QCM : Allaitement et préparation des biberons (20 questions)
Questions et réponses du QCM
1. Chez le nouveau-né, quelle réduction des hospitalisations pour infection respiratoire est associée à l’allaitement maternel ?
59 %
50 %
72 %
35 %
72 %
Explication
La réduction associée aux hospitalisations pour infection respiratoire est de 72 %. Le taux de 50 % concerne les infections respiratoires, celui de 35 % les infections ORL et celui de 59 % les diarrhées infectieuses.
2. Une famille souhaite suivre la recommandation de l’OMS pour l’alimentation de son enfant. Quel calendrier doit-elle retenir ?
Allaitement exclusif jusqu’à douze mois, puis poursuite avec diversification
Allaitement exclusif jusqu’à quatre mois, puis diversification jusqu’à douze mois
Allaitement exclusif jusqu’à six mois, puis poursuite avec diversification jusqu’à au moins douze mois
Allaitement jusqu’à six mois, puis arrêt au début de la diversification
Allaitement exclusif jusqu’à six mois, puis poursuite avec diversification jusqu’à au moins douze mois
Explication
La recommandation distingue l’allaitement exclusif jusqu’à six mois de sa poursuite avec diversification jusqu’à au moins douze mois. L’allaitement exclusif prolongé confond les deux périodes, l’arrêt à six mois omet la poursuite, et le début à quatre mois avance la diversification.
3. Au cours de la seconde moitié de la grossesse, quelle évolution de la lactation est attendue en présence des hormones placentaires ?
La demande du bébé calibre déjà la production de lait avant l’accouchement
La prolactine lance une production abondante de lait, sans frein placentaire
L’ocytocine permet la production de colostrum, freinée par les hormones placentaires
La prolactine permet la production de colostrum, freinée par les hormones placentaires
La prolactine permet la production de colostrum, freinée par les hormones placentaires
Explication
Pendant la seconde moitié de la grossesse, la prolactine permet la production de colostrum, mais les hormones placentaires en freinent l’action. La production de lait démarre après leur disparition, et le calibrage selon la demande intervient ensuite.
4. Après une tétée, une personne pense que l’augmentation du taux de prolactine détermine directement le volume de lait produit. Quelle interprétation est correcte ?
La prolactine, sécrétée par l’antéhypophyse, permet la production sans régler le volume
L’ocytocine, sécrétée par la posthypophyse, permet la production sans régler le volume
La prolactine, sécrétée par la posthypophyse, permet la production sans régler le volume
La prolactine, sécrétée par l’antéhypophyse, déclenche l’éjection et règle le volume
La prolactine, sécrétée par l’antéhypophyse, permet la production sans régler le volume
Explication
La prolactine est sécrétée par l’antéhypophyse et permet la production de lait, mais son taux ne règle pas le volume produit. L’éjection relève de l’ocytocine, et la posthypophyse est le site de sécrétion de cette dernière.
5. Lors d’une tétée, quelle hormone provoque la contraction des cellules myoépithéliales et l’éjection du lait ?
La prolactine, sécrétée par la posthypophyse
L’ocytocine, sécrétée par la posthypophyse
Le facteur inhibiteur de la lactation, présent dans le lait
La prolactine, sécrétée par l’antéhypophyse
L’ocytocine, sécrétée par la posthypophyse
Explication
L’ocytocine, sécrétée par la posthypophyse, contracte les cellules myoépithéliales et provoque l’éjection du lait. La prolactine permet sa production, tandis que le facteur inhibiteur de la lactation freine localement cette production.
6. Un sein reste plein après des tétées espacées. Quel effet l’accumulation du facteur inhibiteur de la lactation (FIL) produit-elle localement ?
Le FIL diminue et freine la production dans ce sein
Le FIL s’accumule et augmente la production dans ce sein
Le FIL s’accumule et déclenche l’éjection du lait dans ce sein
Le FIL s’accumule et freine la production dans ce sein
Le FIL s’accumule et freine la production dans ce sein
Explication
Quand le sein reste plein, le FIL présent dans le lait s’accumule et freine localement la production. Un sein vidé fait diminuer le FIL et augmenter la production; l’éjection, elle, est déclenchée par l’ocytocine.
7. Après une naissance sans complication, quelle mesure précoce est recommandée pour favoriser l’adaptation du nouveau-né et la réussite de l’allaitement ?
Commencer les tétées à la demande après les premières heures
Proposer la première tétée dans la demi-heure suivant la naissance
Garder le nouveau-né près de sa mère pendant toute la journée
Installer le nouveau-né en peau à peau pendant au moins une heure dès la naissance
Installer le nouveau-né en peau à peau pendant au moins une heure dès la naissance
Explication
Le peau à peau dès la naissance, pendant au moins une heure, favorise à la fois l’adaptation du nouveau-né et la réussite de l’allaitement. La première tétée précoce, la cohabitation et les tétées à la demande sont des conseils distincts.
8. Un nourrisson a trois semaines et est allaité. Quel rythme de tétées est conseillé ?
Des tétées à la demande, généralement 10 à 12 par 24 heures
Des tétées chronométrées, généralement 6 à 8 par 24 heures
Des tétées à la demande, généralement 6 à 8 par 24 heures
Des tétées à intervalles fixes, généralement 10 à 12 par 24 heures
Des tétées à la demande, généralement 10 à 12 par 24 heures
Explication
Le premier mois, les tétées sont proposées à la demande, sans horaires ni chronométrage, et leur fréquence indicative est de 10 à 12 par 24 heures. Le rythme de 6 à 8 tétées correspond à la période suivante; les horaires fixes et le chronométrage déforment la recommandation.
9. Une mère souhaite allaiter, mais son nouveau-né présente une galactosémie. Quelle conduite s’applique au regard des contre-indications à l’allaitement ?
L’allaitement reste indiqué après vérification des médicaments maternels
L’allaitement est contre-indiqué seulement en cas de VIH maternel
L’allaitement reste indiqué si les tétées sont plus fréquentes
L’allaitement est contre-indiqué en raison de la galactosémie
L’allaitement est contre-indiqué en raison de la galactosémie
Explication
La galactosémie fait partie des contre-indications à l’allaitement, au même titre que le VIH maternel. Une fréquence accrue des tétées ou une vérification médicamenteuse ne supprime pas cette contre-indication.
10. Une mère présente d’abord des douleurs du mamelon liées à une mauvaise prise du sein, puis une tétée douloureuse et incomplète. Quelle évolution peut suivre si la difficulté persiste ?
Un engorgement, puis une mastite et éventuellement un abcès du sein
Une insuffisance de lait, puis une mastite et éventuellement un engorgement
Un abcès du sein, puis une mastite et éventuellement un engorgement
Une mastite, puis un engorgement et éventuellement une crevasse
Un engorgement, puis une mastite et éventuellement un abcès du sein
Explication
Une mauvaise prise peut déclencher une chaîne allant des douleurs du mamelon à une tétée douloureuse et incomplète, puis à l’engorgement, la mastite et parfois l’abcès. Placer la mastite avant l’engorgement inverse la progression; l’abcès n’est pas le premier stade.
11. Une mère allaitante présente une mastite avec une zone rouge et chaude sur un sein. Quelle conduite est appropriée ?
Poursuivre l’allaitement, augmenter les mises au sein, appliquer du froid avant la tétée et réévaluer après deux jours
Poursuivre l’allaitement, espacer les mises au sein, appliquer du froid après la tétée et demander un avis médical
Poursuivre l’allaitement, augmenter les mises au sein, appliquer du froid après la tétée et demander un avis médical
Suspendre l’allaitement, augmenter les mises au sein, appliquer du froid après la tétée et demander un avis médical
Poursuivre l’allaitement, augmenter les mises au sein, appliquer du froid après la tétée et demander un avis médical
Explication
En cas de mastite, l’allaitement est poursuivi et les mises au sein augmentées; du froid est appliqué après la tétée, un avis médical est demandé et la situation réévaluée toutes les 12 à 24 heures. Espacer ou suspendre les tétées va à l’encontre de la conduite recommandée; appliquer le froid avant la tétée ou différer la réévaluation ne respecte pas non plus les consignes.
12. Avant la sortie de maternité, une mère signale des difficultés d’allaitement. Quelle démarche l’infirmier doit-il entreprendre ?
Évaluer la quantité de lait, conseiller des horaires fixes, puis réévaluer après la sortie
Observer au moins deux tétées, évaluer la position, la prise et l’efficacité, puis corriger tôt si nécessaire
Observer une tétée, évaluer la position et la prise, puis orienter sans intervenir
Rassurer la mère, recommander un complément, puis observer les tétées à domicile
Observer au moins deux tétées, évaluer la position, la prise et l’efficacité, puis corriger tôt si nécessaire
Explication
Face à une difficulté, l’infirmier observe au moins deux tétées avant la sortie, évalue la position, la prise du sein et l’efficacité, puis corrige rapidement les techniques inadaptées. L’observation d’une seule tétée est insuffisante, et l’évaluation ne se limite pas à la quantité de lait.
13. Une mère installe son bébé au sein. Quelle configuration favorise une bonne prise du sein ?
Bébé face au sein, corps aligné, bouche grande ouverte et nez enfoui dans le sein
Bébé tourné vers le plafond, corps aligné, bouche grande ouverte et menton dégagé
Bébé face au sein, corps aligné, bouche peu ouverte et mamelon pris seul
Bébé face au sein, corps aligné, bouche grande ouverte et menton au sein
Bébé face au sein, corps aligné, bouche grande ouverte et menton au sein
Explication
Une bonne prise associe un bébé face au sein, l’oreille, l’épaule et la hanche alignées, une bouche grande ouverte prenant largement l’aréole, le menton au sein, le nez dégagé et les lèvres retroussées. La position tournée vers le plafond désoriente le bébé, la prise du seul mamelon est insuffisante et le nez doit rester dégagé.
14. Après la montée de lait, quels signes indiquent le mieux qu’une tétée est efficace ?
Bébé calme, absence de déglutition audible et seins tendus et indolores en fin de tétée
Méconium éliminé, déglutition audible et seins souples et indolores en fin de tétée
Joues gonflées, déglutition audible, lait dans la bouche et seins tendus et douloureux en fin de tétée
Joues gonflées, déglutition audible, lait dans la bouche et seins souples et indolores en fin de tétée
Joues gonflées, déglutition audible, lait dans la bouche et seins souples et indolores en fin de tétée
Explication
Après la montée de lait, les joues gonflées, la déglutition audible et le lait visible dans la bouche témoignent d’une tétée efficace ; les seins sont souples et indolores en fin de tétée. Le calme seul ne suffit pas, le méconium est un signe d’une autre période et des seins tendus et douloureux ne correspondent pas au signe décrit.
15. Une personne prépare un biberon et veut suivre la procédure d’hygiène et de distribution. Quel enchaînement convient ?
Se laver les mains, vérifier le matériel, verser l’eau, ajouter la poudre, mélanger, contrôler puis distribuer et conserver le reste
Se laver les mains, vérifier le matériel, verser l’eau, ajouter la poudre, réchauffer avant de mélanger puis distribuer et jeter le reste
Se laver les mains, vérifier le matériel, verser l’eau, ajouter la poudre, mélanger, contrôler puis distribuer et jeter le reste
Se laver les mains, vérifier le matériel, ajouter la poudre, verser l’eau, mélanger, contrôler puis distribuer et jeter le reste
Se laver les mains, vérifier le matériel, verser l’eau, ajouter la poudre, mélanger, contrôler puis distribuer et jeter le reste
Explication
La préparation prévoit le lavage des mains et la vérification du matériel, puis l’eau avant la poudre, le mélange, un éventuel réchauffage et le contrôle de la température. Le biberon est distribué immédiatement, le reste rejeté et le matériel lavé ; mettre la poudre d’abord inverse l’ordre, réchauffer avant le mélange modifie la séquence et conserver le reste ne respecte pas la procédure.
16. Pour préparer un biberon avec 180 mL d’eau, combien de mesurettes faut-il ajouter selon le dosage indiqué ?
5 mesurettes
3 mesurettes
7 mesurettes
6 mesurettes
6 mesurettes
Explication
Le nombre de mesurettes se calcule en divisant le volume d’eau par 30 : 180÷30=6. Diviser 30 par le volume inverse le calcul, utiliser 60 mL par mesurette change le rapport et compter sur le volume final ne correspond pas à la formule.
17. Un biberon vient d’être préparé à 19 °C et un autre a été réchauffé. Quels sont leurs délais maximaux de conservation respectifs ?
1 heure et 30 minutes
30 minutes pour chacun
30 minutes et 1 heure
1 heure pour chacun
1 heure et 30 minutes
Explication
À température ambiante de 18 à 20 °C, le biberon se conserve au maximum 1 heure, tandis qu’un biberon réchauffé se conserve au maximum 30 minutes. Les réponses inversant les délais confondent les deux situations ; les autres appliquent un délai unique à tort.
18. Après avoir lavé un biberon et ses accessoires, une personne les essuie avec un torchon propre. Quelle pratique devrait-elle adopter à la place ?
Les ranger encore humides dans une enceinte froide
Les rincer à l’eau chaude sans les laisser sécher
Les laisser sécher à l’air, sans torchon
Les essuyer avec un torchon propre et sec
Les laisser sécher à l’air, sans torchon
Explication
Le séchage doit se faire à l’air, car l’essuyage au torchon est déconseillé. L’essuyage au torchon reprend précisément la pratique à éviter ; le rangement humide ou le simple rinçage ne remplace pas le séchage.
19. Pour évaluer le risque microbiologique de deux formes de lait infantile, quelle distinction faut-il faire entre la poudre et le lait liquide ?
La poudre est stérile, tandis que le lait liquide ne l’est pas
La poudre et le lait liquide ne sont pas stériles
La poudre et le lait liquide sont stériles
La poudre n’est pas stérile, tandis que le lait liquide l’est
La poudre n’est pas stérile, tandis que le lait liquide l’est
Explication
La poudre de lait infantile n’est pas stérile, contrairement au lait liquide. L’inversion des statuts attribue mal la stérilité, tandis que les réponses donnant le même statut aux deux formes effacent cette distinction.
20. Dans une collectivité, une équipe veut réduire les risques microbiologiques liés aux biberons. Quelle organisation correspond aux mesures de prévention recommandées ?
Préparation au dernier moment, conservation sans limite de température et formation facultative
Préparation anticipée, maintien à température ambiante et contrôle visuel des biberons
Hygiène des mains, conservation à température modérée et suppression des autocontrôles
Hygiène des mains, préparation au dernier moment et chaîne du froid à 4 °C au maximum
Hygiène des mains, préparation au dernier moment et chaîne du froid à 4 °C au maximum
Explication
La prévention repose notamment sur l’hygiène des mains et du personnel, la préparation au dernier moment, le respect de la chaîne du froid à 4 °C au maximum, les autocontrôles de type HACCP et la formation. Les autres organisations anticipent la préparation, dépassent la limite de froid ou écartent des moyens de prévention.
Révisez avec les flashcards
Mémorisez les réponses avec 56 flashcards sur Allaitement et préparation des biberons.
Selon Raimond E., Leloux N. et Gabriel R., quelle réduction des infections ORL est associée à l’allaitement ?
35 %.
Selon Raimond E., Leloux N. et Gabriel R., quelle réduction des hospitalisations pour infection respiratoire est associée à l’allaitement ?
72 %.
Jusqu’à quel âge l’OMS recommande-t-elle l’allaitement exclusif ?