★ À maîtriser
Jusqu’à environ 7 semaines de vie embryonnaire, les ébauches génitales sont indifférenciées et identiques quel que soit le sexe chromosomique.
Le gène SRY porté par le chromosome Y oriente la gonade vers un testicule, qui produit de la testostérone transformée en DHT dans les tissus et contribuant à la masculinisation des organes.
Compléments
SRY → testicule → testostérone et DHT → masculinisation
★ À maîtriser
L’appareil masculin comprend les testicules, les voies spermatiques, les glandes annexes et les organes externes que sont le pénis et le scrotum.
L’épididyme est le lieu de maturation des spermatozoïdes, qui y acquièrent leur mobilité et leur capacité à féconder, et constitue une zone de stockage.
L’urètre masculin conduit l’urine et le sperme et comprend les segments prostatique, membraneux et spongieux.
Les deux corps caverneux du pénis se remplissent de sang et donnent la rigidité de l’érection, tandis que le corps spongieux entoure l’urètre et forme le gland.
L’éjaculation comprend une phase d’émission qui remplit l’urètre prostatique, puis une phase d’expulsion par ouverture du sphincter strié et contractions saccadées des muscles périnéaux.
Le scrotum contribue au maintien d’une température de 34 à 35 °C adaptée à la production et à la survie des spermatozoïdes.
Compléments
Le canal déférent relie l’épididyme à la prostate, mesure 40 cm et traverse le canal inguinal avant de passer en arrière de la vessie.
Les vésicules séminales produisent un liquide alcalin contenant du fructose et des prostaglandines, qui contribue à neutraliser l’acidité urétrale et à soutenir la mobilité et la viabilité des spermatozoïdes.
La prostate sécrète un liquide laiteux légèrement acide contenant du PSA, qui fluidifie le sperme, et du zinc ; son activité est sous contrôle de la testostérone.
Les glandes bulbo-urétrales de Cowper sécrètent dans l’urètre un liquide alcalin lubrifiant appelé liquide pré-éjaculatoire.
Le scrotum contient les testicules, les épididymes et le début des cordons spermatiques ; le dartos plisse sa peau et le crémaster élève ou abaisse le testicule.
★ À maîtriser
🔄 La différenciation des cellules germinales suit cet ordre :
Les cellules de Sertoli soutiennent et nourrissent les cellules germinales, phagocytent les spermatozoïdes dégénérés et sécrètent un liquide de transport ainsi que l’inhibine.
Les cellules de Leydig, situées dans le tissu interstitiel du testicule, sécrètent la testostérone.
Compléments
Spermatogonies → spermatocytes → spermatides → spermatozoïdes
★ À maîtriser
L’appareil féminin comprend les ovaires, les trompes, l’utérus, le vagin, la vulve, les glandes de Bartholin et de Skene ainsi que les glandes mammaires.
Les ovaires sont des gonades paires ovoïdes d’environ 3,5 × 1 cm, situées de part et d’autre de l’utérus, qui produisent des ovocytes et des hormones sexuelles.
La paroi vaginale ne contient pas de glandes ; la lubrification provient principalement du plasma qui traverse la paroi lors de la vasocongestion, avec un complément de la glaire cervicale et des glandes de Bartholin.
L’endomètre est la muqueuse utérine fortement vascularisée qui s’épaissit au cours du cycle et dont la couche superficielle est éliminée pendant les menstruations ; il accueille l’implantation et le développement de l’embryon.
L’ampoule tubaire est le lieu habituel de la fécondation, qui peut se produire dans les 24 heures suivant l’ovulation.
La vulve comprend : les lèvres internes, les lèvres externes, le vestibule, le clitoris, les orifices des glandes de Skene et de Bartholin
Compléments
Le vagin est un conduit musculo-membraneux d’environ 8 cm situé entre la vessie et le rectum, qui s’ouvre dans l’utérus par le col.
La paroi utérine comprend l’endomètre, le myomètre et le périmètre.
Le transport tubaire de l’ovocyte fécondé dépend de l’activité ciliaire et des contractions musculaires.
Les piliers clitoridiens sont des corps caverneux érectiles et les bulbes vestibulaires sont des tissus érectiles homologues du corps spongieux masculin.
Les glandes de Skene sont deux glandes para-urétrales qui humidifient le méat, produisent aussi du PSA et sont à l’origine de l’éjaculation féminine.
Les glandes de Bartholin sont situées à l’entrée du vagin et humidifient cette région lors de l’excitation ; elles sont homologues des glandes de Cowper.
★ À maîtriser
Compléments
Le périnée comprend un périnée antérieur ou uro-génital et un périnée postérieur ou anal.
Le plan profond du périnée, ou diaphragme pelvien, est principalement constitué du muscle élévateur de l’anus et du muscle coccygien et constitue le principal système de soutien des viscères pelviens.
★ À maîtriser
L’aorte abdominale irrigue les gonades, tandis que l’artère iliaque interne irrigue les organes du pelvis et les organes génitaux externes.
Le système parasympathique issu de S2–S4 favorise la vasodilatation, l’érection, la tumescence clitoridienne et la lubrification vaginale.
Le système sympathique issu de T10–L2 participe à l’émission du sperme, à la fermeture du col vésical et à la détumescence.
Compléments
Les artères gonadiques naissent directement de l’aorte sous les artères rénales, ce qui s’explique par la formation lombaire embryonnaire des gonades et leur migration ultérieure.
Le retour veineux des gonades rejoint la veine cave inférieure à droite et la veine rénale gauche à gauche.
Les gonades se drainent vers les nœuds lombo-aortiques, tandis que les organes génitaux externes se drainent vers les nœuds inguinaux.
Le système somatique via le nerf pudendal assure la sensibilité du périnée et des organes génitaux externes ainsi que la motricité des muscles périnéaux et du sphincter strié de l’urètre.
Parasympathique : érection ; sympathique : émission du sperme
★ À maîtriser
La méiose réduit le nombre de chromosomes de 46 à 23 dans les gamètes, afin que la fécondation rétablisse 46 chromosomes par l’union de deux gamètes.
La spermatogenèse se déroule dans les tubes séminifères, débute à la puberté, dure environ 74 jours et se poursuit jusqu’à la fin de la vie.
La spermatogenèse comprend la multiplication, l’accroissement, la maturation par méiose et la différenciation appelée spermiogenèse.
Un spermatocyte I produit quatre spermatides puis quatre spermatozoïdes après les deux divisions méiotiques.
Les ovogonies se multiplient par mitose uniquement pendant la vie fœtale et aucune nouvelle ovogonie n’est produite après la naissance.
L’ovocyte I commence la méiose avant la naissance, reste bloqué en prophase I, reprend la méiose I sous l’effet du pic de LH, puis l’ovocyte II reste bloqué en métaphase II jusqu’à une éventuelle fécondation.
Le stock d’ovocytes est d’environ 7 millions au cinquième mois de vie fœtale, de 1 à 2 millions à la naissance, de 300 000 à 400 000 à la puberté, et environ 400 à 500 ovocytes sont ovulés au cours de la vie.
Compléments
Un homme adulte jeune produit environ 100 à 200 millions de spermatozoïdes par jour, soit environ 1 000 à 1 500 par seconde.
La spermatogenèse nécessite une température testiculaire inférieure d’environ 2 à 3 °C à celle du corps.
L’ovocyte I peut rester bloqué en prophase I pendant 12 à 50 ans.
Spermatogenèse continue ; ovogenèse commencée avant la naissance
★ À maîtriser
Pendant la croissance folliculaire, l’ovocyte reste un ovocyte I et ne devient ovocyte II que juste avant l’ovulation.
La folliculogenèse progresse du follicule primordial au follicule primaire, secondaire, tertiaire ou antral, puis au follicule mûr de De Graaf.
Après l’ovulation, le follicule rompu devient un corps jaune qui produit principalement de la progestérone ainsi que de l’œstradiol.
En cas de fécondation, la β-hCG produite par l’embryon maintient le corps jaune.
Compléments
La thèque interne du follicule secondaire produit des œstrogènes, tandis que la thèque externe est fibreuse et sert de soutien.
Sans fécondation, le corps jaune dégénère environ 9 à 11 jours après l’ovulation et devient le corps blanc.
Primordial → primaire → secondaire → tertiaire → De Graaf
★ À maîtriser
L’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique suit la séquence GnRH hypothalamique, LH et FSH hypophysaires, puis action sur les gonades.
Les hormones produites par les gonades exercent un rétrocontrôle négatif sur l’hypothalamus et l’hypophyse, contribuant à stabiliser les taux hormonaux.
Chez l’homme, la FSH agit sur les cellules de Sertoli et stimule la spermatogenèse ainsi que la production d’inhibine B.
Chez l’homme, la LH agit sur les cellules de Leydig et stimule la production de testostérone.
Chez la femme, la FSH stimule la croissance des follicules et la production d’œstradiol par la granulosa.
Chez la femme, le pic de LH déclenche l’ovulation et participe à la formation du corps jaune, qui sécrète notamment de la progestérone.
Compléments
GnRH → FSH/LH → gonades
★ À maîtriser
Le cycle menstruel associe un cycle ovarien, un cycle hormonal et un cycle endométrial, qui sont distincts mais synchronisés.
Le cycle ovarien dure environ 28 jours et comprend une phase folliculaire, l’ovulation et une phase lutéale.
En fin de phase folliculaire, un taux d’œstradiol d’environ 150 à 200 pg/mL maintenu pendant environ 36 à 50 heures entraîne un rétrocontrôle positif et un pic de LH.
L’ovulation survient en général environ 36 heures après le début du pic de LH.
Après l’ovulation, le corps jaune sécrète principalement de la progestérone, qui transforme l’endomètre en muqueuse sécrétoire favorable à l’implantation.
Sans grossesse, la régression du corps jaune environ 9 à 11 jours après l’ovulation entraîne une baisse de progestérone et d’œstradiol, puis la desquamation de l’endomètre et les menstruations.
La phase menstruelle de l’endomètre élimine la muqueuse fonctionnelle, la phase proliférative la reconstitue sous l’effet des œstrogènes et la phase sécrétoire la prépare à la nidation sous l’effet de la progestérone.
Compléments
La phase menstruelle se situe approximativement de J1 à J4-J5, la phase proliférative de J4 à J14 et la phase sécrétoire de J15 à J28.
La fenêtre d’implantation endométriale se situe environ entre les jours 20 et 24 du cycle.
La durée du cycle varie principalement en raison de la variabilité de la phase folliculaire ; l’ovulation ne survient donc pas systématiquement au 14e jour.
Pendant la grossesse, l’utérus passe d’environ 8 à 35 cm et retrouve sa taille normale en environ 3 mois après l’accouchement.
La prolactine permet la sécrétion du lait et l’ocytocine provoque l’extraction du lait par contraction des canaux galactophores.
Folliculaire → ovulation → lutéale → menstruations
★ À maîtriser
La conception spontanée suppose notamment : une ovulation, des spermatozoïdes fonctionnels, une rencontre des gamètes dans une fenêtre temporelle compatible, une fonction tubaire suffisante, une fécondation, un développement embryonnaire précoce permettant l’implantation
Dans des conditions cervicales favorables, les spermatozoïdes peuvent rester fécondants 3 à 5 jours, tandis que l’ovocyte reste fécondable environ 12 à 24 heures après l’ovulation.
La réaction acrosomique libère des enzymes qui digèrent un passage dans la zone pellucide, permettant au premier spermatozoïde qui la franchit de fusionner avec l’ovocyte.
Après l’entrée du spermatozoïde, la méiose II de l’ovocyte s’achève et les deux noyaux haploïdes de 23 chromosomes fusionnent pour former un zygote diploïde de 46 chromosomes.
Compléments
Environ 80 à 85 % des couples conçoivent en un an.
La capacitation entraîne :
Après la fécondation, l’embryon migre vers l’utérus en 4 à 5 jours et la nidation débute environ 6 à 7 jours après la fécondation.
Capacitation → rencontre → fusion → migration → nidation
★ À maîtriser
À la puberté, l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique se réactive progressivement : la sécrétion pulsatile de GnRH stimule l’augmentation de FSH et de LH, puis la production des hormones sexuelles par les gonades.
Chez la fille, le premier signe pubertaire est généralement le développement mammaire, ou thélarche, et la ménarche survient généralement après son début.
Chez le garçon, le premier signe pubertaire est généralement l’augmentation du volume testiculaire, et un volume supérieur à 4 mL est classiquement considéré comme un signe d’entrée en puberté.
Compléments
Les premiers cycles après la ménarche sont souvent irréguliers et parfois anovulatoires, car la maturation de l’axe hormonal se poursuit après les premières règles.
La poussée de croissance survient généralement plus tard chez le garçon que chez la fille, mais elle est souvent plus importante.
Les cinq stades de Tanner évaluent le développement mammaire chez la fille, le développement génital chez le garçon et la pilosité pubienne chez les deux sexes.
La puberté comprend aussi des transformations psychiques, affectives, sociales et sexuelles, ainsi qu’une construction de l’identité et une recherche d’autonomie.
★ À maîtriser
La puberté précoce correspond à l’apparition de caractères sexuels secondaires avant 8 ans chez la fille ou avant 9 ans chez le garçon.
La puberté précoce centrale est due à une activation prématurée de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique, tandis que la puberté précoce périphérique résulte d’une sécrétion d’hormones sexuelles indépendante de cet axe.
La puberté est considérée comme retardée en l’absence de développement mammaire après 13 ans chez la fille ou d’augmentation du volume testiculaire après 14 ans chez le garçon.
Compléments
Une puberté précoce s’accompagne généralement d’une accélération de la croissance et d’une avance de la maturation osseuse.
Une pilosité pubienne isolée peut correspondre à une adrénarche précoce sans activation pubertaire véritable.
📌 Chez la fille, l’absence de règles vers 15 à 15,5 ans constitue également un critère de puberté retardée.
📌 Le retard pubertaire peut être d’origine centrale, d’origine périphérique liée à une atteinte gonadique, ou correspondre à un retard pubertaire simple avec activation décalée de l’axe.
Puberté précoce : signes avant les seuils ; retard : signes absents après les seuils
★ À maîtriser
Compléments
L’âge moyen de la ménopause est d’environ 51 ans, avec une variabilité individuelle.
Avant 40 ans, un arrêt ovarien relève d’une insuffisance ovarienne prématurée et nécessite un bilan médical.
La perte osseuse s’accélère surtout pendant les 5 à 10 premières années suivant la ménopause.
La prise en charge peut inclure 30 à 45 minutes de marche rapide par jour, un apport en calcium et vitamine D, l’arrêt du tabac, la limitation de l’alcool et la prévention des chutes.
📌 Le traitement hormonal de la ménopause associe des œstrogènes, de préférence par voie cutanée, et de la progestérone si l’utérus est présent ; son rapport bénéfice-risque est réévalué chaque année.
Épuisement folliculaire → baisse des hormones ovariennes → arrêt des cycles
★ À maîtriser
📌 Le DALA correspond à une baisse progressive de la testostérone sans arrêt brutal comparable à la ménopause, et ne concerne pas tous les hommes.
La testostérone diminue d’environ 1 à 2 % par an à partir de 40 ans ; le DALA concerne 20 % des hommes après 60 ans et 85 % après 80 ans.
Le diagnostic du DALA repose sur une prise de sang matinale confirmée sur deux prélèvements ; si la testostérone est basse, le bilan peut inclure la testostérone libre, la LH et la FSH pour orienter l’origine du déficit.
Compléments
La fertilité masculine est conservée malgré la baisse liée à l’âge, même si la qualité du sperme diminue.
Le DALA peut résulter d’une diminution du nombre et de la fonction des cellules de Leydig, d’une baisse de la sécrétion pulsatile de GnRH et de LH, d’une baisse des androgènes surrénaliens, d’une moindre sensibilité tissulaire aux androgènes et d’une augmentation de la SHBG.
Les signes spécifiques possibles comprennent : la baisse du désir, des érections matinales et nocturnes moins fréquentes et des troubles de l’érection, la perte de muscle et de force et la prise de graisse abdominale, des fractures liées à l’ostéoporose, la diminution de la pilosité, le gonflement des seins (gynécomastie), la diminution de la taille des testicules
📌 Avant un traitement par testostérone, un bilan de la prostate et un bilan sanguin sont nécessaires ; la surveillance comprend le PSA et le nombre de globules rouges en raison du risque de polyglobulie.
DALA : baisse progressive ; ménopause : arrêt définitif des cycles
| Caractéristique | Homme | Femme |
|---|---|---|
| Gonade | Testicule | Ovaire |
| Gamètes | Spermatozoïdes | Ovocytes |
| Production | Continue dès la puberté | Stock constitué avant la naissance |
| Hormones gonadotropes | LH sur Leydig ; FSH sur Sertoli | LH et FSH coordonnent follicule, ovulation et corps jaune |
| Dimension | Ménopause | DALA |
|---|---|---|
| Évolution | Arrêt définitif des cycles | Baisse progressive de testostérone |
| Mécanisme principal | Épuisement du capital folliculaire | Baisse multifactorielle de l’activité androgénique |
| Diagnostic | 12 mois d’aménorrhée sans autre cause | Symptômes et testostérone basse persistante |
| Fertilité | Fin des cycles ovulatoires | Fertilité conservée, qualité du sperme diminuée |
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1. À l’examen anatomique, deux gonades ovoïdes d’environ sont observées de part et d’autre de l’utérus. Quelle fonction leur correspond ?
2. Lors de la fécondation, un spermatozoïde doit franchir la zone pellucide. Quel événement facilite ce franchissement et permet ensuite la fusion avec l’ovocyte ?
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Jusqu’à quand les ébauches génitales restent-elles indifférenciées et identiques ?
Jusqu’à environ 7 semaines de vie embryonnaire.
Quel gène oriente la gonade vers un testicule ?
Le gène SRY porté par le chromosome Y.
Quelle hormone produite par le testicule contribue à la masculinisation des organes après transformation dans les tissus ?
La DHT.
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