★ À maîtriser
📌 Proximal désigne la partie d’une structure la plus proche du tronc, tandis que distal désigne la partie la plus éloignée du tronc.
Le squelette est composé d’environ 200 pièces osseuses et assure des fonctions de charpente locomotrice, de protection, de réserve minérale et de formation des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes dans la moelle osseuse rouge.
Les os sont classés en :
Un os long comprend une diaphyse constituée d’une corticale compacte entourant un canal médullaire rempli de moelle jaune, deux épiphyses contenant de l’os spongieux et recouvertes de cartilage articulaire, ainsi que des métaphyses intermédiaires.
Compléments
Les trois plans de référence sont le plan horizontal ou transversal, le plan frontal et le plan sagittal; le plan sagittal médian divise le squelette en deux moitiés symétriques.
Les axes de référence sont : l’axe vertical, perpendiculaire au plan horizontal, l’axe antéro-postérieur, perpendiculaire au plan frontal, l’axe transversal, perpendiculaire au plan sagittal
📌 La partie latérale est la plus éloignée du plan sagittal médian, tandis que la partie médiale en est la plus proche; ces termes sont préférés à externe et interne.
📌 Le tissu osseux compact est dense et homogène, tandis que le tissu spongieux ou trabéculaire est formé de travées et comporte de nombreuses cavités.
Le cartilage de conjugaison situé dans les métaphyses assure la croissance en longueur de l’os et disparaît à l’âge adulte.
Le périoste entoure la diaphyse et une partie des épiphyses; il participe à la croissance osseuse en épaisseur et permet l’insertion des ligaments et des tendons.
★ À maîtriser
📌 La clavicule est un os allongé sans canal médullaire et n’est donc pas considérée comme un os long.
La clavicule relie le sternum à la scapula à la partie antéro-supérieure du thorax et présente une forme de S avec une courbure médiale convexe en avant et une courbure latérale convexe en arrière.
La scapula est un os plat triangulaire appliqué contre la face postérieure du thorax, de la deuxième à la septième côte, et forme un angle de 30° avec le plan frontal en vue supérieure.
La face dorsale de la scapula est divisée par l’épine en une fosse supra-épineuse supérieure et une fosse infra-épineuse inférieure.
La cavité glénoïde, portée par le col de la scapula, est une surface ovalaire faiblement concave orientée en dehors, en haut et en avant; le tubercule supraglénoïdal reçoit la longue portion du biceps brachial et le tubercule infraglénoïdal le chef long du triceps brachial.
L’humérus est l’unique os du bras, situé entre la scapula et les deux os de l’avant-bras.
Compléments
L’épiphyse médiale de la clavicule porte une surface articulaire triangulaire, concave dans le sens antéro-postérieur et convexe verticalement, qui s’articule avec le sternum et le premier cartilage costal.
L’épiphyse latérale de la clavicule porte une surface articulaire ovalaire orientée en dehors et en bas, qui s’articule avec l’acromion de la scapula.
La face inférieure de la clavicule présente un sillon pour le muscle subclavier, une surface médiale pour le ligament costo-claviculaire, ainsi qu’une ligne trapézoïde et un tubercule conoïde pour les ligaments trapézoïde et conoïde.
La face ventrale de la scapula est concave et forme la fosse subscapulaire, où s’insère le muscle subscapulaire.
L’épine de la scapula se prolonge latéralement par l’acromion, dont l’extrémité antéro-médiale s’articule avec l’épiphyse latérale de la clavicule.
Le processus coracoïde donne insertion au ligament coraco-huméral sur sa portion verticale, aux ligaments conoïde, trapézoïde et coraco-acromial ainsi qu’au petit pectoral sur sa portion horizontale, et au tendon commun du coraco-brachial et du chef court du biceps brachial sur son apex.
La diaphyse de l’humérus est prismatique triangulaire, sauf dans son tiers supérieur où elle est plutôt cylindrique.
La face antéro-latérale de l’humérus porte le V deltoïdien, où s’insère le muscle deltoïde.
La face postérieure de l’humérus est traversée dans son tiers moyen par le sillon du nerf radial, oblique en bas et latéralement.
★ À maîtriser
À l’extrémité proximale de l’humérus, la tête regarde médialement, en haut et légèrement en arrière, tandis que le tubercule majeur est latéral et le tubercule mineur antérieur.
Les trois facettes du tubercule majeur reçoivent respectivement les insertions suivantes :
Le sillon intertuberculaire est bordé latéralement par la crête du tubercule majeur, où s’insère le grand pectoral, et médialement par la crête du tubercule mineur, où s’insèrent le grand rond médialement et le grand dorsal latéralement.
L’épiphyse distale de l’humérus porte latéralement le capitulum, destiné au radius, et médialement la trochlée, destinée à l’incisure trochléaire de l’ulna.
📌 En position anatomique de référence, le radius est latéral et l’ulna médial ; les deux os sont parallèles en supination et se croisent en pronation.
La tête du radius s’articule par sa fovéa radiale avec le capitulum huméral et par sa circonférence avec l’incisure radiale de l’ulna.
La surface articulaire inférieure du radius est séparée par une crête sagittale en une facette médiale quadrangulaire pour le lunatum et une facette latérale triangulaire pour le scaphoïde.
L’incisure trochléaire de l’ulna est formée par la face antérieure de l’olécrâne et la face supérieure du processus coronoïde, et s’articule avec la trochlée humérale.
Le carpe comprend deux rangées transversales de quatre os, énumérés de dehors en dedans : scaphoïde, lunatum, triquétrum et pisiforme dans la rangée proximale ; trapèze, trapézoïde, capitatum et hamatum dans la rangée distale.
Le canal carpien contient : les tendons des fléchisseurs profond des doigts, les tendons des fléchisseurs superficiel des doigts, le tendon du long fléchisseur du pouce, le nerf médian
Les quatre derniers doigts possèdent trois phalanges chacun, proximale, moyenne et distale, tandis que le pouce en possède deux, proximale et distale.
Compléments
📌 Sur la face postérieure de l’humérus, le sillon du nerf radial sépare la zone d’insertion du chef latéral du triceps brachial, au-dessus, de celle du chef médial, au-dessous.
Le tubercule mineur de l’humérus reçoit l’insertion du muscle subscapulaire.
La fosse radiale est située en avant au-dessus du capitulum, la fosse coronoïde en avant au-dessus de la trochlée et la fosse olécrânienne en arrière au-dessus de la trochlée.
La tubérosité radiale, située sous le col à la jonction antéro-médiale avec la diaphyse, reçoit l’insertion du biceps brachial.
★ À maîtriser
📌 Les articulations fibreuses relient les os par du tissu fibreux sans cavité articulaire ni cartilage ; elles sont généralement immobiles et comprennent les sutures, les syndesmoses et les gomphoses.
📌 Les articulations cartilagineuses sont dépourvues de cavité articulaire et comprennent les synchondroses, unies par une lame de cartilage hyalin, et les symphyses, dont les surfaces osseuses sont couvertes de cartilage et séparées par du fibrocartilage compressible.
📌 Les fibrocartilages intra-articulaires améliorent la stabilité et la fonction, augmentent la surface articulaire et diminuent les pressions ; le labrum est fixé à l’os en périphérie, le disque divise la cavité en deux chambres et le ménisque, en croissant, est mobile par rapport aux deux surfaces.
📌 Une articulation ellipsoïde associe un condyle convexe et une glène concave et permet 2 degrés de liberté, tandis qu’une articulation bicondylienne possède deux condyles juxtaposés opposés à deux glènes et présente des mouvements limités avec un degré de liberté prédominant.
Compléments
Pendant la croissance, les synchondroses unissent les épiphyses à la diaphyse et servent de sites de croissance ; lorsque la croissance en longueur cesse, elles s’ossifient et deviennent des synostoses.
Le cartilage articulaire répartit les pressions, est nourri par le liquide synovial et n’est pas innervé ; sa dégénérescence correspond à l’arthrose.
La membrane synoviale tapisse la face interne de la capsule et produit le liquide synovial, qui facilite le glissement articulaire et nourrit le cartilage.
La forme des surfaces articulaires est étroitement liée aux mouvements possibles de l’articulation.
Des exemples d’articulations sphéroïdes sont :
Une articulation sphéroïde associe une surface convexe et une surface concave en segments de sphéroïde et permet des mouvements autour de 3 axes perpendiculaires, soit 3 degrés de liberté.
Une articulation en selle possède deux surfaces chacune concave dans un plan et convexe dans un plan perpendiculaire, et permet 2 degrés de liberté ; ses exemples sont les articulations trapézo-métacarpienne, calcanéo-cuboïdienne et sterno-claviculaire.
Une articulation trochoïde associe un segment de cylindre plein à un segment de cylindre creux généralement incomplet et permet 1 degré de liberté ; ses exemples sont les articulations radio-ulnaires proximale et distale et l’articulation subtalaire postérieure.
Les articulations planes sont généralement de petites surfaces disposées en séries et permettent des mouvements de glissement, comme les articulations entre les os des rangées du carpe, les articulations carpo-métacarpiennes des quatre derniers doigts, les inter-métacarpiennes, les articulations du tarse antérieur et l’articulation tarso-métatarsienne.
Géométrie des surfaces → mouvements possibles.
★ À maîtriser
Le complexe articulaire de la ceinture scapulaire comprend cinq articulations : les articulations sterno-claviculaire, acromio-claviculaire et gléno-humérale sont vraies, tandis que les articulations sous-deltoïdienne et scapulo-thoracique sont fonctionnelles.
L’articulation sterno-claviculaire est la seule articulation qui unit le squelette appendiculaire du membre supérieur au squelette axial du tronc.
L’articulation sterno-claviculaire permet l’élévation et l’abaissement autour d’un axe sagittal, l’antépulsion et la rétropulsion autour d’un axe vertical, ainsi qu’une rotation axiale de la clavicule rendue possible par la laxité ligamentaire.
Compléments
Les articulations fonctionnelles sous-deltoïdienne et scapulo-thoracique permettent un mouvement sans présenter de surfaces articulaires.
La scapula effectue quatre catégories de mouvements :
L’articulation sterno-claviculaire est une articulation synoviale en selle dont les surfaces sont séparées par un disque fibro-cartilagineux qui améliore leur concordance.
Les moyens d’union comprennent une capsule et quatre ligaments : les ligaments antérieur et postérieur, le ligament supérieur ou interclaviculaire, le ligament inférieur ou costo-claviculaire
Le disque articulaire divise la synoviale sterno-claviculaire en deux parties, l’une entre la clavicule et le disque, l’autre entre le sternum et le disque.
★ À maîtriser
La capsule acromio-claviculaire est renforcée par le ligament acromio-claviculaire et les ligaments coraco-claviculaires conoïde, postéro-médial et vertical, et trapézoïde, antéro-latéral et oblique vers le haut et le dehors.
L’articulation gléno-humérale est une articulation synoviale sphéroïde entre la scapula et l’humérus, dont la tête humérale représente environ un tiers de sphère et dont la cavité glénoïdale est moins étendue et moins courbe.
Le maintien musculaire repose sur le chef long du biceps et les muscles de la coiffe des rotateurs :
La mobilité de l’épaule comprend une abduction de 160° et une adduction de 30° ; l’abduction gléno-humérale seule est limitée à 90° par la butée du tubercule majeur sous l’acromion, et la scapula complète le mouvement par une sonnette latérale.
Compléments
L’articulation acromio-claviculaire est une articulation synoviale plane dont les surfaces ovalaires ne se correspondent pas toujours ; un disque fibro-cartilagineux peut compléter l’articulation.
L’articulation acromio-claviculaire permet des mouvements de faible amplitude autour de trois axes : des bâillements antérieur et postérieur, des bâillements supérieur et inférieur, et une rotation axiale.
Le labrum glénoïdal, fibro-cartilage périphérique de la cavité glénoïdale, en augmente la profondeur et la surface et donne insertion à la capsule par sa face externe.
La capsule gléno-humérale est lâche et présente un récessus axillaire inférieur qui constitue une réserve d’amplitude, notamment lors de l’abduction.
Le ligament transverse de l’humérus transforme le sillon intertuberculaire en tunnel où chemine le tendon du chef long du biceps, tandis que le ligament coraco-acromial forme une voûte au-dessus de l’articulation gléno-humérale et du tendon du supra-épineux.
La membrane synoviale gléno-humérale engaine le tendon du chef long du biceps, qui n’est donc pas en contact avec le liquide synovial.
La flexion du bras atteint 160° et son extension 40° ; la rotation médiale détend les ligaments gléno-huméraux et peut porter l’extension à 90°.
Les mouvements autour de l’axe vertical comprennent une rotation latérale de 90°, une rotation médiale de 70°, une adduction horizontale de 140° et une abduction horizontale de 40°.
★ À maîtriser
📌 L’incisure trochléaire répond à la trochlée humérale, et son versant médial est plus développé que son versant latéral.
La circonférence de la tête radiale présente une surface articulaire en segment de cylindre qui s’articule avec l’incisure radiale et le ligament annulaire.
Le ligament annulaire s’étend entre les bords antérieur et postérieur de l’incisure radiale de l’ulna et encercle la tête du radius.
La face interne du ligament annulaire est tapissée de cartilage et joue le rôle d’une surface articulaire.
Compléments
L’incisure trochléaire de l’ulna est divisée en deux versants, médial et latéral, par une crête sagittale mousse allant du sommet de l’olécrâne à l’extrémité antérieure du processus coronoïde.
Le revêtement cartilagineux de l’incisure radiale se continue avec celui de l’incisure trochléaire.
Les revêtements cartilagineux de la fovéa radiale et de la circonférence de la tête radiale sont continus l’un avec l’autre.
★ À maîtriser
📌 Les aponévroses d’insertion sont les tendons étalés en membrane de certains muscles larges, tandis que les aponévroses de contention, aussi appelées fascias, enveloppent les muscles et les isolent les uns des autres.
📌 L’action anatomique décrite pour un muscle correspond à sa contraction concentrique, qui rapproche ses insertions et déplace l’os mobile vers l’os fixe.
La région de l’épaule comprend six muscles :
Les trois faisceaux du deltoïde prennent origine sur le tiers latéral du bord antérieur de la clavicule, le bord latéral de l’acromion et la partie inférieure du bord postérieur de l’épine de la scapula, et se terminent ensemble sur la tubérosité deltoïdienne de l’humérus.
Le faisceau antérieur du deltoïde fléchit et fait tourner médialement le bras, le faisceau moyen l’abducte et le faisceau postérieur l’étend et le fait tourner latéralement ; les trois faisceaux participent à la coaptation de la tête humérale dans la cavité glénoïde.
📌 Le supra-épineux s’insère sur la facette supérieure du tubercule majeur et participe à l’abduction du bras, tandis que l’infra-épineux et le petit rond s’insèrent respectivement sur les facettes moyenne et inférieure et postérieure du tubercule majeur et ont les mêmes actions, dont la rotation latérale du bras.
Compléments
🔄 La description anatomique suit cet ordre :
Les régions du membre supérieur sont l’épaule, le bras, l’avant-bras et la main, tandis que celles du membre inférieur sont la hanche et la fesse, la cuisse, la jambe et le pied.
Le fascia lata entoure les muscles de la hanche et de la cuisse et s’épaissit latéralement pour former le tractus ilio-tibial, qui s’étend de la crête iliaque au tubercule infracondylaire du tibia.
Le deltoïde est le muscle le plus latéral et le plus superficiel de l’épaule ; puissant, il donne le relief de l’épaule et comporte trois faisceaux.
Le subscapulaire s’étend de la fosse subscapulaire au tubercule mineur et assure la rotation médiale, l’adduction et la coaptation de la tête humérale dans la cavité glénoïde.
Le grand rond s’étend de la région de l’angle inférieur et du bord latéral de la scapula à la crête du tubercule mineur ; il adducte et fait tourner médialement le bras.
Le grand rond est situé sous le petit rond et leur écartement vers leur terminaison délimite le triangle des ronds, voie de communication entre les loges antérieure et postérieure du bras.
★ À maîtriser
La loge antérieure du bras comprend le biceps brachial, le brachial et le coraco-brachial, tandis que sa loge postérieure comprend le triceps brachial.
Le biceps brachial possède un chef long d’origine intra-capsulaire au tubercule supra-glénoïdal, qui traverse l’articulation de l’épaule et le sillon intertuberculaire, et un chef court issu du processus coracoïde avec le coraco-brachial ; ses deux chefs se terminent sur la tubérosité du radius.
Le biceps brachial fléchit l’avant-bras, surtout en supination, et le supine ; il participe aussi à la coaptation de la tête humérale et à la flexion du bras, tandis qu’avec l’avant-bras fixé il fléchit le bras sur l’avant-bras.
Le triceps brachial comprend un chef long issu du tubercule infra-glénoïdal, un chef latéral issu de la face postérieure de l’humérus au-dessus du sillon du nerf radial et un chef médial issu de cette face en dessous du sillon ; ses chefs se terminent par un tendon fixé à l’olécrane.
Compléments
Le brachial, situé derrière le biceps, va de la moitié inférieure de l’humérus à la tubérosité ulnaire et fléchit l’avant-bras sur le bras ou, si l’ulna est fixé, le bras sur l’avant-bras.
Le coraco-brachial va du sommet du processus coracoïde à la partie moyenne de la face antéro-médiale de l’humérus et participe à la flexion, à l’adduction et à la coaptation de l’articulation gléno-humérale.
Le triceps étend l’avant-bras sur le bras ; son chef long participe à l’extension du bras par rapport au tronc, à la coaptation de la tête humérale et, lorsque l’avant-bras est fixé, à l’extension du bras sur l’avant-bras.
Le chef long du triceps divise le triangle des ronds en un espace axillaire latéral quadrangulaire, limité par le col chirurgical de l’humérus, le chef long, le petit rond et le grand rond, et un espace axillaire médial triangulaire, limité par le chef long, le petit rond et le grand rond.
★ À maîtriser
📌 Le fléchisseur superficiel des doigts se termine sur les phalanges moyennes des doigts II à V et les fléchit sur les phalanges proximales, tandis que le fléchisseur profond se termine sur les phalanges distales et les fléchit sur les phalanges moyennes.
La loge latérale comprend :
L’extenseur des doigts se divise en quatre faisceaux dont les tendons atteignent les phalanges proximales, moyennes et distales des doigts II à V ; il étend la phalange proximale sur le métacarpien et participe à l’extension de la main, ainsi qu’à l’extension des phalanges moyenne et distale par l’intermédiaire de l’appareil extenseur.
Compléments
Les muscles du plan superficiel de la loge antéro-médiale prennent tous une insertion sur l’épicondyle médial de l’humérus.
Le rond pronateur prend origine sur l’épicondyle médial et le processus coronoïde de l’ulna, se termine sur la face latérale du radius et pronation l’avant-bras tout en le fléchissant sur le bras.
Les quatre tendons du fléchisseur superficiel se divisent en deux languettes près des articulations métacarpo-phalangiennes ; les tendons du fléchisseur profond passent entre ces languettes, ce qui leur vaut les noms de tendons perforés et perforants respectivement.
Le carré pronateur s’étend entre les quarts inférieurs des faces antérieures de l’ulna et du radius et pronation l’avant-bras lorsque l’ulna est fixe.
Le brachio-radial fléchit l’avant-bras, surtout en demi-prosupination ; en pronation maximale, il initie la supination, et en supination maximale, il initie la pronation.
Le long extenseur radial du carpe se termine sur le métacarpien II et le court extenseur radial du carpe sur le métacarpien III ; tous deux étendent la main sur l’avant-bras, et le long l’abducte également.
Le supinateur s’enroule autour de la partie supérieure du radius et assure la supination de l’avant-bras.
Les muscles du plan superficiel de la loge postérieure ont tous une insertion sur l’épicondyle latéral de l’humérus.
L’anconé s’étend de l’épicondyle latéral à l’olécrane et à la partie supérieure de la face postérieure de l’ulna, et participe à l’extension de l’avant-bras avec le triceps.
L’extenseur ulnaire du carpe s’étend de l’épicondyle latéral et du bord postérieur de l’ulna à la base du cinquième métacarpien, et étend et adducte la main.
★ À maîtriser
Le plan profond comprend, de dehors en dedans :
Le long extenseur du pouce étend ses phalanges l’une sur l’autre et la phalange proximale sur le premier métacarpien; il étend aussi le premier métacarpien et participe accessoirement à l’inclinaison radiale de la main.
Les six loges tendineuses contiennent, de dehors en dedans :
Les muscles de l’éminence thénar sont :
Les muscles de l’éminence hypothénar sont :
L’opposant du pouce porte le pouce en avant et en dedans et permet son opposition aux autres doigts, donc la préhension.
Les lombricaux fléchissent les phalanges proximales et étendent les phalanges moyennes et distales des doigts II à V.
📌 Les interosseux palmaires, au nombre de trois, adductent les doigts II, IV et V vers l’axe de la main, tandis que les quatre interosseux dorsaux abductent les doigts II, III et IV par rapport à cet axe; les deux groupes participent à la flexion des phalanges proximales et à l’extension des phalanges moyennes et distales.
Compléments
📌 Le long abducteur du pouce écarte le premier métacarpien et participe à la flexion de la main, tandis que le court extenseur du pouce étend la phalange proximale du pouce et participe à l’inclinaison radiale de la main.
Le rétinaculum des extenseurs maintient les tendons dans leurs gouttières.
Les quatre lombricaux relient les tendons du fléchisseur profond des doigts II à V aux tendons de l’extenseur des doigts correspondants; les deux premiers sont unipennés et les deux derniers bipennés.
★ À maîtriser
L’os coxal est un os plat constitué de l’ilium, du pubis et de l’ischium, trois os qui fusionnent à l’adolescence.
Le squelette du bassin est formé des deux os coxaux et du sacrum; chaque os coxal s’unit en avant à son homologue et s’articule en arrière avec le sacrum.
📌 Dans l’acétabulum, la fosse centrale est dépourvue de cartilage, tandis que la surface semi-lunaire périphérique est cartilagineuse et s’articule avec la tête du fémur.
Compléments
La face glutéale de l’ilium présente trois lignes glutéales qui délimitent les insertions du glutéus maximus en arrière, du glutéus médius entre les lignes antérieure et postérieure, et du glutéus minimus entre les lignes antérieure et inférieure.
La ligne arquée sépare la fosse iliaque, située au-dessus et donnant insertion au muscle iliaque, de la partie inférieure de la face médiale de l’os coxal.
Le bord antérieur présente, de haut en bas :
Le bord postérieur comprend, de bas en haut :
La diaphyse présente :
La lèvre latérale de la ligne âpre donne insertion au vaste latéral, au glutéus maximus et au chef court du biceps fémoral, tandis que sa lèvre médiale reçoit le vaste médial.
À son extrémité inférieure, la ligne âpre bifurque en délimitant la surface poplitée et sa lèvre médiale se termine sur le tubercule de l’adducteur.
À son extrémité supérieure, la ligne âpre se divise en : la tubérosité glutéale, la ligne pectinée, la ligne spirale, qui se poursuit sous le nom de ligne intertrochantérique
★ À maîtriser
La tête fémorale constitue une portion de deux tiers de sphère, regarde en haut, en dedans et en avant, et porte à son sommet la fovéa capitis, dépourvue de cartilage et donnant insertion au ligament de la tête fémorale.
L’angle d’inclinaison entre le col et la diaphyse fémorale est ouvert en dedans et mesure environ 130° dans le plan frontal.
L’angle de déclinaison, ou d’antéversion, est ouvert médialement et en avant et mesure environ 15° dans le plan horizontal.
Les trois quarts supérieurs de la face postérieure de la patella sont cartilagineux et s’articulent avec la surface patellaire du fémur, tandis que son quart inférieur est rugueux.
L’apex inférieur de la patella donne insertion au ligament patellaire, qui relie la patella à la tubérosité du tibia.
Compléments
📌 En arrière, la crête intertrochantérique relie les trochanters et donne insertion au muscle carré fémoral, tandis qu’en avant, la ligne intertrochantérique donne insertion au ligament ilio-fémoral.
Les condyles fémoraux convergent en avant vers la surface patellaire et divergent en arrière, où ils sont séparés par la fosse intercondylaire.
Le tubercule de l’adducteur, situé au-dessus du condyle médial à l’arrière, donne insertion au muscle grand adducteur.
L’épicondyle médial du fémur donne insertion au ligament collatéral tibial, tandis que l’épicondyle latéral donne insertion au ligament collatéral fibulaire.
La partie articulaire postérieure de la patella est divisée par une crête verticale en deux facettes, dont la médiale est moins large que la latérale.
Les bords de la patella donnent insertion à la capsule articulaire, aux muscles vaste médial et vaste latéral ainsi qu’aux ligaments fémoro-patellaires.
La base supérieure donne insertion, d’avant en arrière, à :
★ À maîtriser
Le tibia est situé en dedans et en avant de la fibula, entre le fémur et le talus ; le tibia et la fibula s’articulent à leurs deux extrémités et sont reliés ailleurs par la membrane interosseuse.
L’aire intercondylaire tibiale donne insertion aux ménisques et aux ligaments croisés.
La face inférieure de l’épiphyse distale du tibia s’articule avec le talus, tandis que sa face latérale forme la surface articulaire de l’articulation tibio-fibulaire distale.
La tête de la fibula s’articule avec le tibia par sa facette articulaire tibiale proximale, tandis que la malléole latérale s’articule avec le tibia et le talus.
Compléments
La face médiale de la diaphyse tibiale est plane, lisse et sous-cutanée sur toute son étendue.
La crête oblique de la face postérieure du tibia donne insertion au soléaire en dessous de son trajet, tandis que le poplité s’insère au-dessus.
La tubérosité tibiale donne insertion au ligament patellaire, et le tubercule infracondylaire, ou tubercule de Gerdy, reçoit la terminaison du tractus ilio-tibial.
La face postérieure de l’épiphyse distale du tibia comporte deux sillons : le sillon médial reçoit les tendons du tibial postérieur et du long fléchisseur des orteils, tandis que le sillon latéral reçoit le tendon du long fléchisseur de l’hallux.
La fibula est un os long et très mince, situé en dehors et en arrière du tibia, et sa partie distale présente une torsion qui rend ses faces et ses bords peu distincts.
La face médiale de la malléole latérale porte une surface articulaire tibiale distale dans sa moitié supérieure et une surface articulaire talaire dans sa moitié inférieure.
★ À maîtriser
Le squelette du pied comprend 26 os : 7 os du tarse, 5 métatarsiens et 14 phalanges.
La voûte plantaire repose en arrière sur la tubérosité du calcanéus et en avant sur les têtes des métatarsiens I et V, qui délimitent les arches médiale, latérale et antérieure.
Le tarse comprend une rangée proximale formée du talus et du calcanéus, puis une rangée distale formée du cuboïde, du naviculaire et des trois cunéiformes.
Le calcanéus est le plus volumineux des os du tarse et forme la saillie du talon, dont seule la tubérosité postérieure est en contact avec le sol.
Compléments
📌 L’arche médiale est la plus longue et la plus haute, avec un sommet au naviculaire ; l’arche latérale a son sommet au cuboïde et disparaît en charge ; l’arche antérieure, ou transverse, est la plus courte et la plus basse et disparaît en charge.
Le talus s’articule en haut avec le tibia et la fibula, en bas avec le calcanéus et en avant avec le naviculaire.
La trochlée du talus s’articule avec le tibia, est convexe d’avant en arrière et concave transversalement, et est plus large en avant qu’en arrière.
Le talus s’articule avec le calcanéus par trois surfaces inférieures, antérieure, moyenne et postérieure ; les surfaces moyenne et postérieure sont séparées par le sillon du talus.
Le sustentaculum tali porte en partie le talus et supporte la facette articulaire moyenne du calcanéus ; ses gouttières laissent passer les tendons du long fléchisseur de l’hallux et du long fléchisseur des orteils.
La trochlée fibulaire du calcanéus sépare le sillon supérieur du muscle court fibulaire du sillon inférieur du muscle long fibulaire.
La tubérosité du naviculaire reçoit la terminaison du muscle tibial postérieur.
Les cunéiformes latéral et intermédiaire ont une base supérieure et un sommet inférieur, tandis que le cunéiforme médial a une base inférieure et un sommet supérieur arrondi.
Un os naviculaire accessoire situé en arrière et en dedans est présent chez 4 à 20 % de la population.
★ À maîtriser
Le métatarse comprend cinq os longs parallèles, numérotés de I à V de dedans en dehors, dont le corps est triangulaire avec trois faces et trois bords.
Le premier métatarsien est le plus court et le plus gros ; la face inférieure de sa tête présente deux méplats pour les os sésamoïdes médial et latéral, inclus dans les tendons du court fléchisseur de l’hallux.
Chaque orteil comprend trois phalanges, proximale, moyenne et distale, sauf l’hallux qui en comprend deux, nettement plus volumineuses.
Compléments
📌 La base du métatarsien correspond à son épiphyse proximale, tandis que sa tête convexe correspond à son épiphyse distale.
Le deuxième métatarsien est le plus long : il s’encastre en arrière entre les cunéiformes médial et latéral et dépasse ses voisins en avant.
Chaque phalange comporte une diaphyse, une base correspondant à l’épiphyse proximale et une tête correspondant à l’épiphyse distale.
★ À maîtriser
📌 La symphyse pubienne est presque immobile, sauf à la fin de la grossesse et pendant l’accouchement, où ses surfaces peuvent s’écarter ; cet écartement est appelé diastasis.
📌 Le ligament sacro-iliaque ventral est peu résistant et formé de fibres courtes presque horizontales, tandis que le ligament dorsal est épais et composé de faisceaux puissants disposés en plusieurs plans.
📌 La nutation bascule la base du sacrum vers l’avant et le bas, déplace le coccyx vers l’arrière, rapproche les crêtes iliaques et écarte les tubérosités ischiatiques ; la contre-nutation produit les mouvements inverses.
📌 La nutation diminue le diamètre du détroit supérieur et augmente celui du détroit inférieur, tandis que la contre-nutation augmente le diamètre du détroit supérieur et diminue celui du détroit inférieur.
Compléments
Les os coxaux s’unissent en avant par la symphyse pubienne et sont en rapport en arrière avec le sacrum par les articulations sacro-iliaques.
À la face antérieure de la symphyse pubienne, le manchon fibreux est en grande partie constitué par l’entrecroisement des fibres d’origine des muscles droits de l’abdomen, oblique externe et long adducteur.
📌 Les surfaces auriculaires sacro-iliaques sont cartilagineuses, avec un cartilage plus épais sur le sacrum que sur l’ilium, et ont une forme de croissant à concavité postérieure avec des irrégularités réciproques.
La surface auriculaire du sacrum est généralement creusée comme un « rail creux », tandis que celle de l’os coxal présente généralement une crête bordée de deux rainures, comme un « rail plein », et s’arque autour de la tubérosité iliaque. - Farabeuf
Seule la partie antérieure de l’articulation sacro-iliaque possède une membrane synoviale ; avec l’âge, la capsule et la synoviale s’épaississent et se fibrosent, et la cavité synoviale adulte est cloisonnée par des membranes fibreuses.
Les fibres profondes du ligament sacro-iliaque dorsal reliant la tubérosité iliaque au premier tubercule sacré postéro-latéral forment le ligament sacro-iliaque interosseux, ou ligament axile, dont les fibres mesurent environ 1 cm.
Le ligament ilio-lombaire comprend deux faisceaux reliant les processus transverses des quatrième et cinquième vertèbres lombaires à la partie postérieure de la crête iliaque ; il renforce en avant le ligament sacro-iliaque ventral.
Le ligament sacro-tubéral s’étend du bord latéral du sacrum et du coccyx au bord médial de la tubérosité ischiatique, tandis que le ligament sacro-épineux relie le bord latéral inférieur du sacrum et supérieur du coccyx à l’épine sciatique, en avant du ligament sacro-tubéral.
Le petit foramen sciatique est limité en avant et latéralement par la petite incisure ischiatique, en haut par l’épine ischiatique et le ligament sacro-épineux, et en arrière et médialement par le ligament sacro-tubéral.
La nutation ferme le détroit supérieur et ouvre l’inférieur ; la contre-nutation fait l’inverse.
★ À maîtriser
La capsule coxo-fémorale est renforcée par trois ligaments :
Le ligament ilio-fémoral, très épais et triangulaire, s’attache sous l’E.I.A.I. et s’élargit en éventail jusqu’à toute la ligne intertrochantérique ; ses faisceaux latéral et médial sont respectivement presque horizontal et presque vertical.
Lorsque le bassin est le segment fixe, les amplitudes de la hanche sont de 140° en flexion, 20° en extension, 50° en abduction, 30° en adduction, 40° en rotation médiale et 30° en rotation latérale.
Compléments
La tête fémorale représente environ les deux tiers d’une sphère, est recouverte de cartilage sauf au niveau de la fovéa capitis et regarde en haut, en dedans et légèrement en avant.
L’acétabulum regarde vers le bas, le dehors et l’avant ; sa surface semi-lunaire cartilagineuse est interrompue en bas par l’incisure acétabulaire, tandis que sa fosse centrale est dépourvue de cartilage.
Le labrum acétabulaire forme un pont au-dessus de l’incisure acétabulaire appelé ligament transverse de l’acétabulum.
La capsule coxo-fémorale est un manchon fibreux cylindrique épais ; en arrière, ses fibres circulaires forment la zone orbiculaire, qui entoure le col fémoral et rejoint les extrémités de la ligne intertrochantérique.
Le ligament pubo-fémoral naît de l’éminence ilio-pubienne et de la branche supérieure du pubis, puis se termine à la partie inférieure de la ligne intertrochantérique, en avant du petit trochanter, où ses fibres distales se mêlent au ligament ilio-fémoral.
Les deux faisceaux du ligament ilio-fémoral et le ligament pubo-fémoral dessinent un Z à la face antérieure de la capsule.
Le ligament ischio-fémoral naît de la partie postéro-inférieure de l’acétabulum, contourne le col fémoral et se termine sur la face médiale du grand trochanter.
Le ligament de la tête fémorale est intra-articulaire ; il relie la fovéa de la tête fémorale aux deux extrémités de l’incisure acétabulaire et au ligament transverse, avec des fibres fixées au fond de la fosse acétabulaire.
La synoviale coxo-fémorale tapisse la face profonde de la capsule fibreuse et les surfaces osseuses dépourvues de cartilage articulaire.
Lorsque le fémur est le segment fixe, les mouvements du bassin comprennent l’antéversion et la rétroversion dans le plan sagittal, l’inclinaison homolatérale et controlatérale dans le plan frontal, ainsi que l’avancée ou le recul de l’os coxal par rotation autour de la tête fémorale dans le plan transversal.
★ À maîtriser
📌 Le ménisque latéral, en forme de C très fermé ouvert médialement, adhère peu à la capsule et est très mobile, tandis que le ménisque médial, en C très ouvert latéralement, adhère à la capsule et au faisceau profond du ligament collatéral tibial et est moins mobile.
Compléments
📌 La surface patellaire du fémur comporte deux versants séparés par une gorge verticale, le versant latéral étant plus large et plus déjeté vers l’avant ; le condyle médial est plus long et plus étroit que le condyle latéral.
📌 La surface articulaire tibiale médiale est plus allongée sagittalement et concave dans les deux directions, tandis que la surface latérale est concave transversalement et plane ou légèrement convexe d’avant en arrière.
La surface articulaire de la patella occupe les trois quarts supérieurs de sa face postérieure ; elle comporte deux versants séparés par une crête verticale, le versant latéral étant plus large que le médial.
En coupe verticale, chaque ménisque a une section triangulaire à base extérieure et sommet interne ; sa face supérieure concave touche le condyle fémoral, sa face inférieure plane repose sur le tibia et sa face périphérique convexe est en rapport avec la capsule.
Les cornes méniscales sont fixées à l’éminence intercondylaire par des freins méniscaux, et les deux ménisques sont unis en avant par le ligament transverse.
Les freins méniscaux postérieurs s’insèrent côte à côte derrière l’éminence intercondylaire et en avant de l’insertion du ligament croisé postérieur ; les freins antérieurs s’insèrent en avant de l’éminence, le frein latéral près de celle-ci et le frein médial beaucoup plus en avant, près du bord antérieur tibial.
La capsule du genou est un cylindre irrégulier, lâche et souple, sauf en arrière des condyles où elle est épaisse et résistante et forme les coques condyliennes ; elle adhère à la périphérie des ménisques, plus intimement du côté médial.
À l’avant du genou, le droit fémoral et le vaste intermédiaire se terminent à la partie supérieure de la patella, tandis que les vastes médial et latéral s’y terminent par des expansions longitudinales sur les côtés.
Le ligament patellaire prolonge la partie infra-patellaire du tendon quadricipital et relie l’apex de la patella à la tubérosité tibiale ; ses fibres superficielles prolongent les fibres tendineuses du droit fémoral sans s’insérer sur la patella.
📌 Le ligament fémoro-patellaire latéral a une disposition analogue au ligament médial, mais il est beaucoup moins développé et fonctionnellement négligeable.
Le ménisque latéral, proche d’un O, est plus mobile ; le médial, en C ouvert, adhère davantage à la capsule.
★ À maîtriser
📌 Le ligament collatéral tibial comprend une partie principale superficielle et résistante, insérée sur l’épicondyle fémoral médial et la partie supérieure de la face médiale de la diaphyse tibiale en profondeur de la patte d’oie, ainsi qu’une partie accessoire plus mince, profonde et postérieure, adhérant à la capsule et à la périphérie du ménisque médial.
Le ligament collatéral fibulaire s’étend obliquement vers le bas et l’arrière de l’épicondyle latéral à l’apex de la tête fibulaire et reste distinct de la capsule.
Le ligament poplité oblique, expansion du tendon du semi-membraneux, se dirige en haut et en dehors vers le condyle latéral du fémur où il se confond avec la capsule.
Le ligament croisé antérieur s’insère sur l’aire intercondylaire antérieure du tibia entre les cornes antérieures des ménisques latéral et médial, puis sur la moitié postérieure de la face intercondylaire médiale du condyle fémoral latéral.
Le ligament croisé postérieur s’insère sur l’aire intercondylaire postérieure du tibia derrière les cornes postérieures des deux ménisques, puis sur la moitié antérieure de la face intercondylaire latérale du condyle fémoral médial.
Compléments
Le ligament antérolatéral du genou naît près de l’épicondyle fémoral latéral, légèrement en arrière de l’origine du ligament collatéral fibulaire, passe en bas et en avant superficiellement à la partie supérieure de celui-ci, puis se termine sur le condyle latéral du tibia en arrière du tubercule infra-condylaire de Gerdy.
Le ligament poplité arqué naît sur la tête de la fibula, puis son faisceau médial monte en dedans en croisant superficiellement le muscle poplité jusqu’à la capsule postérieure, tandis que son faisceau latéral remonte verticalement jusqu’au condyle latéral du fémur.
📌 Les ligaments ménisco-fémoraux antérieur et postérieur, inconstants, naissent de la corne postérieure du ménisque latéral, rejoignent le ligament croisé postérieur et le suivent respectivement devant et derrière jusqu’au condyle médial.
★ À maîtriser
Avec le fémur généralement fixe, la flexion-extension du genou a une amplitude totale de 130° à 150°, la rotation médiale de 10° et la rotation latérale de 30°.
Lors des mouvements du genou, les condyles fémoraux roulent et glissent simultanément en sens opposés dans les cavités tibiales.
La flexion entraîne automatiquement une rotation médiale du tibia et le recul des ménisques, tandis que l’extension entraîne une rotation latérale du tibia et l’avancée des ménisques.
La flexion talo-crurale entraîne un léger écartement tibio-fibulaire distal, tandis que l’extension entraîne un léger rapprochement ; la rupture des ligaments tibio-fibulaires inférieurs, surtout du ligament interosseux, peut provoquer un diastasis permettant le déplacement du talus vers une malléole.
Compléments
La synoviale du genou est percée à l’avant pour la patella et forme en haut la bourse supra-patellaire en se réfléchissant jusqu’à la limite du cartilage.
La synoviale s’interrompt latéralement au niveau des ménisques et est refoulée en arrière par le corps adipeux infra-patellaire à l’avant, tandis que les ligaments croisés la refoulent vers l’avant en arrière.
Lors de la rotation latérale du genou, le ménisque latéral glisse vers l’avant, tandis que lors de la rotation médiale, le ménisque médial glisse vers l’avant.
Les surfaces articulaires de l’articulation tibio-fibulaire proximale sont recouvertes de cartilage et entourées d’une capsule renforcée par des ligaments tibio-fibulaires supérieur dorsal et ventral.
La syndesmose tibio-fibulaire distale est unie par un ligament interosseux entrecroisé dans la moitié supérieure de l’intervalle, ainsi que par des ligaments tibio-fibulaires inférieurs ventral et dorsal, ce dernier étant plus épais.
La membrane interosseuse de la jambe relie le bord latéral du tibia à la crête verticale de la face médiale de la fibula et comporte un orifice supérieur pour l’artère tibiale antérieure et un orifice inférieur pour la branche perforante de l’artère fibulaire.
L’articulation tibio-fibulaire proximale permet de faibles mouvements de glissement.
★ À maîtriser
📌 La mortaise tibio-fibulaire est formée par le tibia et la fibula et reçoit le tenon constitué par la trochlée du talus.
Le ligament collatéral latéral de la cheville comprend les ligaments talo-fibulaire ventral, calcanéo-fibulaire et talo-fibulaire dorsal.
Le ligament deltoïde comprend quatre faisceaux :
La flexion talo-crurale a une amplitude de 20° à 30° et rapproche le dos du pied de la face antérieure de la jambe ; l’extension a une amplitude de 30° à 50° et correspond au mouvement de montée sur la pointe des pieds.
📌 Anatomiquement, le talus forme avec le calcanéus et le naviculaire les articulations subtalaires postérieure et antérieure, souvent regroupées sous le nom d’articulation subtalaire ; fonctionnellement, le complexe peut inclure l’articulation calcanéo-cuboïdienne.
📌 L’inversion combine rotation médiale, adduction et extension, tandis que l’éversion combine rotation latérale, abduction et flexion.
Compléments
L’articulation subtalaire postérieure est une articulation synoviale trochoïde entre la surface concave du talus et la facette convexe du calcanéus.
L’interligne de Chopart désigne l’interligne articulaire entre le talus et le calcanéus d’une part, et le naviculaire et le cuboïde d’autre part.
Les articulations subtalaire postérieure, talo-calcanéo-naviculaire et calcanéo-cuboïdienne possèdent chacune une capsule et une synoviale distinctes.
Le ligament plantaire long est un faisceau superficiel du ligament calcanéo-cuboïdien plantaire, s’insère du calcanéus au cuboïde et aux bases des quatre derniers métatarsiens, et transforme le sillon du long fibulaire en canal.
Le ligament talo-calcanéen interosseux, situé dans le sinus du tarse, solidarise les articulations subtalaires antérieure et postérieure et contribue au retour des surfaces articulaires à leur position d’emboîtement.
★ À maîtriser
Les articulations métatarso-phalangiennes permettent la flexion, l’extension, une faible adduction et abduction ainsi qu’une rotation axiale passive ; l’axe de référence de l’abduction-adduction passe par le deuxième orteil.
Les articulations interphalangiennes sont des articulations synoviales de type ginglyme entre la poulie de la tête d’une phalange et les deux cavités glénoïdes de la base de la phalange sous-jacente.
Compléments
Les articulations cuboïdo-naviculaire, naviculo-cunéiformes, cuboïdo-cunéiforme latérale et intercunéennes sont des articulations synoviales planes.
Les métatarsiens sont articulés entre eux par leurs épiphyses proximales au moyen d’articulations synoviales planes, et l’articulation tarso-métatarsienne est peu mobile, particulièrement au niveau du deuxième métatarsien encastré entre les cunéiformes.
Les cunéiformes médial et latéral possèdent chacun une facette supplémentaire pour le deuxième métatarsien, tandis que le quatrième métatarsien présente un léger retrait et une petite facette avec la partie antérieure de la face latérale du cunéiforme latéral.
Les premier, quatrième et cinquième métatarsiens peuvent effectuer de faibles mouvements de flexion-extension.
Les articulations métatarso-phalangiennes sont importantes fonctionnellement, surtout dans le dernier temps du développement du pas.
Les articulations métatarso-phalangiennes possèdent un fibrocartilage plantaire, aussi appelé plaque ou ligament plantaire, qui agrandit la cavité glénoïde et répond à la face plantaire de la tête métatarsienne.
Le ligament métatarsien transverse profond est une bande fibreuse épaisse tendue transversalement à la plante du pied entre les articulations métatarso-phalangiennes et fortement adhérente aux plaques plantaires qu’elle croise.
Les articulations interphalangiennes possèdent un fibrocartilage semblable à celui des articulations métatarso-phalangiennes et deux ligaments collatéraux, médial et latéral.
Les articulations interphalangiennes permettent des mouvements de flexion et d’extension.
★ À maîtriser
L’ilio-psoas est le principal muscle fléchisseur de la hanche.
Le grand fessier est le muscle le plus superficiel de la région fessière ; il étend et met en rotation latérale la cuisse lorsque le bassin est fixe.
Le moyen fessier réalise l’abduction de la cuisse ; ses fibres antérieures entraînent une rotation médiale et ses fibres postérieures une rotation latérale.
Lorsque le fémur est fixe, le moyen fessier maintient le bassin horizontal en station unipodale ; sa faiblesse provoque une chute du bassin du côté non porteur, appelée marche de Trendelenbourg.
Les six muscles pelvi-trochantériens relient le bassin au fémur et réalisent la rotation latérale du fémur sur le bassin lorsque celui-ci est fixe.
Compléments
L’ilio-psoas possède un chef vertébral, le psoas, et un chef iliaque ; les deux passent sous le ligament inguinal, en avant de l’articulation coxo-fémorale, puis se terminent sur le petit trochanter.
Le grand fessier intervient peu dans la marche ordinaire, mais se contracte énergiquement lors d’un effort tel que la montée d’un plan incliné ou d’escaliers.
Le petit fessier est situé sous le moyen fessier et ses actions se rapprochent de celles des fibres antérieures de ce dernier : il abducte et met en rotation médiale la cuisse, et participe à sa flexion par ses fibres les plus antérieures.
Les muscles pelvi-trochantériens sont :
Le piriforme naît sur la face antérieure du sacrum, sort du bassin par le grand foramen sciatique et se termine sur le bord supérieur du grand trochanter.
L’obturateur interne passe par le petit foramen sciatique et se termine sur la face médiale du grand trochanter par un tendon commun avec les jumeaux.
Les jumeaux supérieur et inférieur se terminent sur la face médiale du grand trochanter par un tendon commun avec l’obturateur interne.
Le carré fémoral s’étend de la face latérale de la tubérosité ischiatique à la crête intertrochantérique du fémur.
L’obturateur externe naît sur la face latérale de la membrane obturatrice et du pourtour osseux du foramen obturé, passe derrière le col du fémur et se termine dans la fosse trochantérique.
★ À maîtriser
Le sartorius, le gracile et le semi-tendineux convergent vers la partie supérieure de la face médiale du tibia et forment la patte d’oie.
Les quatre chefs du quadriceps sont :
Les quatre chefs du quadriceps étendent la jambe sur la cuisse lorsque le segment fixe est proximal ; le droit fémoral fléchit aussi la cuisse sur le bassin lorsque celui-ci est fixe.
Le grand adducteur comprend trois faisceaux : les faisceaux supérieur et moyen fléchissent la cuisse, tandis que le faisceau inférieur l’étend lorsque le bassin est fixe.
Les deux chefs du biceps fémoral fléchissent le genou et provoquent la rotation latérale de la jambe sur la cuisse lorsque le genou est fléchi.
Le semi-tendineux fléchit le genou, provoque la rotation médiale de la jambe lorsque le genou est fléchi et étend la cuisse sur le bassin ou provoque la rétroversion du bassin selon le segment fixe.
Compléments
Le sartorius fléchit, abducte et met en rotation latérale la cuisse lorsque le bassin est fixe ; il fléchit aussi le genou et met en rotation médiale la jambe lorsque le genou est fléchi.
Le tenseur du fascia lata fléchit, abducte et met en rotation médiale la cuisse lorsque le bassin est fixe ; avec le plan superficiel du grand fessier et le tractus ilio-tibial, il contribue à stabiliser le genou.
Le pectiné, le long adducteur et le court adducteur réalisent l’adduction et la flexion de la cuisse lorsque le bassin est fixe.
L’arcade du grand adducteur laisse passer l’artère fémorale, qui devient alors l’artère poplitée.
Le gracile adducte et fléchit la cuisse lorsque le bassin est fixe ; il fléchit aussi le genou et met en rotation médiale la jambe lorsque le genou est fléchi.
Le biceps fémoral possède un chef long d’origine ischiatique et un chef court d’origine fémorale ; leurs tendons réunis se terminent sur la tête de la fibula et par des expansions près du condyle latéral du tibia.
Le chef long du biceps fémoral étend la cuisse sur le bassin lorsque le bassin est fixe et provoque la rétroversion du bassin lorsque la jambe est fixe.
Le semi-tendineux prend origine sur la tubérosité ischiatique par un tendon commun avec le chef long du biceps fémoral et se termine sur la face médiale supérieure du tibia, au-dessous du gracile et en arrière du sartorius.
Le semi-membraneux se termine sur la face postérieure et dans le sillon de la face médiale du condyle médial du tibia ; son tendon envoie une expansion qui forme le ligament poplité oblique.
Les actions du semi-membraneux sont les mêmes que celles du semi-tendineux : flexion du genou, rotation médiale de la jambe genou fléchi et extension de la cuisse ou rétroversion du bassin selon le segment fixe.
Le biceps fémoral tourne latéralement ; les muscles médiaux tournent médialement.
★ À maîtriser
Le tibial antérieur provoque la flexion, la rotation médiale et l’adduction du pied.
Le long extenseur des orteils étend les quatre derniers orteils, surtout à l’articulation métatarso-phalangienne, et provoque aussi la flexion, l’abduction et la rotation latérale du pied, ce qui en fait un éverseur.
Le long fibulaire provoque la rotation latérale et l’abduction du pied, contribue plus accessoirement à son extension et soutient la voûte plantaire par son trajet plantaire.
Compléments
Le tibial antérieur s’étend de la face latérale du tibia et de la membrane interosseuse à la base du premier métatarsien et au bord médial du cunéiforme médial.
Le long extenseur des orteils se termine par quatre tendons sur les bases des phalanges moyennes et distales des quatre derniers orteils, en face dorsale.
Le long extenseur de l’hallux étend l’hallux, surtout à l’articulation métatarso-phalangienne, et provoque la flexion, l’adduction et la rotation médiale du pied.
Le troisième fibulaire, inconstant, se termine sur la face dorsale de la base du cinquième métatarsien et provoque la flexion, l’abduction et la rotation latérale du pied ; il est parfois considéré comme un faisceau du long extenseur des orteils.
Le long fibulaire passe sous le pied et se termine sur la face plantaire de la base du premier métatarsien, avec des expansions sur le cunéiforme médial.
Le court fibulaire se termine sur la tubérosité du cinquième métatarsien et provoque la rotation latérale et l’abduction du pied.
Le long extenseur de l’hallux s’étend de la fibula et de la membrane interosseuse à la base de la phalange distale de l’hallux.
★ À maîtriser
Le triceps sural comprend le soléaire, chef profond, et les deux chefs superficiels du gastrocnémien ; leurs lames tendineuses fusionnent pour former le tendon calcanéen, ou tendon d’Achille, qui se termine sur la face postérieure du calcanéus.
Le triceps sural provoque l’extension, l’adduction et la rotation médiale du pied, mouvements qui correspondent à l’inversion du pied.
Le poplité fléchit la jambe, provoque la rotation médiale de la jambe sur la cuisse lorsque le genou est fléchi et participe à la stabilité du genou.
Le tibial postérieur provoque l’adduction, la rotation médiale et l’extension du pied, mouvements qui correspondent à l’inversion, et soutient la voûte plantaire par sa terminaison étendue.
Compléments
Le gastrocnémien fléchit également la jambe sur la cuisse.
Le long fléchisseur des orteils se termine sur la face plantaire des bases des phalanges distales des quatre derniers orteils et fléchit leurs phalanges distales, moyennes et proximales ; il provoque aussi l’inversion du pied.
Le long fléchisseur de l’hallux se termine sur la face plantaire de la base de la phalange distale de l’hallux et fléchit les phalanges distale et proximale de l’hallux ; il provoque aussi l’inversion du pied.
Le tibial postérieur envoie des expansions sur :
Le muscle plantaire s’étend du condyle latéral du fémur au bord médial du tendon calcanéen et son action, négligeable, aide faiblement le triceps sural.
Le muscle poplité s’étend de l’épicondyle latéral du fémur à la face postérieure du tibia, au-dessus de la crête du soléaire.
★ À maîtriser
L’adducteur de l’hallux comprend un chef oblique, issu du cuboïde, du cunéiforme latéral et des métatarsiens II à IV, et un chef transverse, issu des capsules métatarso-phalangiennes III à V ; il adduit l’hallux vers l’axe du pied et fléchit sa phalange proximale.
Le court fléchisseur des orteils fléchit les phalanges moyennes sur les phalanges proximales et les phalanges proximales sur les métatarsiens des quatre derniers orteils.
Les lombricaux fléchissent les phalanges proximales et étendent les phalanges moyennes et distales des orteils II à V.
Compléments
Le court extenseur des orteils se termine sur les tendons du long extenseur destinés aux orteils II, III et IV et étend ces trois orteils, principalement à l’articulation métatarso-phalangienne.
Le court extenseur de l’hallux se termine sur la base de la phalange proximale de l’hallux et étend son articulation métatarso-phalangienne.
L’abducteur de l’hallux provoque l’abduction de l’hallux et la flexion de sa phalange proximale sur le premier métatarsien.
Les deux chefs du court fléchisseur de l’hallux encadrent le tendon du long fléchisseur de l’hallux et fléchissent la phalange proximale de l’hallux sur le premier métatarsien.
Le carré plantaire s’insère sur le tendon du long fléchisseur des orteils, contribue à la flexion des orteils et redresse l’action de ce long fléchisseur en stabilisant ses tendons.
Les quatre interosseux dorsaux, bipennés, occupent chacun un espace interosseux et provoquent l’abduction des orteils II, III et IV ainsi que la flexion de leurs phalanges proximales.
Les trois interosseux plantaires, unipennés, provoquent l’adduction et la flexion des phalanges proximales des orteils III à V.
L’abducteur du petit orteil provoque son abduction et sa flexion.
Le court fléchisseur du petit orteil fléchit le petit orteil.
L’opposant du petit orteil provoque la rotation de dehors en dedans et la flexion du cinquième métatarsien ; son action est quasi nulle et il sert surtout à maintenir le tendon du long fibulaire.
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