★ À maîtriser
📌 Le déficit antéhypophysaire peut être global ou sélectif, isolé ou associé à un déficit posthypophysaire, acquis ou congénital, organique ou fonctionnel, et lié à l’hypophyse, à l’hypothalamus ou à la tige pituitaire.
📌 Lorsqu’une insuffisance antéhypophysaire est suspectée, les cinq grandes fonctions hypophysaires doivent être explorées.
Compléments
Déficit global ou sélectif, isolé ou associé
★ À maîtriser
Les signes généraux comprennent la fatigue, la frilosité, la lenteur motrice et idéatoire, une peau pâle, fragile et froide, des cheveux fins et soyeux, ainsi qu’une dépilation axillo-pubienne complète.
Une tumeur hypophysaire peut provoquer un syndrome tumoral intracrânien avec céphalées rétro-orbitaires ou bitemporales rebelles aux antalgiques, troubles visuels, atteinte des nerfs crâniens ou rhinorrhée de liquide céphalo-rachidien.
Compléments
📌 L’insuffisance antéhypophysaire entraîne une dépigmentation des organes génitaux externes et des aréoles mammaires avec conservation de la coloration des muqueuses.
Masse hypophysaire → céphalées, troubles visuels ou atteinte des nerfs crâniens
★ À maîtriser
Le déficit gonadotrope est évoqué chez la femme par un œstradiol inférieur à 30 pg/ml avec des concentrations de FSH et de LH normales ou basses, et chez l’homme par une testostérone inférieure à 3 ng/ml avec des gonadotrophines non élevées.
Le déficit thyréotrope associe des hormones thyroïdiennes libres basses à une TSH non élevée, donc inadaptée au faible taux hormonal.
Le déficit corticotrope est évoqué par une cortisolémie inférieure à 200 nmol/l avec une ACTH basse ou non élevée, et confirmé par l’absence de réponse du cortisol au Synacthène ou par un test de stimulation corticotrope.
Le déficit somatotrope est exploré par l’IGF-1 puis le plus souvent par des tests dynamiques, notamment l’hypoglycémie insulinique, l’arginine ou l’ornithine, la GHRH, le propranolol ou le glucagon.
La stimulation somatotrope est considérée comme suffisante si le pic de GH atteint au moins 20 mUI/l, tandis qu’un seuil de 3 ng/ml est plus spécifique et qu’un déficit sévère correspond à une GH inférieure à 10 mU/L.
Compléments
Dosage basal → test dynamique → distinction hypophysaire ou hypothalamique
Les causes organiques hypothalamiques comprennent: le craniopharyngiome, les tumeurs comme les germinomes et les gliomes, les métastases, la sarcoïdose, l’histiocytose X, la tuberculose, la radiothérapie hypothalamo-hypophysaire, les traumatismes
Les causes organiques hypophysaires comprennent:
Les causes fonctionnelles comprennent: les pathologies psychiatriques, les obésités majeures, les dénutritions sévères, les maladies générales graves, les traitements inducteurs d’hyperprolactinémie, les morphiniques, les traitements du syndrome de Cushing ou par corticoïdes, la contraception orale prolongée
Atteinte organique ≠ atteinte fonctionnelle
★ À maîtriser
📌 L’insuffisance antéhypophysaire aiguë est une urgence thérapeutique nécessitant la compensation des pertes hydriques, l’administration intraveineuse d’hydrocortisone, la correction du déficit thyroïdien et le traitement de la cause de la décompensation.
Compléments
Liquides → hydrocortisone IV → thyroxine → traitement causal
★ À maîtriser
📌 Le traitement substitutif de l’axe corticotrope repose sur l’hydrocortisone orale à 10–25 mg/m², avec éducation du patient, carte de traitement et recours à la voie intraveineuse en cas de décompensation aiguë.
📌 La L-thyroxine est prescrite à environ 1,5 ± 0,3 μg/kg chez l’adulte et doit être débutée après correction du déficit corticotrope, avec un objectif de FT4 dans la moitié supérieure de l’intervalle normal.
Compléments
Cortisol d’abord, thyroxine ensuite, puis GH et hormones sexuelles
Principaux déficits hormonaux
| Déficit | Signes cliniques | Confirmation biologique |
|---|---|---|
| Corticotrope | Asthénie, hypotension, troubles digestifs, hypoglycémie | Cortisol bas avec ACTH basse ou inadaptée |
| Thyréotrope | Frilosité, prise de poids, constipation, bradycardie | Hormones thyroïdiennes libres basses avec TSH non élevée |
| Gonadotrope | Baisse de libido ou aménorrhée froide, infertilité | Hormones sexuelles basses avec gonadotrophines non élevées |
| Somatotrope | Adiposité abdominale, baisse de force, cassure staturale chez l’enfant | IGF-1 puis tests dynamiques de stimulation de la GH |
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