★ À maîtriser
L’évaluation d’une hormone nécessite d’analyser simultanément le taux de l’hormone et celui de son hormone régulatrice ou de la variable qui la régule, comme la TSH avec la T4, l’ACTH avec le cortisol ou la PTH avec la calcémie.
Quand une hormone a un taux relativement constant au cours de la journée, le moment du prélèvement importe peu et son taux basal suffit généralement à déterminer si sa sécrétion est normale, insuffisante ou excessive.
Pour une hormone variable dans le temps, le prélèvement recherche une hypersécrétion au moment où son taux est minimal et une insuffisance au moment où son taux est maximal.
Un test de freinage explore une hypersécrétion en vérifiant qu’un sujet normal peut réduire sa sécrétion, tandis qu’un test de stimulation explore une insuffisance en vérifiant qu’un sujet normal ne peut pas augmenter davantage une sécrétion déjà maximale.
Compléments
Analyser → comparer → choisir le moment → stimuler ou freiner
★ À maîtriser
Compléments
Adénohypophyse glandulaire en avant, neurohypophyse nerveuse en arrière
★ À maîtriser
📌 L’hypophyse est intra-durale mais extra-arachnoïdienne, de sorte qu’elle ne baigne pas dans le liquide cérébrospinal qui s’arrête au niveau du diaphragme hypophysaire.
Compléments
Une glande dans la selle turcique, sous le chiasma et entre les sinus caverneux
★ À maîtriser
L’hypothalamus régule l’homéostasie, les métabolismes hydrique et thermique, l’alimentation, le système nerveux autonome, les fonctions sexuelles, ainsi que les comportements, affects et motivations.
Les hormones hypothalamiques atteignent l’adénohypophyse par le système porte, stimulent les cellules hypophysaires, puis les hormones hypophysaires stimulent les glandes périphériques dont les hormones exercent un rétrocontrôle sur l’hypothalamus.
Compléments
📌 La portion rostrale de l’hypothalamus participe à l’hyperthermie, tandis que sa portion caudale participe à l’hypothermie ; une lésion hypothalamique peut provoquer une hyperthermie centrale.
Hypothalamus → hypophyse → glandes périphériques → rétrocontrôle
★ À maîtriser
📌 Les hormones peptidiques sont synthétisées dans le réticulum endoplasmique et l’appareil de Golgi, circulent librement et agissent sur des récepteurs membranaires, tandis que les hormones stéroïdes dérivent du cholestérol, circulent liées à des protéines et agissent sur des récepteurs intracellulaires.
📌 Les hormones thyroïdiennes sont des monoamines dérivées de la tyrosine qui contiennent des atomes d’iode, circulent liées à des protéines plasmatiques et agissent sur des récepteurs intracellulaires, contrairement à la plupart des monoamines.
Compléments
Les hormones monoaminées dérivent presque toutes de la tyrosine, sauf la mélatonine qui dérive du tryptophane.
🔄 L’histogenèse glandulaire suit: bourgeonnement de l’épithélium de revêtement, prolifération et invagination dans le mésenchyme, différenciation en glande endocrine ou exocrine
Peptide membranaire, stéroïde intracellulaire, thyroïdienne intracellulaire
★ À maîtriser
📌 L’adénohypophyse représente la partie glandulaire qui synthétise les hormones antéhypophysaires, tandis que la neurohypophyse constitue une partie nerveuse qui stocke et libère l’ADH et l’ocytocine produites par l’hypothalamus.
Dans le lobe antérieur, les cellules acidophiles représentent 80 % des cellules chromophiles et sécrètent la GH ou la prolactine, tandis que les cellules basophiles représentent 20 % et sécrètent la TSH, la FSH, la LH ou l’ACTH.
Les cellules gonadotropes produisent la FSH et la LH, les cellules thyréotropes produisent la TSH et les cellules mammotropes produisent la prolactine.
📌 Le système magnocellulaire regroupe de grandes cellules des noyaux supra-optique et paraventriculaire dont les axones atteignent la neurohypophyse, tandis que le système parvocellulaire regroupe de petites cellules dont les axones atteignent l’éminence médiane.
Compléments
Les corps de Herring correspondent à des accumulations de granules neurosécrétoires aux extrémités des axones des neurones magnocellulaires dans la neurohypophyse.
Les cellules somatotropes représentent 40 à 50 % des cellules de l’adénohypophyse et produisent la GH, tandis que les cellules corticotropes représentent 15 à 20 % et produisent l’ACTH à partir de la POMC.
Magnocellulaire vers la neurohypophyse, parvocellulaire vers l’éminence médiane
★ À maîtriser
📌 Un microadénome hypophysaire se manifeste principalement par l’hypersécrétion de l’hormone produite par le type cellulaire tumoral, tandis qu’un macroadénome peut comprimer l’hypophyse normale, la tige et les structures voisines.
Les principaux adénomes hypersécrétants concernent:
Une hypersécrétion de GH provoque une acromégalie chez l’adulte et une accélération de la croissance chez l’enfant, tandis qu’une hypersécrétion d’ACTH provoque une maladie de Cushing.
Un macroadénome peut provoquer un syndrome chiasmatique avec troubles du champ visuel, notamment une hémianopsie bitemporale, et plus rarement une compression des nerfs oculomoteurs dans le sinus caverneux.
Compléments
Microadénome hypersécrétant, macroadénome compressif
📌 Chez l’homme, le testicule produit la testostérone et la dihydrotestostérone pour la différenciation des organes génitaux masculins ainsi que l’AMH pour la régression des canaux de Müller.
Chez la femme, l’absence de chromosome Y et de sécrétion d’AMH permet le développement des organes génitaux internes issus des canaux de Müller, notamment les trompes de Fallope, l’utérus et le fond du vagin.
La GnRH est sécrétée de façon pulsatile par l’hypothalamus sous l’influence des neurones à kisspeptine, puis stimule les cellules gonadotropes antéhypophysaires qui sécrètent la LH et la FSH.
Différenciation fœtale → repos → puberté → fonction reproductive
★ À maîtriser
Chez un fœtus XY, l’AMH provoque la régression des canaux de Müller, tandis que la testostérone permet la différenciation des organes génitaux externes masculins.
Une mutation inactivatrice du récepteur de la testostérone chez un fœtus XY empêche la différenciation masculine des organes génitaux externes, malgré la présence d’une gonade masculine et d’AMH.
Chez un fœtus XX, l’absence d’AMH permet le développement des trompes, de l’utérus et du fond du vagin, tandis que l’absence de testostérone permet la différenciation féminine des organes externes.
Compléments
AMH agit sur les organes internes, la testostérone sur les organes externes
★ À maîtriser
La LH stimule les cellules de Leydig, qui fabriquent la testostérone, tandis que la FSH et la testostérone agissent sur les cellules de Sertoli pour permettre la spermatogenèse.
La testostérone peut être transformée localement en dihydrotestostérone par la 5-alpha-réductase ou en œstradiol par l’aromatase.
Compléments
GnRH pulsatile → LH/FSH → gonades → rétrocontrôle stéroïdien
🔄 Le cycle ovarien comprend trois étapes:
Chez le garçon, la puberté débute habituellement vers 13 ans et l’augmentation du volume testiculaire est le premier signe majeur de l’activation gonadotrope.
Chez la fille, la puberté débute habituellement vers 11 ans et le premier signe est le développement du bourgeon mammaire sous l’effet de l’œstradiol.
La testostérone et l’œstradiol accélèrent la croissance osseuse puis provoquent la maturation et la soudure des cartilages de conjugaison.
Activation hormonale → croissance accélérée → maturation cartilagineuse → arrêt
★ À maîtriser
Le syndrome de Turner correspond à une anomalie X0 responsable d’un hypogonadisme périphérique, d’une très petite taille et d’une aménorrhée primaire.
Le syndrome de Klinefelter correspond à une anomalie XXY avec hypotrophie testiculaire, déficit des cellules de Sertoli, azoospermie et gynécomastie possible.
Compléments
Hypogonadisme primaire : gonades défaillantes ; secondaire : commande centrale défaillante
★ À maîtriser
📌 La dopamine exerce un contrôle inhibiteur tonique sur la prolactine, de sorte que l’interruption de la tige hypothalamo-hypophysaire augmente la prolactinémie.
Compléments
La dopamine freine la prolactine, contrairement aux autres hormones hypothalamiques
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Avant la soudure des cartilages de conjugaison, une hypersécrétion de GH provoque un gigantisme par accélération excessive de la croissance longitudinale.
Après la puberté, une hypersécrétion de GH provoque une acromégalie avec hypertrophie des os et des tissus mous sans augmentation de la taille.
Le diagnostic biologique de l’acromégalie repose notamment sur un IGF-1 élevé et l’absence de freinage de la GH après ingestion orale de 75 g de glucose.
Compléments
Avant soudure : gigantisme ; après soudure : acromégalie
★ À maîtriser
Un microadénome hypophysaire ne comprime généralement pas les structures voisines et se manifeste principalement par l’hypersécrétion de l’hormone produite.
Un macroadénome hypophysaire peut comprimer l’antéhypophyse et provoquer des déficits hormonaux, notamment gonadotrope.
Compléments
Microadénome : sécrétion ; macroadénome : sécrétion et compression
Le diabète insipide provoque une polyurie d’urines diluées et une polydipsie compensatrice qui maintient l’osmolarité plasmatique si l’accès à l’eau est conservé.
Lors d’une restriction hydrique, le diabète insipide maintient une osmolarité urinaire basse et augmente l’osmolarité plasmatique, tandis que la potomanie concentre les urines et conserve une osmolarité plasmatique normale.
Diabète insipide : ADH absente ou inefficace ; potomanie : ADH supprimée par excès d’eau
★ À maîtriser
Le syndrome de sécrétion inappropriée d’ADH associe une hyponatrémie hypo-osmolaire, une euvolémie clinique et une osmolarité urinaire inappropriément élevée.
Une hyponatrémie aiguë peut provoquer:
📌 La correction d’une hyponatrémie chronique doit rester inférieure à 10 mmol/L en 24 heures afin d’éviter la myélinolyse centropontine.
Compléments
Hyponatrémie aiguë : œdème cérébral ; correction trop rapide : myélinolyse
| Cellules | Hormone | Rôle ou cible |
|---|---|---|
| Somatotropes | GH | Croissance et métabolisme |
| Corticotropes | ACTH | Cortex surrénalien |
| Gonadotropes | FSH et LH | Gonades |
| Thyréotropes | TSH | Thyroïde |
| Mammotropes | Prolactine | Glande mammaire |
| Type | Manifestation dominante | Conséquences |
|---|---|---|
| Microadénome | Hypersécrétion hormonale | Syndrome lié à l’hormone produite |
| Macroadénome | Effet de masse | Compression de l’hypophyse, de la tige ou du chiasma |
| Macroadénome extensif | Extension latérale ou suprasellaire | Atteinte des sinus caverneux ou du chiasma |
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Pourquoi analyser simultanément une hormone et son hormone régulatrice ?
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