QCM : Pathologies coronariennes aiguës et chroniques (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lors de l’évaluation d’une douleur thoracique, quelle série d’éléments faut-il examiner en suivant le TILTP ?

Type, intensité, localisation, temps et facteurs provoquants
Type, intensité, localisation, température et pression artérielle
Intensité, localisation, temps, traitements et signes vitaux
Type, irradiation, localisation, traitement et facteurs de risque

Type, intensité, localisation, temps et facteurs provoquants

Explication

Le TILTP guide l’évaluation du type, de l’intensité, de la localisation, du temps et des facteurs provoquants. La température et la pression artérielle relèvent des paramètres vitaux, tandis que le traitement et les facteurs de risque ne remplacent pas les éléments du TILTP.

2. Une personne décrit une douleur constrictive et rétrosternale, irradiant au bras gauche et à la mâchoire, brutale et intense, qui persiste alors qu’elle est au repos. Quel tableau cette douleur évoque-t-elle ?

Une douleur non évocatrice d’un syndrome coronarien en raison du repos
Une douleur d’effort liée à une demande accrue en oxygène
Un syndrome coronarien chronique lié à une gêne qui cède au repos
Un syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST

Un syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST

Explication

Une douleur brutale, intense et persistante au repos, avec ces caractéristiques, évoque un SCA ST+. Une gêne qui cède au repos correspond plutôt au tableau d’effort du syndrome coronarien chronique.

3. Un patient présente un rétrécissement des artères coronaires par des plaques d’athérome, sans signe de rupture. À quel tableau cela correspond-il ?

Au syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du segment ST
À une coronaire dépourvue de plaque d’athérome
Au syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST
Au syndrome coronarien chronique

Au syndrome coronarien chronique

Explication

Le syndrome coronarien chronique correspond à une plaque d’athérome non rompue qui réduit la lumière coronaire. Les syndromes coronariens aigus sont associés à une rupture de plaque.

4. Une personne dont une artère coronaire est rétrécie reçoit des apports suffisants au repos, mais ressent une douleur en montant rapidement plusieurs étages. Quel mécanisme explique cette douleur ?

L’obstruction complète provoque une anoxie permanente, indépendamment de l’effort
Le repos augmente les besoins en oxygène au-delà des apports, provoquant une hypoxie du muscle cardiaque en aval
La rupture de plaque forme un thrombus qui interrompt complètement l’apport en oxygène
L’effort augmente les besoins en oxygène au-delà des apports, provoquant une hypoxie du muscle cardiaque en aval

L’effort augmente les besoins en oxygène au-delà des apports, provoquant une hypoxie du muscle cardiaque en aval

Explication

Dans le syndrome coronarien chronique, les apports peuvent suffire au repos, mais l’effort augmente les besoins et entraîne une hypoxie en aval avec douleur. Le thrombus et l’obstruction complète relèvent d’un mécanisme aigu.

5. Après une rupture de plaque qui lèse l’endothélium coronaire, quelle séquence mène à la formation d’un thrombus ?

Les plaquettes diminuent les besoins cardiaques, puis le facteur von Willebrand dissout la plaque
La lésion endothéliale réduit les plaquettes, puis rétablit la lumière sans déclencher l’hémostase
Le facteur von Willebrand entre en contact avec les plaquettes, en recrute d’autres et déclenche l’hémostase jusqu’au thrombus
Le thrombus se forme d’abord, puis attire le facteur von Willebrand vers l’endothélium intact

Le facteur von Willebrand entre en contact avec les plaquettes, en recrute d’autres et déclenche l’hémostase jusqu’au thrombus

Explication

La lésion endothéliale met le facteur von Willebrand en contact avec les plaquettes; celles-ci en recrutent d’autres et l’hémostase conduit à la formation d’un thrombus. L’ordre inverse entre thrombus et activation plaquettaire méconnaît cette séquence.

6. Deux patients présentent chacun une rupture de plaque coronaire : chez le premier, l’obstruction est partielle; chez le second, elle est complète. Quelle classification s’applique, dans cet ordre ?

SCA ST+ puis SCA non ST+
SCA non ST+ puis syndrome coronarien chronique
Syndrome coronarien chronique puis SCA ST+
SCA non ST+ puis SCA ST+

SCA non ST+ puis SCA ST+

Explication

Le SCA non ST+ correspond à une rupture de plaque avec obstruction partielle, tandis que le SCA ST+ correspond à une obstruction complète après rupture. Le syndrome coronarien chronique se distingue par l’absence de rupture.

7. Chez une personne présentant une douleur thoracique aiguë, l’ECG montre un sus-décalage du segment ST. Quelle catégorie de syndrome coronarien cela permet-il d’identifier ?

Un SCA ST+
Un syndrome coronarien chronique
Un SCA non ST+
Une occlusion coronaire distale

Un SCA ST+

Explication

Le sus-décalage du segment ST à l’ECG caractérise le SCA ST+ et le distingue du SCA non ST+. Le SCA non ST+ est associé à l’absence de sus-décalage, tandis que le syndrome chronique ne correspond pas à ce signe diagnostique.

8. Une personne ayant un SCA ST+ et une autre ayant un syndrome coronarien chronique sont évaluées en même temps. Quelle différence d’urgence faut-il retenir ?

Le SCA ST+ est une urgence vitale absolue, contrairement au syndrome chronique.
Le SCA ST+ appelle un avis spécialisé, tandis que le syndrome chronique est immédiatement vital.
Les deux situations sont des urgences vitales absolues de même degré.
Le syndrome chronique est une urgence vitale absolue, contrairement au SCA ST+.

Le SCA ST+ est une urgence vitale absolue, contrairement au syndrome chronique.

Explication

Le SCA ST+ constitue une urgence vitale absolue, alors que le syndrome coronarien chronique nécessite un avis spécialisé sans urgence vitale immédiate. Dire que le syndrome chronique est immédiatement vital inverse cette distinction; les deux situations n’ont pas le même degré d’urgence.

9. Chez une personne prise en charge pour un SCA ST+, la SpO₂ mesurée est de 92 %. Quelle conduite concernant l’oxygène correspond au seuil indiqué ?

Ne pas administrer d’oxygène, car la SpO₂ dépasse le seuil indiqué.
Administrer de l’oxygène, car la SpO₂ est inférieure à 94 %.
Ne pas administrer d’oxygène avant que la SpO₂ soit inférieure à 90 %.
Administrer de l’oxygène quelle que soit la valeur de SpO₂.

Administrer de l’oxygène, car la SpO₂ est inférieure à 94 %.

Explication

Dans le SCA ST+, l’oxygène est indiqué si la SpO₂ est inférieure à 94 %; à 92 %, ce seuil est atteint. Attendre 90 % abaisse à tort le seuil, et l’administration systématique néglige le risque de vasoconstriction coronaire.

10. Lors d’une coronarographie réalisée chez un patient, quel procédé permet de localiser les rétrécissements ou obstructions coronaires ?

Poser un stent par l’artère radiale pour visualiser les rétrécissements.
Introduire un cathéter par l’artère radiale et injecter un produit de contraste.
Introduire un cathéter par une veine et gonfler un ballonnet dans les coronaires.
Injecter un produit de contraste par l’artère radiale sans cathéter.

Introduire un cathéter par l’artère radiale et injecter un produit de contraste.

Explication

La coronarographie associe un cathéter introduit par l’artère radiale à l’injection d’un produit de contraste, ce qui permet de repérer les rétrécissements ou obstructions. Le ballonnet et le stent relèvent de l’angioplastie, tandis que la voie veineuse ne correspond pas au procédé décrit.

11. Pendant une angioplastie chez un patient atteint d’un SCA ST+, quelle séquence d’interventions peut être réalisée pour traiter l’obstruction ?

Aspirer la plaque, poser un ballonnet, puis retirer le caillot par contraste.
Injecter le contraste, poser un stent, puis aspirer le caillot.
Aspirer le caillot, écraser la plaque avec un ballonnet, puis poser un stent.
Écraser le caillot avec un ballonnet, puis injecter un fibrinolytique sans stent.

Aspirer le caillot, écraser la plaque avec un ballonnet, puis poser un stent.

Explication

L’angioplastie peut associer l’aspiration du caillot, l’écrasement de la plaque par ballonnet et la pose d’un stent. L’injection de contraste sert à la coronarographie, tandis que la fibrinolyse est une autre stratégie de reperfusion.

12. La coronarographie immédiate n’étant pas possible pour un patient atteint d’un SCA ST+, quel calendrier de traitement de relais est indiqué ?

Administrer une fibrinolyse dans les 30 minutes sans prévoir de coronarographie ultérieure.
Administrer une fibrinolyse dans les 30 minutes, puis réaliser une coronarographie dans les 24 heures.
Administrer une fibrinolyse dans les 24 heures, puis réaliser une coronarographie dans les 30 minutes.
Réaliser une coronarographie dans les 30 minutes, puis administrer une fibrinolyse dans les 24 heures.

Administrer une fibrinolyse dans les 30 minutes, puis réaliser une coronarographie dans les 24 heures.

Explication

Si une coronarographie immédiate est impossible, une fibrinolyse peut être administrée dans les 30 minutes suivant la première prise en charge médicale, puis suivie d’une coronarographie dans les 24 heures. Inverser les délais ou omettre la coronarographie ultérieure ne respecte pas cette stratégie.

13. Après un infarctus, la nécrose du muscle cardiaque provoque chez un patient un trouble du rythme grave. Quelle complication peut survenir ?

Une fibrillation auriculaire sans risque d’arrêt cardiaque
Une baisse de la pression artérielle liée à la vasodilatation
Une fibrillation ventriculaire pouvant conduire à l’arrêt cardiaque
Une diminution de la force de contraction sans trouble du rythme

Une fibrillation ventriculaire pouvant conduire à l’arrêt cardiaque

Explication

La nécrose myocardique peut entraîner des troubles du rythme évoluant jusqu’à la fibrillation ventriculaire et l’arrêt cardiaque. Une baisse de contraction décrit une atteinte mécanique, la fibrillation auriculaire concerne les oreillettes, et la vasodilatation n’est pas le trouble rythmique visé.

14. Chez un patient dont la nécrose cardiaque s’étend, quel effet le remplacement du muscle détruit par du tissu fibreux produit-il sur l’éjection du sang ?

Il préserve la capacité d’éjection grâce à la contraction du tissu fibreux
Il restaure la contraction en remplaçant le muscle nécrosé
Il réduit la capacité d’éjection et le volume d’éjection systolique
Il augmente le volume d’éjection systolique en rigidifiant le ventricule

Il réduit la capacité d’éjection et le volume d’éjection systolique

Explication

Le tissu fibreux qui remplace le muscle nécrosé n’est pas contractile, ce qui réduit la capacité d’éjection et le volume d’éjection systolique. Le considérer comme un muscle fonctionnel confond tissu fibreux et myocarde sain; les autres propositions inversent ou attribuent à tort un effet réparateur.

15. Quel traitement médicamenteux de sortie associe les principales classes prévues après un syndrome coronarien aigu ?

Un bêtabloquant, deux antiagrégants pendant 6 à 12 mois, une statine et un antialdostérone
Un bêtabloquant, un antiagrégant pendant 6 à 12 mois, une statine et un IEC ou un ARA2
Un bêtabloquant, deux antiagrégants pendant 6 à 12 mois, un anticoagulant et un IEC ou un ARA2
Un bêtabloquant, deux antiagrégants pendant 6 à 12 mois, une statine et un IEC ou un ARA2

Un bêtabloquant, deux antiagrégants pendant 6 à 12 mois, une statine et un IEC ou un ARA2

Explication

Après un syndrome coronarien aigu, le traitement de sortie comprend un bêtabloquant, deux antiagrégants associés pendant 6 à 12 mois, une statine et un IEC ou un ARA2. Un seul antiagrégant omet l’association prescrite, l’antialdostérone ne remplace pas l’IEC ou l’ARA2, et l’anticoagulant ne remplace pas la statine.

16. Après un syndrome coronarien aigu, la fraction d’éjection d’une patiente est évaluée à 35 %. Quel ajout au traitement est indiqué par ce seuil ?

Ajouter un antialdostérone au traitement
Remplacer la statine par un antialdostérone
Ajouter un second bêtabloquant au traitement
Prolonger les deux antiagrégants au-delà de leur durée prévue

Ajouter un antialdostérone au traitement

Explication

Un antialdostérone est ajouté après un syndrome coronarien aigu lorsque la fraction d’éjection est inférieure à 40 %; une valeur de 35 % remplit ce critère. Le seuil n’est pas inversé, l’antialdostérone ne remplace pas les traitements de base et il ne détermine pas la durée des antiagrégants.

17. Une personne ressent une gêne thoracique pendant une activité physique, qui s’atténue lorsqu’elle s’arrête et se repose. Quel profil cette évolution évoque-t-elle ?

Un syndrome coronarien aigu avec sus-décalage persistant
Une gêne thoracique aggravée par le repos
Un syndrome coronarien chronique
Une douleur thoracique apparaissant au repos

Un syndrome coronarien chronique

Explication

Dans le syndrome coronarien chronique, la gêne apparaît à l’effort et diminue au repos. Une douleur persistante au repos correspond à la confusion avec un tableau aigu, tandis que les autres réponses inversent le moment d’apparition ou l’évolution des symptômes.

18. Une personne présente une gêne thoracique récurrente à l’effort, calmée par le repos, compatible avec un syndrome coronarien chronique suspecté. Quelle conduite est indiquée ?

Mettre en place des mesures hygiéno-diététiques sans suivi cardiologique
Demander un avis médical et organiser un suivi cardiologique rapide
Conseiller le repos sans solliciter d’avis médical
Prévoir un suivi cardiologique éloigné sans avis médical

Demander un avis médical et organiser un suivi cardiologique rapide

Explication

Une suspicion de syndrome coronarien chronique nécessite un avis médical et un suivi cardiologique rapide en raison du risque de rupture de plaque. Le repos ou les mesures de prévention ne remplacent pas cette démarche, et un suivi éloigné ne répond pas à l’exigence de rapidité.

19. Lors de l’évaluation du risque coronarien de M. Bernard, quel ensemble regroupe les facteurs de risque relevés chez lui ?

Hypertension, dyslipidémie, précordialgies d’effort, diabète de type 2 et père décédé d’un infarctus à 58 ans
Hypertension, dyslipidémie, tabagisme à 30 paquets-années, précordialgies d’effort et père décédé d’un infarctus à 58 ans
Hypertension, dyslipidémie, tabagisme à 30 paquets-années, diabète de type 2 et père décédé d’un infarctus à 58 ans
Hypertension, dyslipidémie, tabagisme à 30 paquets-années, diabète de type 2 et traitement par ramipril

Hypertension, dyslipidémie, tabagisme à 30 paquets-années, diabète de type 2 et père décédé d’un infarctus à 58 ans

Explication

Les facteurs de risque coronarien relevés associent l’hypertension, la dyslipidémie, le tabagisme, le diabète de type 2 et l’antécédent familial d’infarctus précoce. Les précordialgies d’effort sont un symptôme, tandis que le ramipril est un traitement, et non un facteur de risque.

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Quels éléments le TILTP utilise-t-il pour évaluer une douleur thoracique ?

Type, intensité, localisation, temps et facteurs provoquants.

Quelle irradiation caractérise souvent la douleur d’un SCA ST+ ?

Le bras gauche et la mâchoire.

Quelle est la localisation typique de la douleur d’un SCA ST+ ?

Rétrosternale.

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