QCM : Urgences lacrymales et nasales — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle structure est principalement infectée lors d’une dacryocystite aiguë ?

Le sac lacrymal
Le tendon canthal médial
La graisse orbitaire
Le sinus ethmoïdal

Le sac lacrymal

Explication

La dacryocystite aiguë est principalement une infection du sac lacrymal, responsable d’une inflammation douloureuse de la région médiocanthale. Une atteinte ethmoïdale ou orbitaire correspondrait plutôt à un diagnostic différentiel comportant d’autres signes associés.

2. Où se situe typiquement la douleur d’une dacryocystite aiguë ?

Dans la partie latérale de la paupière supérieure
Au-dessus du tendon canthal médial
Immédiatement sous le tendon canthal médial
Au centre de la région rétro-orbitaire

Immédiatement sous le tendon canthal médial

Explication

La douleur caractéristique siège immédiatement sous le tendon canthal médial et peut s’accompagner d’une impossibilité récente de vidanger le sac lacrymal. Une localisation supérieure, latérale ou rétro-orbitaire est moins évocatrice de cette affection.

3. Quels signes constituent la triade clinique caractéristique de la dacryocystite aiguë ?

Ecchymose, anesthésie et sécheresse
Œdème, diplopie et mydriase
Rougeur, douleur et chaleur
Pâleur, prurit et froideur

Rougeur, douleur et chaleur

Explication

La tuméfaction médiocanthale de la dacryocystite aiguë associe classiquement rougeur, douleur et chaleur. La diplopie ou la mydriase orienteraient davantage vers une atteinte orbitaire ou neurologique.

4. Quel signe associé impose une imagerie en urgence chez un patient présentant une tuméfaction médiocanthale ?

Une douleur modérée à la palpation
Un larmoiement ancien isolé
Une oculomotricité douloureuse
Une rougeur localisée sans autre signe

Une oculomotricité douloureuse

Explication

Une oculomotricité douloureuse remet en question le diagnostic simple de dacryocystite aiguë et fait rechercher une extension orbitaire par imagerie urgente. Les autres éléments peuvent rester compatibles avec une forme localisée.

5. Quel élément distingue principalement une diverticulite aiguë d’une dacryocystite aiguë ?

Le sac lacrymal est distendu sous tension avec larmoiement chronique
La tuméfaction reste strictement centrée sous le tendon canthal médial
La tuméfaction s’étend plus latéralement dans la paupière inférieure
La douleur est absente malgré une inflammation médiocanthale

La tuméfaction s’étend plus latéralement dans la paupière inférieure

Explication

La diverticulite aiguë provoque une douleur et une distension qui s’étendent davantage latéralement dans la paupière inférieure, avec un larmoiement généralement absent. Une tuméfaction centrée sous le tendon canthal médial évoque plutôt une dacryocystite aiguë.

6. Quel profil clinique évoque une colique lacrymale plutôt qu’une dacryocystite aiguë ?

Une masse ferme ancienne devenant inflammatoire en quelques heures
Une tuméfaction rouge, chaude et douloureuse avec un sac distendu sous tension
Une douleur médiocanthale diffuse accompagnée d’une lyse osseuse
Une douleur progressivement croissante avec un sac peu dilaté mais très douloureux

Une douleur progressivement croissante avec un sac peu dilaté mais très douloureux

Explication

La colique lacrymale associe une douleur progressivement croissante, un œdème médicanthal parfois important et un sac peu dilaté mais extrêmement douloureux. La dacryocystite aiguë se caractérise plutôt par un sac distendu sous tension.

7. Quel traitement constitue la prise en charge initiale d’une dacryocystite aiguë ?

Un traitement médical associant antalgiques et antibiotiques per os à large spectre
Une incision immédiate du sac lacrymal sous anesthésie locale
Une dacryocystorhinostomie à chaud réalisée dès le diagnostic
Une résection lésionnelle suivie d’une surveillance clinique

Un traitement médical associant antalgiques et antibiotiques per os à large spectre

Explication

Le traitement initial est médical et associe notamment antalgiques, antibiotiques per os à large spectre, anti-inflammatoires et, selon la règle décrite, un traitement local. La chirurgie est réservée à l’échec du traitement ou aux formes incontrôlables.

8. Dans quelle situation une incision du sac lacrymal peut-elle être discutée ?

Après la disparition complète de la douleur et de l’inflammation
Lorsque la douleur reste insomniante après environ 24 heures de traitement médical bien conduit
Lorsqu’un larmoiement chronique persiste depuis plusieurs mois
Dès qu’une rougeur médiocanthale apparaît sans traitement préalable

Lorsque la douleur reste insomniante après environ 24 heures de traitement médical bien conduit

Explication

Une incision du sac lacrymal se discute lorsque la douleur demeure insomniante après environ 24 heures de traitement médical correctement conduit. Une intervention immédiate sans tentative thérapeutique ou après résolution clinique ne correspond pas à cette règle.

9. Sous traitement, quel délai distingue l’évolution habituelle de la douleur et celle de l’abcès lors d’une dacryocystite aiguë ?

La douleur et l’abcès persistent habituellement pendant plusieurs semaines.
La douleur cède en environ une semaine et l’abcès guérit en moins de 12 heures.
La douleur cède en moins de 12 heures et l’abcès guérit en environ une semaine.
La douleur et l’abcès régressent tous deux en moins de 12 heures.

La douleur cède en moins de 12 heures et l’abcès guérit en environ une semaine.

Explication

Le traitement fait habituellement disparaître la douleur en moins de 12 heures, tandis que la guérison de l’abcès demande environ une semaine. Confondre ces deux délais revient à attribuer à l’abcès la rapidité de régression de la douleur.

10. Quelle évolution doit être redoutée devant un gonflement palpébral important et douloureux au cours d’une dacryocystite aiguë ?

Une extension vers une cellulite orbitaire.
Une période muette précédant une récidive tardive.
Une régression rapide de l’œdème palpébral.
Une fistulisation spontanée avec diminution de l’inflammation.

Une extension vers une cellulite orbitaire.

Explication

Un gonflement palpébral important et douloureux fait craindre une extension vers une cellulite orbitaire, qui constitue une aggravation. La fistulisation spontanée a au contraire tendance à faire cesser la douleur et à réduire l’inflammation cutanée.

11. Quelle mesure peut prévenir la récidive d’une dacryocystite aiguë après une période muette de plusieurs semaines ou mois ?

Une intubation réalisée uniquement après une récidive douloureuse.
Une surveillance clinique sans intervention des voies lacrymales.
Une nouvelle antibiothérapie prescrite lors de chaque période muette.
Une dacryocystorhinostomie réalisée à froid.

Une dacryocystorhinostomie réalisée à froid.

Explication

Une dacryocystite aiguë peut récidiver après une période silencieuse, et une dacryocystorhinostomie à froid peut prévenir cette récidive. Une antibiothérapie répétée traite un épisode infectieux mais ne corrige pas le terrain obstructif sous-jacent.

12. Quelle proposition décrit le mieux l’évolution habituelle d’une canaliculite virale ?

Elle disparaît rapidement après drainage, sans risque d’obstacle des voies lacrymales.
Elle évolue de façon imprévisible, guérit généralement sans séquelle, mais peut entraîner un obstacle canaliculaire retardé.
Elle reste limitée à une inflammation locale qui nécessite une intervention instrumentale précoce.
Elle progresse régulièrement vers une infection orbitaire avec séquelles fonctionnelles durables.

Elle évolue de façon imprévisible, guérit généralement sans séquelle, mais peut entraîner un obstacle canaliculaire retardé.

Explication

L’évolution d’une canaliculite virale est imprévisible et généralement résolutive sans séquelle, mais un obstacle canaliculaire peut apparaître dans les jours ou semaines suivants. Une résolution habituelle n’exclut donc pas cette complication retardée.

13. Quelle conduite associe correctement le traitement aigu et les précautions liées à une canaliculite virale ?

Des antiviraux per os, sans hospitalisation, avec des mesures d’hygiène tant que l’adénopathie prétragienne persiste.
Une hospitalisation avec antiviraux injectables jusqu’à la disparition complète de l’adénopathie prétragienne.
Une chirurgie immédiate des canalicules avec isolement jusqu’à la guérison de l’obstacle.
Des antibiotiques locaux avec hospitalisation dès l’apparition d’une adénopathie prétragienne.

Des antiviraux per os, sans hospitalisation, avec des mesures d’hygiène tant que l’adénopathie prétragienne persiste.

Explication

Le traitement aigu repose sur des antiviraux administrés par voie orale et ne nécessite pas d’hospitalisation, tandis que l’hygiène vise à limiter la contagiosité pendant l’adénopathie prétragienne. La présence de cette adénopathie impose donc des précautions, mais pas une hospitalisation systématique.

14. Quel calendrier correspond à la surveillance proposée après une canaliculite virale ?

Autosurveillance pendant un mois, suivie d’une exploration instrumentale uniquement en cas de douleur persistante.
Exploration instrumentale immédiate, puis contrôle mensuel pendant six mois sans autosurveillance.
Autosurveillance, exploration instrumentale différée, puis contrôles tous les 2 jours la première semaine et chaque semaine pendant un mois.
Contrôle quotidien pendant deux semaines, puis absence de suivi après la disparition des signes locaux.

Autosurveillance, exploration instrumentale différée, puis contrôles tous les 2 jours la première semaine et chaque semaine pendant un mois.

Explication

La surveillance associe une autosurveillance, une exploration instrumentale différée et un suivi rapproché, tous les 2 jours durant la première semaine puis chaque semaine pendant un mois. L’exploration n’est donc pas réalisée d’emblée, car elle est volontairement différée.

15. Quel résultat est associé à l’intubation bi-canaliculo-nasale selon le moment où elle est réalisée ?

Environ 30 % de bons résultats en phase aiguë contre près de 95 % à distance.
Près de 70 % de bons résultats dans les deux situations cliniques.
Environ 95 % de bons résultats en phase aiguë contre près de 30 % à distance.
Près de 95 % de bons résultats après un mois contre 30 % au premier jour.

Environ 95 % de bons résultats en phase aiguë contre près de 30 % à distance.

Explication

L’intubation bi-canaliculo-nasale obtient environ 95 % de bons résultats lorsqu’elle est réalisée en phase aiguë, contre environ 30 % à distance. Le principal piège consiste à inverser les résultats selon le moment de l’intervention.

16. Quelle définition correspond à une dacryocystocèle infectée ?

Une imperforation lacrymonasale simple chez le nouveau-né, sans dilatation ni complication infectieuse.
Une dilatation néonatale importante du sac lacrymal, liée à une imperforation lacrymonasale et compliquée d’une infection secondaire.
Une infection isolée du canalicule lacrymal apparaissant après une obstruction acquise.
Une dilatation du sac lacrymal chez l’adulte provoquée par une inflammation chronique.

Une dilatation néonatale importante du sac lacrymal, liée à une imperforation lacrymonasale et compliquée d’une infection secondaire.

Explication

La dacryocystocèle infectée associe une dilatation néonatale importante du sac lacrymal, une imperforation lacrymonasale et une infection secondaire. Une imperforation simple peut exister sans infection, ce qui ne suffit donc pas à définir cette affection.

17. Quel aspect clinique évoque une dacryocystocèle infectée chez le nouveau-né ?

Un œdème palpébral diffus apparu progressivement, associé à une disparition du creux sous-canthal.
Une masse latérale douloureuse apparue après la naissance, sans rapport avec le tendon canthal médial.
Une tuméfaction médicanthale bleutée ou rouge dès la naissance, sous le tendon canthal médial, avec creux sous-canthal conservé.
Une tuméfaction supérieure blanche apparaissant après plusieurs semaines, avec effacement du creux sous-canthal.

Une tuméfaction médicanthale bleutée ou rouge dès la naissance, sous le tendon canthal médial, avec creux sous-canthal conservé.

Explication

La présentation typique est une tuméfaction médicanthale bleutée ou rouge présente dès la naissance, située sous le tendon canthal médial, avec conservation du creux sous-canthal. La localisation, la précocité et le creux conservé permettent de la distinguer d’un œdème palpébral diffus.

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Qu'est-ce que la dacryocystite aiguë ?

Une infection du sac lacrymal provoquant une inflammation douloureuse médiocanthale.

Où siège la douleur dans la dacryocystite aiguë ?

Immédiatement sous le tendon canthal médial.

Quelle difficulté peut accompagner la douleur dans la dacryocystite aiguë ?

Une impossibilité récente de vidanger le sac lacrymal.

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