QCM : Allaitement maternel (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment les professionnels doivent-ils accompagner le choix parental concernant l’allaitement maternel ?

En conseillant l’allaitement selon les bénéfices attendus et en laissant les parents se débrouiller sans accompagnement
En laissant les parents décider sans leur transmettre de recommandation fondée sur des preuves
En présentant la recommandation de santé publique tout en respectant le choix des parents et en les accompagnant sans culpabilisation
En présentant la recommandation comme une obligation et en encourageant les parents à s’y conformer

En présentant la recommandation de santé publique tout en respectant le choix des parents et en les accompagnant sans culpabilisation

Explication

L’allaitement maternel est recommandé en santé publique sur la base de preuves, mais la décision appartient aux parents et doit être accompagnée sans culpabilisation. Présenter cette recommandation comme une obligation ne respecte pas la place du choix parental.

2. Quelle durée d’allaitement l’OMS et l’UNICEF préconisent-elles ?

Un allaitement mixte dès la naissance, puis poursuivi jusqu’à 2 ans ou au-delà
Un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois, puis poursuivi jusqu’à 2 ans ou au-delà
Un allaitement exclusif jusqu’à 4 mois, puis poursuivi jusqu’à 1 an environ
Un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois, puis arrêté au début de la diversification

Un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois, puis poursuivi jusqu’à 2 ans ou au-delà

Explication

La recommandation est un allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois, puis sa poursuite jusqu’à 2 ans, voire plus. Commencer la diversification à 6 mois ne signifie pas qu’il faut alors arrêter l’allaitement.

3. Quel effet de l’ocytocine explique la diminution du risque d’hémorragie de la délivrance associée à l’allaitement ?

Elle diminue la sécrétion de prolactine et prévient ainsi les saignements après l’accouchement
Elle augmente la production de lait et réduit ainsi les pertes sanguines après l’accouchement
Elle stimule la sécrétion d’IgA, qui accélère la réparation des tissus utérins
Elle favorise la contraction utérine et l’involution de l’utérus après l’accouchement

Elle favorise la contraction utérine et l’involution de l’utérus après l’accouchement

Explication

L’ocytocine favorise l’involution utérine, ce qui contribue à réduire le risque d’hémorragie de la délivrance. La stimulation de la production de lait relève principalement de la prolactine et n’explique pas cet effet utérin.

4. Comment certains composants du lait maternel contribuent-ils à la santé infantile ?

Les IgA sécrétoires, la lactoferrine et les leucocytes contribuent principalement à déclencher l’éjection du lait maternel
Les IgA sécrétoires, la lactoferrine et les leucocytes contribuent principalement à accélérer la croissance osseuse infantile
Les IgA sécrétoires, la lactoferrine et les leucocytes contribuent à prévenir directement les hémorragies maternelles
Les IgA sécrétoires, la lactoferrine et les leucocytes contribuent à diminuer la prévalence des maladies infantiles

Les IgA sécrétoires, la lactoferrine et les leucocytes contribuent à diminuer la prévalence des maladies infantiles

Explication

Ces composants du lait maternel participent à la protection de l’enfant et contribuent à réduire la prévalence des maladies infantiles. Ils ne déclenchent pas l’éjection du lait, qui dépend de l’action de l’ocytocine sur les cellules myoépithéliales.

5. Quelles sont les deux hormones principales de la lactation ?

La prolactine et l’ocytocine
La prolactine et les estrogènes
Les estrogènes et la progestérone
L’ocytocine et la progestérone

La prolactine et l’ocytocine

Explication

Les deux hormones principales de la lactation sont la prolactine et l’ocytocine. Les estrogènes et la progestérone interviennent dans les changements hormonaux après la délivrance, mais ne constituent pas cette paire principale.

6. Quel est le rôle de la prolactine dans la lactation ?

Sécrétée par la post-hypophyse, elle favorise la synthèse du lait
Sécrétée par l’adénohypophyse, elle favorise la synthèse du lait
Sécrétée par l’adénohypophyse, elle provoque la contraction des cellules myoépithéliales
Sécrétée par la post-hypophyse, elle provoque l’éjection du lait dans les canaux

Sécrétée par l’adénohypophyse, elle favorise la synthèse du lait

Explication

La prolactine est sécrétée par l’adénohypophyse et favorise la synthèse du lait. La confusion la plus fréquente consiste à lui attribuer l’éjection, qui est plutôt provoquée par l’ocytocine.

7. Lorsqu’un nourrisson tète, quel mécanisme favorise la production de lait pour la tétée suivante ?

La succion réduit la sécrétion de prolactine, ce qui déclenche la synthèse du lait suivant
La stimulation mécanique du mamelon augmente la sécrétion de prolactine par l’hypophyse
La stimulation mécanique du mamelon augmente la sécrétion d’ocytocine, qui synthétise le lait suivant
La contraction des cellules myoépithéliales augmente la sécrétion de prolactine par les alvéoles

La stimulation mécanique du mamelon augmente la sécrétion de prolactine par l’hypophyse

Explication

La succion stimule mécaniquement le mamelon et augmente la sécrétion de prolactine par l’hypophyse, favorisant la synthèse du lait de la tétée suivante. L’ocytocine est surtout impliquée dans l’éjection du lait, et non dans sa synthèse.

8. Quel mécanisme permet à l’ocytocine de provoquer l’éjection du lait ?

Sécrétée par la post-hypophyse, elle stimule la synthèse du lait dans les cellules myoépithéliales
Sécrétée par la post-hypophyse, elle contracte les cellules myoépithéliales autour des alvéoles et propulse le lait dans les canaux
Sécrétée par l’adénohypophyse, elle augmente la prolactine et entraîne le passage du lait vers les alvéoles
Sécrétée par l’adénohypophyse, elle contracte les cellules myoépithéliales autour des alvéoles et propulse le lait dans les canaux

Sécrétée par la post-hypophyse, elle contracte les cellules myoépithéliales autour des alvéoles et propulse le lait dans les canaux

Explication

L’ocytocine, sécrétée par la post-hypophyse, contracte les cellules myoépithéliales entourant les alvéoles et permet ainsi l’éjection du lait dans les canaux galactophores. La prolactine, sécrétée par l’adénohypophyse, favorise plutôt la synthèse du lait.

9. Quelle succession décrit les stades du lait maternel et leurs périodes d’apparition ?

Colostrum de J0 à J2, lait mature de J2 à J5, puis lait de transition après J5
Lait mature de J0 à J3, colostrum de J3 à J5, puis lait de transition après J5
Colostrum de J0 à J3, lait de transition de J3 à J5, puis lait mature après J5
Colostrum de J0 à J5, lait de transition de J5 à J7, puis lait mature après J7

Colostrum de J0 à J3, lait de transition de J3 à J5, puis lait mature après J5

Explication

Le lait maternel passe du colostrum au lait de transition, puis au lait mature selon ces périodes. La proposition qui prolonge le colostrum jusqu’à J5 décale les stades indiqués.

10. Quelle caractéristique correspond au colostrum produit durant les premiers jours après la naissance ?

Liquide jaune-orangé, riche en protéines et anticorps, sécrété en très faible quantité
Liquide jaune-orangé, pauvre en anticorps, sécrété en quantité croissante après J5
Liquide blanc, riche en lipides, sécrété en quantité abondante dès la naissance
Liquide transparent, riche en glucides, sécrété en quantité régulière après J3

Liquide jaune-orangé, riche en protéines et anticorps, sécrété en très faible quantité

Explication

Le colostrum est jaune-orangé, riche en protéines et en anticorps, et n’est produit qu’en très faible quantité, de l’ordre de quelques millilitres. Le lait abondant et mature ne caractérise pas cette sécrétion des premiers jours.

11. Quelle évolution de la composition du lait maternel faut-il prendre en compte au cours de l’allaitement ?

Elle reste stable au fil du temps, mais change uniquement durant une tétée
Elle change au fil du temps et aussi au cours d’une même tétée
Elle change entre les tétées, mais reste stable pendant chacune d’elles
Elle varie seulement selon l’heure de la journée, sans changement dans une tétée

Elle change au fil du temps et aussi au cours d’une même tétée

Explication

La composition du lait maternel évolue à la fois au cours du temps et au cours d’une même tétée. La considérer comme stable pendant la tétée néglige l’une de ces deux échelles de variation.

12. À quel moment est-il recommandé de commencer les mises au sein après la naissance ?

Après la première visite pédiatrique, afin de vérifier l’état du nouveau-né
Au moment où la montée de lait est installée, quelques jours après l’accouchement
Le plus tôt possible, dès le post-partum immédiat, en salle de travail ou en SSPI
Après le retour en chambre, une fois que la mère a pu se reposer plusieurs heures

Le plus tôt possible, dès le post-partum immédiat, en salle de travail ou en SSPI

Explication

Les mises au sein doivent débuter le plus précocement possible, dès le post-partum immédiat, y compris en salle de travail ou en SSPI. Attendre la montée de lait retarderait inutilement cette première mise au sein.

13. Quel rythme de tétées est recommandé pour un nouveau-né allaité ?

Des tétées à heures fixes, environ 10 à 12 fois par 24 heures
Des tétées à la demande, limitées à 4 à 6 fois par 24 heures
Des tétées à la demande, sans restriction horaire, environ 8 à 12 fois par 24 heures
Des tétées à heures fixes, environ 6 à 8 fois par 24 heures

Des tétées à la demande, sans restriction horaire, environ 8 à 12 fois par 24 heures

Explication

Les tétées se donnent à la demande, sans restriction horaire, à raison de 8 à 12 fois par 24 heures. Un horaire fixe ne respecte pas le principe de tétées à la demande, même si le nombre proposé paraît proche.

14. Lors de l’installation au sein, quelle combinaison décrit une prise et un alignement adaptés du nourrisson ?

Corps incliné vers l’arrière, nez face au mamelon, bouche prenant une petite partie du mamelon
Oreille, épaule et hanche alignées, nez face au mamelon, bouche prenant le mamelon et une partie de l’aréole
Tête tournée vers le sein, nez face au mamelon, bouche prenant surtout le bord de l’aréole
Oreille, épaule et hanche alignées, nez éloigné du mamelon, bouche prenant le mamelon seul

Oreille, épaule et hanche alignées, nez face au mamelon, bouche prenant le mamelon et une partie de l’aréole

Explication

Une position adaptée associe l’alignement oreille-épaule-hanche, le nez face au mamelon et une prise large incluant le mamelon ainsi qu’une partie de l’aréole. Une prise limitée au mamelon ne correspond pas à cette recommandation.

15. Pourquoi prescrire un apport hebdomadaire de vitamine K1 pendant un allaitement maternel exclusif ?

Parce que la vitamine K1 du lait maternel est mal absorbée par le nouveau-né
Parce que la vitamine K1 est absente du lait maternel pendant les premières semaines
Parce que le lait maternel n’apporte pas assez de vitamine K1 pour couvrir les besoins
Parce que les tétées fréquentes augmentent les pertes de vitamine K1 dans les selles

Parce que le lait maternel n’apporte pas assez de vitamine K1 pour couvrir les besoins

Explication

Un apport hebdomadaire de vitamine K1 est nécessaire sur prescription médicale, car le lait maternel en contient une quantité insuffisante. Cela ne signifie pas que cette vitamine est absente du lait.

16. Quelle conduite adopter en cas d’inflammation de la glande mammaire pendant l’allaitement ?

Poursuivre l’allaitement, mais éviter de drainer le sein en fin de tétée
Poursuivre l’allaitement, assurer un drainage rigoureux en fin de tétée et demander un avis médical
Interrompre l’allaitement, éviter le drainage et reprendre après disparition de l’inflammation
Remplacer les tétées par un tire-lait et commencer une antibiothérapie sans avis médical

Poursuivre l’allaitement, assurer un drainage rigoureux en fin de tétée et demander un avis médical

Explication

En cas d’inflammation mammaire, l’allaitement doit être poursuivi avec un drainage rigoureux en fin de tétée et un avis médical pour envisager une antibiothérapie. L’interruption systématique de l’allaitement est la conduite erronée associée à cette situation.

17. Laquelle de ces situations figure parmi les contre-indications absolues à l’allaitement citées ?

Une inflammation mammaire prise en charge avec drainage
Une tuberculose traitée et suivie médicalement
Une tuberculose non traitée
Une infection par le VIH avec thérapie associée et charge virale contrôlée

Une tuberculose non traitée

Explication

La tuberculose non traitée figure parmi les contre-indications absolues citées, au même titre que plusieurs autres situations médicales ou toxicologiques. Une inflammation mammaire avec drainage appelle une prise en charge, mais ne fait pas partie de cette liste de contre-indications absolues.

18. Une mère hésite entre l’allaitement et le biberon et craint d’être jugée. Quelle posture l’infirmière devrait-elle adopter ?

L’écouter avec bienveillance, lui donner des informations objectives et accompagner son choix sans la culpabiliser.
Lui présenter les options, puis décider avec l’équipe de celle qui paraît la plus adaptée à la famille.
Éviter de discuter des options afin de ne pas influencer sa décision et lui laisser gérer seule son choix.
La convaincre de choisir l’allaitement en soulignant ses bénéfices, puis l’aider à suivre cette décision.

L’écouter avec bienveillance, lui donner des informations objectives et accompagner son choix sans la culpabiliser.

Explication

La posture infirmière associe écoute bienveillante sans jugement, information objective et accompagnement du choix parental sans culpabilisation. Convaincre la mère d’adopter une option revient à orienter son choix plutôt qu’à l’accompagner.

19. Pour décider de nourrir leur enfant au sein ou au biberon, qui doit prendre la décision et quel est le rôle du soignant ?

Le soignant décide avec l’équipe, et le couple parental met en œuvre la solution retenue.
Le couple parental décide, et le soignant informe et accompagne sans choisir à sa place.
La mère décide seule, et le soignant transmet au co-parent les modalités de son choix.
Le co-parent décide après avoir reçu les informations, et la mère suit le choix convenu.

Le couple parental décide, et le soignant informe et accompagne sans choisir à sa place.

Explication

Le choix entre sein et biberon appartient au couple parental, composé de la mère et du co-parent, que le soignant associe au prendre soin. Laisser la décision à la mère seule exclut le co-parent de ce choix parental partagé.

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Quel statut de santé publique l’allaitement maternel possède-t-il ?

C’est une recommandation fondée sur des preuves.

À qui appartient le choix de l’allaitement maternel ?

Aux parents.

Comment accompagner le choix parental concernant l’allaitement maternel ?

Sans culpabilisation.

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