📌 Si R₀ < 1, l’infection tend à disparaître ; si R₀ = 1, chaque personne infectée transmet en moyenne à une personne ; si R₀ > 1, l’infection peut se propager et provoquer une épidémie.
Réservoir → transmission → hôte réceptif : les trois maillons à relier.
★ À maîtriser
Le contact physique direct implique une proximité intime ou un contact peau à peau, peau à muqueuse ou muqueuse à muqueuse, et les micro-lésions cutanéo-muqueuses facilitent la pénétration du germe.
La transmission verticale est le passage d’un agent infectieux de la mère à l’enfant in utero, pendant l’accouchement ou par l’allaitement.
Compléments
La gale à Sarcoptes scabiei, les dermatophytoses et l’impétigo peuvent se transmettre par contact cutané direct.
Les agents transmissibles par contact muqueux ou voie sexuelle comprennent :
Les agents cités pour la transmission transplacentaire sont :
La transmission perpartum se fait par contact avec le sang ou les sécrétions vaginales maternelles, notamment pour le streptocoque B, HSV-2, le VIH et Chlamydia trachomatis.
★ À maîtriser
Les gouttelettes respiratoires volumineuses mesurent plus de 5 à 10 µm et sont émises notamment lors de la toux, de l’éternuement, de la parole et de certains actes médicaux.
Les gouttelettes retombent rapidement sous l’effet de la gravité et parcourent généralement moins de 1 à 2 mètres.
Les aérosols infectieux mesurent moins de 5 µm et peuvent être des résidus d’évaporation de gouttelettes, ou droplet nuclei.
Les aérosols peuvent rester en suspension plusieurs heures, parcourir de longues distances et pénétrer jusqu’aux alvéoles pulmonaires.
📌 Un vecteur biologique permet au pathogène d’accomplir une étape indispensable de son cycle ou de sa multiplication avant sa transmission, tandis qu’un vecteur mécanique le transporte passivement sur sa surface externe sans réplication interne.
Compléments
La transmission par gouttelettes nécessite un contact avec la muqueuse conjonctivale, nasale ou buccale de l’hôte.
L’eau et les aliments souillés par des déjections transmettent des agents par voie féco-orale, notamment Vibrio cholerae, Salmonella enterica, le virus de l’hépatite A et le poliovirus.
Les moustiques Anopheles transmettent le paludisme à Plasmodium, les moustiques Aedes transmettent la dengue, Zika et le chikungunya, et la tique Ixodes ricinus transmet la maladie de Lyme à Borrelia.
Les mouches domestiques peuvent transporter passivement Shigella ou Escherichia coli des matières fécales vers la nourriture.
Goutte lourde près de la source ; aérosol fin dans l’air.
★ À maîtriser
La prévention du contact et des fomites comprend : l’hygiène des mains par friction au produit hydro-alcoolique ou lavage au savon, le bionettoyage régulier des surfaces à risque, la stérilisation des instruments médicaux
Les précautions Gouttelettes préconisent le port du masque chirurgical pour le soignant ou le soigné à moins de 1 à 2 mètres.
Les précautions Air comprennent : un masque FFP2 ou N95, une chambre individuelle à pression négative, l’aération régulière des locaux fermés avec contrôle du CO₂
Compléments
Les précautions complémentaires Contact en milieu hospitalier comprennent le port d’une surblouse et de gants à usage unique.
La lutte antivectorielle comprend : les moustiquaires imprégnées d’insecticides, les répulsifs cutanés, l’élimination des gîtes larvaires d’eaux stagnantes
La prévention du péril fécal repose sur :
📌 Les exotoxines sont libérées par des bactéries vivantes, agissent à distance et sont souvent protéiques, spécifiques et très puissantes, tandis que les endotoxines sont des composants de la membrane bactérienne libérés lors de la lyse.
Le pouvoir invasif pénètre les tissus ; la toxigénèse produit des toxines.
★ À maîtriser
🔄 Le processus infectieux suit ces étapes :
Les pathogènes utilisent des adhésines, comme les fimbriae ou pili bactériens et les glycoprotéines d’enveloppe virales, pour se fixer spécifiquement aux récepteurs des cellules hôtes.
Les stratégies d’échappement immunitaire comprennent : l’anti-phagocytose par capsule polysaccharidique, l’échappement aux lysosomes, la variation antigénique, l’inactivation des anticorps par des protéases
📌 Les dommages directs résultent notamment de la lyse cellulaire ou des exotoxines, tandis que les dommages indirects résultent d’une réponse immunitaire nocive pour les tissus de l’hôte.
Compléments
Les pathogènes extracellulaires peuvent sécréter des hyaluronidases ou des collagénases qui dégradent la matrice extracellulaire et facilitent le franchissement du tissu conjonctif.
Les pathogènes intracellulaires peuvent pénétrer dans des cellules non phagocytaires par endocytose induite, comme Salmonella, ou infecter des phagocytes professionnels, comme Mycobacterium tuberculosis.
Entrée et adhésion → invasion → échappement → dommages.
★ À maîtriser
Les éléments bactériens constants comprennent :
La paroi bactérienne est composée de peptidoglycane, donne sa forme à la bactérie et la protège contre la pression osmotique.
Les bactéries Gram positives ont une épaisse couche de peptidoglycane et des acides téichoïques, tandis que les Gram négatives ont une fine couche de peptidoglycane et une membrane externe contenant du LPS.
Compléments
📌 Les éléments constants sont nécessaires aux fonctions vitales et leur absence empêche la survie ou le développement, tandis que les éléments facultatifs apportent des avantages spécifiques sans être indispensables à la viabilité de base.
Les bactéries Gram positives retiennent le cristal violet et apparaissent violettes, tandis que les Gram négatives prennent la safranine et apparaissent roses ou rouges.
La paroi cellulaire est absente chez les Mycoplasmes et peut être perdue de manière induite chez les formes L.
Les bactéries n’ont pas d’organites membranaires et produisent leur énergie grâce à des protéines situées dans la membrane plasmique.
Les rôles de plusieurs composants facultatifs sont : les flagelles assurent la mobilité, les pili ou fimbriae permettent l’adhésion et le transfert d’ADN par conjugaison, la capsule protège de la phagocytose, les spores constituent une forme de résistance extrême
Gram + : paroi épaisse ; Gram − : paroi fine et membrane externe.
★ À maîtriser
Le génome d’un virus est constitué soit d’ADN, soit d’ARN, jamais des deux à la fois.
Le virion est la forme extracellulaire du virus, et sa capside protéique protège le génome.
La classification de Baltimore répartit les virus en sept groupes selon la nature de leur génome et le mécanisme de synthèse de leur ARN messager. - David Baltimore
Compléments
Les virus mesurent généralement de 20 à 300 nm.
Certains virus possèdent une enveloppe lipidique dérivée des membranes cellulaires de l’hôte.
Dans la classification de Baltimore, le groupe VI comprend les rétrovirus à ARN simple brin qui utilisent la transcriptase inverse pour créer un intermédiaire ADN.
★ À maîtriser
Compléments
Adsorption → pénétration → décapsidation → réplication → assemblage et libération.
★ À maîtriser
📌 Les virus et les prions sont des entités acellulaires, tandis que les bactéries, les mycètes et les parasites sont des organismes cellulaires.
Compléments
📌 Les levures sont des mycètes unicellulaires se multipliant par bourgeonnement, tandis que les moisissures sont pluricellulaires et forment des hyphes.
📌 Les protozoaires sont des parasites unicellulaires, tandis que les métazoaires sont pluricellulaires et comprennent notamment les helminthes et les ectoparasites.
★ À maîtriser
Le microbiote regroupe des bactéries commensales présentes notamment sur la peau, dans les intestins et sur les muqueuses, et contribue à l’équilibre de l’organisme.
Le microbiote participe à la digestion, à la maturation du système immunitaire et à la protection contre la colonisation par des bactéries pathogènes grâce à un effet de barrière.
Compléments
📌 Les microorganismes utiles comprennent le microbiote commensal et la flore alimentaire non pathogène, les microorganismes nuisibles comprennent les agents pathogènes et la flore d’altération, et les microorganismes neutres sont sans impact identifié.
Utile, nuisible ou neutre : un microorganisme n’est pas forcément pathogène.
| Mode | Support ou mécanisme | Mesure clé |
|---|---|---|
| Contact direct | Peau, muqueuses ou sang | Hygiène des mains et précautions Contact |
| Gouttelettes | Particules > 5 à 10 µm, courte portée | Masque chirurgical |
| Aérosols | Particules < 5 µm, suspension aérienne | Masque FFP2 et aération |
| Fomites et aliments | Objets, eau ou nourriture contaminés | Bionettoyage et assainissement |
| Vectorielle | Vecteur vivant intermédiaire | Moustiquaire et répulsif |
| Critère | Constants | Facultatifs |
|---|---|---|
| Présence | Présents chez presque toutes les bactéries | Présents chez certaines espèces ou conditions |
| Exemples | Membrane, nucléoïde, cytoplasme, ribosomes 70S, généralement paroi | Capsule, flagelles, pili, plasmides, endospores |
| Rôle | Fonctions vitales et viabilité | Mobilité, adhésion, virulence ou résistance |
| Absence | Empêche la survie ou le développement | La bactérie reste viable mais perd une propriété |
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1. Dans une population sans immunité et sans mesure de contrôle, que représente ?
2. Qu’est-ce qui caractérise une transmission directe d’un agent infectieux ?
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Qu’est-ce qu’un réservoir infectieux ?
L’habitat naturel où l’agent infectieux vit, se multiplie et subsiste.
Que représente dans une population sans immunité ni contrôle ?
Le nombre moyen de personnes contaminées par une personne infectée.
Qu’est-ce que la transmission directe d’un pathogène ?
Le transfert du pathogène de la source à la personne vulnérable sans intermédiaire environnemental ni vecteur animé.
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