QCM : Prévention bucco-dentaire (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En santé buccale, que désigne la prévention ?

Les soins apportés après l’apparition d’une maladie pour en réduire les symptômes
L’ensemble des moyens visant à empêcher l’apparition ou l’aggravation des maladies et leurs conséquences à long terme
La recherche précoce d’une affection afin de la soigner avant son aggravation
L’ensemble des mesures prises pour prévenir les maladies, comme le scellement des sillons et la fluoration

L’ensemble des moyens visant à empêcher l’apparition ou l’aggravation des maladies et leurs conséquences à long terme

Explication

La prévention regroupe des moyens médicaux et médico-sociaux destinés à empêcher l’apparition ou l’aggravation des maladies et leurs conséquences à long terme. La prophylaxie désigne des mesures préventives, le dépistage précoce vise une affection déjà présente et les soins curatifs interviennent après son apparition.

2. Comment définit-on la prophylaxie en santé buccale ?

Le traitement précoce d’une affection buccale afin d’en réduire les conséquences
L’ensemble des mesures prises pour prévenir les maladies, comme l’éducation à l’hygiène, le scellement des sillons et la fluoration
L’acquisition de connaissances sur l’hygiène buccale sans intervention préventive au cabinet
L’ensemble des moyens médicaux et médico-sociaux destinés à limiter l’apparition ou l’aggravation des maladies

L’ensemble des mesures prises pour prévenir les maladies, comme l’éducation à l’hygiène, le scellement des sillons et la fluoration

Explication

La prophylaxie rassemble des mesures destinées à prévenir les maladies, notamment l’éducation à l’hygiène bucco-dentaire, le scellement des sillons et la fluoration. Les moyens médicaux et médico-sociaux relèvent de la définition plus large de la prévention, tandis que le traitement précoce concerne une affection présente.

3. Une patiente sans affection buccale reçoit des conseils et des mesures destinés à éviter qu’une maladie apparaisse. À quel niveau de prévention cette démarche correspond-elle ?

À une démarche curative, qui vise à traiter les symptômes d’une affection
À la prévention secondaire, qui vise à soigner précocement une affection
À la prévention tertiaire, qui vise à éviter les récidives d’une maladie
À la prévention primaire, qui vise à éviter l’apparition d’une maladie

À la prévention primaire, qui vise à éviter l’apparition d’une maladie

Explication

La prévention primaire intervient avant l’apparition de la maladie pour l’éviter. Le traitement précoce relève de la prévention secondaire, tandis que l’évitement des récidives correspond à la prévention tertiaire.

4. Un programme d’éducation bucco-dentaire transmet des connaissances, entraîne des gestes, travaille les valeurs et tient compte de l’environnement de vie. Quelles dimensions de l’éducation à la santé mobilise-t-il ?

Les connaissances, les gestes et les valeurs, mais pas l’environnement
Le savoir-être et l’environnement, sans les connaissances ni les gestes pratiques
Le savoir et le savoir-faire, sans les représentations ni le contexte de vie
Le savoir, le savoir-faire, le savoir-être et la dimension environnementale

Le savoir, le savoir-faire, le savoir-être et la dimension environnementale

Explication

L’éducation à la santé développe le savoir, le savoir-faire et le savoir-être, dans un environnement susceptible de déterminer les comportements. Réduire le programme aux connaissances, aux gestes ou aux attitudes écarte une ou plusieurs de ces dimensions.

5. Un enfant de 18 ans est concerné par le programme BBD. À quelle fréquence les examens sont-ils prévus dans la tranche d’âge couverte ?

Une fois, à un âge choisi entre 3 ans et 24 ans révolus
Chaque année, de 3 ans à 24 ans révolus
Tous les deux ans, de 3 ans à 24 ans révolus
Chaque année, de 3 ans jusqu’à 25 ans révolus

Chaque année, de 3 ans à 24 ans révolus

Explication

Les examens bucco-dentaires du BBD sont annualisés de 3 ans à 24 ans révolus. Un examen isolé ou une fréquence biennale ne respecte pas cette périodicité, et la borne indiquée ne va pas jusqu’à 25 ans révolus.

6. Pour un examen bucco-dentaire pris en charge selon la répartition habituelle, quelle part revient à l’AMO et quelle part à l’AMC ?

40 % à l’AMO et 60 % à l’AMC
100 % à l’AMO et 0 % à l’AMC
50 % à l’AMO et 50 % à l’AMC
60 % à l’AMO et 40 % à l’AMC

60 % à l’AMO et 40 % à l’AMC

Explication

La répartition habituelle est de 60 % pour l’assurance maladie obligatoire (AMO) et de 40 % pour l’assurance maladie complémentaire (AMC). L’inversion des parts, la prise en charge intégrale par l’AMO et le partage égal correspondent à d’autres répartitions.

7. Une patiente souhaite réaliser l’examen bucco-dentaire lié à la grossesse. Quelle période d’éligibilité s’applique ?

Du quatrième mois de grossesse jusqu’au dernier jour du sixième mois après l’accouchement
Du premier mois de grossesse jusqu’au dernier jour du sixième mois après l’accouchement
Du quatrième mois de grossesse jusqu’au dernier jour du neuvième mois après l’accouchement
Du quatrième mois de grossesse jusqu’au jour de l’accouchement

Du quatrième mois de grossesse jusqu’au dernier jour du sixième mois après l’accouchement

Explication

L’examen est accessible du quatrième mois de grossesse jusqu’au dernier jour du sixième mois après l’accouchement. Le début n’est pas le premier mois et la période ne s’arrête pas à l’accouchement ni ne se prolonge jusqu’au neuvième mois après celui-ci.

8. Lors de la planification de soins prophylactiques au cabinet, quel ensemble comprend les actes cités comme tels ?

Détartrage, scellement des sillons, nettoyage professionnel et application de vernis ou de gel fluoré
Questionnaire médical, détection microbiologique, radiographies et orientation spécialisée
Interrogatoire, questionnaire médical, examen radiologique et tests salivaires
Affiches, brochures, séances éducatives et suivi des comportements

Détartrage, scellement des sillons, nettoyage professionnel et application de vernis ou de gel fluoré

Explication

Les soins prophylactiques au cabinet comprennent le détartrage, le scellement des sillons, le nettoyage professionnel et l’application de vernis ou de gel fluoré. Les questionnaires, examens et tests servent à évaluer les risques, tandis que les affiches et séances relèvent de la promotion ou de l’éducation à la santé.

9. Quel effet du fluor contribue directement à rendre l’émail moins vulnérable aux attaques acides ?

Il neutralise directement les acides alimentaires.
Il augmente la production de salive protectrice.
Il accélère la déminéralisation de l’émail.
Il accroît la résistance de l’émail aux acides.

Il accroît la résistance de l’émail aux acides.

Explication

Le fluor accroît la résistance de l’émail aux acides et limite ainsi sa déminéralisation. L’accélération de la déminéralisation inverse son effet, la production salivaire n’est pas l’action décrite et la neutralisation directe des acides alimentaires confond les mécanismes.

10. Une dent est encore en formation chez un enfant, tandis qu’un adulte applique un produit fluoré au contact de ses dents. Quelle distinction décrit correctement ces deux situations ?

La voie systémique s’incorpore à l’émail en formation; la voie topique agit au contact des surfaces dentaires, mais cesse après la formation des dents.
La voie systémique s’incorpore à l’émail en formation; la voie topique agit au contact des surfaces dentaires et peut être utilisée toute la vie.
La voie topique s’incorpore à l’émail en formation; la voie systémique agit au contact des surfaces dentaires et peut être utilisée toute la vie.
La voie systémique agit au contact des surfaces dentaires; la voie topique s’incorpore à l’émail en formation et peut être utilisée toute la vie.

La voie systémique s’incorpore à l’émail en formation; la voie topique agit au contact des surfaces dentaires et peut être utilisée toute la vie.

Explication

Le fluor systémique est incorporé à l’émail pendant sa formation, alors que le fluor topique agit au contact des surfaces et peut être utilisé tout au long de la vie. L’inversion des voies confond leurs mécanismes, et limiter l’action topique à la période de formation en méconnaît la durée.

11. Pour un enfant de 12 kg, quelle posologie systémique maximale quotidienne résulte de la dose indiquée, en tenant compte du plafond prévu ?

0,05 mg par 24 heures
6 mg par 24 heures
0,6 mg par 24 heures
1 mg par 24 heures

0,6 mg par 24 heures

Explication

La dose calculée est 12×0,05=0,6 mg12 \times 0{,}05 = 0{,}6\text{ mg} par 24 heures, valeur inférieure au maximum de 1 mg. Retenir 1 mg oublie que le plafond n’est pas la dose systématique, 6 mg traduit une erreur de facteur et 0,05 mg néglige le poids.

12. Un enfant reçoit du fluor par l’eau et par un médicament; quelle mesure de prévention du surdosage faut-il appliquer, en particulier pendant la formation des dents ?

Additionner les apports systémiques et en surveiller la quantité totale.
Évaluer séparément chaque apport systémique sans calculer leur total.
Augmenter les apports systémiques pendant la formation des dents.
Surveiller les produits topiques en écartant les sources systémiques.

Additionner les apports systémiques et en surveiller la quantité totale.

Explication

Les apports de fluor par voie systémique s’additionnent et doivent être surveillés afin d’éviter le surdosage, notamment pendant la formation des dents. Les évaluer séparément masque leur cumul, la période de formation appelle à la vigilance et les produits topiques ne remplacent pas la surveillance des apports systémiques.

13. Un enfant de 5 ans apprend à se brosser les dents; quelle consigne correspond à son âge ?

Se brosser deux fois par jour seul, avec la méthode Boubou sur les quatre secteurs et un petit pois de dentifrice.
Se brosser une fois par jour sous contrôle parental, avec la méthode Boubou sur les quatre secteurs et une compresse humide.
Se brosser deux fois par jour sous contrôle parental, avec la méthode BROS sur les quatre secteurs et un petit pois de dentifrice.
Se brosser deux fois par jour sous contrôle parental, avec la méthode Boubou sur les quatre secteurs et un petit pois de dentifrice.

Se brosser deux fois par jour sous contrôle parental, avec la méthode Boubou sur les quatre secteurs et un petit pois de dentifrice.

Explication

De 3 à 6 ans, le brossage se fait deux fois par jour sous contrôle parental, selon la méthode Boubou sur les quatre secteurs, avec une quantité de dentifrice de la taille d’un petit pois. Le brossage seul correspond à un âge plus avancé, BROS est la méthode à partir de 9 ans, et la compresse humide concerne les tout-petits.

14. À partir de 9 ans, quelle séquence de gestes correspond à la méthode BROS lors du brossage ?

Brosser le haut et le bas ensemble, faire des mouvements rotatifs, incliner la brosse à 45° et suivre un trajet autour des dents.
Brosser le haut et le bas séparément, faire des mouvements rotatifs, incliner la brosse à 45° et suivre un trajet autour des dents.
Brosser le haut et le bas séparément, faire le rouleau sur les incisives, incliner la brosse à 45° et suivre un trajet autour des dents.
Brosser le haut et le bas séparément, faire des mouvements rotatifs, tenir la brosse à plat et suivre un trajet autour des dents.

Brosser le haut et le bas séparément, faire des mouvements rotatifs, incliner la brosse à 45° et suivre un trajet autour des dents.

Explication

La méthode BROS associe le brossage séparé du haut et du bas, des mouvements rotatifs, une inclinaison à 45° et un trajet faisant le tour des dents. Le rouleau sur les incisives relève de la méthode intermédiaire, et tenir la brosse à plat ou brosser les deux arcades ensemble modifie les gestes prescrits.

15. Un enfant de 10 ans suit les recommandations de durée et de fréquence du brossage; quel programme lui convient ?

Deux minutes au total dans la journée, réparties entre deux brossages, avec la possibilité d’aller jusqu’à trois fois.
Deux minutes par brossage, deux fois par jour, sans possibilité d’un troisième brossage.
Deux minutes par brossage, deux fois par jour, avec la possibilité d’aller jusqu’à trois fois.
Deux minutes par brossage, une fois par jour, avec la possibilité d’aller jusqu’à trois fois.

Deux minutes par brossage, deux fois par jour, avec la possibilité d’aller jusqu’à trois fois.

Explication

À partir de 9 ans, le brossage dure deux minutes et peut être effectué deux fois, voire trois fois par jour. Deux minutes correspondent à chaque brossage, et la recommandation prévoit une fréquence possible de trois fois par jour.

16. Un patient souhaite réduire le risque bucco-dentaire lié à ses habitudes alimentaires. Quel ensemble de conseils correspond aux recommandations ?

Privilégier l’eau, boire entre les repas, conserver le grignotage et terminer par du fromage
Privilégier l’eau, boire pendant les repas, éviter le grignotage et terminer par une confiserie
Privilégier les boissons sucrées, boire pendant les repas, éviter le grignotage et terminer par du fromage
Privilégier l’eau, boire pendant les repas, éviter le grignotage et terminer par du fromage

Privilégier l’eau, boire pendant les repas, éviter le grignotage et terminer par du fromage

Explication

Ces conseils associent l’eau, les boissons prises au cours des repas, l’absence de grignotage et un aliment protecteur comme le fromage. Les boissons sucrées, le grignotage entre les repas et la confiserie finale correspondent chacun à une habitude déconseillée.

17. Une patiente cherche une aide après un repas, sans consommer de sucre. Quel effet peut-on attendre d’un chewing-gum sans sucre ?

Un effet cariogène et bactériostatique
Un effet cariostatique et bactériostatique
Un effet laxatif et digestif
Un effet cariostatique et bactéricide

Un effet cariostatique et bactériostatique

Explication

Les chewing-gums sans sucre ont un effet cariostatique et bactériostatique. L’effet cariogène inverse la première propriété, l’effet bactéricide exagère la seconde, et les effets laxatifs et digestifs concernent les édulcorants chez les jeunes enfants.

18. Dans le cadre des activités de prévention bucco-dentaire au cabinet, quelle responsabilité professionnelle s’applique à l’assistante dentaire ?

Contribuer à la prévention et à l’éducation sous sa propre responsabilité et son contrôle effectif
Contribuer à la prévention et à l’éducation sous la responsabilité du patient et le contrôle effectif de sa famille
Contribuer aux soins opératoires sous la responsabilité et le contrôle effectif du chirurgien-dentiste
Contribuer à la prévention et à l’éducation sous la responsabilité et le contrôle effectif du chirurgien-dentiste

Contribuer à la prévention et à l’éducation sous la responsabilité et le contrôle effectif du chirurgien-dentiste

Explication

L’assistante dentaire contribue aux activités de prévention et d’éducation bucco-dentaire, mais le chirurgien-dentiste en conserve la responsabilité et le contrôle effectif. L’autonomie de l’assistante, le contrôle par la famille et la confusion avec les soins opératoires déforment ce rôle.

19. Une assistante dentaire prépare une action d’éducation à l’hygiène bucco-dentaire pour un patient. Quelle démarche correspond à sa contribution éducative ?

Montrer les gestes, préparer un appareillage, contrôler la coopération et assurer un suivi éducatif
Informer le patient, lui montrer les gestes, organiser un atelier de brossage et assurer un suivi éducatif
Informer le patient, lui remettre une prescription, organiser un atelier de brossage et assurer un suivi médical
Informer le patient, lui montrer les gestes, organiser un atelier de brossage et assurer un suivi opératoire

Informer le patient, lui montrer les gestes, organiser un atelier de brossage et assurer un suivi éducatif

Explication

La contribution à l’éducation à l’hygiène bucco-dentaire comprend l’information, les démonstrations, les ateliers de brossage et le suivi éducatif. La prescription relève d’un autre acte, tandis que la préparation d’appareillages et le contrôle de la coopération concernent des contextes spécifiques comme l’ODF ou la parodontologie.

20. Lors d’une séance éducative, une patiente comprend les conseils mais ne sait pas encore les appliquer. Quelle étape permet de vérifier qu’elle peut réaliser elle-même le geste enseigné ?

Terminer en lui remettant un document
Lui demander d’identifier ses difficultés
Lui montrer une nouvelle fois le geste
Lui faire réaliser le geste à son tour

Lui faire réaliser le geste à son tour

Explication

La mise en pratique rend le patient acteur en lui faisant réaliser le geste enseigné. Montrer le geste relève de la démonstration, identifier les difficultés appartient à une étape antérieure et remettre un document s’inscrit dans la conclusion.

21. Un patient est prêt à modifier une habitude, mais il apprend lentement et paraît dépassé par le programme proposé. Quelle conduite est la plus adaptée ?

Réduire les actions et les adapter à son rythme d’apprentissage
Ajouter des objectifs puisque sa motivation est présente
Conserver les étapes prévues sans tenir compte de ses difficultés
Présenter toutes les actions prévues pour couvrir le programme

Réduire les actions et les adapter à son rythme d’apprentissage

Explication

La séance doit être adaptée au patient et à ses apprentissages : mieux vaut transmettre et faire moins d’actions, mais correctement. Tout présenter confond exhaustivité et efficacité, maintenir un programme ignore l’adaptation, et la motivation ne garantit pas que toutes les actions soient réalisables.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Prévention bucco-dentaire.

Qu’est-ce que la prévention en santé ?

L’ensemble des moyens médicaux et médico-sociaux visant à empêcher l’apparition ou l’aggravation des maladies et leurs conséquences à long terme.

Qu’est-ce que la prophylaxie ?

L’ensemble des mesures prises pour prévenir les maladies.

Quel est l’objectif de la prévention primaire ?

Éviter l’apparition des maladies.

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