QCM : Asthme : définition et diagnostic (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la maladie asthmatique :

L’inflammation chronique de l’asthme concerne principalement les alvéoles pulmonaires.
L’obstruction bronchique associée à l’asthme varie et peut être réversible spontanément ou sous traitement.
L’asthme se caractérise par une obstruction bronchique fixe, sans réversibilité spontanée ou thérapeutique.
L’asthme correspond à une inflammation chronique des voies aériennes trachéobronchiques.
L’atteinte asthmatique peut concerner les voies aériennes supérieures.

L’obstruction bronchique associée à l’asthme varie et peut être réversible spontanément ou sous traitement. · L’asthme correspond à une inflammation chronique des voies aériennes trachéobronchiques. · L’atteinte asthmatique peut concerner les voies aériennes supérieures.

Explication

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes trachéobronchiques, avec une obstruction variable et réversible. Il peut aussi atteindre les voies aériennes supérieures ; il ne s’agit pas d’une obstruction fixe ni d’une inflammation principalement alvéolaire.

2. À propos de l’évaluation du syndrome obstructif bronchique par les explorations fonctionnelles respiratoires :

Les EFR peuvent mesurer l’amélioration fonctionnelle obtenue après un traitement.
Les EFR évaluent les débits d’air mobilisés lors des manœuvres respiratoires.
Les EFR mesurent les volumes pulmonaires sans évaluer les débits mobilisés.
Les EFR quantifient les volumes d’air mobilisés au cours de l’exploration respiratoire.
Le syndrome obstructif bronchique constitue un critère fonctionnel évalué par les EFR.

Les EFR peuvent mesurer l’amélioration fonctionnelle obtenue après un traitement. · Les EFR évaluent les débits d’air mobilisés lors des manœuvres respiratoires. · Les EFR quantifient les volumes d’air mobilisés au cours de l’exploration respiratoire. · Le syndrome obstructif bronchique constitue un critère fonctionnel évalué par les EFR.

Explication

Les EFR évaluent le syndrome obstructif en quantifiant les volumes et les débits d’air, ainsi que leur éventuelle amélioration sous traitement. Elles ne se limitent donc pas à la mesure des volumes.

3. Après administration d’un bronchodilatateur à courte durée d’action, dans quelle situation le syndrome obstructif est-il considéré réversible ?

Une hausse de la CVF de 12 % répond au seuil de réversibilité retenu.
Une hausse du VEMS supérieure à 13 % indique un syndrome obstructif réversible.
Une hausse du VEMS de 14 % dépasse le seuil de réversibilité retenu.
Une hausse du VEMS de 20 % après bronchodilatateur correspond au critère de réversibilité.
Une baisse du VEMS de 14 % satisfait le critère de réversibilité du syndrome obstructif.

Une hausse du VEMS supérieure à 13 % indique un syndrome obstructif réversible. · Une hausse du VEMS de 14 % dépasse le seuil de réversibilité retenu. · Une hausse du VEMS de 20 % après bronchodilatateur correspond au critère de réversibilité.

Explication

Le syndrome obstructif est considéré réversible lorsque le VEMS augmente de plus de 13 % après un bronchodilatateur à courte durée d’action. Une hausse de la CVF ne correspond pas au critère retenu, même si elle atteint 12 %. Une hausse du VEMS supérieure à 13 %, de 14 % ou de 20 % répond au critère. Une baisse du VEMS ne le satisfait pas.

4. Lors d’un épisode d’hyperréactivité bronchique asthmatique, quels phénomènes contribuent à freiner l’expiration ?

L’hypersécrétion bronchique accélère le passage de l’air pendant l’expiration.
L’inflammation de la muqueuse contribue à réduire le calibre des bronches.
La réduction du calibre bronchique freine l’expiration au cours de l’épisode.
La contraction des muscles lisses participe à la réduction du calibre bronchique.
La contraction des muscles lisses augmente le calibre bronchique et facilite l’expiration.

L’inflammation de la muqueuse contribue à réduire le calibre des bronches. · La réduction du calibre bronchique freine l’expiration au cours de l’épisode. · La contraction des muscles lisses participe à la réduction du calibre bronchique.

Explication

La contraction des muscles lisses, l’inflammation de la muqueuse et l’hypersécrétion réduisent le calibre bronchique, ce qui freine l’expiration. La contraction ne dilate donc pas les bronches, et l’hypersécrétion ne facilite pas le passage de l’air.

5. Que désigne l’asthme intermittent parmi les formes cliniques de l’asthme ?

Une forme caractérisée par des crises, avec une respiration libre entre celles-ci
Une forme associant des symptômes quotidiens et des réveils nocturnes fréquents
Une forme comportant des symptômes entre les crises et nécessitant un traitement de fond
Une forme marquée par des symptômes permanents et une activité physique très limitée

Une forme caractérisée par des crises, avec une respiration libre entre celles-ci

Explication

L’asthme intermittent se manifeste par des crises, tandis que la respiration est libre entre celles-ci. La présence de symptômes entre les crises caractérise plutôt l’asthme persistant.

6. Combien de temps une crise d’asthme cède-t-elle généralement ?

En 10 à 20 minutes
En 24 à 48 heures
En 6 à 8 heures
En 1 à 2 heures

En 1 à 2 heures

Explication

Une crise d’asthme cède généralement en une à deux heures, après une évolution pouvant comporter des prodromes, une phase sèche puis une phase humide. Une durée de plusieurs heures peut évoquer une crise prolongée, mais ce n’est pas la durée habituelle indiquée.

7. Quel est l’objectif principal de la mesure des gaz du sang lors d’un asthme aigu grave ?

Identifier une infection bronchique par la mesure de la concentration en monoxyde d’azote expiré
Repérer une baisse de PaO2 et une hausse de PaCO2 indiquant une altération des échanges gazeux
Évaluer la réversibilité de l’obstruction par la variation du VEMS après bronchodilatateur
Confirmer une allergie respiratoire par une élévation des éosinophiles circulants

Repérer une baisse de PaO2 et une hausse de PaCO2 indiquant une altération des échanges gazeux

Explication

Lors d’un asthme aigu grave, les gaz du sang peuvent révéler une baisse de PaO2 et une hausse de PaCO2, contrairement à une crise habituelle où ils ne varient normalement pas. La variation du VEMS après bronchodilatateur sert à évaluer la réversibilité de l’obstruction, et non à apprécier ces anomalies des gaz du sang.

8. Comment interpréter une FeNO élevée selon que le patient asthmatique est naïf de corticostéroïdes inhalés ou déjà traité ?

Elle peut annoncer une réponse aux corticostéroïdes chez le patient naïf et faire suspecter une inobservance chez le patient traité.
Elle peut révéler une inobservance chez le patient naïf et annoncer une réponse aux corticostéroïdes chez le patient traité.
Elle indique une inflammation de type 2 chez les deux patients, sans renseigner sur la réponse au traitement ni l’observance.
Elle prédit une réponse aux bronchodilatateurs chez le patient naïf et une aggravation inflammatoire chez le patient traité.

Elle peut annoncer une réponse aux corticostéroïdes chez le patient naïf et faire suspecter une inobservance chez le patient traité.

Explication

Une FeNO élevée peut anticiper l’efficacité des corticostéroïdes inhalés chez un patient qui n’en a pas encore reçu, tandis que chez un patient déjà traité, elle conduit à suspecter une inobservance. L’interprétation s’inverse donc dans la deuxième proposition, qui attribue ces implications aux mauvais profils de patients.

9. Quelle caractéristique distingue le phénotype asthmatique indépendant de l’allergie du phénotype Th2 ?

Il est associé à une inflammation éosinophilique et à une meilleure réponse au traitement.
Il se caractérise par une sensibilité accrue aux allergènes et une réponse thérapeutique favorable.
Il est principalement déclenché par les pollens, les acariens et les animaux.
Il est associé à une corticorésistance et à un contrôle plus difficile de l’asthme.

Il est associé à une corticorésistance et à un contrôle plus difficile de l’asthme.

Explication

Le phénotype indépendant de l’allergie peut être influencé par les virus, les bactéries et les polluants, et s’accompagne d’une corticorésistance qui complique le contrôle de l’asthme. À l’inverse, le phénotype Th2 est associé aux allergènes et à une inflammation éosinophilique, avec une meilleure réponse au traitement.

10. Quelle conséquence peut avoir une prise en charge insuffisante de l’inflammation bronchique chronique liée à l’asthme ?

Elle peut supprimer l’hyperréactivité bronchique et rendre l’obstruction définitivement réversible.
Elle peut entraîner une gêne respiratoire permanente, voire une insuffisance respiratoire chronique obstructive.
Elle peut limiter les symptômes aux seules voies aériennes supérieures.
Elle peut provoquer une atteinte restrictive sans gêne durable à l’expiration.

Elle peut entraîner une gêne respiratoire permanente, voire une insuffisance respiratoire chronique obstructive.

Explication

Un traitement insuffisant ou une aggravation progressive de l’asthme peut conduire à une gêne permanente, voire à une insuffisance respiratoire chronique obstructive. La disparition de l’hyperréactivité ne constitue pas la conséquence décrite.

11. Lors de l’analyse d’une courbe débit-volume en spirométrie, quelle partie faut-il examiner pour évaluer le débit expiratoire ?

La partie située au-dessus de la ligne des abscisses
La partie située au-dessous de la ligne des abscisses
La zone indiquant la capacité pulmonaire totale
La portion correspondant au volume résiduel

La partie située au-dessus de la ligne des abscisses

Explication

Sur une courbe débit-volume, la partie au-dessus de la ligne des abscisses représente l’expiration et sert donc à examiner le débit expiratoire. La partie inférieure correspond à l’inspiration, et non à l’expiration.

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Qu’est-ce que la maladie asthmatique ?

Une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes trachéobronchiques, avec obstruction bronchique variable et réversible.

Quelles manifestations récurrentes l’inflammation asthmatique provoque-t-elle ?

Des sifflements, une oppression thoracique, une dyspnée et une toux, surtout nocturnes.

Que quantifie l’EFR dans l’évaluation du syndrome obstructif bronchique ?

Les volumes d’air, les débits mobilisés et leur amélioration éventuelle sous traitement.

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