Fiche de révision : Asthme : définition et diagnostic

Plan du Cours

  1. Inflammation et obstruction asthmatiques
  2. Explorations fonctionnelles respiratoires
  3. Fréquence et formes cliniques
  4. Crise et sévérité de l’asthme
  5. Causes et diagnostics différentiels
  6. Marqueur FeNO de l’inflammation
  7. Phénotypes de l’asthme

1. Inflammation et obstruction asthmatiques

Notions clés & Définitions

  • Maladie asthmatique : Maladie inflammatoire chronique des voies aériennes trachéobronchiques, avec obstruction bronchique variable et réversible spontanément ou sous traitement, et atteinte des voies aériennes supérieures.

★ À maîtriser

  • Les épisodes récurrents provoquent notamment :

    • des sifflements
    • une oppression thoracique
    • une dyspnée
    • une toux
  • L’hyperréactivité de la trachée et des bronches entraîne une contraction des muscles lisses, une inflammation de la muqueuse et une hypersécrétion, qui réduisent le calibre bronchique et freinent l’expiration.

Compléments

  • L’asthme est une maladie chronique en grande partie inscrite dans les gènes, qui évolue par poussées sur un fond d’inflammation bronchique permanente d’intensité variable.

  • Un traitement insuffisant ou une aggravation progressive de l’asthme peut aboutir à une gêne permanente, voire à une insuffisance respiratoire chronique obstructive.

  • Les traitements actuels permettent une qualité de vie proche de la normale, à condition que soignants et malade prennent en charge la maladie ensemble.

Astuce mémo

Hyperréactivité → contraction, inflammation et sécrétions → rétrécissement bronchique

2. Explorations fonctionnelles respiratoires

Notions clés & Définitions

  • Syndrome obstructif bronchique : Critère fonctionnel respiratoire évalué par EFR, qui quantifie les volumes d’air, les débits mobilisés et leur amélioration éventuelle sous traitement.

★ À maîtriser

  • Le VEMS diminue chez l’asthmatique, ce qui traduit l’obstruction bronchique due au rétrécissement du calibre intérieur des bronches.
  • Un syndrome obstructif est considéré réversible si le VEMS augmente de plus de 13 % après bronchodilatateur à courte durée d’action.

Compléments

  • L’exploration fonctionnelle respiratoire étudie notamment la courbe débit-volume par spirométrie ou pléthysmographie.
  • Sur la courbe débit-volume, la partie au-dessus de la ligne des abscisses représente l’expiration et la partie inférieure représente l’inspiration.

  • Le test de réversibilité peut être réalisé par un nouveau contrôle de l’EFR 20 minutes après l’inhalation de 600 μg de salbutamol, soit six bouffées de 100 μg à la chambre d’inhalation.

Astuce mémo

VEMS diminué : obstruction ; VEMS augmenté après bronchodilatateur : réversibilité

3. Fréquence et formes cliniques

★ À maîtriser

  • En France, l’asthme touche 5 à 7 % de la population adulte et sa prévalence chez les enfants est de 4,2 à 9 %.

  • Les formes cliniques distinguées sont :

    • l’asthme intermittent
    • l’asthme persistant léger
    • l’asthme persistant modéré
    • l’asthme persistant sévère
    • les exacerbations
    • l’asthme aigu grave
  • L’asthme intermittent correspond à des crises, tandis que l’asthme persistant comporte des symptômes entre les crises et nécessite un traitement de fond adapté à leur intensité et à leur fréquence.

Compléments

  • La mortalité par asthme est en baisse, avec environ 800 décès par an en France.

4. Crise et sévérité de l’asthme

Notions clés & Définitions

  • Crise d’asthme : Accès paroxystique de dyspnée avec bradypnée expiratoire sifflante, à prédominance vespéro-nocturne.

★ À maîtriser

  • Une crise d’asthme peut commencer par des prodromes, évoluer vers une phase sèche puis une phase humide, et cède généralement en 1 à 2 heures.

  • L’asthme persistant léger se caractérise par des symptômes ou la prise de bronchodilatateur une à deux fois par semaine et un asthme nocturne au moins deux fois par mois.

  • L’asthme persistant modéré se caractérise par des symptômes quotidiens avec recours au bronchodilatateur et un asthme nocturne au moins une fois par semaine.

  • L’asthme persistant sévère se caractérise par des symptômes permanents, un asthme nocturne fréquent et des activités physiques très limitées.

Compléments

  • Entre les crises d’asthme intermittent, la respiration est libre.

Astuce mémo

Prodromes → phase sèche → phase humide

5. Causes et diagnostics différentiels

★ À maîtriser

  • Les signes de l’asthme aigu grave associent : dyspnée intense avec tirage, cyanose et sueurs, tachycardie sinusale supérieure à 130, épuisement avec fatigue musculaire et somnolence, sibilants souvent inaudibles

  • Lors d’un asthme aigu grave, les gaz du sang peuvent montrer une baisse de PaO2 et une hausse de PaCO2, alors qu’ils ne varient normalement pas pendant une crise d’asthme.

  • L’asthme aigu grave est une urgence vitale, brutale ou faisant suite à une crise prolongée négligée.

  • Les diagnostics différentiels cités sont :

    • le corps étranger intrabronchique
    • la sténose trachéale post-intubation
    • le cancer bronchique
    • la mucoviscidose

Compléments

  • Les causes et facteurs associés comprennent : les allergies professionnelles ou non professionnelles, l’intolérance à l’aspirine et aux AINS (syndrome de Fernand Widal), les médicaments comme les β-bloquants, les causes hormonales comme la ménopause ou l’asthme menstruel, les maladies auto-immunes, le reflux gastro-œsophagien, les facteurs irritants comme l’humidité, les brouillards, la fumée de tabac, les odeurs fortes et le froid

Astuce mémo

Un sifflement évoque l’asthme, mais peut aussi signaler un corps étranger, une sténose, un cancer ou une mucoviscidose

6. Marqueur FeNO de l’inflammation

Notions clés & Définitions

  • FeNO : Mesure du monoxyde d’azote dans l’air expiré, utilisée pour apprécier le degré d’inflammation bronchique et comme marqueur de l’inflammation de type 2 dans l’asthme.

★ À maîtriser

  • Une FeNO élevée peut anticiper l’efficacité des corticostéroïdes inhalés chez un patient cortico-naïf et doit faire suspecter une inobservance chez un patient déjà traité par corticostéroïdes inhalés.

Compléments

  • La mesure de la FeNO est non invasive, reproductible, immédiate et facilement réalisable chez l’adulte et l’enfant en âge scolaire.

  • Chez certains asthmatiques, la mesure de la FeNO permet de mieux adapter le traitement à l’évolution de la maladie et de réduire la fréquence des exacerbations.

Astuce mémo

FeNO élevée : prévoir la réponse aux corticoïdes chez le naïf ; suspecter l’inobservance chez le traité

7. Phénotypes de l’asthme

Notions clés & Définitions

  • Phénotype asthmatique : Ensemble des caractéristiques observables d’un individu résultant des interactions entre ses gènes et son environnement.

Points essentiels

📌 Le phénotype Th2 correspond à un asthme allergique associé à une forte inflammation avec éosinophiles et lié aux allergènes comme les pollens, les acariens et les animaux ; il répond mieux au traitement.

  • Le phénotype indépendant de l’allergie est influencé par les virus, les bactéries et les polluants, avec un rôle aggravant de l’obésité et du tabac, et une corticorésistance qui rend l’asthme plus difficile à contrôler.

Astuce mémo

Th2 allergique et éosinophilique : meilleure réponse ; indépendant de l’allergie : contrôle plus difficile

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1. Concernant la maladie asthmatique :

2. À propos de l’évaluation du syndrome obstructif bronchique par les explorations fonctionnelles respiratoires :

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Qu’est-ce que la maladie asthmatique ?

Une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes trachéobronchiques, avec obstruction bronchique variable et réversible.

Quelles manifestations récurrentes l’inflammation asthmatique provoque-t-elle ?

Des sifflements, une oppression thoracique, une dyspnée et une toux, surtout nocturnes.

Que quantifie l’EFR dans l’évaluation du syndrome obstructif bronchique ?

Les volumes d’air, les débits mobilisés et leur amélioration éventuelle sous traitement.

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