QCM : Approche psychologique du handicap — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon la Convention relative aux droits des personnes handicapées de 2006, dans quelles circonstances une incapacité peut-elle faire obstacle à la participation sociale ?

Lorsqu’elle entraîne une maladie nécessitant une réparation biologique de la fonction
Lorsqu’elle interagit avec des barrières qui limitent la participation à égalité avec les autres
Lorsqu’elle entraîne une dépendance qui exclut toute possibilité d’autonomie sociale
Lorsqu’elle empêche l’enfant de développer des capacités intellectuelles adaptées à son âge

Lorsqu’elle interagit avec des barrières qui limitent la participation à égalité avec les autres

Explication

La Convention définit le handicap par l’interaction entre des incapacités durables et diverses barrières susceptibles de limiter la participation sociale. Une déficience ou une dépendance ne suffit donc pas, à elle seule, à caractériser l’obstacle social.

2. Quel principe l’article 2 de la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989 établit-il pour les enfants handicapés ?

Le principe de compensation médicale
Le principe de non-discrimination
Le principe de rééducation prioritaire
Le principe de séparation protectrice

Le principe de non-discrimination

Explication

L’article 2 affirme que les enfants handicapés doivent bénéficier du principe de non-discrimination. Une prise en charge centrée sur leurs déficiences relève d’une logique différente et ne constitue pas le principe juridique visé ici.

3. Quel droit l’article 23.1 de la Convention internationale des droits de l’enfant reconnaît-il aux enfants handicapés ?

Accéder aux activités collectives après avoir atteint un niveau suffisant d’autonomie
Mener une vie pleine et décente favorisant dignité, autonomie et participation collective
Bénéficier d’une protection centrée sur la correction de chaque déficience fonctionnelle
Recevoir une prise en charge spécialisée séparée des activités de la collectivité

Mener une vie pleine et décente favorisant dignité, autonomie et participation collective

Explication

L’article 23.1 reconnaît le droit à une vie pleine et décente, dans des conditions respectant la dignité, l’autonomie et la participation active à la vie collective. Il ne subordonne pas la participation à une correction préalable des déficiences.

4. Quelle caractéristique distingue principalement le modèle médical du handicap ?

Il explique le handicap par l’interaction entre les caractéristiques de l’enfant et son environnement
Il analyse le handicap à partir du regard d’autrui et de ses conséquences sur l’estime de soi
Il centre le handicap sur la déficience et cherche à réparer ou compenser la fonction atteinte
Il attribue le handicap aux barrières environnementales et transforme les espaces pour les rendre accessibles

Il centre le handicap sur la déficience et cherche à réparer ou compenser la fonction atteinte

Explication

Le modèle médical considère la déficience, la maladie ou l’anomalie biologique comme le centre du handicap et vise une réparation ou une compensation fonctionnelle. La modification des espaces pour supprimer les obstacles relève plutôt du modèle social.

5. Une école installe des rampes, adapte ses espaces et supprime les obstacles à la participation d’un élève : quelle conception du handicap applique-t-elle ?

Le modèle social, qui agit sur les barrières de l’environnement
Le modèle médical, qui corrige une anomalie biologique de l’élève
Le modèle rééducatif, qui renforce les fonctions déficientes par des exercices
Le modèle biopsychosocial, qui évalue les facteurs personnels de l’enfant

Le modèle social, qui agit sur les barrières de l’environnement

Explication

Le modèle social considère que les barrières de l’environnement génèrent le handicap et propose de rendre les espaces accessibles et inclusifs. Corriger une fonction déficiente par des soins ou des exercices correspond davantage à une approche médicale ou rééducative.

6. Comment le modèle biopsychosocial, aussi appelé situationnel, explique-t-il la survenue du handicap ?

Par la présence d’une déficience biologique qui détermine directement les limitations
Par l’existence de barrières sociales indépendantes des caractéristiques de l’enfant
Par l’interaction entre les facteurs personnels de l’enfant et son environnement
Par les réactions émotionnelles de l’enfant face au regard porté sur son corps

Par l’interaction entre les facteurs personnels de l’enfant et son environnement

Explication

Le modèle biopsychosocial explique le handicap par l’interaction entre les facteurs personnels de l’enfant et son environnement. Une explication fondée sur la seule déficience correspond au modèle médical, tandis qu’une explication fondée sur les seules barrières relève du modèle social.

7. De quels éléments dépend notamment le développement psychologique de l’enfant en situation de handicap ?

De la qualité des soins reçus, avec un retentissement déterminé indépendamment de son expérience personnelle
De son âge au diagnostic, avec un retentissement principalement fixé par la durée de la prise en charge
De la perception qu’il a de lui-même et du regard d’autrui, avec un retentissement pouvant varier selon l’origine du handicap
De la gravité médicale de l’atteinte, avec un retentissement psychologique identique quelle que soit son origine

De la perception qu’il a de lui-même et du regard d’autrui, avec un retentissement pouvant varier selon l’origine du handicap

Explication

Le développement de l’enfant dépend de l’image qu’il a de lui-même et du regard d’autrui, tandis que le retentissement peut différer selon qu’il s’agit d’un handicap acquis ou congénital. La gravité médicale ou l’âge du diagnostic ne déterminent pas à eux seuls un vécu psychologique identique.

8. Comment un enfant construit-il principalement son schéma corporel, et quel effet un handicap moteur ou sensoriel peut-il avoir ?

Il le construit par l’imitation de ses pairs et les activités verbales, tandis que le handicap modifie surtout ses apprentissages
Il le construit par l’évaluation de ses performances et les soins reçus, tandis que le handicap préserve sa représentation corporelle
Il le construit par les explications médicales et les consignes scolaires, tandis que le handicap renforce son estime de soi
Il le construit par ses expériences motrices et le regard parental, mais le handicap peut altérer cette construction et son estime de soi

Il le construit par ses expériences motrices et le regard parental, mais le handicap peut altérer cette construction et son estime de soi

Explication

Les expériences motrices et le regard des parents participent à la construction du schéma corporel, qui peut être perturbée par un handicap moteur ou sensoriel. Cette perturbation peut également affecter l’estime de soi, et pas seulement les apprentissages.

9. Quelles réactions peuvent apparaître lorsque l’enfant prend conscience de ses limitations d’activité et de ses restrictions de participation ?

Une amélioration régulière des relations sociales, une diminution de l’anxiété et une disparition progressive des limitations
De l’agressivité, un repli sur soi, de l’anxiété, du déni, une régression ou une automutilation
Une indifférence durable, une adaptation spontanée, une motivation constante et une absence de réaction émotionnelle
Une autonomie accrue, une confiance stable, une sociabilité renforcée et une acceptation immédiate de la situation

De l’agressivité, un repli sur soi, de l’anxiété, du déni, une régression ou une automutilation

Explication

La prise de conscience des limitations et des restrictions de participation peut entraîner des réactions variées, notamment l’agressivité, le repli, l’anxiété, le déni, la régression ou l’automutilation. Elle ne conduit donc pas nécessairement à une adaptation immédiate ou à une absence de réaction émotionnelle.

10. Comment se définit la dépendance subie chez l’enfant en développement ?

Comme une préférence durable pour recevoir de l’aide lors des activités quotidiennes
Comme l’écart entre le désir d’autonomie et l’obligation de recourir à un tiers
Comme une difficulté à comprendre les consignes nécessaires aux soins personnels
Comme une coopération volontaire avec l’adulte pendant les activités de la journée

Comme l’écart entre le désir d’autonomie et l’obligation de recourir à un tiers

Explication

La dépendance subie apparaît lorsque l’enfant, malgré son désir d’autonomie, doit faire appel à un tiers pour des actes quotidiens comme la toilette ou le repas. Une aide choisie volontairement ne correspond pas à une obligation imposée et ne relève donc pas de cette définition.

11. Un enfant demande à être aidé pour mettre ses chaussures, alors qu’il pourrait accomplir seul cette tâche et souhaite gagner en autonomie. Quelle situation correspond le mieux à la dépendance subie ?

L’enfant refuse momentanément une activité parce qu’elle lui paraît difficile ou peu motivante
L’enfant doit recourir à un tiers pour une tâche quotidienne malgré son désir d’agir seul
L’enfant choisit de partager la tâche avec un adulte pour apprendre une nouvelle méthode
L’enfant sollicite une explication avant d’essayer une tâche adaptée à ses capacités

L’enfant doit recourir à un tiers pour une tâche quotidienne malgré son désir d’agir seul

Explication

La dépendance subie associe le désir d’autonomie à l’obligation de recourir à un tiers pour un acte quotidien. Demander une explication ou choisir une aide ponctuelle ne signifie pas nécessairement qu’une dépendance est imposée.

12. Comment une assistance apportée pour chaque geste peut-elle influencer le développement d’un enfant ayant un handicap moteur ?

Elle peut provoquer une angoisse de l’espace et des comportements d’autostimulation
Elle peut améliorer spontanément l’exploration des objets et la coordination des gestes
Elle peut favoriser une dépendance apprise et réduire l’initiative de l’enfant
Elle peut transformer les difficultés motrices en difficultés principales de communication

Elle peut favoriser une dépendance apprise et réduire l’initiative de l’enfant

Explication

Lorsque l’enfant est assisté pour chaque geste, il risque d’apprendre à dépendre de cette aide et de devenir plus passif. L’angoisse de l’espace et les comportements d’autostimulation sont plutôt associés aux conséquences du handicap visuel.

13. Quel ensemble de manifestations peut être associé à un handicap visuel chez l’enfant ?

Un isolement verbal, une incompréhension des messages et une forte impulsivité
Une difficulté d’adaptation intellectuelle, une anxiété sociale et un complexe d’infériorité
Une dépendance apprise, une passivité gestuelle et une exploration réduite des objets
Une angoisse de l’espace, une insécurité affective et des aveuglismes

Une angoisse de l’espace, une insécurité affective et des aveuglismes

Explication

Le handicap visuel peut entraîner une angoisse de l’espace et de la séparation, une insécurité affective ainsi que des comportements d’autostimulation appelés aveuglismes. L’isolement et les difficultés liées à l’expression verbale correspondent davantage aux effets possibles d’un handicap auditif.

14. Pourquoi un enfant ayant un handicap auditif peut-il manifester de la colère ou de l’agressivité ?

Parce qu’il éprouve des difficultés à exprimer ses émotions par des mots
Parce qu’il ne parvient pas à explorer les objets par des gestes autonomes
Parce qu’il ressent principalement une angoisse liée à l’organisation de l’espace
Parce qu’il compare ses compétences adaptatives à celles de ses camarades

Parce qu’il éprouve des difficultés à exprimer ses émotions par des mots

Explication

La difficulté à communiquer verbalement ses émotions peut favoriser chez l’enfant ayant un handicap auditif l’isolement, l’incompréhension, la colère, l’agressivité ou l’impulsivité. L’angoisse spatiale renvoie plutôt aux conséquences possibles d’un handicap visuel.

15. Quels domaines sont principalement concernés par le handicap intellectuel ?

La communication, la relation et l’expression verbale des émotions
La perception de l’espace, la séparation et les stimulations visuelles
La motricité globale, l’exploration des objets et l’autonomie gestuelle
Le fonctionnement intellectuel et les compétences adaptatives

Le fonctionnement intellectuel et les compétences adaptatives

Explication

Le handicap intellectuel se caractérise par des limitations du fonctionnement intellectuel et des compétences adaptatives. Les difficultés de communication et de relation peuvent notamment relever du handicap psychique ou de certains troubles du spectre de l’autisme.

16. Chez un enfant présentant un trouble du spectre de l’autisme, quelles fonctions peuvent être particulièrement fragilisées ?

Les capacités intellectuelles brutes, avec une diminution générale et uniforme
Les fonctions de communication, de relation et d’intégration des informations
Les fonctions motrices, avec une impossibilité habituelle d’accomplir des gestes
Les fonctions visuelles, avec une angoisse spatiale et des aveuglismes fréquents

Les fonctions de communication, de relation et d’intégration des informations

Explication

Dans les troubles du spectre de l’autisme, les difficultés concernent principalement la communication, la relation et l’intégration des informations. Elles ne se réduisent pas à une limitation générale des capacités intellectuelles brutes.

17. Dans une situation de changements fréquents et de fortes stimulations sensorielles, quel comportement peut aider un enfant présentant un trouble du spectre de l’autisme à réduire son angoisse ?

Éviter toute forme de routine afin de favoriser l’adaptation aux nouveautés
S’appuyer sur des rituels, des stéréotypies ou des objets spécifiques
Exprimer systématiquement ses émotions par des mots lors des situations stressantes
Multiplier les changements imprévus pour développer rapidement sa flexibilité

S’appuyer sur des rituels, des stéréotypies ou des objets spécifiques

Explication

Les rituels, les stéréotypies et certains objets peuvent servir de repères et diminuer l’angoisse liée aux changements ou aux stimulations sensorielles. Multiplier les imprévus risque au contraire d’augmenter la difficulté d’adaptation décrite dans cette situation.

18. Quel enchaînement décrit le mieux le processus familial pouvant suivre l’annonce ou la découverte d’un handicap ?

Colère, acceptation, déni, adaptation, puis choc et culpabilité
Choc, déni, colère, dépression ou culpabilité, puis acceptation et adaptation
Déni, adaptation, acceptation, choc, puis colère et dépression
Acceptation, adaptation, choc, colère, puis déni et culpabilité

Choc, déni, colère, dépression ou culpabilité, puis acceptation et adaptation

Explication

L’annonce ou la découverte du handicap peut provoquer plusieurs étapes allant du choc jusqu’à l’acceptation et à l’adaptation. Le déni correspond plutôt au refus de reconnaître la réalité et ne constitue pas une forme d’acceptation.

19. Quelle conséquence familiale peut être associée à la survenue d’un handicap chez un enfant ?

Le rythme familial et les relations entre générations peuvent être transformés
Les relations entre frères et sœurs suivent généralement un modèle inchangé
Le regard d’autrui cesse d’influencer l’organisation de la vie familiale
La place de l’enfant devient comparable à celle de tous les autres membres

Le rythme familial et les relations entre générations peuvent être transformés

Explication

Le handicap peut modifier le rythme familial, le regard d’autrui et les relations intergénérationnelles, ainsi que la place de l’enfant parmi ses frères et sœurs. Les autres propositions minimisent ou nient ces transformations possibles.

20. Face à des parents qui pleurent ou expriment de la colère, quelle attitude professionnelle est la plus adaptée ?

Les écouter activement sans jugement, sans minimiser leur douleur ni précipiter une solution
Leur expliquer que leurs émotions risquent de perturber l’accompagnement de l’enfant
Leur proposer une solution immédiate afin de réduire l’expression de leur souffrance
Les rassurer rapidement en orientant la discussion vers les aspects pratiques des soins

Les écouter activement sans jugement, sans minimiser leur douleur ni précipiter une solution

Explication

L’auxiliaire de puériculture accueille les émotions parentales avec une écoute active et sans jugement, tout en reconnaissant leur douleur. Une réponse centrée sur la résolution immédiate ou la minimisation des émotions ne respecte pas cette posture.

21. Pour valoriser un enfant pendant les soins, quelle pratique l’auxiliaire de puériculture doit-elle privilégier ?

Décrire principalement sa pathologie afin d’adapter les soins à ses déficits observés
Réaliser les soins à sa place pour éviter les hésitations et accélérer la prise en charge
S’appuyer sur ses capacités, demander son accord, respecter son rythme et soutenir son autonomie
Attendre qu’il maîtrise toutes les étapes avant de lui proposer une participation aux soins

S’appuyer sur ses capacités, demander son accord, respecter son rythme et soutenir son autonomie

Explication

Valoriser l’enfant consiste à reconnaître ses compétences, à solliciter son accord, à respecter son rythme et à favoriser son autonomie dès que possible. Le réduire à sa pathologie ou accomplir les soins à sa place contredit cette approche.

22. Lors d’une transition de soins chez un enfant présentant un trouble du spectre de l’autisme, quelle mesure peut renforcer son sentiment de sécurité ?

Utiliser des repères clairs, un objet transitionnel et un rituel prévisible
Retirer les objets familiers pour encourager une adaptation rapide au nouvel environnement
Privilégier des explications longues afin de détailler verbalement chaque variation
Modifier régulièrement les étapes du soin pour l’habituer aux changements imprévus

Utiliser des repères clairs, un objet transitionnel et un rituel prévisible

Explication

Des repères clairs, des objets transitionnels et des rituels peuvent sécuriser les soins, notamment pendant les transitions. Modifier les repères ou retirer les objets familiers risque au contraire d’augmenter l’insécurité.

23. Avec quels professionnels l’auxiliaire de puériculture coopère-t-elle pour co-construire un projet d’accueil individualisé ou personnalisé ?

Des enseignants, des assistants sociaux, des médecins généralistes et des agents administratifs
Des animateurs, des diététiciens, des ergothérapeutes et des intervenants de restauration
Des kinésithérapeutes, des orthophonistes, des secrétaires médicales et des responsables techniques
Des éducateurs de jeunes enfants, des psychologues, des psychomotriciens et une infirmière puéricultrice

Des éducateurs de jeunes enfants, des psychologues, des psychomotriciens et une infirmière puéricultrice

Explication

La co-construction du projet associe notamment les éducateurs de jeunes enfants, les psychologues, les psychomotriciens et l’infirmière puéricultrice. Les autres équipes réunissent des professionnels qui ne correspondent pas au groupe indiqué pour cette mission.

Révisez avec les flashcards

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Quelle définition donne la Convention de 2006 du handicap ?

Des incapacités durables physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles qui, avec des barrières, limitent la participation sociale.

Quel principe pose l’article 2 de la Convention des droits de l’enfant de 1989 ?

Le principe de non-discrimination envers les enfants handicapés.

Que reconnaît l’article 23.1 de la Convention des droits de l’enfant aux enfants handicapés ?

Le droit de mener une vie pleine et décente garantissant dignité, autonomie et participation active.

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