

En répondant directement aux questions pour éviter les explications divergentes
En encourageant les échanges entre participants avant d’apporter lui-même une réponse
En organisant les interventions autour d’un exposé conduit principalement par l’animateur
En corrigeant chaque réponse dès son énoncé afin de préserver la justesse du contenu

En encourageant les échanges entre participants avant d’apporter lui-même une réponse

Explication

L’animateur doit favoriser les échanges entre participants afin que leurs expériences contribuent à la réflexion collective. Répondre ou corriger immédiatement chaque intervention réduit cette dynamique et rapproche l’atelier d’un enseignement magistral.

30. Quelle séquence correspond au modèle DPD dans un échange avec un patient ?

Vérifier la compréhension, transmettre l’information, puis demander la permission
Explorer les connaissances, demander la permission, puis vérifier la compréhension
Demander une décision, présenter les risques, puis explorer les connaissances
Donner une explication complète, questionner les connaissances, puis conclure

Explorer les connaissances, demander la permission, puis vérifier la compréhension

Explication

Le modèle DPD signifie Demander–Partager–Demander : le professionnel explore d’abord les connaissances, obtient l’accord pour informer, puis vérifie ce que le patient a compris et peut utiliser. Une explication donnée avant d’explorer les connaissances ne respecte pas cette séquence.

31. Quelle stratégie d’information est la plus adaptée en éducation thérapeutique du patient ?

Transmettre quelques informations comprises et directement utilisables
Fournir des recommandations générales avant d’explorer les besoins
Privilégier les informations très techniques pour renforcer la précision
Présenter toutes les données disponibles lors d’une seule consultation

Transmettre quelques informations comprises et directement utilisables

Explication

L’ETP privilégie une quantité limitée d’informations que le patient comprend réellement et peut mettre en pratique. Une information exacte mais trop abondante ou imposée risque d’être moins utile qu’un contenu plus restreint et approprié.

32. Quel objectif caractérise le mieux l’entretien motivationnel ?

Renforcer la motivation intrinsèque du patient dans une relation collaborative
Faire appliquer rapidement une conduite recommandée par l’équipe soignante
Obtenir l’adhésion du patient grâce à des arguments imposés par le professionnel
Remplacer les hésitations du patient par des consignes détaillées et directives

Renforcer la motivation intrinsèque du patient dans une relation collaborative

Explication

L’entretien motivationnel est une communication collaborative et centrée sur la personne qui fait émerger les propres motivations du patient. Convaincre par une motivation extérieure imposée ne correspond pas à cette approche.

33. Dans quel ordre les quatre processus de l’entretien motivationnel sont-ils généralement présentés ?

Évoquer, planifier, engager, puis focaliser
Engager, focaliser, évoquer, puis planifier
Focaliser, engager, planifier, puis évoquer
Planifier, évoquer, focaliser, puis engager

Engager, focaliser, évoquer, puis planifier

Explication

Les quatre processus sont engager, focaliser, évoquer et planifier, dans cette progression générale. La planification intervient après l’émergence de la motivation et non avant celle-ci.

34. Comment l’entretien motivationnel interprète-t-il la résistance exprimée par un patient ?

Comme une erreur de compréhension à corriger par une explication plus longue
Comme une preuve que le patient refuse toute discussion sur sa santé
Comme une opposition personnelle qu’il faut réfuter par davantage d’arguments
Comme un signal appelant une adaptation de la stratégie ou du moment

Comme un signal appelant une adaptation de la stratégie ou du moment

Explication

La résistance indique que le patient n’est peut-être pas prêt ou que la stratégie proposée ne lui convient pas, ce qui invite le professionnel à s’ajuster. La combattre comme un défaut risque de renforcer la dynamique d’opposition.

35. Quelle formulation relève du discours-changement plutôt que du discours-maintien ?

« Les boissons sucrées m’aident à garder mes habitudes actuelles. »
« Je pourrais commencer par réduire les boissons sucrées cette semaine. »
« Je ne vois pas d’intérêt à modifier mon alimentation maintenant. »
« Changer demanderait trop d’efforts dans mon organisation actuelle. »

« Je pourrais commencer par réduire les boissons sucrées cette semaine. »

Explication

Cette formulation exprime une intention et une capacité à évoluer, qui caractérisent le discours-changement. Les autres formulations présentent des raisons de conserver la situation actuelle et relèvent du discours-maintien.

36. Qu’est-ce qui définit la décision médicale partagée selon la HAS ?

Une sélection par le patient d’une option sans discussion avec le soignant
Un échange d’informations et une délibération aboutissant à un accord commun
Une recommandation clinique appliquée après une information générale du patient
Une décision professionnelle présentée au patient pour recueillir son accord formel

Un échange d’informations et une délibération aboutissant à un accord commun

Explication

La décision médicale partagée associe l’échange d’informations, la délibération et une décision de santé acceptée d’un commun accord. Une décision principalement imposée par le professionnel ne relève pas de ce modèle.

37. Quels éléments sont réunis dans le modèle des trois cercles de la décision médicale partagée ?

Symptômes déclarés, résultats biologiques et calendrier des consultations
Données scientifiques, expertise clinique et valeurs du patient
Préférences du soignant, contraintes administratives et coût du traitement
Consentement signé, prescription médicale et programme de suivi

Données scientifiques, expertise clinique et valeurs du patient

Explication

Le modèle croise les données scientifiques, l’expertise clinique du soignant et les valeurs, préférences et projets de vie du patient. Les éléments administratifs ou le calendrier des consultations ne constituent pas les trois cercles.

38. Dans une décision médicale partagée, quelle est la répartition des rôles entre le patient et le professionnel ?

Le professionnel choisit l’option adaptée, puis le patient confirme cette décision
Le patient décide en dernier ressort, tandis que le professionnel informe et accompagne
Les deux parties délèguent la décision finale à une recommandation médicale générale
Le patient fournit ses préférences, tandis que le professionnel tranche entre les options

Le patient décide en dernier ressort, tandis que le professionnel informe et accompagne

Explication

Le patient conserve la décision finale, et le professionnel apporte l’information, son expertise ainsi qu’un soutien à la délibération. Faire du professionnel l’arbitre final transforme la démarche en décision principalement paternaliste.

39. Que prévoit l’article L.1111-4 du Code de la santé publique concernant les actes médicaux et les traitements ?

Ils sont décidés par le professionnel lorsque le bénéfice médical paraît probable
Ils peuvent être réalisés après une information délivrée à la famille
Ils nécessitent le consentement libre et éclairé de la personne
Ils requièrent l’accord du patient lorsque plusieurs traitements présentent la même efficacité

Ils nécessitent le consentement libre et éclairé de la personne

Explication

Le principe légal est qu’aucun acte médical ni traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne, dans le cadre rappelé par les lois de 2002 et de 2009. L’information de la famille ou l’évaluation du bénéfice ne remplace pas ce consentement.

40. Dans un programme d’éducation thérapeutique du patient, quelle affirmation décrit correctement le consentement ?

Le patient signe un engagement qui l’oblige à suivre toutes les séances prévues.
Le professionnel décide de l’inscription, puis le patient confirme sa participation après le programme.
Le patient signe un consentement éclairé, tandis que sa participation reste libre et volontaire.
Le patient participe librement, mais la signature du consentement n’est pas nécessaire.

Le patient signe un consentement éclairé, tandis que sa participation reste libre et volontaire.

Explication

L’entrée dans un programme d’ETP nécessite la signature d’un formulaire de consentement éclairé, tandis que la participation demeure libre et volontaire. Confondre l’obligation de formaliser le consentement avec une obligation de participer dénature le principe d’autonomie du patient.

41. Quel élément doit figurer dans le formulaire de consentement éclairé d’un programme d’ETP ?

L’obligation de poursuivre le programme jusqu’à son terme, avec une renonciation au suivi médical.
Le droit d’interrompre le programme à tout moment, avec les informations relatives aux données et à la confidentialité.
La liste des traitements prescrits, sans mention des responsables ni des droits d’accès aux informations.
La possibilité de modifier les objectifs du professionnel, sans indication sur l’usage des données personnelles.

Le droit d’interrompre le programme à tout moment, avec les informations relatives aux données et à la confidentialité.

Explication

Le formulaire doit notamment préciser le caractère volontaire de la participation, le droit d’interrompre le programme, ainsi que les règles de protection et de partage des données. Interrompre l’ETP ne signifie pas renoncer au suivi médical, car ces deux éléments relèvent de décisions distinctes.

42. Que recouvre la communication non verbale dans la relation de soins ?

Les signaux transmis par la posture, le regard, les gestes, la voix, la distance et les silences.
Les informations exprimées par des termes médicaux, des consignes écrites et des explications orales.
Les échanges réalisés à distance au moyen d’un téléphone, d’un courrier ou d’une messagerie sécurisée.
Les messages formulés par le patient lorsqu’il décrit ses symptômes et répond aux questions du professionnel.

Les signaux transmis par la posture, le regard, les gestes, la voix, la distance et les silences.

Explication

La communication non verbale regroupe les signaux qui passent sans les mots, comme la posture, le regard, les gestes, le ton de la voix, la distance et les silences. Les explications orales et les descriptions de symptômes appartiennent principalement à la communication verbale.

43. Comment faut-il interpréter les pourcentages 7/38/55 souvent attribués à Mehrabian ?

Ils donnent une répartition générale valable pour chaque échange entre un patient et un professionnel.
Ils mesurent la part respective de la posture, du regard et de la distance dans toute relation de soins.
Ils établissent que les mots transmettent moins d’informations que les gestes dans chaque conversation.
Ils proviennent d’un contexte précis et ne s’appliquent pas à toutes les situations de communication.

Ils proviennent d’un contexte précis et ne s’appliquent pas à toutes les situations de communication.

Explication

Les pourcentages 7/38/55 ont été généralisés au-delà du contexte expérimental auquel ils correspondaient et ne décrivent pas toutes les communications. Ils ne permettent donc pas de mesurer de façon universelle la valeur respective des mots et des signaux non verbaux.

44. Quelle pratique correspond à une posture véritablement centrée sur le patient ?

Construire les décisions avec lui en tenant compte de son rythme, de ses priorités et de ses choix.
Lui laisser déterminer seul les décisions afin de respecter pleinement son autonomie personnelle.
Appliquer le même plan de soins à chaque personne pour garantir une prise en charge équitable.
Orienter ses choix vers les objectifs professionnels afin d’assurer une meilleure observance.

Construire les décisions avec lui en tenant compte de son rythme, de ses priorités et de ses choix.

Explication

Une posture centrée sur le patient associe la prise en compte de ses préférences à un accompagnement professionnel dans la construction des décisions. Le laisser décider sans soutien confond autonomie et absence d’accompagnement, alors que la démarche repose sur une collaboration.

45. Lorsqu’un professionnel adopte une approche centrée sur le patient, quels éléments doit-il intégrer à son analyse ?

Ses demandes immédiates, ses connaissances médicales, ses capacités financières et ses relations familiales.
Ses préférences alimentaires, ses habitudes quotidiennes, ses loisirs et ses projets professionnels futurs.
Son vécu, ses connaissances, ses émotions, ses ressources, ses contraintes, ses valeurs et ses objectifs de vie.
Ses résultats biomédicaux, son diagnostic, son traitement prescrit et ses paramètres cliniques principaux.

Son vécu, ses connaissances, ses émotions, ses ressources, ses contraintes, ses valeurs et ses objectifs de vie.

Explication

L’approche centrée sur le patient considère simultanément son expérience, ses connaissances, ses émotions, ses ressources, ses contraintes, ses valeurs et ses objectifs de vie. Une analyse limitée aux données biomédicales néglige les facteurs personnels qui influencent les décisions et leur mise en œuvre.

46. Selon Alain Golay, quelle attitude fait partie des cinq attitudes complémentaires d’un entretien centré sur le patient ?

Adopter une neutralité distante, éviter les émotions et laisser le patient proposer seul toutes les solutions.
Privilégier l’expertise biomédicale, limiter les échanges personnels et vérifier l’application des consignes.
Convaincre rapidement le patient, fixer ses objectifs et corriger ses résistances au moyen d’arguments précis.
Manifester une empathie associée à une intention authentique de comprendre et à une acceptation inconditionnelle.

Manifester une empathie associée à une intention authentique de comprendre et à une acceptation inconditionnelle.

Explication

Alain Golay décrit notamment l’empathie, l’intention authentique de comprendre et l’acceptation inconditionnelle, avec un intérêt ouvert et un effort d’objectivité. Une posture visant d’abord à convaincre ou à imposer les objectifs s’éloigne de cette démarche centrée sur le patient.

47. Que décrit le modèle du malentendu dans la communication entre un patient et un professionnel ?

Un écart possible entre l’intention du patient et l’interprétation du professionnel
Une opposition entre les demandes exprimées par deux professionnels de santé
Une différence entre les connaissances médicales du patient et celles du professionnel
Une rupture de communication provoquée par l’absence de langage non verbal

Un écart possible entre l’intention du patient et l’interprétation du professionnel

Explication

Ce modèle met en évidence l’écart possible entre ce que le patient souhaite exprimer et ce que le professionnel croit comprendre, sous l’effet de filtres communicationnels. L’écart de connaissances médicales concerne une autre dimension de la relation de soins et n’explique pas directement le malentendu décrit.

48. Quel enchaînement représente correctement le processus de communication dans le modèle du malentendu ?

Intention du soignant, gestes du patient, mots répétés, décision médicale finale
Intention du patient, mots prononcés, mots entendus par le soignant, interprétation du soignant
Interprétation du soignant, mots prononcés, intention du patient, réaction du patient
Mots entendus, intention du patient, réponse du soignant, mots finalement prononcés

Intention du patient, mots prononcés, mots entendus par le soignant, interprétation du soignant

Explication

La communication suit le passage de l’intention initiale du patient vers les mots prononcés, puis entendus et enfin interprétés par le soignant. Les autres séquences inversent ces étapes ou attribuent à tort l’intention initiale au soignant.

49. Une patiente acquiesce après une explication, mais son expression et ses gestes semblent traduire une incompréhension. Quelle conduite professionnelle réduit le mieux le risque de malentendu ?

Changer de sujet afin de limiter la gêne créée par son expression
Conclure qu’elle a compris puisque son acquiescement indique son accord
Répéter les mêmes termes médicaux avec un débit plus rapide
Reformuler l’explication, vérifier sa compréhension et demander des précisions

Reformuler l’explication, vérifier sa compréhension et demander des précisions

Explication

La reformulation, la vérification de la compréhension, les demandes de précisions et l’attention au non-verbal relèvent d’une écoute active qui limite les malentendus. Répéter des termes techniques sans contrôler le sens compris ne permet pas de vérifier l’interprétation de la patiente.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 71 flashcards sur Communication thérapeutique en ETP.

Que sont les phases d’acceptation de la maladie ?

Des repères cliniques pour adapter communication, apprentissage et attentes.

Quelles sont les six phases initiales d’acceptation de la maladie ?

Choc, dénégation, révolte, marchandage, capacité dépressive, acceptation.

Quelles phases supplémentaires distingue l’adaptation ETP ?

Résignation et pseudo-acceptation.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Communication thérapeutique en ETP.

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