QCM : Axe gonadotrope et pathologies hypophysaires — 58 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle de ces fonctions relève de la régulation hypothalamique ?

La filtration du plasma et la formation de l’urine
Le contrôle de l’équilibre hydrique et de la température corporelle
La production des enzymes digestives pancréatiques
La contraction volontaire des muscles squelettiques

Le contrôle de l’équilibre hydrique et de la température corporelle

Explication

L’hypothalamus participe notamment à l’homéostasie hydrique et thermique, ainsi qu’à l’alimentation et aux fonctions autonomes. La filtration rénale, la motricité volontaire et la sécrétion pancréatique dépendent d’autres organes et systèmes.

2. Quelle structure du diencéphale coordonne les fonctions végétatives, autonomes et endocriniennes ?

Le thalamus, situé dans les parois latérales du ventricule latéral
L’épiphyse, située au toit du troisième ventricule
L’hypothalamus, situé autour du troisième ventricule
L’hypophyse, située dans la selle turcique

L’hypothalamus, situé autour du troisième ventricule

Explication

L’hypothalamus occupe les parois latérales et le plancher du troisième ventricule et coordonne ces fonctions. L’hypophyse exécute certaines commandes hormonales, mais elle n’assure pas la coordination centrale décrite ici.

3. Quelle complication neurologique résulte principalement d’une hyponatrémie aiguë ?

Une adaptation cellulaire progressive limitant les symptômes neurologiques
Une démyélinisation pontique liée à une correction trop rapide
Un œdème cérébral avec hypertension intracrânienne et risque de convulsions
Une diminution de la pression intracrânienne avec amélioration de la vigilance

Un œdème cérébral avec hypertension intracrânienne et risque de convulsions

Explication

L’hyponatrémie aiguë entraîne une entrée d’eau dans les cellules cérébrales, responsable d’un œdème cérébral, d’une hypertension intracrânienne et de manifestations telles que les convulsions. La myélinolyse centropontine est plutôt liée à une correction excessive d’une hyponatrémie chronique.

4. Quel événement constitue habituellement le premier signe majeur de l’activation gonadotrope chez le garçon ?

L’apparition de la pilosité faciale, au début d’une puberté vers 15 ans
La croissance de la verge, au début d’une puberté vers 11 ans
L’augmentation du volume testiculaire, au début d’une puberté vers 13 ans
La mue de la voix, au début d’une puberté vers 12 ans

L’augmentation du volume testiculaire, au début d’une puberté vers 13 ans

Explication

Chez le garçon, la puberté débute habituellement vers 13 ans et l’augmentation du volume testiculaire est le premier signe majeur. La croissance de la verge et les autres caractères sexuels apparaissent ensuite.

5. Quelle caractéristique correspond aux hormones thyroïdiennes ?

Ce sont des monoamines iodées dérivées de la tyrosine et actives sur des récepteurs intracellulaires
Ce sont des stéroïdes dérivés du cholestérol et transportés librement dans le plasma
Ce sont des peptides non iodés dérivés du tryptophane et actifs sur des récepteurs membranaires
Ce sont des monoamines dérivées de la tyrosine et dépourvues de liaison aux protéines plasmatiques

Ce sont des monoamines iodées dérivées de la tyrosine et actives sur des récepteurs intracellulaires

Explication

Les hormones thyroïdiennes dérivent de la tyrosine, contiennent de l’iode, circulent liées à des protéines plasmatiques et agissent sur des récepteurs intracellulaires. Elles ne sont donc ni des peptides ni des stéroïdes, et leur transport plasmatique n’est pas principalement libre.

6. Chez l’homme, quelle association décrit correctement l’action de la LH, de la FSH et de la testostérone ?

La testostérone agit sur Leydig, tandis que la LH et la FSH stimulent Sertoli
La FSH agit sur Leydig, tandis que la LH et la testostérone soutiennent Sertoli
La LH agit sur Sertoli, tandis que la FSH et la testostérone stimulent Leydig
La LH agit sur Leydig, tandis que la FSH et la testostérone soutiennent Sertoli

La LH agit sur Leydig, tandis que la FSH et la testostérone soutiennent Sertoli

Explication

La LH stimule les cellules de Leydig, productrices de testostérone, tandis que la FSH et la testostérone agissent sur les cellules de Sertoli pour permettre la spermatogenèse. La confusion fréquente consiste à attribuer à la LH une action principale sur les cellules de Sertoli.

7. Quelle manifestation caractérise principalement un microadénome hypophysaire qui ne comprime pas les structures voisines ?

Un déficit gonadotrope lié à l’écrasement de l’antéhypophyse
Une hémianopsie bitemporale liée à l’atteinte du chiasma optique
Une rhinorrhée de liquide cérébrospinal liée au sinus sphénoïdal
Un syndrome hormonal lié à l’hypersécrétion de l’hormone produite

Un syndrome hormonal lié à l’hypersécrétion de l’hormone produite

Explication

Le microadénome se manifeste principalement par l’hypersécrétion de l’hormone qu’il produit, car il ne comprime généralement pas les structures voisines. Le déficit gonadotrope est plutôt associé à la compression hypophysaire par un macroadénome.

8. Quel rôle hormonal correspond à la différenciation sexuelle masculine chez l’homme ?

L’AMH favorise la différenciation masculine externe, tandis que la testostérone fait régresser les canaux de Müller
La testostérone fait régresser les canaux de Müller, tandis que l’AMH forme les organes génitaux externes
La testostérone et la dihydrotestostérone favorisent la différenciation masculine, tandis que l’AMH fait régresser les canaux de Müller
La dihydrotestostérone forme les organes internes féminins, tandis que l’AMH stimule les canaux de Müller

La testostérone et la dihydrotestostérone favorisent la différenciation masculine, tandis que l’AMH fait régresser les canaux de Müller

Explication

La testostérone et sa dérivée, la dihydrotestostérone, participent à la différenciation masculine, tandis que l’AMH entraîne la régression des canaux de Müller. L’erreur principale consiste à attribuer à l’AMH la masculinisation des organes externes.

9. Quelle combinaison définit le mieux le syndrome des ovaires polykystiques ?

Ovulation excessive, déficit androgénique, sensibilité accrue à l’insuline et prédominance de la FSH
Troubles de l’ovulation, hyperandrogénie, insulinorésistance fréquente et prédominance de la LH
Cycles réguliers, hyperandrogénie absente, insulinorésistance rare et prédominance de la prolactine
Troubles de l’ovulation, déficit en cortisol, hyperglycémie constante et prédominance de la TSH

Troubles de l’ovulation, hyperandrogénie, insulinorésistance fréquente et prédominance de la LH

Explication

Le syndrome associe des troubles ovulatoires, une hypersécrétion d’androgènes, une insulinorésistance fréquente et une sécrétion prédominante de LH. Les autres propositions remplacent plusieurs éléments caractéristiques par des anomalies hormonales ou métaboliques différentes.

10. Comment les hormones sexuelles influencent-elles la croissance osseuse pendant la puberté ?

Elles accélèrent la croissance sans modifier la maturation ni la soudure des cartilages de conjugaison
Elles ralentissent d’abord la croissance, puis empêchent durablement la maturation des cartilages de conjugaison
Elles accélèrent d’abord la croissance, puis favorisent la maturation et la soudure des cartilages de conjugaison
Elles provoquent une soudure précoce sans phase préalable d’accélération de la croissance osseuse

Elles accélèrent d’abord la croissance, puis favorisent la maturation et la soudure des cartilages de conjugaison

Explication

La testostérone et l’œstradiol entraînent d’abord une accélération de la croissance osseuse, puis la maturation et la soudure des cartilages de conjugaison. La soudure survient donc après une phase de croissance accélérée.

11. Pour une hormone dont la concentration varie fortement au cours du nycthémère, quand faut-il rechercher une hypersécrétion ?

Au moment où sa concentration atteint habituellement son niveau minimal
Au moment où sa concentration atteint habituellement son niveau maximal
À un moment choisi indépendamment de son rythme sécrétoire
Après une stimulation destinée à augmenter encore sa concentration

Au moment où sa concentration atteint habituellement son niveau minimal

Explication

Une hypersécrétion risque d’être masquée au moment du pic et se recherche donc lorsque le taux physiologique est minimal. À l’inverse, l’insuffisance se recherche au moment où la concentration devrait être maximale.

12. Quelles hormones sont principalement concernées par les adénomes hypophysaires hypersécrétants ?

La TSH, la LH, l’aldostérone et, plus rarement, l’adrénaline
La prolactine, la GH, l’ACTH et, plus rarement, la TSH
La LH, la FSH, la vasopressine et, plus rarement, l’ocytocine
La mélatonine, le cortisol, l’insuline et, plus rarement, la calcitonine

La prolactine, la GH, l’ACTH et, plus rarement, la TSH

Explication

Les adénomes hypersécrétants touchent principalement les cellules produisant la prolactine, la GH ou l’ACTH, et plus rarement celles produisant la TSH. Les autres associations proposées mélangent des hormones d’origines hypophysaires et extra-hypophysaires.

13. Quelle relation décrit correctement la position de l’hypophyse par rapport aux méninges et au liquide cérébrospinal ?

Elle est intradurale mais extra-arachnoïdienne et ne baigne donc pas dans le liquide cérébrospinal
Elle est extradurale mais intra-arachnoïdienne et baigne directement dans le liquide cérébrospinal
Elle est intradurale et intra-arachnoïdienne et reçoit le liquide cérébrospinal par la tige
Elle est extradurale et extra-arachnoïdienne et reste séparée de la dure-mère par le sinus caverneux

Elle est intradurale mais extra-arachnoïdienne et ne baigne donc pas dans le liquide cérébrospinal

Explication

L’hypophyse est située dans un compartiment intradural mais extra-arachnoïdien, le liquide cérébrospinal s’arrêtant au diaphragme hypophysaire. Être intradurale ne signifie donc pas baigner dans le liquide cérébrospinal.

14. Quel trouble de croissance résulte d’une hypersécrétion de GH avant la soudure des cartilages de conjugaison ?

Une acromégalie par épaississement des os et des tissus mous
Une dysplasie osseuse par fermeture précoce des cartilages
Un gigantisme par accélération excessive de la croissance longitudinale
Une petite taille par ralentissement de la croissance longitudinale

Un gigantisme par accélération excessive de la croissance longitudinale

Explication

Avant la soudure des cartilages de conjugaison, l’excès de GH accélère la croissance en longueur et provoque un gigantisme. L’acromégalie correspond à l’excès de GH après cette soudure, avec épaississement des tissus plutôt qu’augmentation de la taille.

15. Chez un patient dont l’hormone présente un taux relativement constant au cours de la journée, quelle stratégie d’évaluation est généralement appropriée ?

Une mesure répétée après une stimulation pharmacologique systématique
Un prélèvement effectué au pic sécrétoire présumé de l’hormone
Un prélèvement effectué au creux sécrétoire présumé de l’hormone
Un dosage basal réalisé à un moment quelconque de la journée

Un dosage basal réalisé à un moment quelconque de la journée

Explication

Lorsque la concentration varie peu durant la journée, un dosage basal suffit généralement pour rechercher une sécrétion normale, insuffisante ou excessive. La recherche d’un pic ou d’un creux concerne plutôt les hormones variables dans le temps.

16. Quelle succession caractérise le cycle ovarien ?

Phase lutéale avec hausse de progestérone, ovulation vers J7, puis phase folliculaire sécrétant œstradiol et progestérone
Phase folliculaire avec sécrétion de progestérone, ovulation vers J28, puis phase lutéale dépourvue d’activité hormonale
Phase folliculaire avec hausse d’œstradiol, ovulation vers J14, puis phase lutéale sécrétant œstradiol et progestérone
Ovulation vers J14, phase lutéale sécrétant FSH, puis phase folliculaire produisant principalement de la testostérone

Phase folliculaire avec hausse d’œstradiol, ovulation vers J14, puis phase lutéale sécrétant œstradiol et progestérone

Explication

La phase folliculaire précède l’ovulation et s’accompagne d’une augmentation de l’œstradiol, puis le corps jaune sécrète de l’œstradiol et de la progestérone durant la phase lutéale. La phase lutéale ne précède donc pas l’ovulation et ne sécrète pas de FSH.

17. Quel ensemble de signes est compatible avec un syndrome de Klinefelter ?

Une anomalie X0 avec insuffisance ovarienne, très petite taille et aménorrhée primaire
Une anomalie XY avec déficit de Leydig, puberté précoce et production spermatique conservée
Une anomalie XXY avec hypotrophie testiculaire, déficit des cellules de Sertoli et azoospermie
Une anomalie XXY avec hypertrophie testiculaire, hyperfertilité et absence de gynécomastie

Une anomalie XXY avec hypotrophie testiculaire, déficit des cellules de Sertoli et azoospermie

Explication

Le syndrome de Klinefelter est lié à une anomalie XXY et associe notamment une hypotrophie testiculaire, un déficit des cellules de Sertoli et une azoospermie, avec gynécomastie possible. L’anomalie X0 et l’aménorrhée primaire orientent plutôt vers le syndrome de Turner.

18. Quelle répartition volumique des principaux territoires hypophysaires est correcte ?

La pars intermedia représente environ 75 %, la pars anterior 23 % et la pars nervosa 2 %
La pars nervosa représente environ 75 %, la pars anterior 23 % et la pars intermedia 2 %
La pars anterior représente environ 75 %, la pars nervosa 23 % et la pars intermedia 2 %
La pars anterior représente environ 23 %, la pars nervosa 2 % et la pars intermedia 75 %

La pars anterior représente environ 75 %, la pars nervosa 23 % et la pars intermedia 2 %

Explication

L’adénohypophyse comprend notamment une pars anterior de 75 % et une pars intermedia de 2 %, tandis que la neurohypophyse, ou pars nervosa, représente 23 %. La proposition inverse la prédominance volumique entre les parties glandulaire et nerveuse.

19. Quelle association entre hormone hypophysaire en excès et conséquence clinique est correcte ?

Excès de GH chez l’adulte : hyperthyroïdie ; excès d’ACTH : diabète insipide
Excès de GH chez l’adulte : maladie de Cushing ; excès d’ACTH : acromégalie
Excès de GH chez l’adulte : acromégalie ; excès d’ACTH : maladie de Cushing
Excès de GH chez l’adulte : insuffisance surrénalienne ; excès d’ACTH : nanisme

Excès de GH chez l’adulte : acromégalie ; excès d’ACTH : maladie de Cushing

Explication

Chez l’adulte, l’hypersécrétion de GH provoque une acromégalie, tandis que l’excès d’ACTH provoque une maladie de Cushing. La confusion la plus courante inverse les conséquences de ces deux hypersécrétions.

20. Quelle distinction caractérise le mieux un adénome à prolactine par rapport à une compression de la tige pituitaire ?

L’adénome et la compression produisent une élévation comparable par activation des cellules lactotropes
L’adénome bloque la dopamine, tandis que la compression sécrète directement de grandes quantités de prolactine
L’adénome entraîne une baisse de prolactine, tandis que la compression stimule la production lactotrope
L’adénome sécrète beaucoup de prolactine, tandis que la compression provoque une élévation modérée par défreination

L’adénome sécrète beaucoup de prolactine, tandis que la compression provoque une élévation modérée par défreination

Explication

Un prolactinome produit directement une quantité excessive de prolactine, alors qu’une compression de la tige supprime le contrôle dopaminergique et cause généralement une hyperprolactinémie modérée. La compression ne constitue pas une source autonome de prolactine.

21. Quelle structure se trouve directement en rapport latéral avec l’hypophyse ?

Le plancher sellaire, qui contient l’artère carotide interne et plusieurs nerfs crâniens
Le sinus caverneux, qui contient l’artère carotide interne et plusieurs nerfs crâniens
Le canal craniopharyngien, qui contient l’artère carotide interne et plusieurs nerfs crâniens
Le troisième ventricule, qui contient l’artère carotide interne et plusieurs nerfs crâniens

Le sinus caverneux, qui contient l’artère carotide interne et plusieurs nerfs crâniens

Explication

Latéralement, l’hypophyse est bordée par les sinus caverneux, où cheminent l’artère carotide interne et les nerfs crâniens indiqués. Le plancher sellaire est plutôt un rapport ostéodural inférieur et ne contient pas cet ensemble neurovasculaire.

22. Quel signe apparaît habituellement en premier lors de la puberté chez la fille ?

L’apparition des premières règles sous l’effet de la progestérone
La soudure des cartilages de conjugaison sous l’effet de la GnRH
Le développement du bourgeon mammaire sous l’effet de l’œstradiol
La croissance de la verge sous l’effet de la testostérone

Le développement du bourgeon mammaire sous l’effet de l’œstradiol

Explication

Chez la fille, la puberté débute habituellement vers 11 ans et le premier signe est le développement du bourgeon mammaire sous l’effet de l’œstradiol. Les menstruations apparaissent plus tard et ne constituent pas le premier signe pubertaire.

23. Quel trouble visuel évoque une extension suprasellaire d’un macroadénome comprimant le chiasma optique ?

Une cécité monoculaire isolée
Une baisse auditive bilatérale
Une hémianopsie bitemporale
Une diplopie liée au nerf facial

Une hémianopsie bitemporale

Explication

La compression du chiasma optique par l’extension suprasellaire peut provoquer une hémianopsie bitemporale ou une baisse de l’acuité visuelle. Une cécité monoculaire isolée correspond à une atteinte différente des voies optiques.

24. Pour interpréter correctement le dosage d’une hormone, quelle donnée complémentaire faut-il analyser en parallèle ?

La durée écoulée depuis le dernier repas du patient
Le taux de son hormone régulatrice ou de la variable contrôlée
La masse de la glande responsable de sa production
La concentration d’une hormone produite par une autre glande

Le taux de son hormone régulatrice ou de la variable contrôlée

Explication

L’interprétation repose sur la comparaison entre l’hormone étudiée et son régulateur ou la variable qu’elle contrôle, comme la TSH avec la T4. La masse glandulaire et le dernier repas ne constituent pas la donnée régulatrice recherchée dans cette règle.

25. Comment s’organise le circuit de régulation entre l’hypothalamus, l’hypophyse et les glandes périphériques ?

Les hormones hypothalamiques passent par le système porte, puis un rétrocontrôle périphérique agit sur l’hypothalamus
Les hormones hypothalamiques sont libérées dans la circulation générale, puis détruisent les hormones périphériques
L’hypophyse libère ses hormones dans le système porte, puis l’hypothalamus stimule directement les glandes périphériques
Les glandes périphériques stimulent directement l’adénohypophyse, puis l’hypophyse inhibe l’hypothalamus

Les hormones hypothalamiques passent par le système porte, puis un rétrocontrôle périphérique agit sur l’hypothalamus

Explication

Les hormones hypothalamiques atteignent l’adénohypophyse par le système porte et stimulent ses cellules, tandis que les hormones périphériques exercent ensuite un rétrocontrôle. Le système porte ne transporte pas les hormones hypophysaires vers l’hypothalamus comme le propose la dernière réponse.

26. Quelle distinction définit correctement les deux formes principales de diabète insipide ?

La forme centrale résulte d’un déficit de sécrétion d’ADH, la forme néphrogénique d’une absence d’action rénale
La forme centrale résulte d’une surcharge hydrique, la forme néphrogénique d’une restriction hydrique
La forme centrale résulte d’une résistance rénale à l’ADH, la forme néphrogénique d’un déficit de sécrétion
La forme centrale résulte d’un excès d’ADH, la forme néphrogénique d’une hypersensibilité rénale

La forme centrale résulte d’un déficit de sécrétion d’ADH, la forme néphrogénique d’une absence d’action rénale

Explication

Le diabète insipide central correspond à un défaut de sécrétion d’ADH, tandis que le diabète insipide néphrogénique correspond à une absence d’action rénale de cette hormone. La résistance rénale caractérise donc la forme néphrogénique et non la forme centrale.

27. Quel mécanisme explique l’hypogonadisme hypogonadotrope associé à l’hyperprolactinémie ?

La prolactine stimule la GnRH hypothalamique
La prolactine inhibe la GnRH hypothalamique
La GnRH inhibe la libération hypophysaire de prolactine
La dopamine stimule directement la sécrétion de prolactine

La prolactine inhibe la GnRH hypothalamique

Explication

Une concentration excessive de prolactine inhibe la sécrétion de GnRH, ce qui réduit secondairement les gonadotrophines et entraîne un hypogonadisme hypogonadotrope. La dopamine exerce au contraire un frein direct sur la prolactine, et non une stimulation.

28. Quelle association clinique correspond à une hypersécrétion d’androgènes chez une femme ?

Galactorrhée, aménorrhée, voix plus aiguë et fonte musculaire
Hyperthyroïdie, exophtalmie, acné et cycles plus fréquents
Ostéoporose, hypoglycémie, perte de pilosité et voix plus aiguë
Hirsutisme, acné, voix plus grave et arrêt des règles

Hirsutisme, acné, voix plus grave et arrêt des règles

Explication

L’excès d’androgènes peut provoquer un hirsutisme, de l’acné, une augmentation de la musculature, une voix plus grave et une inhibition de l’axe gonadotrope avec arrêt des règles. La galactorrhée relève plutôt d’une hyperprolactinémie, tandis que les autres associations ne décrivent pas ce tableau.

29. Que permet l’absence de chromosome Y et d’AMH chez un fœtus féminin ?

La transformation des canaux de Wolff en trompes, utérus et fond du vagin
Le développement des trompes, de l’utérus et du fond du vagin à partir des canaux de Müller
La régression des canaux de Müller et la formation des organes génitaux internes masculins
La différenciation des organes génitaux externes masculins malgré l’absence de testostérone

Le développement des trompes, de l’utérus et du fond du vagin à partir des canaux de Müller

Explication

Chez la femme, l’absence de chromosome Y et d’AMH permet aux canaux de Müller de se développer en trompes, utérus et fond du vagin. Les canaux de Müller ne donnent pas les organes génitaux internes masculins et ne dérivent pas des canaux de Wolff.

30. Chez un fœtus XX, quelles conséquences ont l’absence d’AMH et l’absence de testostérone ?

L’absence d’AMH entraîne la régression utérine et l’absence de testostérone masculinise les organes externes
L’absence d’AMH permet les organes internes féminins et l’absence de testostérone permet les organes externes féminins
L’absence d’AMH permet les organes externes féminins et l’absence de testostérone permet les organes internes féminins
L’absence d’AMH masculinise les organes internes et l’absence de testostérone fait régresser les organes externes

L’absence d’AMH permet les organes internes féminins et l’absence de testostérone permet les organes externes féminins

Explication

Chez un fœtus XX, l’absence d’AMH permet le développement des trompes, de l’utérus et du fond du vagin, tandis que l’absence de testostérone favorise la différenciation féminine des organes externes. Les autres réponses attribuent à ces hormones des effets inverses ou déplacent leur action d’un compartiment anatomique à l’autre.

31. Quel résultat biologique soutient le diagnostic d’une acromégalie ?

Un IGF-1 élevé et une GH qui ne diminue pas après 75 g de glucose oral
Un IGF-1 abaissé et une GH qui diminue nettement après 75 g de glucose oral
Un IGF-1 normal et une GH supprimée après une charge orale de 50 g de glucose
Un IGF-1 élevé et une GH supprimée après une charge orale de 100 g de glucose

Un IGF-1 élevé et une GH qui ne diminue pas après 75 g de glucose oral

Explication

Le diagnostic biologique repose notamment sur un IGF-1 élevé et l’absence de freinage de la GH après ingestion orale de 75 g de glucose. Une suppression de la GH après glucose ne correspond pas au profil attendu dans l’acromégalie.

32. Quelles structures embryonnaires convergent pour former l’hypophyse ?

La poche de Rathke issue du stomodeum et une ébauche neurohypophysaire issue du diencéphale
La poche de Rathke issue du diencéphale et une ébauche nerveuse issue du stomodeum
Le canal craniopharyngien issu du mésoderme et une vésicule issue du télencéphale
La plaque neurale issue de l’ectoderme et une évagination issue du rhombencéphale

La poche de Rathke issue du stomodeum et une ébauche neurohypophysaire issue du diencéphale

Explication

L’adénohypophyse dérive de la poche de Rathke provenant du stomodeum, tandis que la neurohypophyse provient d’une ébauche du diencéphale. La poche de Rathke migre ensuite et s’isole par rapport au canal craniopharyngien.

33. Quel tableau est attendu lors d’une hypersécrétion de GH apparue après la puberté ?

Une petite taille avec amincissement des os et réduction des tissus mous
Un gigantisme avec allongement marqué des os et augmentation importante de la taille
Une ostéoporose avec raccourcissement des os et diminution de la masse musculaire
Une acromégalie avec épaississement des os et des tissus mous sans augmentation de la taille

Une acromégalie avec épaississement des os et des tissus mous sans augmentation de la taille

Explication

Après la soudure des cartilages de conjugaison, l’excès de GH produit une acromégalie : les os et les tissus mous s’épaississent, mais la taille n’augmente pas. Le gigantisme nécessite une hypersécrétion survenant avant la fin de la croissance longitudinale.

34. Quelle association décrit correctement les objectifs respectifs des tests de freinage et de stimulation ?

Le freinage mesure un rythme basal et la stimulation précise une origine anatomique
Le freinage recherche une hypersécrétion et la stimulation recherche une insuffisance
Le freinage évalue une hormone régulatrice et la stimulation mesure une variable contrôlée
Le freinage recherche une insuffisance et la stimulation recherche une hypersécrétion

Le freinage recherche une hypersécrétion et la stimulation recherche une insuffisance

Explication

Le test de freinage vérifie qu’une sécrétion excessive peut être réduite, tandis que le test de stimulation recherche l’incapacité à augmenter une sécrétion insuffisante. Inverser ces objectifs constitue la confusion classique entre les deux épreuves.

35. Comment évolue l’activité de l’axe gonadotrope entre la vie fœtale et la puberté ?

Elle est active avant la naissance, augmente transitoirement après celle-ci, puis reprend durablement à la puberté
Elle reste faible avant la naissance, augmente à la naissance, puis disparaît définitivement après l’enfance
Elle est active avant la naissance, s’interrompt à la naissance, puis ne réapparaît qu’à l’âge adulte
Elle devient active uniquement à la naissance et reste stable jusqu’à la fin de la puberté

Elle est active avant la naissance, augmente transitoirement après celle-ci, puis reprend durablement à la puberté

Explication

L’axe gonadotrope est actif pendant la vie fœtale, présente un pic néonatal transitoire, puis reste quiescent avant sa réactivation pubertaire. La mini-puberté néonatale ne doit donc pas être confondue avec la reprise durable de la puberté.

36. Quel déficit neurologique évoque particulièrement la compression du chiasma optique par un macroadénome hypophysaire ?

Une hémianopsie bitemporale liée à un syndrome chiasmatique
Une cécité monoculaire liée à une atteinte isolée du nerf optique
Une anosmie bilatérale liée à une atteinte des voies olfactives
Une diplopie verticale liée à une atteinte du nerf trochléaire

Une hémianopsie bitemporale liée à un syndrome chiasmatique

Explication

La compression du chiasma optique par un macroadénome peut altérer les fibres visuelles croisées et provoquer une hémianopsie bitemporale. Une atteinte isolée d’un nerf optique ou des voies olfactives correspond à une autre localisation anatomique.

37. Quelle distinction décrit correctement l’adénohypophyse et la neurohypophyse ?

Les deux parties synthétisent leurs hormones dans des neurones hypothalamiques avant leur libération sanguine
L’adénohypophyse stocke l’ADH et l’ocytocine, tandis que la neurohypophyse synthétise les hormones antéhypophysaires
L’adénohypophyse synthétise des hormones, tandis que la neurohypophyse stocke et libère l’ADH et l’ocytocine hypothalamiques
La neurohypophyse synthétise les hormones antéhypophysaires, tandis que l’adénohypophyse les stocke dans ses axones

L’adénohypophyse synthétise des hormones, tandis que la neurohypophyse stocke et libère l’ADH et l’ocytocine hypothalamiques

Explication

L’adénohypophyse est la partie glandulaire qui produit les hormones antéhypophysaires, alors que la neurohypophyse stocke et libère l’ADH et l’ocytocine produites par l’hypothalamus. Elle n’est donc pas le lieu de synthèse de ces deux hormones.

38. Quel phénotype est attendu chez un fœtus XY porteur d’une mutation inactivatrice du récepteur de la testostérone ?

Des organes génitaux externes masculinisés avec persistance des canaux de Müller malgré l’AMH
Des organes génitaux externes féminins avec développement normal des canaux de Müller
Des organes génitaux externes masculinisés malgré l’absence de gonade masculine et d’AMH
Des organes génitaux externes non masculinisés malgré une gonade masculine et la présence d’AMH

Des organes génitaux externes non masculinisés malgré une gonade masculine et la présence d’AMH

Explication

Sans récepteur fonctionnel, la testostérone ne peut pas induire la différenciation masculine des organes génitaux externes, même si le fœtus possède une gonade masculine et sécrète de l’AMH. L’AMH conserve son action sur les canaux de Müller, mais elle ne compense pas le défaut de signalisation androgénique externe.

39. Quelle transformation locale peut subir la testostérone dans les tissus ?

Elle peut devenir de la LH par l’aromatase ou de la FSH par la 5-alpha-réductase
Elle peut devenir de l’inhibine par l’aromatase ou de la GnRH par la 5-alpha-réductase
Elle peut devenir de la progestérone par l’aromatase ou de la GnRH par la 5-alpha-réductase
Elle peut devenir de la dihydrotestostérone par la 5-alpha-réductase ou de l’œstradiol par l’aromatase

Elle peut devenir de la dihydrotestostérone par la 5-alpha-réductase ou de l’œstradiol par l’aromatase

Explication

La testostérone est convertie localement en dihydrotestostérone par la 5-alpha-réductase ou en œstradiol par l’aromatase. Ces enzymes ne transforment pas la testostérone en hormones hypophysaires ou en inhibine.

40. Quelle proportion et quelle hormone caractérisent les cellules somatotropes de l’adénohypophyse ?

Elles représentent environ 20 % des cellules et produisent la TSH
Elles représentent environ 80 % des cellules chromophiles et produisent la prolactine
Elles représentent environ 40 à 50 % des cellules et produisent la GH
Elles représentent environ 15 à 20 % des cellules et produisent l’ACTH

Elles représentent environ 40 à 50 % des cellules et produisent la GH

Explication

Les cellules somatotropes constituent environ 40 à 50 % des cellules de l’adénohypophyse et sécrètent la GH. La proportion de 15 à 20 % et la production d’ACTH correspondent plutôt aux cellules corticotropes.

41. Quelle limite de correction faut-il respecter en 24 heures lors du traitement d’une hyponatrémie chronique ?

Une correction fixée à 5 mmol/L par heure
Une correction comprise entre 15 et 20 mmol/L
Une correction inférieure à 10 mmol/L
Une correction supérieure à 20 mmol/L

Une correction inférieure à 10 mmol/L

Explication

La correction d’une hyponatrémie chronique doit rester inférieure à 10 mmol/L en 24 heures afin de réduire le risque de myélinolyse centropontine. Une correction plus rapide expose à cette complication neurologique grave.

42. Quelle modification de la prolactinémie peut survenir après une interruption de la tige hypothalamo-hypophysaire ?

Une baisse liée à l’interruption du transport de la GnRH
Une absence de changement du fait de l’autonomie lactotrope
Une augmentation par levée du frein dopaminergique
Une diminution par suppression de la stimulation dopaminergique

Une augmentation par levée du frein dopaminergique

Explication

La dopamine atteint l’hypophyse par la tige et inhibe de manière tonique la sécrétion de prolactine ; son interruption lève donc ce frein et augmente la prolactinémie. La dopamine n’est pas une stimulation de la prolactine, et la GnRH n’est pas le mécanisme principal concerné.

43. Chez un fœtus XY, quelles hormones assurent respectivement la régression des canaux de Müller et la différenciation des organes génitaux externes masculins ?

La dihydrotestostérone provoque la régression des canaux de Müller et l’AMH forme les organes externes
La testostérone provoque la régression des canaux de Müller et l’AMH permet la différenciation externe masculine
L’AMH provoque la régression des canaux de Müller et la testostérone permet la différenciation externe masculine
La FSH provoque la régression des canaux de Müller et la LH permet la différenciation externe masculine

L’AMH provoque la régression des canaux de Müller et la testostérone permet la différenciation externe masculine

Explication

L’AMH agit sur les organes génitaux internes en provoquant la régression des canaux de Müller, tandis que la testostérone participe à la différenciation masculine des organes externes. La confusion consiste à inverser les tissus cibles de ces deux hormones.

44. Quel trajet suit le système porte hypophysaire pour transmettre les hormones hypothalamiques à l’adénohypophyse ?

Un premier réseau sinusoïdal, une artère porte, puis un second réseau capillaire neurohypophysaire
Un réseau capillaire adénohypophysaire, une veine cave, puis un réseau artériel hypothalamique
Un premier réseau capillaire, une veine porte, puis un second réseau sinusoïdal adénohypophysaire
Une artère hypothalamique, un réseau lymphatique, puis une veine de l’adénohypophyse

Un premier réseau capillaire, une veine porte, puis un second réseau sinusoïdal adénohypophysaire

Explication

Les hormones hypothalamiques passent d’un premier réseau capillaire à la veine porte hypophysaire, puis à un second réseau sinusoïdal situé dans l’adénohypophyse. Le système porte repose donc sur deux réseaux capillaires reliés par une veine porte, et non sur une artère ou une voie lymphatique.

45. Quelle séquence décrit correctement la commande hormonale de l’axe gonadotrope ?

La kisspeptine stimule la GnRH pulsatile, qui stimule l’adénohypophyse à sécréter la LH et la FSH
La LH stimule l’hypothalamus, qui libère la kisspeptine puis bloque la sécrétion de FSH
La FSH stimule les neurones à kisspeptine, qui sécrètent la GnRH de façon continue
La GnRH stimule directement les gonades, qui sécrètent ensuite la LH et la FSH

La kisspeptine stimule la GnRH pulsatile, qui stimule l’adénohypophyse à sécréter la LH et la FSH

Explication

Les neurones à kisspeptine influencent la sécrétion pulsatile de GnRH, laquelle stimule les cellules gonadotropes antéhypophysaires à produire la LH et la FSH. La GnRH agit donc d’abord sur l’hypophyse et non directement sur les gonades.

46. Quelle comparaison distingue correctement les hormones peptidiques des hormones stéroïdes ?

Les deux catégories utilisent des récepteurs membranaires après une synthèse dans le réticulum endoplasmique
Les hormones peptidiques utilisent des récepteurs intracellulaires, tandis que les stéroïdes utilisent des récepteurs membranaires
Les hormones peptidiques utilisent des récepteurs membranaires, tandis que les stéroïdes utilisent des récepteurs intracellulaires
Les deux catégories utilisent des récepteurs intracellulaires après une circulation libre dans le plasma

Les hormones peptidiques utilisent des récepteurs membranaires, tandis que les stéroïdes utilisent des récepteurs intracellulaires

Explication

Les hormones peptidiques sont synthétisées par le réticulum endoplasmique et l’appareil de Golgi et agissent sur des récepteurs membranaires. Les hormones stéroïdes dérivent du cholestérol, circulent liées à des protéines et agissent sur des récepteurs intracellulaires.

47. Quelles hormones sont produites par les cellules gonadotropes de l’adénohypophyse ?

La GH et la prolactine
La FSH et la LH
La TSH et l’ACTH
L’ADH et l’ocytocine

La FSH et la LH

Explication

Les cellules gonadotropes produisent la FSH et la LH. La TSH est produite par les cellules thyréotropes, tandis que la prolactine est produite par les cellules mammotropes.

48. Quel profil biologique et clinique correspond au syndrome de sécrétion inappropriée d’ADH ?

Une hyponatrémie hyperosmolaire, une hypovolémie clinique et une urine très diluée
Une hypernatrémie hypo-osmolaire, une euvolémie clinique et une urine concentrée
Une natrémie normale, une hypervolémie clinique et une osmolarité urinaire basse
Une hyponatrémie hypo-osmolaire, une euvolémie clinique et une osmolarité urinaire élevée

Une hyponatrémie hypo-osmolaire, une euvolémie clinique et une osmolarité urinaire élevée

Explication

Le SIADH associe une hyponatrémie hypo-osmolaire, une euvolémie clinique et une osmolarité urinaire inappropriément élevée. L’hypovolémie correspond plutôt à d’autres mécanismes d’hyponatrémie et ne définit pas ce syndrome.

49. Lors d’une restriction hydrique, quel profil permet de distinguer un diabète insipide d’une potomanie ?

Le diabète insipide diminue l’osmolarité plasmatique et la potomanie provoque une hyperosmolarité plasmatique
Le diabète insipide concentre les urines et normalise l’osmolarité plasmatique, tandis que la potomanie maintient une urine peu osmolale
Le diabète insipide maintient une urine peu osmolale et augmente l’osmolarité plasmatique, tandis que la potomanie concentre les urines avec une osmolarité plasmatique normale
Le diabète insipide et la potomanie entraînent tous deux des urines concentrées avec hyperosmolarité plasmatique

Le diabète insipide maintient une urine peu osmolale et augmente l’osmolarité plasmatique, tandis que la potomanie concentre les urines avec une osmolarité plasmatique normale

Explication

Lors d’une restriction hydrique, le diabète insipide empêche la concentration urinaire, ce qui maintient une osmolarité urinaire basse et augmente l’osmolarité plasmatique. Dans la potomanie, les reins peuvent concentrer les urines et l’osmolarité plasmatique reste normale.

50. Quel ensemble de signes est typique d’un diabète insipide chez une personne ayant accès à l’eau ?

Une oligurie d’urines concentrées et une diminution de la soif
Une polyurie d’urines concentrées et une hypervolémie progressive
Une rétention hydrique avec hyponatrémie et absence de soif
Une polyurie d’urines diluées et une polydipsie compensatrice

Une polyurie d’urines diluées et une polydipsie compensatrice

Explication

Le diabète insipide entraîne une polyurie d’urines diluées et une polydipsie compensatrice, qui contribue à maintenir l’osmolarité plasmatique lorsque l’eau est disponible. Des urines concentrées et une oligurie correspondent à l’effet inverse de la perte d’action de l’ADH.

51. Quel déficit hormonal peut résulter de la compression de l’antéhypophyse par un macroadénome hypophysaire ?

Un déficit en aquaporines rénales
Un déficit gonadotrope
Un déficit en hormone antidiurétique
Un déficit de filtration glomérulaire

Un déficit gonadotrope

Explication

Un macroadénome peut comprimer l’antéhypophyse et entraîner des déficits hormonaux, notamment gonadotropes. Les autres propositions concernent des mécanismes rénaux ou l’ADH et ne décrivent pas la conséquence hypophysaire ciblée.

52. Quel est le rôle de la sécrétion pulsatile de GnRH dans l’axe gonadotrope ?

Elle inhibe la libération de LH et de FSH par l’antéhypophyse
Elle stimule la libération de LH et de FSH par l’antéhypophyse
Elle déclenche directement la spermatogenèse dans les tubes séminifères
Elle stimule directement la production de testostérone par les cellules de Leydig

Elle stimule la libération de LH et de FSH par l’antéhypophyse

Explication

La GnRH est libérée par l’hypothalamus de façon pulsatile et stimule l’antéhypophyse, qui sécrète alors la LH et la FSH. Elle n’agit pas directement sur les cellules de Leydig ni sur les tubes séminifères.

53. Quelle organisation oppose correctement les systèmes magnocellulaire et parvocellulaire de l’axe hypothalamo-hypophysaire ?

Le système magnocellulaire possède de petites cellules gagnant l’éminence médiane, tandis que le système parvocellulaire possède de grandes cellules gagnant la neurohypophyse
Les deux systèmes possèdent de grandes cellules dont les axones gagnent directement l’adénohypophyse
Le système magnocellulaire possède de grandes cellules gagnant la neurohypophyse, tandis que le système parvocellulaire possède de petites cellules gagnant l’éminence médiane
Les deux systèmes possèdent de petites cellules dont les axones se terminent dans la neurohypophyse

Le système magnocellulaire possède de grandes cellules gagnant la neurohypophyse, tandis que le système parvocellulaire possède de petites cellules gagnant l’éminence médiane

Explication

Les neurones magnocellulaires des noyaux supra-optique et paraventriculaire projettent vers la neurohypophyse, alors que les neurones parvocellulaires projettent vers l’éminence médiane. La distinction repose donc sur la taille cellulaire et la cible axonale.

54. Quelle association décrit correctement le syndrome de Turner ?

Une anomalie X0 avec hypogonadisme périphérique, très petite taille et aménorrhée primaire
Une anomalie X0 avec hyperfonction ovarienne, grande taille et puberté précoce
Une anomalie XX avec hypogonadisme central, taille élevée et aménorrhée secondaire
Une anomalie XXY avec hypotrophie testiculaire, azoospermie et gynécomastie possible

Une anomalie X0 avec hypogonadisme périphérique, très petite taille et aménorrhée primaire

Explication

Le syndrome de Turner correspond à une anomalie chromosomique X0 et se manifeste notamment par un hypogonadisme périphérique, une très petite taille et une aménorrhée primaire. Le caryotype XXY et l’hypotrophie testiculaire caractérisent plutôt le syndrome de Klinefelter.

55. Quelle distinction caractérise principalement un microadénome et un macroadénome hypophysaires ?

Le microadénome provoque une inflammation, tandis que le macroadénome entraîne une anomalie génétique
Le microadénome est surtout hypersécrétant, tandis que le macroadénome entraîne surtout un effet compressif
Le microadénome détruit le chiasma optique, tandis que le macroadénome sécrète une hormone sans effet local
Le microadénome est surtout compressif, tandis que le macroadénome entraîne surtout une insuffisance hormonale

Le microadénome est surtout hypersécrétant, tandis que le macroadénome entraîne surtout un effet compressif

Explication

Un microadénome se manifeste principalement par la sécrétion excessive de l’hormone produite par les cellules tumorales, alors qu’un macroadénome peut comprimer l’hypophyse et les structures voisines. La confusion fréquente consiste à attribuer au microadénome le syndrome compressif typique des lésions volumineuses.

56. Comment l’ADH concentre-t-elle les urines au niveau des tubes collecteurs ?

En réduisant la perméabilité à l’eau des tubes collecteurs
En augmentant l’excrétion d’eau par le glomérule rénal
En bloquant la réabsorption de sodium dans les tubules proximaux
En favorisant l’insertion d’aquaporines 2 et la perméabilité à l’eau

En favorisant l’insertion d’aquaporines 2 et la perméabilité à l’eau

Explication

L’ADH augmente la perméabilité à l’eau des tubes collecteurs grâce à l’insertion d’aquaporines 2, ce qui permet de concentrer les urines. La réduction de cette perméabilité entraînerait au contraire des urines plus abondantes et diluées.

57. Quelle description anatomique situe correctement l’hypophyse et sa connexion avec l’hypothalamus ?

Elle se trouve dans la selle turcique du sphénoïde et est reliée à l’hypothalamus par sa tige
Elle se trouve sous le plancher du quatrième ventricule et est reliée au tronc cérébral par une tige
Elle se trouve dans le sinus caverneux et est reliée au diencéphale par le diaphragme sellaire
Elle se trouve dans le troisième ventricule et est reliée au cerveau par le canal craniopharyngien

Elle se trouve dans la selle turcique du sphénoïde et est reliée à l’hypothalamus par sa tige

Explication

L’hypophyse occupe la selle turcique de l’os sphénoïde et communique avec l’hypothalamus par la tige hypophysaire. Le troisième ventricule concerne les rapports de l’hypothalamus, mais l’hypophyse n’y est pas située.

58. Quel profil hormonal caractérise un hypogonadisme primaire ?

Une production gonadique normale accompagnée d’une élévation de LH et de FSH
Un déficit gonadique accompagné d’une élévation de LH et de FSH
Une production gonadique augmentée accompagnée d’une diminution de LH et de FSH
Un déficit gonadique accompagné d’une diminution de LH et de FSH

Un déficit gonadique accompagné d’une élévation de LH et de FSH

Explication

L’hypogonadisme primaire résulte d’un déficit des gonades, ce qui réduit le rétrocontrôle inhibiteur et entraîne une élévation de LH et de FSH. Il est ainsi qualifié d’hypergonadotrope, contrairement à l’hypogonadisme secondaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Axe gonadotrope et pathologies hypophysaires.

Pourquoi analyser simultanément une hormone et son hormone régulatrice ?

Pour évaluer correctement la sécrétion hormonale.

Quand le moment du prélèvement importe-t-il peu pour une hormone ?

Quand son taux est relativement constant durant la journée.

Que permet de déterminer le taux basal d'une hormone constante ?

Si sa sécrétion est normale, insuffisante ou excessive.

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