QCM : Apraxie gestuelle (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après une lésion cérébrale acquise, une personne peine à programmer un geste volontaire, alors que ses capacités intellectuelles sont préservées. Quelle description correspond à ce trouble ?

Une difficulté de réalisation motrice sans atteinte possible de la programmation
Un trouble moteur associé à une lésion cérébrale congénitale
Un trouble de l’initiation, de la programmation et/ou de la réalisation d’un comportement moteur intentionnel
Un déficit de force musculaire empêchant tout mouvement volontaire

Un trouble de l’initiation, de la programmation et/ou de la réalisation d’un comportement moteur intentionnel

Explication

L’apraxie concerne l’initiation, la programmation et/ou la réalisation d’un comportement moteur intentionnel en lien avec une lésion cérébrale acquise. La faiblesse musculaire confond apraxie et déficit de force, la difficulté sans atteinte de programmation réduit la définition, et la lésion congénitale contredit le caractère acquis.

2. Une personne a du mal à organiser les éléments d’un dessin en fonction de leur position les uns par rapport aux autres. À quelle catégorie d’apraxie cette difficulté correspond-elle ?

À un trouble de reconnaissance visuelle
À une apraxie de l’habillage
À une apraxie constructive
À une apraxie gestuelle

À une apraxie constructive

Explication

Les apraxies constructives se caractérisent par des difficultés à définir les relations des objets entre eux. L’apraxie gestuelle concerne les gestes, l’apraxie de l’habillage une activité spécifique, et la reconnaissance visuelle relève d’une autre difficulté.

3. Quel résultat Liepmann rapporte-t-il en 1905 sur la fréquence de l’apraxie selon l’hémisphère lésé ?

42 cas sur 42 après une lésion droite, et 42 sur 42 après une lésion gauche
42 cas sur 47 après une lésion droite, et 20 sur 42 après une lésion gauche
20 cas sur 47 après une lésion droite, et 42 sur 42 après une lésion gauche
20 cas sur 20 après une lésion droite, et 42 sur 47 après une lésion gauche

20 cas sur 47 après une lésion droite, et 42 sur 42 après une lésion gauche

Explication

En 1905, Liepmann rapporte 20 cas d’apraxie parmi 47 patients avec une lésion de l’hémisphère droit, contre 42 parmi 42 avec une lésion de l’hémisphère gauche. L’inversion des fréquences échange les résultats, les dénominateurs erronés confondent cas et effectifs, et la fréquence identique aux deux côtés efface la différence observée.

4. Quelle conclusion Liepmann tire-t-il de ses observations sur les lésions des deux hémisphères et les gestes ?

L’hémisphère gauche est impliqué dans la compréhension verbale plutôt que gestuelle
L’hémisphère droit est impliqué dans l’activité gestuelle
Les deux hémisphères sont également impliqués dans l’activité gestuelle
L’hémisphère gauche est impliqué dans l’activité gestuelle

L’hémisphère gauche est impliqué dans l’activité gestuelle

Explication

Liepmann souligne l’implication de l’hémisphère gauche dans l’activité gestuelle, notamment à partir de la fréquence des apraxies observées selon le côté de la lésion. L’hémisphère droit inverse cette conclusion, la compréhension verbale déplace l’objet de son observation, et l’implication égale contredit les résultats rapportés.

5. Une personne ne parvient pas à réaliser un geste sur commande. Elle comprend la consigne, reconnaît visuellement l’objet et ne présente pas de déficit intellectuel. Quelle interprétation est compatible avec la définition de l’apraxie ?

Un trouble de la réalisation des gestes expliqué par une incompréhension verbale
Un trouble de la réalisation des gestes non expliqué par ces trois déficits
Un trouble de la réalisation des gestes expliqué par une difficulté de reconnaissance visuelle
Un trouble de la réalisation des gestes expliqué par un déficit intellectuel

Un trouble de la réalisation des gestes non expliqué par ces trois déficits

Explication

L’apraxie est un trouble de la réalisation des gestes qui ne résulte ni d’un trouble de compréhension verbale, ni d’un trouble de reconnaissance visuelle des objets, ni d’un déficit intellectuel. Chacune des autres réponses attribue le trouble à l’un de ces facteurs exclus par la définition.

6. Quelle classification Liepmann distingue-t-il en 1908 pour les formes cliniques de l’apraxie ?

Idéatoire et idéomotrice
Idéatoire, aphasique et visuospatiale
Idéomotrice, exécutive et de reconnaissance
Idéatoire, idéomotrice et motrice ou mélokinétique

Idéatoire, idéomotrice et motrice ou mélokinétique

Explication

En 1908, Liepmann distingue trois formes : idéatoire, idéomotrice et motrice ou mélokinétique. La pantomime ne résume pas la classification, l’aphasie et les troubles visuospatiaux n’en sont pas des formes, et elle en compte trois plutôt que deux.

7. Une personne ne sait plus organiser les étapes nécessaires pour se servir un verre d’eau, bien qu’elle comprenne la consigne et reconnaisse le verre. Quelle forme d’apraxie correspond à cette difficulté ?

Apraxie idéomotrice
Apraxie motrice ou mélokinétique
Trouble de reconnaissance visuelle
Apraxie idéatoire

Apraxie idéatoire

Explication

L’apraxie idéatoire correspond à la destruction des formules du mouvement, qui compromet les séquences élaborées et les actions impliquant des objets. L’apraxie idéomotrice concerne le lien avec la commande motrice, la forme mélokinétique les souvenirs kinétiques d’un membre, et le cas précise que l’objet est reconnu.

8. Une personne sait expliquer comment saluer militairement et connaît le geste, mais ne parvient pas à en produire la pantomime sur demande. Quelle forme d’apraxie décrit le mieux ce profil ?

Apraxie motrice ou mélokinétique
Apraxie de reconnaissance
Apraxie idéatoire
Apraxie idéomotrice

Apraxie idéomotrice

Explication

Dans l’apraxie idéomotrice, la connaissance théorique du geste est préservée, mais l’interruption entre la formule du mouvement et l’innervation motrice empêche la pantomime. La perte des séquences avec objets relève de la forme idéatoire, tandis que la perte des souvenirs kinétiques définit la forme mélokinétique.

9. Dans une étude portant sur des personnes ayant une lésion de l’hémisphère gauche, une participante présente un déficit d’utilisation d’objets. Quelle proportion observée par De Renzi correspond à ce type de déficit dans ce groupe ?

40 %
11 %
45 %
28 %

28 %

Explication

De Renzi observe un déficit d’utilisation d’objets chez 28 % des sujets ayant une lésion de l’hémisphère gauche. Les 11 patients désignent le trouble d’imitation sans difficulté d’utilisation, tandis que 40 et 45 sont des effectifs d’autres groupes de l’étude.

10. Lors d’une évaluation, un patient ayant une lésion cérébrale ne réussit pas à imiter les gestes symboliques, mais utilise correctement les objets. Quel constat de De Renzi correspond à ce profil ?

Une absence de trouble praxique, observée chez 40 patients
Un trouble d’imitation sans problème d’utilisation, observé chez 11 patients
Un déficit d’utilisation d’objets, observé chez 28 % des sujets avec lésion gauche
Un trouble d’imitation accompagné d’un déficit d’utilisation, observé chez 11 patients

Un trouble d’imitation sans problème d’utilisation, observé chez 11 patients

Explication

De Renzi rapporte 11 patients présentant un trouble d’imitation sans problème d’utilisation. Le déficit d’utilisation de 28 % concerne un autre constat, et le profil avec atteinte conjointe ou l’absence de trouble ne correspond pas à cette observation.

11. Une étude met en évidence, chez certains patients, un trouble d’utilisation d’objets sans trouble d’imitation et, chez d’autres, un trouble d’imitation sans problème d’utilisation. Quelle conclusion découle de cette double dissociation ?

Les deux troubles relèvent d’une seule fonction commune
Le trouble d’imitation dépend du trouble d’utilisation
La dissociation indique seulement une fréquence différente des troubles
Les deux troubles sont fonctionnellement indépendants

Les deux troubles sont fonctionnellement indépendants

Explication

Des profils opposés où chaque trouble peut apparaître sans l’autre étayent l’indépendance fonctionnelle de l’utilisation d’objets et de l’imitation. Une fonction unique ou une dépendance entre les deux ne rendrait pas compte de cette double dissociation; une différence de fréquence, à elle seule, ne l’établit pas.

12. Dans le cadre de l’action, que désigne l’intention selon Luria ?

La capacité à sélectionner un objet en fonction des stimuli présents
La capacité à fixer et maintenir un but et à planifier comment l’atteindre
La capacité à produire et contrôler les mouvements nécessaires à une action
La capacité à ajuster un mouvement aux informations sensorielles reçues

La capacité à fixer et maintenir un but et à planifier comment l’atteindre

Explication

Pour Luria, l’intention consiste à maintenir un but et à établir un plan pour l’atteindre. La production motrice concerne l’exécution, la sélection d’un objet concerne les stimuli, et l’ajustement sensoriel relève de l’adaptation du mouvement.

13. Un patient présentant une lésion frontale ne parvient plus à utiliser correctement des objets parce qu’il a des difficultés à fixer son but et à organiser son action. Quelle interprétation correspond à la proposition de Luria formulée en 1978 ?

Le trouble d’intention découle d’une atteinte des régions postérieures
Le trouble d’intention peut être secondaire à un trouble d’utilisation
Le trouble d’utilisation découle d’une atteinte des systèmes afférents
Le trouble d’utilisation peut être secondaire à un trouble d’intention

Le trouble d’utilisation peut être secondaire à un trouble d’intention

Explication

Luria indique en 1978 que des lésions frontales peuvent provoquer un trouble d’utilisation des objets secondaire à un trouble d’intention. L’explication afférente et l’attribution aux régions postérieures déplacent le mécanisme vers d’autres aspects de l’action, tandis que l’inversion renverse le lien causal.

14. Lorsqu’une personne adapte son geste pour saisir des verres de formes et de poids différents, quelle conception de l’acte moteur cela illustre-t-il chez Luria ?

Il se développe dans le temps en mobilisant plusieurs systèmes afférents
Il se modifie par la seule fixation initiale du but de l’action
Il dépend principalement d’une séquence de mouvements mémorisée
Il correspond à un programme moteur unique préparé avant l’action

Il se développe dans le temps en mobilisant plusieurs systèmes afférents

Explication

Selon Luria, l’acte moteur se développe au cours de l’action en sollicitant notamment les systèmes visuel, tactile et kinesthésique. Le programme fixe contredit cette conception, tandis que le but seul ou une séquence mémorisée ne rendent pas compte de la contribution de plusieurs systèmes afférents.

15. Une personne sélectionne difficilement les mouvements adaptés aux informations de l’environnement et peine aussi à modifier son geste lorsque la situation extérieure change. Comment distinguer les deux types de difficultés intentionnelles décrits par Luria ?

Les deux difficultés sont efférentes, car elles perturbent le déroulement du geste
La difficulté liée aux stimuli est efférente, et celle d’adaptation du mouvement est afférente
La difficulté liée aux stimuli est afférente, et celle d’adaptation du mouvement est efférente
Les deux difficultés sont afférentes, car elles concernent la situation extérieure

La difficulté liée aux stimuli est afférente, et celle d’adaptation du mouvement est efférente

Explication

Les difficultés afférentes concernent les stimuli de l’environnement, tandis que les difficultés efférentes touchent l’adaptation du mouvement aux situations extérieures. Inverser ces liens confond les deux catégories; les attribuer toutes deux à une seule catégorie efface leur distinction.

16. Quelle distinction fondamentale Roy et Square proposent-ils dans leur modèle de l’action élaboré en 1985 ?

Un système moteur et un système sensoriel
Un système conceptuel et un système de production
Un système de planification et un système de sériation
Un système afférent et un système efférent

Un système conceptuel et un système de production

Explication

Le modèle élaboré par Roy et Square en 1985 distingue un système conceptuel et un système de production. Les systèmes afférent et efférent désignent des directions de contrôle, tandis que les systèmes moteur et sensoriel ne sont pas les deux composantes nommées dans ce modèle.

17. Dans une analyse de l’action, on cherche la composante qui représente abstraitement ce qu’il faut faire et mobilise les connaissances sur les objets, les actions et leur sériation. Quel système du modèle de Roy et Square remplit cette fonction ?

Le système conceptuel
Le système sensori-perceptif
Le système de production
Le contrôle bottom-up

Le système conceptuel

Explication

Le système conceptuel fournit la représentation abstraite de l’action et mobilise les connaissances relatives aux objets, aux actions et à la sériation. Le système de production génère et contrôle les mouvements; le contrôle bottom-up et le système sensori-perceptif interviennent dans l’ajustement de l’exécution.

18. Pendant un geste, un programme d’action issu de la représentation de la tâche guide le mouvement, puis les informations sensori-perceptives permettent d’en corriger l’exécution. Comment nommer ces deux contrôles dans le modèle de Roy et Square ?

Bottom-up pour les deux étapes, car elles concernent le mouvement
Bottom-up pour le guidage conceptuel, puis top-down pour l’ajustement sensori-perceptif
Top-down pour le guidage conceptuel, puis bottom-up pour l’ajustement sensori-perceptif
Top-down pour les deux étapes, car elles contrôlent la réalisation

Top-down pour le guidage conceptuel, puis bottom-up pour l’ajustement sensori-perceptif

Explication

Le contrôle top-down vient du système conceptuel et agit par des programmes d’actions généralisés; le contrôle bottom-up ajuste la réalisation à partir du système sensori-perceptif. Inverser les directions confond leurs rôles, et attribuer les deux étapes à une seule direction néglige le double contrôle.

19. Une personne doit réaliser un geste après avoir entendu « sers-moi un verre », après avoir vu un objet à utiliser, ou après avoir observé un geste à imiter. Quelles modalités d’entrée le modèle de Rothi, Ochipa et Heiman distingue-t-il pour ces consignes ?

L’entrée auditivo-verbale, l’entrée visuelle par le geste et l’entrée tactile par l’objet
L’entrée visuelle par l’objet, l’entrée visuelle par le geste et l’entrée motrice par imitation
L’entrée auditivo-verbale, l’entrée visuelle par l’objet et l’entrée visuelle par le geste
L’entrée auditive non verbale, l’entrée visuelle par l’objet et l’entrée visuelle par le geste

L’entrée auditivo-verbale, l’entrée visuelle par l’objet et l’entrée visuelle par le geste

Explication

Le modèle différencie une consigne verbale entendue, la présentation visuelle d’un objet et la présentation visuelle d’un geste. L’entrée tactile, motrice ou auditive non verbale ne remplace pas l’une de ces trois modalités.

20. Lors d’une tâche, les informations perceptives sur un objet sont reconnues, puis des connaissances sur son usage orientent à la fois le lexique gestuel de sortie et le lexique verbal de sortie. Quel système remplit ce rôle ?

Le niveau exécutif de production
Les lexiques gestuel et verbal de sortie
Le système sémantique de l’action
Le lexique d’action d’entrée

Le système sémantique de l’action

Explication

Le système sémantique de l’action intègre les informations perceptives reconnues et transmet des connaissances conceptuelles aux lexiques de sortie gestuel et verbal. Le lexique d’entrée sert à reconnaître les mouvements, tandis que les lexiques de sortie portent les représentations utiles à la production.

21. Une personne exécute correctement les gestes, mais choisit des actions inadaptées aux objets et substitue parfois un objet à un autre pendant une tâche. Quelle atteinte explique le mieux ce profil ?

Une atteinte du système sémantique de l’action entraînant une apraxie conceptuelle
Une atteinte du lexique d’action d’entrée perturbant la reconnaissance des mouvements
Une atteinte du niveau exécutif perturbant la production motrice des gestes
Une atteinte de la voie directe d’imitation des gestes sans signification

Une atteinte du système sémantique de l’action entraînant une apraxie conceptuelle

Explication

L’apraxie conceptuelle peut associer un geste bien exécuté à une mauvaise sélection, des actions inadaptées à l’objet ou des substitutions d’objets. Un trouble exécutif affecte la production des gestes, tandis qu’une atteinte du lexique d’entrée compromet leur reconnaissance.

22. Un patient reconnaît et discrimine correctement les mouvements observés, mais ne peut pas produire un geste appris. Quel lexique contient les engrammes de production susceptibles d’être atteints ?

Le lexique d’action d’entrée
Le lexique d’action de sortie
Le système sémantique de l’action
Le niveau exécutif

Le lexique d’action de sortie

Explication

Le lexique d’action de sortie contient les engrammes nécessaires à la production des mouvements, alors que le lexique d’entrée contribue à leur reconnaissance. Le système sémantique fournit des connaissances conceptuelles et le niveau exécutif concerne la production motrice.

23. Dans le modèle de Goldenberg, une tâche exige de mobiliser des connaissances sur les objets et d’interpréter les intentions d’autrui. Quelle voie est principalement concernée ?

La voie du lexique d’action de sortie
La voie occipito-temporale
La voie occipito-pariétale
La voie du raisonnement technique

La voie occipito-temporale

Explication

La voie occipito-temporale est associée aux connaissances sur le monde, notamment les objets, ainsi qu’à un traitement sociologique lié à la théorie de l’esprit. La voie occipito-pariétale est dédiée à l’action et à l’inférence structurale.

24. Pour choisir un objet utile à une action, une personne s’appuie sur sa forme et sa structure plutôt que sur son usage habituel. Quelle composante du modèle de Goldenberg décrit ce traitement ?

La voie occipito-pariétale et la théorie de l’esprit
La voie occipito-temporale et les connaissances sur le monde
La voie occipito-temporale et l’usage prototypique
La voie occipito-pariétale et l’inférence structurale

La voie occipito-pariétale et l’inférence structurale

Explication

La voie occipito-pariétale est dédiée à l’action et recourt à l’inférence structurale pour sélectionner des objets utiles selon leur structure. Les connaissances sur le monde et le traitement lié à la théorie de l’esprit sont associés à la voie occipito-temporale.

25. Une personne utilise un outil familier d’une manière inhabituelle pour résoudre un problème mécanique, en s’appuyant sur les propriétés perceptives de l’objet. Quel processus décrit cette démarche ?

Le raisonnement technique construisant des actions physiques possibles
La connaissance prototypique indiquant le contexte d’usage habituel
La reconnaissance perceptive identifiant la catégorie de l’objet
L’adaptation sociale guidée par les conventions d’utilisation

Le raisonnement technique construisant des actions physiques possibles

Explication

Le raisonnement technique construit, à partir des attributs perceptifs des objets, des représentations d’actions physiques possibles pour résoudre des problèmes mécaniques de façon inhabituelle. L’usage prototypique concerne plutôt l’emploi habituel de l’outil et son contexte.

26. Une personne sait à quoi sert habituellement un marteau et dans quel contexte il est employé, mais envisage aussi les actions physiques que sa forme permet. Comment distinguer ces deux types de connaissances ?

Les connaissances pratiques concernent l’usage habituel et son contexte; les prototypiques, les actions possibles selon les attributs perceptifs
Les connaissances prototypiques concernent les actions mécaniques possibles; les pratiques, les conventions sociales d’utilisation
Les connaissances pratiques concernent la catégorie de l’objet; les prototypiques, les propriétés physiques de sa forme
Les connaissances prototypiques concernent l’usage habituel et son contexte; les pratiques, les actions possibles selon les attributs perceptifs

Les connaissances prototypiques concernent l’usage habituel et son contexte; les pratiques, les actions possibles selon les attributs perceptifs

Explication

Les connaissances prototypiques renseignent sur l’usage habituel de l’outil et son contexte, tandis que les connaissances pratiques portent sur les actions physiques possibles à partir de ses attributs perceptifs. Inverser ces fonctions ou assimiler les connaissances pratiques aux conventions sociales confond les deux notions.

27. Une équipe veut concevoir une revalidation après avoir analysé les étapes impliquées dans la réalisation des gestes. À quoi les modèles neuropsychologiques et cognitifs des praxies peuvent-ils contribuer ?

À comprendre le traitement gestuel et à concevoir la revalidation
À classer les objets selon leur usage habituel
À déterminer les règles sociales propres à chaque geste
À mesurer uniquement la vitesse d’exécution des gestes

À comprendre le traitement gestuel et à concevoir la revalidation

Explication

Ces modèles éclairent les étapes du traitement de l’information gestuelle et aident à concevoir les méthodes de revalidation. La mesure de vitesse réduit l’analyse au mouvement, le classement des objets relève d’autres connaissances et les règles sociales ne constituent pas leur contribution centrale.

28. Une personne produit un geste inadapté après avoir mal compris la fonction de l’objet, alors que ses capacités motrices paraissent préservées. Quelle interprétation respecte la portée controversée de l’apraxie ?

La difficulté confirme un déficit moteur autonome
L’autonomie de l’apraxie est démontrée par ce cas
Un trouble conceptuel peut contribuer à la difficulté gestuelle
La fonction de l’objet ne peut pas intervenir dans le geste

Un trouble conceptuel peut contribuer à la difficulté gestuelle

Explication

Les difficultés gestuelles ne correspondent pas nécessairement à un déficit du geste lui-même : des troubles conceptuels peuvent aussi affecter la production. Un déficit moteur autonome est une conclusion trop rapide, exclure l’influence conceptuelle néglige cette possibilité, et ce cas ne tranche pas la controverse sur l’autonomie.

29. Un patient utilise un objet peu adapté et réalise un mouvement maladroit, mais parvient à ouvrir le contenant demandé. Quel aspect doit guider l’évaluation praxique ?

La conformité de l’objet choisi à son usage habituel
La fluidité et la précision du mouvement réalisé
Ce que l’action permet au patient d’accomplir
L’absence de toute maladresse pendant l’exécution

Ce que l’action permet au patient d’accomplir

Explication

L’évaluation praxique porte sur ce que le mouvement permet à l’individu de réaliser, même si le geste est maladroit ou l’objet mal choisi. Privilégier la précision motrice, considérer l’objet inadapté comme un échec certain ou exiger l’absence de maladresse fait perdre de vue l’atteinte du but.

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Qu’est-ce qu’une apraxie ?

Un trouble moteur intentionnel lié à une lésion cérébrale acquise.

Combien de patients avec une lésion gauche Liepmann rapporte-t-il comme apraxiques en 1905 ?

42 sur 42 patients.

Quel hémisphère Liepmann associe-t-il à l’activité gestuelle ?

L’hémisphère gauche.

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