QCM : Psychologie de la santé (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’OMS définit-elle la santé au-delà de l’absence de maladie ou d’infirmité ?

Comme une capacité à fonctionner sans aide médicale
Comme l’absence de symptômes empêchant les activités quotidiennes
Comme un équilibre principalement biologique et émotionnel
Comme un état de bien-être physique, mental et social complet

Comme un état de bien-être physique, mental et social complet

Explication

La définition de l’OMS inclut un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne se réduit pas à l’absence de maladie. Une capacité fonctionnelle sans aide médicale ne couvre pas les dimensions sociale et mentale de cette définition.

2. Deux personnes atteintes de la même maladie en font des expériences très différentes ; quelle explication rend le mieux compte de cet écart ?

Leurs réactions sont surtout fixées par le diagnostic et varient peu selon leur parcours
La gravité médicale détermine à elle seule la façon dont chacune vit sa maladie
Leur histoire, leurs ressources, leurs croyances et leur manière de faire face peuvent différer
Leur entourage explique l’écart, tandis que les émotions et les croyances ont peu d’influence

Leur histoire, leurs ressources, leurs croyances et leur manière de faire face peuvent différer

Explication

L’expérience d’une maladie dépend de plusieurs facteurs personnels et contextuels, notamment l’histoire, la personnalité, les ressources, les croyances, les émotions, l’entourage et les stratégies d’adaptation. La gravité médicale ne suffit donc pas à expliquer toutes les différences vécues.

3. Dans le modèle biomédical, comment la maladie est-elle principalement expliquée et prise en charge ?

Par l’interaction de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux traités ensemble
Par des croyances et des comportements que la personne peut modifier avec un accompagnement
Par des changements physiologiques involontaires traités par des professionnels de santé
Par des sentiments refoulés qui s’expriment physiquement et appellent une exploration psychique

Par des changements physiologiques involontaires traités par des professionnels de santé

Explication

Le modèle biomédical attribue la maladie à des changements physiologiques involontaires et confie le traitement aux professionnels de santé, le malade étant considéré comme une victime. L’approche par les croyances et les comportements correspond à une autre manière d’expliquer les déterminants de la santé.

4. Quelle conception du corps et de l’esprit caractérise le modèle biomédical, par opposition aux modèles psychosomatique et biopsychosocial ?

Il traite le corps et l’esprit comme des dimensions sociales, sans distinguer leurs effets
Il les considère en interaction, tandis que les deux autres modèles les maintiennent indépendants
Il les considère indépendants, tandis que les deux autres modèles posent leur interaction
Il réduit l’esprit à des changements physiologiques, tandis que les deux autres séparent les deux domaines

Il les considère indépendants, tandis que les deux autres modèles posent leur interaction

Explication

Le modèle biomédical sépare le corps et l’esprit, alors que les modèles psychosomatique et biopsychosocial reconnaissent leur interaction. L’interaction entre ces dimensions est précisément ce qui distingue ces modèles du dualisme biomédical.

5. Une personne examine ses croyances sur les vaccins et ses pensées à leur sujet afin de comprendre ses décisions de santé ; quelle approche relie directement ces éléments à la santé ?

Le modèle biopsychosocial, qui explique la santé par une combinaison de facteurs biologiques et sociaux
L’approche comportementale, qui traite les comportements comme des déterminants de la santé
Le modèle biomédical, qui explique les décisions par des changements physiologiques involontaires
La médecine psychosomatique, qui relie ces décisions à des sentiments refoulés

L’approche comportementale, qui traite les comportements comme des déterminants de la santé

Explication

L’approche comportementale considère les comportements comme des déterminants de la santé et relie directement croyances et pensées à celle-ci. L’explication biomédicale porte plutôt sur des changements physiologiques involontaires, pas sur les croyances qui guident une décision.

6. Quelle proposition décrit le modèle biopsychosocial ?

La maladie résulte de changements physiologiques involontaires, tandis que le corps et l’esprit restent indépendants
La maladie résulte d’une combinaison de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux, dont le corps et l’esprit interagissent
La maladie découle principalement de comportements liés aux croyances, sans tenir compte des facteurs sociaux
La maladie s’explique par des expériences refoulées qui provoquent des problèmes physiques

La maladie résulte d’une combinaison de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux, dont le corps et l’esprit interagissent

Explication

Le modèle biopsychosocial associe des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux et pose une interaction entre le corps et l’esprit. L’explication fondée principalement sur des changements physiologiques involontaires correspond plutôt au modèle biomédical.

7. Une personne perçoit son environnement comme stressant ; l’effet sur sa santé passe par la modification de ses pensées, puis de ses comportements. De quel type d’association s’agit-il ?

D’une association sociale, où l’entourage détermine directement l’état de santé
D’une association indirecte, médiée par l’influence des pensées sur les comportements
D’une association directe, reliant la perception de l’environnement à l’organisme
D’une interaction physiologique, où les changements corporels modifient les croyances

D’une association indirecte, médiée par l’influence des pensées sur les comportements

Explication

L’association indirecte passe par l’influence des pensées sur les comportements avant de se relier à la santé. Une association directe relie la perception de l’environnement à l’organisme et à l’état de santé.

8. Pour anticiper des comportements défavorables à la santé, sur quoi la psychologie de la santé peut-elle s’appuyer ?

Sur les changements physiologiques produits par le stress, sans examiner les comportements
Sur les croyances relatives à la santé et à la maladie, tout en évaluant le rôle des comportements dans l’étiologie
Sur les réactions émotionnelles à une crise, indépendamment des croyances sur la maladie
Sur la perception de l’environnement, sans considérer les comportements comme facteurs de maladie

Sur les croyances relatives à la santé et à la maladie, tout en évaluant le rôle des comportements dans l’étiologie

Explication

La psychologie de la santé évalue le rôle des comportements dans l’étiologie des maladies et prédit les comportements défavorables à partir des croyances liées à la santé et à la maladie. Les changements physiologiques associés au stress relèvent d’un autre objectif d’évaluation.

9. Un programme vise à réduire les risques de maladie en aidant les participants à adopter des habitudes bénéfiques et à revoir certaines croyances. Quel objectif de la psychologie de la santé illustre-t-il ?

Comprendre l’ajustement aux crises et les conséquences de la maladie sur la vie quotidienne
Promouvoir les comportements favorables à la santé et prévenir les maladies en modifiant croyances et comportements
Évaluer les effets physiologiques du stress sur l’apparition ou l’aggravation des maladies
Prédire les comportements défavorables à partir des croyances sans chercher à les faire évoluer

Promouvoir les comportements favorables à la santé et prévenir les maladies en modifiant croyances et comportements

Explication

La psychologie de la santé vise à promouvoir les comportements favorables à la santé et à prévenir les maladies en contribuant à modifier les croyances et les comportements. Prédire les conduites à risque à partir des croyances consiste à les évaluer, mais ne décrit pas à lui seul l’objectif de promotion illustré ici.

10. Que cherche à expliquer la théorie de la crise face aux ruptures de l’identité personnelle et sociale ?

La manière dont les systèmes psychologiques tentent de maintenir ou de rétablir l’homéostasie
La manière dont les personnes évitent toute modification de leur équilibre psychologique
La façon dont les individus remplacent leurs relations sociales par des habitudes stables
La formation de symptômes physiques indépendamment des changements de l’identité

La manière dont les systèmes psychologiques tentent de maintenir ou de rétablir l’homéostasie

Explication

La théorie de la crise porte sur les ruptures de l’identité personnelle et sociale ainsi que sur la recherche d’un équilibre psychologique. L’évitement des changements ne définit pas cette recherche d’homéostasie.

11. Pourquoi une maladie peut-elle constituer une crise dans la vie d’un individu ?

Parce qu’elle modifie nécessairement toutes ses relations sociales
Parce qu’elle entraîne toujours une perte complète de son identité
Parce qu’elle empêche toute possibilité de retrouver un équilibre
Parce qu’elle marque un point de rupture dans son parcours de vie

Parce qu’elle marque un point de rupture dans son parcours de vie

Explication

La maladie peut être vécue comme une crise parce qu’elle représente un point de rupture dans la vie de la personne. Elle n’entraîne pas nécessairement une perte complète d’identité, comme le suggère un distracteur.

12. Après une tragédie de vie, que désigne l’ajustement ?

Le processus par lequel une personne retrouve son niveau antérieur de bien-être et de qualité de vie
La recherche d’une nouvelle identité adaptée au rôle de malade
L’ensemble des efforts employés pour tolérer des exigences vécues comme menaçantes
La réduction directe des exigences associées à la source du stress

Le processus par lequel une personne retrouve son niveau antérieur de bien-être et de qualité de vie

Explication

L’ajustement désigne le retour vers le niveau de bien-être et de qualité de vie antérieur après une tragédie. Les efforts visant à maîtriser ou tolérer des exigences menaçantes relèvent plutôt du coping.

13. Une personne mobilise des pensées et des actions pour composer avec des exigences qu’elle juge menaçantes ou supérieures à ses ressources; comment nomme-t-on cet ensemble d’efforts ?

Le coping
L’ajustement
La recherche de maîtrise
La recherche de sens

Le coping

Explication

Le coping regroupe les efforts cognitifs et comportementaux visant à maîtriser, réduire ou tolérer des exigences menaçantes ou jugées excessives. L’ajustement désigne plutôt le retour au niveau antérieur de bien-être et de qualité de vie.

14. Une personne cherche à réduire les exigences de sa source de stress et à augmenter les ressources disponibles; quel type de coping utilise-t-elle ?

Le coping centré sur le problème
Le coping par confrontation
Le coping par évitement
Le coping centré sur l’émotion

Le coping centré sur le problème

Explication

Le coping centré sur le problème agit sur les exigences de la source de stress ou sur les ressources disponibles. Le coping centré sur l’émotion vise plutôt à gérer les émotions et à préserver l’équilibre émotionnel.

15. Quelles démarches composent l’adaptation cognitive à des événements menaçants ?

La réduction des exigences, l’augmentation des ressources et l’évitement
La recherche de sens, la recherche de maîtrise et le rehaussement de soi
La préservation des relations, la tolérance des événements et l’ajustement
La recherche d’un diagnostic, l’observance des traitements et les soins

La recherche de sens, la recherche de maîtrise et le rehaussement de soi

Explication

L’adaptation cognitive aux événements menaçants mobilise la recherche de sens, la recherche de maîtrise et le rehaussement de soi. La réduction des exigences et l’augmentation des ressources décrivent des stratégies de coping, et non ces trois démarches.

16. Deux patients reçoivent le même diagnostic, mais réagissent psychologiquement de façons différentes; quelle explication correspond à leur ajustement ?

Leur ajustement dépend uniquement des soins et des interactions avec les soignants
Leurs réactions devraient être identiques dès lors que le diagnostic est le même
Leur réaction dépend principalement de la nécessité de décider rapidement
Leurs projections, croyances et représentations de la maladie peuvent différer

Leurs projections, croyances et représentations de la maladie peuvent différer

Explication

L’ajustement dépend des projections, croyances et représentations du patient, ce qui peut conduire à des réactions différentes face au même événement. Un diagnostic identique ne garantit donc pas des réactions identiques.

17. Quel changement identitaire la maladie peut-elle entraîner chez une personne ?

Une disparition des interactions avec les soignants et un retour aux anciennes règles de vie
Une préservation de l’identité antérieure sans changement des soins ni des traitements
Un remplacement des croyances personnelles par une identité définie par le diagnostic seul
Une perte d’identité suivie de la construction d’une identité de malade avec de nouvelles règles de vie

Une perte d’identité suivie de la construction d’une identité de malade avec de nouvelles règles de vie

Explication

La maladie peut entraîner une perte d’identité et la construction d’une nouvelle identité de malade, associée à de nouvelles règles, aux soins, aux traitements et aux interactions avec les soignants. Cette évolution ne signifie pas que les interactions avec les soignants disparaissent.

18. Quelle fonction le déni remplit-il face à un événement éprouvant ?

Il mobilise le soutien moral d’autrui pour mieux comprendre la situation.
Il organise les étapes à suivre afin de résoudre concrètement le problème.
Il détourne l’attention vers une activité afin de suspendre les pensées anxieuses.
Il réduit un affect désagréable en minimisant ou en annulant la signification de l’événement.

Il réduit un affect désagréable en minimisant ou en annulant la signification de l’événement.

Explication

Le déni consiste à minimiser ou à annuler la signification d’un événement pour diminuer la peur, l’anxiété ou un autre affect désagréable. Organiser les étapes de résolution relève plutôt de la planification.

19. Une personne confrontée à une situation stressante prépare les étapes à suivre et compare les façons de traiter le problème : quelle stratégie met-elle en œuvre ?

La réinterprétation positive, qui donne un sens favorable à l’expérience difficile.
Le coping actif, qui cherche à supprimer la situation stressante ou à en réduire les effets.
Le désengagement comportemental, qui consiste à réduire les efforts consacrés au problème.
La planification, qui consiste à organiser un plan et à réfléchir à la meilleure manière de traiter le problème.

La planification, qui consiste à organiser un plan et à réfléchir à la meilleure manière de traiter le problème.

Explication

Préparer des étapes et réfléchir à la meilleure manière de traiter le problème caractérise la planification. Le coping actif vise plutôt à supprimer la situation stressante ou à en minimiser les effets.

20. Lorsqu’un soignant conseille une nouvelle stratégie comportementale, quelle démarche favorise une décision réfléchie du patient ?

Présenter la conduite à suivre comme une consigne, puis vérifier que le patient peut la répéter correctement.
S’appuyer principalement sur les recommandations générales et reporter la discussion des croyances du patient.
Explorer les comportements réels et les croyances du patient, lui apporter des connaissances objectives et examiner avec lui les avantages et les inconvénients.
Évaluer la volonté de changer en premier lieu, puis éviter d’aborder les comportements actuels pour ne pas influencer le patient.

Explorer les comportements réels et les croyances du patient, lui apporter des connaissances objectives et examiner avec lui les avantages et les inconvénients.

Explication

Le soignant doit se centrer sur le patient, l’encourager à réfléchir et décider, évaluer sa volonté de changer et explorer ses comportements, ses croyances et les avantages et inconvénients des choix. Donner une consigne sans cette réflexion partagée ne correspond pas à cette démarche.

21. Quel ensemble décrit des changements comportementaux susceptibles de favoriser l’ajustement à la maladie ?

Suivre le traitement, abandonner des comportements dangereux, adopter des attitudes saines et développer l’autogestion.
Exprimer ses émotions, réduire son stress, gérer sa douleur et entreprendre une psychothérapie.
Contrôler sa panique, obtenir du soutien moral, réinterpréter positivement la maladie et pratiquer la distraction.
Comprendre les croyances sur la maladie, comparer les traitements et organiser un plan de résolution.

Suivre le traitement, abandonner des comportements dangereux, adopter des attitudes saines et développer l’autogestion.

Explication

L’ajustement comportemental comprend notamment l’observance thérapeutique, l’abandon de comportements dangereux, l’adoption d’attitudes saines et l’autogestion. L’expression des émotions et la gestion du stress sont plutôt des moyens d’ajustement émotionnel.

22. Qu’est-ce qui caractérise un trait de personnalité ?

Un ensemble hiérarchisé de caractéristiques qui distingue un individu des autres.
Une disposition relativement stable à se comporter, ressentir et penser de certaines manières dans diverses situations.
Un état de détresse et d’appréhension face à un danger imminent dont la nature reste imprécise.
Une réaction de l’organisme à une situation perçue comme exigeante, menaçante ou difficile à gérer.

Une disposition relativement stable à se comporter, ressentir et penser de certaines manières dans diverses situations.

Explication

Un trait de personnalité est une disposition relativement stable et permanente dans les comportements, les ressentis et les pensées à travers diverses situations. Une réaction à une situation perçue comme menaçante correspond à la définition du stress.

23. Comment le stress peut-il influencer la santé à la fois directement et indirectement ?

Il agit directement par l’alimentation et indirectement par les réactions émotionnelles associées à la situation.
Il agit directement en modifiant les relations sociales et indirectement par les réactions physiologiques de l’organisme.
Il agit directement par les réactions physiologiques et indirectement en modifiant des comportements comme le sommeil ou l’activité physique.
Il agit directement par les pensées anxiogènes et indirectement en changeant les traits de personnalité stables.

Il agit directement par les réactions physiologiques et indirectement en modifiant des comportements comme le sommeil ou l’activité physique.

Explication

Le stress peut affecter directement la santé par les réactions physiologiques et indirectement en modifiant des comportements tels que le sommeil, l’alimentation ou l’activité physique. Les relations sociales constituent également un comportement susceptible d’être modifié, et non la voie physiologique directe décrite ici.

24. Une personne perçoit une situation comme difficile à gérer et présente des émotions intenses, des pensées anxiogènes, des changements physiologiques et des comportements d’adaptation : à quoi correspond cet ensemble de réactions ?

Au stress, qui mobilise des réactions émotionnelles, cognitives, physiologiques et comportementales.
À l’anxiété, qui désigne un état de détresse face à un danger imminent et imprécis accompagné de symptômes somatiques.
À un trait de personnalité, qui correspond à une disposition durable à penser, ressentir et se comporter d’une certaine façon.
À la personnalité, qui regroupe de façon organisée les traits caractérisant un individu par rapport aux autres.

Au stress, qui mobilise des réactions émotionnelles, cognitives, physiologiques et comportementales.

Explication

Le stress est une réaction de l’organisme à une situation perçue comme exigeante, menaçante ou difficile à gérer, qui peut comprendre les quatre types de réactions décrits. L’anxiété renvoie plus précisément à un état subjectif de détresse et d’appréhension face à un danger imminent et imprécis.

25. Quelle définition rend compte de la qualité de vie dans l’approche du WHOQOL Group ?

Le degré d’adaptation d’une personne aux attentes sociales, indépendamment de ses valeurs et de ses objectifs personnels.
La somme des conditions matérielles d’existence, évaluées par le revenu, le logement et l’accès aux services.
La perception qu’une personne a de sa place dans l’existence, en lien avec sa culture, ses valeurs, ses objectifs, ses attentes et ses normes.
L’évaluation médicale de l’état de santé, établie à partir des symptômes et des capacités fonctionnelles observables.

La perception qu’une personne a de sa place dans l’existence, en lien avec sa culture, ses valeurs, ses objectifs, ses attentes et ses normes.

Explication

Cette définition associe la perception de la personne à son contexte culturel et à ses valeurs, ainsi qu’à ses objectifs, attentes et normes. Une évaluation limitée à la santé observable ne rend pas compte de cette dimension subjective et contextuelle.

26. Une étude distingue des indicateurs comme l’éducation et le niveau de vie du bonheur ressenti par les personnes : quelle distinction applique-t-elle ?

Les premiers relèvent de la conception objective, tandis que le bonheur ressenti relève de la conception subjective.
Les deux relèvent de la conception subjective, car ils sont rapportés par les personnes concernées.
Les deux relèvent de la conception objective, car ils décrivent les conditions générales d’existence.
Les premiers relèvent de la conception subjective, tandis que le bonheur ressenti relève de la conception objective.

Les premiers relèvent de la conception objective, tandis que le bonheur ressenti relève de la conception subjective.

Explication

La conception objective porte notamment sur la santé, l’éducation, le niveau de vie et la satisfaction des besoins, tandis que la conception subjective concerne le bien-être vécu, la satisfaction et le bonheur. Le niveau de vie ne devient pas subjectif du seul fait qu’il est évalué dans une étude.

27. Pour décrire la qualité de vie d’une personne dans plusieurs dimensions, quel ensemble de domaines faut-il considérer ?

La santé physique, l’état psychologique, l’autonomie, les relations sociales et l’environnement.
L’état psychologique, le revenu, le niveau d’éducation et les ressources matérielles du foyer.
La santé physique, le diagnostic médical, les symptômes et la réponse biologique au traitement.
L’autonomie, les capacités professionnelles, les loisirs et la satisfaction à l’égard des soins.

La santé physique, l’état psychologique, l’autonomie, les relations sociales et l’environnement.

Explication

La qualité de vie prend en compte conjointement la santé physique, l’état psychologique, le niveau d’autonomie, les relations sociales et l’environnement. Un profil limité aux symptômes et à la réponse biologique omet plusieurs de ces domaines.

28. À quoi sert le WHOQOL-Bref lorsqu’on compare la qualité de vie de populations différentes ?

À établir un diagnostic clinique individuel à partir d’un score global et d’un seuil de maladie.
À calculer un score global et des scores par domaine, afin de permettre des comparaisons entre populations.
À classer les populations selon leur accès aux soins, sans distinguer les domaines de qualité de vie.
À mesurer l’impact d’une pathologie donnée et à comparer des patients recevant différents traitements.

À calculer un score global et des scores par domaine, afin de permettre des comparaisons entre populations.

Explication

Le WHOQOL-Bref produit un score global ainsi qu’un score pour chaque domaine et permet de comparer différentes populations. L’évaluation ciblée de l’impact d’une pathologie et de traitements différents correspond plutôt aux échelles spécifiques à une pathologie.

29. Une équipe veut comparer l’impact d’une maladie sur les patients recevant deux traitements différents : quel outil répond à cet objectif ?

Une mesure de santé générale, qui compare les traitements sans examiner les différents domaines de vie.
Une échelle spécifique à la pathologie, qui évalue l’impact de la maladie et des traitements sur les domaines de vie.
Le WHOQOL-Bref, qui cible une pathologie et compare l’effet de traitements destinés à cette maladie.
Un indicateur général de niveau de vie, qui estime les effets des traitements à partir des ressources des patients.

Une échelle spécifique à la pathologie, qui évalue l’impact de la maladie et des traitements sur les domaines de vie.

Explication

Les échelles spécifiques à une pathologie évaluent les effets de la maladie et des traitements sur les différents domaines de vie, et permettent de comparer des patients sous traitements différents. Le WHOQOL-Bref sert plutôt à obtenir des scores globaux et par domaine pour comparer des populations.

30. Une personne traitée pour hypertension ressent les contraintes de la prise quotidienne et des effets secondaires, mais juge que le traitement lui apporte des bénéfices : quel effet sur sa qualité de vie et son observance est possible ?

Les contraintes peuvent réduire sa qualité de vie, tandis que les bénéfices perçus peuvent l’améliorer et renforcer son observance.
Les effets secondaires peuvent améliorer sa qualité de vie, tandis que les bénéfices perçus peuvent diminuer son observance.
Les contraintes et les bénéfices perçus peuvent modifier l’observance, mais n’influencent pas sa qualité de vie.
Les bénéfices perçus peuvent réduire sa qualité de vie, tandis que les contraintes peuvent renforcer son observance.

Les contraintes peuvent réduire sa qualité de vie, tandis que les bénéfices perçus peuvent l’améliorer et renforcer son observance.

Explication

La prise à vie, l’identité de malade et les effets secondaires peuvent peser sur la qualité de vie, alors que les bénéfices perçus peuvent l’améliorer et soutenir l’observance. Il serait erroné de supposer que ces bénéfices diminuent l’observance.

31. Après un AVC, une personne conserve sa mobilité, mais éprouve de la fatigue, de l’anxiété et des difficultés de langage : pourquoi ces séquelles peuvent-elles affecter sa qualité de vie ?

L’anxiété peut affecter la qualité de vie après un AVC, mais les troubles du langage et la fatigue n’y contribuent pas.
Les difficultés de langage et la fatigue influencent le rétablissement physique, mais pas la qualité de vie après un AVC.
Les troubles du langage, la fatigue et l’anxiété font partie des conséquences possibles d’un AVC qui peuvent altérer la qualité de vie.
La qualité de vie après un AVC dépend de la paralysie visible, tandis que les symptômes décrits relèvent d’autres maladies.

Les troubles du langage, la fatigue et l’anxiété font partie des conséquences possibles d’un AVC qui peuvent altérer la qualité de vie.

Explication

Après un AVC, la qualité de vie peut être affectée par des troubles du langage, la fatigue et des troubles de l’humeur, notamment l’anxiété et la dépression. L’absence de paralysie visible n’exclut donc pas des séquelles susceptibles de la diminuer.

32. Quel est l’objectif général des interventions en psychologie de la santé ?

Traiter les symptômes psychologiques après leur apparition sans agir sur les comportements de santé.
Réduire les risques et encourager des comportements favorables à la santé, comme la prévention du tabagisme et du stress.
Diagnostiquer les maladies physiques et déterminer les traitements médicaux les plus adaptés à chaque personne.
Remplacer les soins médicaux par un accompagnement centré sur les émotions et les relations sociales.

Réduire les risques et encourager des comportements favorables à la santé, comme la prévention du tabagisme et du stress.

Explication

Ces interventions cherchent à limiter les risques et à promouvoir des comportements bénéfiques, notamment par la prévention du tabagisme et du stress. Le diagnostic des maladies physiques relève d’un autre objectif que la promotion de la santé.

33. Une personne reçoit des explications accessibles sur ses symptômes, ses émotions et les mécanismes liés à sa maladie afin de mieux comprendre son vécu et de participer davantage à sa santé. De quel type d’intervention s’agit-il ?

D’une thérapie cognitivo-comportementale visant à modifier les pensées et les comportements problématiques.
D’un soutien psychologique centré sur l’expression des émotions et la mobilisation des ressources personnelles.
D’une psychoéducation qui transmet des informations compréhensibles pour favoriser la compréhension et l’implication.
D’une intervention systémique qui examine principalement les relations entre la personne et son entourage.

D’une psychoéducation qui transmet des informations compréhensibles pour favoriser la compréhension et l’implication.

Explication

La psychoéducation informe la personne sur sa maladie, son fonctionnement psychologique, ses symptômes, ses émotions et les mécanismes impliqués, afin qu’elle comprenne mieux son expérience et devienne plus active dans sa santé. Le soutien psychologique peut aider à traverser une période difficile, mais il est ici question de transmettre des informations explicatives.

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Selon l’OMS, quels aspects composent le bien-être constitutif de la santé ?

Les aspects physique, mental et social.

Quelle organisation définit la santé comme un état complet de bien-être ?

L’OMS.

Quelle association est associée à la définition de la psychologie de la santé ?

L’AFPSA - Asso Francophone de la psychologie de la Santé.

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