★ À maîtriser
📌 Le modèle biomédical distingue la santé et la maladie sans continuité entre ces deux états et considère le corps et l’esprit comme indépendants.
Compléments
📌 Dans le modèle biopsychosocial, la prise en charge porte sur la personne dans son ensemble et non seulement sur les changements apparus dans son organisme.
Le modèle biomédical sépare corps et esprit ; le modèle biopsychosocial les fait interagir.
★ À maîtriser
📌 Une association directe relie la perception de l’environnement à l’organisme et à l’état de santé, tandis qu’une association indirecte passe par l’influence des pensées sur les comportements.
La psychologie de la santé évalue le rôle des comportements dans l’étiologie des maladies et prédit les comportements défavorables à la santé à partir des croyances relatives à la santé et à la maladie.
La psychologie de la santé vise à promouvoir les comportements favorables à la santé et à prévenir les maladies en contribuant à modifier les croyances et les comportements.
Compléments
La psychologie de la santé évalue les interactions entre psychologie et physiologie, notamment les changements physiologiques provoqués par le stress qui peuvent stimuler ou exacerber des maladies.
La psychologie de la santé cherche à comprendre comment les personnes s’ajustent aux crises et aux transitions importantes ainsi que l’impact de la maladie sur les différents domaines de leur vie.
Perceptions → réactions physiologiques ; pensées → comportements → santé.
★ À maîtriser
Compléments
Les changements pouvant indiquer une crise concernent :
La nature de crise de la maladie peut être accentuée par : son caractère imprévu, l’imprécision des informations, la nécessité de décider rapidement, l’ambiguïté de sa signification ou de sa compréhension, l’expérience limitée du patient
★ À maîtriser
📌 Le coping centré sur le problème vise à réduire les exigences de la source de stress ou à augmenter les ressources disponibles, tandis que le coping centré sur l’émotion vise à gérer les émotions et à préserver l’équilibre émotionnel.
Compléments
Les stratégies de coping visent à : diminuer les conditions environnementales stressantes, augmenter les chances de rétablissement, ajuster ou tolérer les événements négatifs, maintenir une image de soi positive, préserver l’équilibre émotionnel, entretenir des relations satisfaisantes avec autrui
Le coping par confrontation consiste à faire face au problème, recueillir des informations et entreprendre une action directe.
Le coping par évitement comprend la minimisation de l’importance de l’événement, le choix de ne rien faire, la résignation et le fatalisme.
Agir sur le problème ou réguler l’émotion : deux voies de coping.
★ À maîtriser
L’adaptation cognitive aux événements menaçants mobilise :
L’ajustement à la maladie est influencé par les projections, les croyances et les représentations du patient, de sorte qu’un même événement peut entraîner des réactions psychologiques différentes selon les patients.
La maladie peut entraîner une perte d’identité et la construction d’une nouvelle identité de malade, avec de nouvelles règles de fonctionnement, des soins, l’observance des traitements et des interactions avec les soignants.
Compléments
La recherche de sens consiste à chercher comment la maladie est arrivée et quel impact elle aura sur la vie, sans exiger de trouver une cause exacte.
La recherche de maîtrise vise à retrouver un contrôle sur l’événement et sur la vie en général.
L’ajustement à la maladie implique de trouver de nouveaux moyens d’adapter son style de vie lorsque les ressources habituelles ne suffisent plus et que la maladie entraîne un remaniement psychique.
Le coping actif cherche à supprimer la situation stressante ou à en minimiser les effets, tandis que la planification consiste à organiser un plan et à réfléchir à la meilleure manière de traiter le problème.
La recherche de soutien social émotionnel vise à obtenir du soutien moral, de la sympathie ou de la compréhension, et l’expression des sentiments consiste à se centrer sur sa détresse émotionnelle et à l’exprimer.
Parmi les stratégies d’ajustement citées figurent :
Le déni rend les menaces plus tolérables et aide l’individu à mesurer la gravité de la situation sans être submergé par l’impact psychique de la maladie.
★ À maîtriser
Les changements comportementaux favorisant l’ajustement comprennent : l’observance thérapeutique, l’abandon des comportements dangereux, l’adoption d’attitudes saines, le développement de comportements d’autogestion
Pour conseiller de nouvelles stratégies comportementales, le soignant doit : se centrer sur le patient, l’encourager à réfléchir et décider, évaluer sa volonté de changer, s’intéresser à ses comportements réels, apporter des connaissances objectives, analyser les avantages et inconvénients de ses comportements, explorer ses croyances sur la santé, la maladie et les traitements
Compléments
Les ajustements émotionnels visent à réduire les conséquences psychologiques et sociales de la maladie ou du traitement, notamment par la réduction du stress, la gestion de la douleur, l’expression des émotions et la psychothérapie.
Chez un patient asthmatique, prendre un médicament lors d’une crise imminente constitue un ajustement comportemental qui peut réduire l’anxiété, tandis que contrôler sa panique peut favoriser l’utilisation correcte du médicament.
Un patient acteur de ses changements peut mieux contrôler sa maladie et prévenir ses complications.
★ À maîtriser
📌 Le stress influence directement la santé par les réactions physiologiques associées et indirectement en modifiant les comportements, notamment le sommeil, l’alimentation, le recours aux substances, l’activité physique et les relations sociales.
Compléments
L’anxiété est un état subjectif de détresse et d’appréhension face à un danger à la fois imminent et imprécis, accompagné de symptômes somatiques et de pensées négatives pouvant perturber le sommeil et l’humeur.
La dépression peut favoriser l’inactivité physique, le tabagisme, les addictions et une moindre adhésion aux traitements, tandis que l’optimisme favorise la persistance dans les comportements sains et la résolution des problèmes.
Stress prolongé → réactions physiologiques et comportements susceptibles d’altérer la santé.
★ À maîtriser
📌 La conception objective de la qualité de vie porte sur la santé, l’éducation, le niveau de vie et la satisfaction des besoins, tandis que la conception subjective porte sur le bien-être, la satisfaction et le bonheur tels qu’ils sont vécus par la personne.
Compléments
Le domaine psychologique de la qualité de vie comprend les émotions positives et négatives, l’estime de soi, les capacités cognitives, l’image du corps et éventuellement la spiritualité, les croyances personnelles et la religion.
Le domaine social comprend les relations et activités sociales dans les sphères familiale, amicale, professionnelle et citoyenne, ainsi que l’intégration, l’intimité ou l’isolement.
★ À maîtriser
Le WHOQOL-Bref, projet international de l’OMS, calcule un score global de qualité de vie et un score par domaine et permet des comparaisons entre populations différentes. - WHOQOL-Bref (World Health Organisation Quality of Life)
Les échelles spécifiques à une pathologie évaluent l’impact de la maladie et des traitements sur les différents domaines de vie et permettent de comparer des patients recevant des traitements différents.
Compléments
WHOQOL-Bref : comparaison entre populations ; échelle spécifique : impact d’une pathologie.
★ À maîtriser
Dans l’hypertension, la prise quotidienne et à vie de médicaments, l’identité de malade et les effets secondaires peuvent diminuer la qualité de vie, tandis que les bénéfices perçus du traitement peuvent l’améliorer et renforcer l’observance.
Après un AVC, la qualité de vie peut être affectée par : des troubles cognitifs, une paralysie, des troubles du langage, un handicap visible ou invisible, la fatigue, des changements de caractère ou de comportement, des troubles de l’humeur, l’anxiété et la dépression
Compléments
L’insuffisance cardiaque et l’infarctus du myocarde peuvent réduire la qualité de vie par la douleur, le malaise chronique, la diminution des activités, les effets secondaires, les réactions psychologiques et les répercussions familiales et sociales.
Dans le diabète, les injections quotidiennes peuvent diminuer la qualité de vie, qui est plus élevée lorsque les patients bénéficient de traitements aussi peu contraignants que possible.
Les maladies rhumatologiques chroniques peuvent réduire la qualité de vie par les incapacités fonctionnelles, la douleur, les troubles de l’humeur et le retrait des activités sociales, tandis que l’asthme peut l’affecter physiquement, professionnellement, socialement et émotionnellement.
La qualité de vie des femmes ayant eu un AVC est présentée comme plus faible que celle des hommes en raison de restrictions physiques plus graves, de douleurs thoraciques récurrentes plus importantes, de responsabilités domestiques, d’un soutien insuffisant et d’une anxiété, d’une dépression et d’une insatisfaction plus fréquentes.
Les conjoints peuvent contribuer à la qualité de vie du patient, mais la maladie peut également réduire leur propre qualité de vie, appauvrir leur vie sociale et accroître leur détresse psychologique.
★ À maîtriser
Compléments
Le soutien psychologique aide une personne à traverser une période difficile, exprimer ses émotions, mobiliser ses ressources, s’adapter à une maladie ou à un changement et retrouver un sentiment de contrôle.
Les interventions psychothérapeutiques citées comprennent : les thérapies cognitivo-comportementales, l’approche humaniste, l’approche systémique, les techniques de relaxation, les interventions non médicamenteuses sur la qualité de vie, la douleur, le sommeil et le stress
| Modèle | Explication de la maladie | Rapport corps-esprit | Santé et maladie |
|---|---|---|---|
| Biomédical | Changements physiologiques involontaires | Corps et esprit indépendants | États sans continuité |
| Médecine psychosomatique | Facteurs psychiques pouvant s’exprimer physiquement | Interaction corps-esprit | Non précisé |
| Approche comportementale | Les comportements déterminent la santé | Croyances et pensées liées à la santé | Non précisé |
| Biopsychosocial | Combinaison de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux | Interaction entre deux entités séparées | Même continuum |
| Stratégie | Cible | Exemples ou fonction |
|---|---|---|
| Centrée sur le problème | La source de stress | Réduire ses exigences ou augmenter les ressources |
| Centrée sur l’émotion | Les émotions | Réduire leur impact négatif et préserver l’équilibre émotionnel |
| Par confrontation | Le problème directement | Recueillir des informations et agir |
| Par évitement | L’exposition au problème | Minimiser, ne rien faire ou se résigner |
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