QCM : Biologie et transmission des agents infectieux (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une population sans immunité et sans mesure de contrôle, que représente R0R_0 ?

La proportion d’agents infectieux qui survivent dans leur réservoir
Le nombre moyen de personnes qu’une personne infectée contamine
Le nombre moyen de jours pendant lesquels une personne est contagieuse
La proportion de personnes vulnérables qui développent une immunité

Le nombre moyen de personnes qu’une personne infectée contamine

Explication

R0R_0 correspond au nombre moyen de personnes contaminées par une personne infectée dans une population sans immunité et en l’absence de contrôle. La durée de contagiosité est une autre caractéristique et ne définit pas R0R_0.

2. Qu’est-ce qui caractérise une transmission directe d’un agent infectieux ?

Le passage de la source à la personne vulnérable sans intermédiaire environnemental ni vecteur animé
La propagation de la source à la personne vulnérable par un véhicule environnemental
Le transfert de la source à la personne vulnérable par un vecteur animé
Le passage de la source à la personne vulnérable par une surface ou un objet contaminé

Le passage de la source à la personne vulnérable sans intermédiaire environnemental ni vecteur animé

Explication

La transmission directe relie la source à la personne vulnérable sans intermédiaire environnemental ni vecteur animé. Un objet ou une surface contaminés constituent au contraire un intermédiaire environnemental.

3. Quel scénario correspond à une transmission verticale d’un agent infectieux ?

Une mère transmet l’agent à son enfant in utero, pendant l’accouchement ou par l’allaitement
Une personne contracte l’agent après avoir touché une surface contaminée
Un vecteur animé transmet l’agent d’une personne infectée à une autre
Une personne transmet l’agent à un proche lors d’un contact peau à peau

Une mère transmet l’agent à son enfant in utero, pendant l’accouchement ou par l’allaitement

Explication

La transmission verticale est le passage d’un agent infectieux de la mère à l’enfant, avant ou pendant la naissance, ou par l’allaitement. Le contact peau à peau entre personnes relève d’une autre forme de transmission directe.

4. Dans la chaîne épidémiologique, que désigne le réservoir d’un agent infectieux ?

La personne infectée que l’agent contamine en moyenne
Le mécanisme qui transporte l’agent du réservoir vers l’hôte
L’individu vulnérable dont l’immunité est insuffisante
L’habitat naturel où l’agent vit, se multiplie et subsiste

L’habitat naturel où l’agent vit, se multiplie et subsiste

Explication

Le réservoir est l’habitat naturel où l’agent infectieux peut vivre, se multiplier et subsister. Le mécanisme de transport correspond au mode de transmission, et non au réservoir.

5. Qu’est-ce qu’un vecteur biologique dans la transmission indirecte d’un agent infectieux ?

Un organisme dans lequel l’agent accomplit une étape de son cycle ou de sa multiplication avant d’être transmis
Un organisme qui dépose passivement l’agent sur une surface ou dans un aliment
Une particule respiratoire qui reste en suspension et transporte l’agent dans l’air
Un objet contaminé qui transporte l’agent infectieux sans intervenir dans son développement

Un organisme dans lequel l’agent accomplit une étape de son cycle ou de sa multiplication avant d’être transmis

Explication

Un vecteur biologique permet au pathogène d’effectuer une étape indispensable de son cycle ou de sa multiplication avant la transmission. À l’inverse, un vecteur mécanique le transporte passivement sur sa surface externe, sans réplication interne.

6. Quelle mesure prévient la transmission par contact avec des objets inanimés contaminés, appelés fomites ?

Le port d’un masque chirurgical à courte portée
L’installation d’une chambre à pression négative
L’élimination des gîtes larvaires d’eaux stagnantes
Le bionettoyage régulier des surfaces à risque

Le bionettoyage régulier des surfaces à risque

Explication

Le bionettoyage régulier réduit la contamination des surfaces susceptibles de transmettre des agents infectieux par contact. Le masque chirurgical à courte portée concerne plutôt les précautions contre les gouttelettes respiratoires.

7. Quel rôle la toxigénèse joue-t-elle dans la capacité d’un pathogène à provoquer une maladie ?

Elle facilite la pénétration du pathogène à travers les barrières tissulaires.
Elle mesure la puissance avec laquelle le pathogène provoque la maladie.
Elle produit des substances toxiques qui contribuent aux effets pathogènes.
Elle détermine la dose nécessaire pour infecter la moitié d’une population.

Elle produit des substances toxiques qui contribuent aux effets pathogènes.

Explication

La toxigénèse correspond à la capacité d’un pathogène à produire des substances toxiques contribuant à sa pathogénicité. Le pouvoir invasif concerne plutôt la pénétration dans l’organisme et le franchissement des barrières tissulaires.

8. En quoi les dommages tissulaires directs causés par un pathogène diffèrent-ils des dommages indirects ?

Les dommages directs sont dus à la variation antigénique, tandis que les dommages indirects résultent de la fixation des adhésines aux cellules.
Les dommages directs résultent d’une lyse cellulaire ou d’exotoxines, tandis que les dommages indirects découlent d’une réponse immunitaire nocive pour les tissus.
Les dommages directs proviennent d’une réponse immunitaire nocive, tandis que les dommages indirects sont causés par l’adhésion aux récepteurs cellulaires.
Les dommages directs résultent de l’échappement aux lysosomes, tandis que les dommages indirects sont causés par la dégradation de la matrice extracellulaire.

Les dommages directs résultent d’une lyse cellulaire ou d’exotoxines, tandis que les dommages indirects découlent d’une réponse immunitaire nocive pour les tissus.

Explication

Les dommages directs sont produits par l’action du pathogène, notamment par la lyse des cellules ou les exotoxines, alors que les dommages indirects sont causés par une réponse immunitaire qui atteint les tissus de l’hôte. La réponse immunitaire nocive, contrairement à la lyse cellulaire, caractérise donc les dommages indirects.

9. Quelle conséquence découle de la présence d’une membrane externe contenant du LPS chez les bactéries Gram négatives ?

Elles retiennent le cristal violet et apparaissent violettes après coloration.
Elles présentent une fine couche de peptidoglycane sous cette membrane externe.
Elles possèdent une épaisse couche de peptidoglycane avec des acides téichoïques.
Elles perdent leur paroi et deviennent incapables de maintenir leur forme.

Elles présentent une fine couche de peptidoglycane sous cette membrane externe.

Explication

Chez les bactéries Gram négatives, la membrane externe contenant du LPS est associée à une fine couche de peptidoglycane. Une épaisse couche de peptidoglycane et des acides téichoïques caractérisent plutôt les bactéries Gram positives.

10. Pour classer un virus selon Baltimore, quel critère faut-il examiner ?

La forme du virion et le mode de libération hors de la cellule hôte
La présence d’une enveloppe et la taille de sa capside protéique
La nature de son génome et le mécanisme de synthèse de son ARN messager
Le type de cellule hôte infectée et la voie d’entrée dans cette cellule

La nature de son génome et le mécanisme de synthèse de son ARN messager

Explication

La classification de Baltimore répartit les virus en sept groupes selon leur génome et la façon dont ils synthétisent leur ARN messager. La présence d’une enveloppe peut caractériser certains virus, mais ne constitue pas le critère de cette classification.

11. Quelle séquence décrit les étapes de la multiplication virale, de la fixation à la cellule jusqu’à la sortie des nouveaux virions ?

Adsorption, pénétration, décapsidation, biosynthèse et réplication, assemblage, libération
Biosynthèse et réplication, adsorption, pénétration, assemblage, décapsidation, libération
Pénétration, adsorption, assemblage, décapsidation, libération, réplication
Adsorption, décapsidation, libération, pénétration, réplication, assemblage

Adsorption, pénétration, décapsidation, biosynthèse et réplication, assemblage, libération

Explication

La multiplication virale commence par l’adsorption, suivie de la pénétration et de la décapsidation, puis de la biosynthèse et de la réplication avant l’assemblage et la libération. L’option qui place l’assemblage avant la réplication inverse l’ordre des étapes de production des nouveaux virions.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Biologie et transmission des agents infectieux.

Qu’est-ce qu’un réservoir infectieux ?

L’habitat naturel où l’agent infectieux vit, se multiplie et subsiste.

Que représente R0R_0 dans une population sans immunité ni contrôle ?

Le nombre moyen de personnes contaminées par une personne infectée.

Qu’est-ce que la transmission directe d’un pathogène ?

Le transfert du pathogène de la source à la personne vulnérable sans intermédiaire environnemental ni vecteur animé.

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