QCM : Cardiologie aiguë et troubles électriques (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Entre les deux poumons, quelle structure constitue principalement la partie contractile du cœur ?

L’épicarde
L’endocarde
Les ventricules
Le myocarde

Le myocarde

Explication

Le myocarde est le tissu musculaire qui permet la contraction du cœur. L’endocarde tapisse l’intérieur, l’épicarde recouvre l’extérieur et les ventricules sont des cavités.

2. Un étudiant décrit le cœur comme deux pompes disposées en série. Quelle organisation anatomique correspond à cette description ?

Deux ventricules sans cavités auriculaires associées
Quatre pompes indépendantes, une par cavité
Quatre oreillettes réparties entre cœur droit et cœur gauche
Deux oreillettes et deux ventricules, répartis entre cœur droit et cœur gauche

Deux oreillettes et deux ventricules, répartis entre cœur droit et cœur gauche

Explication

Le cœur comporte deux oreillettes et deux ventricules, organisés en deux pompes en série, droite et gauche. Les autres descriptions confondent les types de cavités ou leur organisation fonctionnelle.

3. Un prélèvement montre qu’un vaisseau allant du cœur vers les poumons transporte du sang pauvre en oxygène. Comment faut-il le classer ?

Comme une artère systémique
Comme une veine systémique
Comme une veine pulmonaire
Comme une artère pulmonaire

Comme une artère pulmonaire

Explication

Une artère conduit le sang du cœur vers un organe, et l’artère pulmonaire constitue l’exception qui transporte du sang pauvre en oxygène. L’artère systémique transporte généralement du sang oxygéné, tandis que les veines ramènent le sang vers le cœur.

4. Après son oxygénation dans les poumons, quel trajet le sang emprunte-t-il pour rejoindre les organes ?

Veines pulmonaires, oreillette gauche, valve mitrale, ventricule gauche, aorte
Veines pulmonaires, oreillette droite, valve tricuspide, ventricule droit, aorte
Veines pulmonaires, oreillette gauche, valve tricuspide, ventricule gauche, aorte
Artère pulmonaire, oreillette gauche, valve mitrale, ventricule gauche, aorte

Veines pulmonaires, oreillette gauche, valve mitrale, ventricule gauche, aorte

Explication

Le sang oxygéné revient des poumons par les veines pulmonaires, passe dans l’oreillette gauche puis franchit la valve mitrale vers le ventricule gauche, qui l’éjecte dans l’aorte. Les autres trajets inversent le côté du cœur, la valve ou le vaisseau d’arrivée.

5. Pourquoi les artères coronaires sont-elles indispensables à l’activité de pompe du cœur ?

Elles conduisent le sang pauvre en oxygène vers les poumons
Elles apportent au cœur l’oxygène et l’énergie nécessaires
Elles ramènent au cœur le sang désoxygéné des organes
Elles distribuent aux organes le sang éjecté dans l’aorte

Elles apportent au cœur l’oxygène et l’énergie nécessaires

Explication

Les coronaires naissent de la partie initiale de l’aorte et vascularisent le cœur en lui apportant l’oxygène et l’énergie nécessaires. Le transport vers les poumons relève de l’artère pulmonaire, tandis que les autres choix attribuent aux coronaires des fonctions de retour ou de distribution générale.

6. Une obstruction coronaire apparaît rapidement chez un patient. Quelle conséquence directe peut compromettre le fonctionnement du myocarde ?

Une diminution du retour veineux provoquant une ischémie myocardique
Une augmentation de l’apport en oxygène provoquant une ischémie myocardique
Une perturbation électrique primaire sans baisse d’oxygénation myocardique
Une diminution de l’apport en oxygène provoquant une ischémie myocardique

Une diminution de l’apport en oxygène provoquant une ischémie myocardique

Explication

Une obstruction coronaire partielle ou totale réduit l’apport d’oxygène au myocarde et peut provoquer une ischémie, susceptible d’entraîner un syndrome coronaire aigu. Les autres choix inversent l’effet sur l’oxygénation ou substituent un autre mécanisme.

7. Pour examiner la perméabilité des coronaires et pouvoir éventuellement poser un stent, quel examen peut être réalisé par une artère du poignet ou de l’aine ?

Un électrocardiogramme
Une coronarographie
Une mesure de la pression artérielle
Une échographie cardiaque

Une coronarographie

Explication

La coronarographie examine la perméabilité des artères coronaires par voie artérielle, radiale ou fémorale, et peut permettre une intervention telle que la pose d’un stent. L’électrocardiogramme enregistre l’activité électrique, tandis que les autres examens proposés ne remplissent pas cet objectif.

8. Chez un patient, l’influx cardiaque naît dans l’oreillette droite et doit atteindre les ventricules avant leur contraction. Quel trajet de conduction est correct ?

Nœud sinusal, faisceau de His, nœud atrioventriculaire, myocarde ventriculaire
Nœud atrioventriculaire, nœud sinusal, faisceau de His, myocarde ventriculaire
Nœud sinusal, nœud atrioventriculaire, faisceau de His, myocarde ventriculaire
Nœud sinusal, nœud atrioventriculaire, myocarde auriculaire, faisceau de His

Nœud sinusal, nœud atrioventriculaire, faisceau de His, myocarde ventriculaire

Explication

L’influx naît dans le nœud sinusal de l’oreillette droite, passe par le nœud atrioventriculaire, puis emprunte le faisceau de His pour se propager dans le myocarde ventriculaire et déclencher sa contraction. Les autres trajets inversent les relais ou placent la propagation ventriculaire au mauvais endroit.

9. Chez une personne, quel élément correspond à un facteur de risque cardiovasculaire ?

Un symptôme présent qui indique qu’un accident cardiovasculaire est en cours
Une lésion artérielle apparue après un accident cardiovasculaire
Une anomalie biologique sans lien avec le risque cardiovasculaire
Un élément clinique, biologique ou anamnestique qui accroît le risque d’accident cardiovasculaire

Un élément clinique, biologique ou anamnestique qui accroît le risque d’accident cardiovasculaire

Explication

Un facteur de risque peut être clinique, biologique ou anamnestique, et sa présence ou son augmentation accroît le risque d’accident cardiovasculaire. Un symptôme actuel n’est pas la définition d’un facteur de risque, une lésion est une conséquence possible, et une anomalie sans lien avec le risque ne correspond pas à cette notion.

10. Une patiente souhaite réduire son risque futur d’infarctus en agissant sur ses facteurs de risque. Quelle démarche correspond à la prévention cardiovasculaire ?

Traiter une plaque compliquée après la survenue d’un accident cardiovasculaire
Réduire autant que possible ses facteurs de risque pour limiter l’athérosclérose
Repérer les symptômes sans chercher à modifier les facteurs de risque
Augmenter ses facteurs de risque pour renforcer l’adaptation des artères

Réduire autant que possible ses facteurs de risque pour limiter l’athérosclérose

Explication

La prévention cardiovasculaire vise à supprimer ou réduire les facteurs de risque afin de limiter l’athérosclérose et les événements cardiovasculaires. Traiter une complication intervient après sa survenue, augmenter les risques va à l’encontre de la prévention, et leur simple repérage ne les réduit pas.

11. Dans un dossier, on relève l’âge, le sexe masculin, une hypercholestérolémie et un tabagisme. Quels éléments appartiennent aux facteurs de risque non modifiables cités ?

L’âge et l’hypercholestérolémie
L’âge et le sexe masculin
Le sexe masculin et le tabagisme
L’hypercholestérolémie et le tabagisme

L’âge et le sexe masculin

Explication

Parmi les éléments cités, l’âge et le sexe masculin sont des facteurs non modifiables; l’hypercholestérolémie et le tabagisme ne sont pas rangés dans cette catégorie. Associer le tabagisme ou l’hypercholestérolémie à l’âge dans cette catégorie confond les groupes.

12. Dans une artère, des stries lipidiques s’épaississent à mesure que le LDL s’accumule et s’altère. Quelle évolution cellulaire contribue ensuite à la progression de la plaque ?

Une inflammation locale élimine les macrophages et résorbe la plaque
La réaction inflammatoire précède l’accumulation et l’altération du LDL
Les macrophages produisent le collagène qui constitue la chape fibreuse
Une inflammation locale recrute des macrophages qui absorbent le LDL

Une inflammation locale recrute des macrophages qui absorbent le LDL

Explication

L’accumulation et l’altération chimique du LDL dans la paroi déclenchent une inflammation locale, qui recrute des macrophages capables d’absorber le LDL. La plaque ne progresse pas par élimination des macrophages; le collagène est produit par d’autres cellules, et la réaction décrite suit l’accumulation et l’altération du LDL.

13. Un patient présente depuis une heure une douleur thoracique apparue brutalement. Quel tableau correspond le mieux à cette évolution ?

Un syndrome coronaire aigu
Un syndrome coronaire chronique évoluant depuis plusieurs mois
Un syndrome coronaire chronique apparaissant progressivement
Un angor chronique lié à une évolution de plusieurs années

Un syndrome coronaire aigu

Explication

Le syndrome coronaire aigu se caractérise par un début brutal et une évolution depuis quelques minutes, quelques heures ou quelques jours. Une évolution progressive sur plusieurs mois ou années évoque le syndrome chronique; le seul lien avec l’effort ne transforme pas un début brutal en évolution chronique.

14. Quelle description correspond à une douleur thoracique typique d’origine coronaire ?

Une douleur thoracique brève, liée à la respiration et sans sensation de serrement
Une douleur abdominale diffuse, sans irradiation vers le thorax ou les membres
Une douleur rétrosternale en barre, constrictive, pouvant irradier vers le cou ou le bras gauche
Une douleur lombaire en barre, irradiant vers les jambes et les pieds

Une douleur rétrosternale en barre, constrictive, pouvant irradier vers le cou ou le bras gauche

Explication

La douleur typique est rétrosternale en barre, souvent angoissante et constrictive, et peut irradier vers le cou, la mâchoire, les membres supérieurs ou les poignets. Une douleur abdominale isolée, une irradiation lombaire vers les jambes ou une douleur respiratoire sans serrement ne décrit pas ce tableau typique.

15. Une plaque coronaire rompue est recouverte par un caillot qui réduit l’arrivée de sang au muscle cardiaque. Quelle conséquence directe ce mécanisme provoque-t-il ?

Une augmentation de l’apport sanguin au myocarde
Une nécrose myocardique immédiate, quelle que soit la durée
Une cicatrice fibreuse avant toute atteinte du muscle
Une ischémie myocardique, partielle ou complète

Une ischémie myocardique, partielle ou complète

Explication

Le thrombus formé sur la plaque rompue entrave l’arrivée du sang au myocarde et provoque une ischémie, qui peut être partielle ou complète. L’ischémie n’est pas en elle-même une nécrose immédiate; la cicatrice apparaît après la nécrose, et le thrombus réduit plutôt qu’il n’augmente l’apport sanguin.

16. Après une lésion myocardique, une analyse sanguine mesure la protéine libérée par les cellules nécrosées afin d’étayer le diagnostic d’infarctus. Quel marqueur est recherché ?

L’ischémie myocardique
La troponine
Le segment ST
Le thrombus coronaire

La troponine

Explication

Les cellules myocardiques nécrosées relarguent de la troponine dans le sang, dont le dosage sert de marqueur d’infarctus. L’ischémie désigne une diminution de l’apport sanguin, le segment ST est un élément de l’ECG et le thrombus est un caillot, non la protéine dosée.

17. Un patient arrive aux urgences avec une douleur thoracique suspecte de SCA. Quelle conduite correspond à sa prise en charge immédiate ?

Réaliser une échocardiographie, puis installer le patient et commencer les traitements après confirmation biologique
Effectuer une coronarographie avant l’ECG, puis surveiller la pression artérielle après l’intervention
Évaluer les constantes, installer au lit, réaliser un ECG, poser une voie veineuse, monitorer et administrer les traitements indiqués
Administrer des dérivés nitrés et des antalgiques, puis réserver le monitoring aux patients présentant un trouble du rythme

Évaluer les constantes, installer au lit, réaliser un ECG, poser une voie veineuse, monitorer et administrer les traitements indiqués

Explication

La prise en charge initiale associe l’évaluation de la pression artérielle, de la SpO2 et de la fréquence cardiaque, l’ECG, une voie veineuse, le monitoring avec chariot d’urgence et les traitements adaptés. L’échocardiographie relève du bilan indiqué dans certaines situations, les nitrés ne remplacent pas les antiagrégants et l’ECG fait partie de l’évaluation immédiate.

18. Une patiente présente une douleur thoracique qui a régressé et son ECG ne montre pas de sus-décalage du segment ST. Quelle conduite est indiquée ?

Interrompre l’évaluation, car la régression de la douleur écarte un syndrome coronaire aigu
Surveiller, demander une évaluation cardiologique, doser les troponines et réaliser une échocardiographie
Réaliser une coronarographie en urgence immédiate en raison de la douleur régressée
Programmer une coronarographie dans les deux heures comme pour un SCA ST+

Surveiller, demander une évaluation cardiologique, doser les troponines et réaliser une échocardiographie

Explication

En l’absence de ST+ et après régression de la douleur, la conduite comprend surveillance, évaluation cardiologique, bilan de troponines et échocardiographie. La coronarographie immédiate correspond au ST+ ou à une douleur persistante, tandis que le délai de 24 à 72 heures concerne le SCA ST−.

19. Un patient présente un SCA sans sus-décalage du segment ST, avec une douleur transitoire attribuée à une obstruction coronaire généralement incomplète. Quel délai de coronarographie correspond à cette situation ?

Uniquement après l’apparition d’une insuffisance cardiaque
Dans les 24 à 72 heures
Après un an de traitement antiagrégant
Dans les deux heures

Dans les 24 à 72 heures

Explication

Le SCA ST− correspond généralement à une obstruction incomplète et impose une coronarographie dans les 24 à 72 heures. Le délai de deux heures est celui du SCA ST+, tandis que la surveillance et le bilan ne remplacent pas la coronarographie prévue.

20. Deux patients présentent un SCA sans sus-décalage du segment ST : chez le premier, les troponines ne sont pas élevées; chez le second, elles le sont. Comment classer leurs tableaux ?

Infarctus ST+ chez le premier, infarctus ST− chez le second
Infarctus ST− chez le premier, angor instable chez le second
Angor instable chez les deux, car leurs ECG ne montrent pas de ST+
Angor instable chez le premier, infarctus ST− ou NSTEMI chez le second

Angor instable chez le premier, infarctus ST− ou NSTEMI chez le second

Explication

Dans un SCA ST−, l’absence d’élévation des troponines correspond à un angor instable, alors que leur élévation indique un infarctus ST− ou NSTEMI. L’inversion des catégories confond ces deux situations, et un tableau ST− ne devient pas un infarctus ST+.

21. Lors d’une coronarographie, une artère coronaire est réparée par la pose d’un stent. Quel est l’objectif de cette angioplastie ?

Réduire le LDL-cholestérol afin de freiner l’athérosclérose
Dériver chirurgicalement le sang de l’aorte autour de l’artère atteinte
Confirmer l’atteinte coronaire sans modifier la circulation sanguine
Rétablir l’irrigation du territoire myocardique dépendant de l’artère traitée

Rétablir l’irrigation du territoire myocardique dépendant de l’artère traitée

Explication

L’angioplastie répare l’artère, généralement par pose d’un stent, afin de permettre la revascularisation du territoire myocardique qui en dépend. Le pontage contourne chirurgicalement une zone sténosée, la coronarographie peut être diagnostique, et la baisse du LDL relève du traitement hypocholestérolémiant.

22. Une équipe estime qu’une revascularisation par angioplastie est impossible en raison de lésions coronaires complexes et multiples. Quelle solution constitue l’alternative décrite ?

Une rééducation cardiovasculaire destinée à contourner les sténoses
Une angioplastie coronaire avec pose d’un stent supplémentaire
Une surveillance en soins intensifs sans stratégie de revascularisation
Un pontage aortocoronarien qui contourne les segments sténosés

Un pontage aortocoronarien qui contourne les segments sténosés

Explication

Le pontage aortocoronarien est une alternative lorsque l’angioplastie est impossible, notamment en cas de lésions complexes ou multiples; il dérive le sang pour contourner la zone sténosée. La pose d’un stent correspond à l’angioplastie, et la surveillance ou la rééducation ne remplacent pas cette stratégie de revascularisation.

23. Après une revascularisation pour SCA, quelle organisation des suites associe correctement surveillance, traitements et récupération ?

Surveiller en soins intensifs, arrêter les antiagrégants après l’intervention et traiter uniquement les symptômes persistants
Poursuivre les antiagrégants et les traitements cardioprotecteurs, mais différer le contrôle des facteurs de risque et la rééducation
Surveiller en soins intensifs, poursuivre les antiagrégants, débuter un IEC et un bêtabloquant, traiter les facteurs de risque et prévoir la rééducation à distance
Débuter la rééducation en soins intensifs, interrompre les antiagrégants et réserver les traitements cardioprotecteurs à la sortie

Surveiller en soins intensifs, poursuivre les antiagrégants, débuter un IEC et un bêtabloquant, traiter les facteurs de risque et prévoir la rééducation à distance

Explication

Après revascularisation, la prise en charge comprend la surveillance en soins intensifs, la poursuite des antiagrégants, le début d’un IEC et d’un bêtabloquant, la prise en charge des facteurs de risque et une rééducation cardiovasculaire à distance. La rééducation n’est pas le soin immédiat, et les antiagrégants ainsi que la prévention secondaire restent importants.

24. Un patient sort après un infarctus avec une bithérapie antiagrégante. Quelle stratégie temporelle est prévue pour ce traitement ?

Maintenir le KARDEGIC pendant un an, puis remplacer la bithérapie par un bêtabloquant seul
Poursuivre la bithérapie pendant un an, puis maintenir le KARDEGIC au long cours
Poursuivre la bithérapie au long cours, puis arrêter le KARDEGIC après un an
Poursuivre la bithérapie pendant un mois, puis maintenir le second antiagrégant au long cours

Poursuivre la bithérapie pendant un an, puis maintenir le KARDEGIC au long cours

Explication

Après un infarctus, la bithérapie antiagrégante est poursuivie pendant un an, puis le KARDEGIC est maintenu au long cours. La prolongation indéfinie de la bithérapie ou son arrêt précoce ne correspond pas à cette stratégie.

25. Un patient présente une fréquence cardiaque lente liée à une interruption de la connexion électrique cardiaque. Quel type de trouble décrit cette situation ?

Un trouble de la conduction
Un trouble du rythme
Un rythme sinusal adapté
Une tachycardie sinusale

Un trouble de la conduction

Explication

Une interruption ou un ralentissement de la connexion électrique correspond à un trouble de la conduction et se manifeste par une bradycardie. Le trouble du rythme renvoie à une activité électrique excessive, la tachycardie sinusale à un rythme rapide normal, et le rythme sinusal adapté au fonctionnement normal.

26. Deux patients ont une tachycardie de fréquence comparable, mais l’ECG de l’un indique une origine ventriculaire. Quel élément justifie de considérer son trouble comme plus grave ?

Sa fréquence comparable
Une origine supraventriculaire
Son origine ventriculaire
Un ralentissement de conduction

Son origine ventriculaire

Explication

La gravité d’un trouble du rythme dépend de la fréquence et surtout de son origine; une origine ventriculaire est grave. Se fonder sur la fréquence seule néglige l’origine, l’origine supraventriculaire n’est pas le facteur signalé ici, et le ralentissement de conduction désigne un autre trouble.

27. Comment appelle-t-on le rythme normal du cœur, fondé sur un timing adapté des signaux électriques qui déclenchent la contraction ?

Le rythme sinusal
La bradycardie de conduction
L’arythmie supraventriculaire
La tachycardie sinusale

Le rythme sinusal

Explication

Le rythme normal du cœur est appelé rythme sinusal et repose sur un timing adapté des signaux électriques. La tachycardie sinusale est un rythme rapide, l’arythmie supraventriculaire est un trouble du rythme, et la bradycardie de conduction traduit un ralentissement électrique.

28. Chez une personne, l’activation du nerf vague entraîne un ralentissement du rythme, une diminution de la force de contraction et une baisse de l’excitabilité. Quel système est activé ?

Le système de conduction ventriculaire
Le nœud sinusal
Le système parasympathique
Le système sympathique

Le système parasympathique

Explication

Le système parasympathique agit par le nerf vague et ralentit le rythme, la force de contraction et l’excitabilité. Le système sympathique, via le nerf cardiaque, augmente ces paramètres; le système de conduction ventriculaire et le nœud sinusal ne désignent pas les systèmes nerveux responsables de ces effets.

29. Une personne arrive avec une fréquence cardiaque de 135 battements par minute, reste consciente et présente une pression artérielle stable. Quelle conduite d’évaluation faut-il entreprendre ?

Rechercher les symptômes, évaluer conscience, pression artérielle et SpO2, réaliser un ECG et envisager un bilan biologique
Réaliser un bilan biologique, sans rechercher les symptômes ni effectuer d’ECG
Mesurer la pression artérielle et surveiller le pouls, sans effectuer d’ECG
Prévenir immédiatement le médecin et différer l’évaluation de la conscience et de la SpO2

Rechercher les symptômes, évaluer conscience, pression artérielle et SpO2, réaliser un ECG et envisager un bilan biologique

Explication

Devant une tachycardie supérieure à 120 battements par minute, il faut rechercher les symptômes, évaluer la conscience, la pression artérielle et la SpO2, réaliser un ECG et envisager un bilan biologique. Le bilan biologique seul omet l’évaluation initiale, l’alerte immédiate est indiquée en cas d’inconscience ou d’hypotension, et la surveillance sans ECG ne suit pas la conduite prévue.

30. L’ECG d’une personne tachycarde montre des QRS larges. Quelle origine faut-il évoquer ?

Une origine ventriculaire
Une origine supraventriculaire
Une origine sinusale
Une fibrillation atriale

Une origine ventriculaire

Explication

Une tachycardie à QRS larges fait évoquer une origine ventriculaire. L’origine sinusale ou supraventriculaire est plutôt associée aux QRS fins, tandis que la fibrillation atriale est caractérisée notamment par son irrégularité et l’absence d’onde P.

31. Un ECG montre une tachycardie irrégulière, sans onde P distincte et avec une trémulation de la ligne de base. Quel diagnostic correspond à cet ensemble de signes ?

Une fibrillation atriale
Une tachycardie sinusale
Une tachycardie ventriculaire
Un flutter

Une fibrillation atriale

Explication

La fibrillation atriale est généralement irrégulière, sans onde P, et présente une trémulation de la ligne de base; elle comporte un risque cardio-embolique nécessitant un traitement anticoagulant. La tachycardie ventriculaire est régulière à QRS larges, la tachycardie sinusale présente une onde P pour un QRS, et le flutter est décrit par un aspect en toit d’usine.

32. Chez une personne tachycarde, l’ECG montre un rythme régulier associé à des QRS larges. Quel tableau correspond le mieux à ces observations ?

Une tachycardie sinusale
Une fibrillation ventriculaire
Une fibrillation atriale
Une tachycardie ventriculaire

Une tachycardie ventriculaire

Explication

La tachycardie ventriculaire se présente comme une tachycardie régulière à QRS larges. La fibrillation ventriculaire correspond à un arrêt cardiorespiratoire, tandis que la fibrillation atriale est généralement irrégulière et que la tachycardie sinusale présente des QRS fins.

33. Un patient présentant une arythmie ventriculaire devient hypotendu tout en restant conscient et sans arrêt cardiaque. Quelle prise en charge immédiate est indiquée ?

Une surveillance simple jusqu’à une perte de conscience
Un choc électrique externe en urgence après une courte sédation
Un antiarythmique médicamenteux sans choc électrique
Une courte sédation sans choc électrique externe

Un choc électrique externe en urgence après une courte sédation

Explication

L’hypotension caractérise une mauvaise tolérance et impose un choc électrique externe en urgence; si le patient est instable mais pas en arrêt cardiaque, une courte sédation est réalisée. L’antiarythmique correspond à une bonne tolérance, attendre une perte de conscience retarde le traitement, et la sédation seule ne remplace pas le choc.

34. Un patient conscient et normotendu présente une arythmie ventriculaire bien tolérée. Quel traitement peut être retenu ?

Un antiarythmique médicamenteux comme la Cordarone
Un choc électrique externe administré en urgence
Une courte sédation sans traitement antiarythmique
Une prise en charge réservée à l’arrêt cardiaque

Un antiarythmique médicamenteux comme la Cordarone

Explication

Une arythmie ventriculaire bien tolérée chez un patient conscient et normotendu peut être traitée par un antiarythmique comme la Cordarone. Le choc électrique relève d’une mauvaise tolérance, l’arrêt cardiaque n’est pas présent ici, et la sédation seule ne constitue pas le traitement indiqué.

35. Une personne présente une fréquence cardiaque de 42 battements par minute, une confusion et une pression artérielle basse. Quelle conduite initiale convient ?

Surveiller la fréquence cardiaque et rechercher un facteur favorisant sans ECG
Évaluer la gravité, prévenir immédiatement le médecin, réaliser un ECG et rechercher un facteur favorisant
Demander un bilan biologique puis réévaluer la conscience et la pression artérielle
Réaliser un ECG et attendre son interprétation avant d’alerter le médecin

Évaluer la gravité, prévenir immédiatement le médecin, réaliser un ECG et rechercher un facteur favorisant

Explication

Pour une fréquence inférieure à 40–50 battements par minute, il faut évaluer les symptômes, la conscience, la pression artérielle et la SpO2; un trouble de conscience ou une hypotension impose de prévenir immédiatement le médecin, puis de réaliser un ECG et de rechercher un facteur favorisant. Attendre l’ECG ou le bilan retarde l’alerte, tandis qu’omettre l’évaluation ou l’ECG laisse de côté des étapes nécessaires.

36. Sur un ECG, un patient présente des ondes P régulières sans relation avec les QRS. Quel trouble cela caractérise-t-il ?

Une bradycardie liée à un bêtabloquant
Une dysfonction sinusale
Un bloc atrioventriculaire complet
Une absence complète d’ondes P

Un bloc atrioventriculaire complet

Explication

Le bloc atrioventriculaire complet se caractérise par l’absence de connexion entre les ondes P et les QRS. La dysfonction sinusale se manifeste plutôt par des ondes P rares ou absentes; l’absence complète d’ondes P n’est pas décrite ici, et un bêtabloquant est un facteur favorisant possible, pas le diagnostic électrocardiographique établi.

37. Un patient a une bradycardie très basse et symptomatique alors qu’un facteur réversible est en cours de recherche. Quel traitement peut accélérer initialement son cœur ?

L’atropine ou l’isoprénaline, tout en traitant le facteur réversible
Un antiarythmique destiné à ralentir davantage la fréquence cardiaque
La surveillance du facteur réversible sans traitement d’accélération
Un pacemaker comme mesure initiale, sans traitement médicamenteux

L’atropine ou l’isoprénaline, tout en traitant le facteur réversible

Explication

En cas de bradycardie très basse ou symptomatique, l’atropine ou l’isoprénaline peut accélérer initialement le cœur, tout en traitant le facteur réversible. Le pacemaker est envisagé si aucun facteur réversible n’explique le trouble; un médicament qui ralentit le cœur ou l’absence d’accélération ne répond pas à la situation décrite.

38. Après bilan, une patiente présente un trouble de conduction sans facteur favorisant réversible identifiable. Quelle option de prise en charge est envisagée ?

L’implantation d’un pacemaker
La correction d’un facteur réversible qui n’a pas été identifié
L’administration répétée d’atropine comme traitement définitif
Un antiarythmique médicamenteux pour traiter une arythmie ventriculaire

L’implantation d’un pacemaker

Explication

Lorsqu’aucun facteur favorisant réversible n’explique un trouble de conduction, l’implantation d’un pacemaker est envisagée. L’atropine peut accélérer initialement une bradycardie, mais ne remplace pas cette stratégie; un antiarythmique ventriculaire vise une autre situation, et un facteur non identifié ne peut être corrigé.

39. Un patient consulte pour une douleur thoracique aiguë. Quelle conduite initiale associe les mesures prévues pour sa prise en charge ?

Monitoring, ECG, repos strict à jeun et voie veineuse périphérique
Monitoring, radiographie thoracique, repos strict à jeun et voie veineuse périphérique
Monitoring, ECG, repos strict à jeun et voie veineuse centrale
Monitoring, ECG, alimentation légère et voie veineuse périphérique

Monitoring, ECG, repos strict à jeun et voie veineuse périphérique

Explication

La prise en charge initiale comprend le monitoring, un ECG, le repos strict à jeun et la pose d’une voie veineuse périphérique. La radiographie remplace à tort l’ECG, l’alimentation légère méconnaît le jeûne et la voie centrale confond les types d’accès veineux.

40. Après une douleur thoracique aiguë, un patient reste douloureux malgré le Perfalgan IV initial. Quel schéma antalgique est alors proposé ?

Titrer la morphine par bolus de 1 mg toutes les 2 minutes jusqu’au soulagement
Titrer la morphine par bolus de 2 mg toutes les 2 minutes jusqu’au soulagement
Titrer la morphine par bolus de 1 mg toutes les 5 minutes jusqu’au soulagement
Répéter le Perfalgan par bolus de 1 mg toutes les 2 minutes jusqu’au soulagement

Titrer la morphine par bolus de 1 mg toutes les 2 minutes jusqu’au soulagement

Explication

Si le Perfalgan 1 g IV ne soulage pas suffisamment, la morphine est titrée par bolus de 1 mg toutes les 2 minutes jusqu’au soulagement. Des bolus de 2 mg modifient la dose, un intervalle de cinq minutes modifie le rythme et le Perfalgan n’est pas la morphine titrée.

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Où se situe le cœur dans le thorax ?

Entre les deux poumons.

Combien de cavités le cœur comprend-il ?

Quatre cavités.

Dans quel sens une artère conduit-elle le sang ?

Du cœur vers un organe.

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