QCM : Biomécanique du mouvement et du bassin (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle association relie correctement le type de tissu d’une articulation à sa catégorie fonctionnelle ?

Fibreuse : amphiarthrose ; cartilagineuse : diarthrose ; synoviale : synarthrose
Fibreuse : synarthrose ; cartilagineuse : diarthrose ; synoviale : amphiarthrose
Fibreuse : synarthrose ; cartilagineuse : amphiarthrose ; synoviale : diarthrose
Fibreuse : diarthrose ; cartilagineuse : synarthrose ; synoviale : amphiarthrose

Fibreuse : synarthrose ; cartilagineuse : amphiarthrose ; synoviale : diarthrose

Explication

Les articulations fibreuses sont des synarthroses, les cartilagineuses des amphiarthroses et les synoviales des diarthroses. Confondre synarthrose et diarthrose inverse les catégories fonctionnelles associées aux articulations fibreuses et synoviales.

2. Deux surfaces articulaires ont des rayons de courbure de plus en plus similaires, sans changement de leur degré d’emboîtement : quelle propriété augmente ?

La concordance, qui mesure le degré d’emboîtement des surfaces articulaires
La congruence, qui mesure la similitude des rayons de courbure des surfaces articulaires
La concordance, qui compare les rayons de courbure des surfaces articulaires
La congruence, qui décrit la mobilité permise par la capsule articulaire

La concordance, qui compare les rayons de courbure des surfaces articulaires

Explication

La concordance compare les rayons de courbure des surfaces, et leur similarité accrue augmente cette concordance. La congruence concerne plutôt le degré d’emboîtement, qui reste inchangé dans la situation décrite.

3. Chez un muscle mono-articulaire, quelle différence distingue la course musculaire de la course articulaire ?

Les deux courses sont linéaires, mais seule la course musculaire mesure l’amplitude totale
La course musculaire est linéaire, tandis que la course articulaire est angulaire
La course musculaire est angulaire, tandis que la course articulaire est linéaire
Les deux courses sont angulaires, mais seule la course articulaire mesure le déplacement total

La course musculaire est linéaire, tandis que la course articulaire est angulaire

Explication

Pour un muscle mono-articulaire, les amplitudes totales correspondent, mais la course musculaire est linéaire et la course articulaire angulaire. L’inversion des deux formes de mesure constitue une confusion fréquente.

4. Dans une chaîne cinétique, comment détermine-t-on la résistance totale ?

Elle correspond à la résistance du maillon le plus faible de la chaîne
Elle correspond à la résistance du segment le plus éloigné des muscles moteurs
Elle correspond à la somme des résistances de toutes les articulations de la chaîne
Elle correspond à la résistance du muscle qui produit la plus grande amplitude

Elle correspond à la résistance du maillon le plus faible de la chaîne

Explication

La chaîne cinétique associe une chaîne cinématique aux muscles qui la mobilisent, et sa résistance totale est celle de son maillon le plus faible. La somme des résistances articulaires n’est pas la règle indiquée pour déterminer cette résistance totale.

5. Qu’est-ce qu’une chaîne musculaire en série ?

Un alignement de muscles du même côté de l’axe de mobilité, favorisant l’accélération
Un ensemble de muscles coordonnés qui contribuent à une même finalité
Un groupe de muscles poly-articulaires de même direction, aux insertions chevauchantes
Un ensemble de muscles répartis de part et d’autre de l’axe, favorisant la puissance

Un alignement de muscles du même côté de l’axe de mobilité, favorisant l’accélération

Explication

Une chaîne en série aligne les muscles du même côté de l’axe de mobilité et privilégie l’accélération. Une chaîne parallèle, au contraire, place les muscles de part et d’autre de l’axe et privilégie la puissance.

6. Dans le modèle de contrôle moteur décrit, quel objectif est associé au système moteur ?

Maintenir une contraction musculaire constante
Maximiser le nombre de degrés de liberté
Réduire la perception des informations sensorielles
Minimiser les secousses du mouvement

Minimiser les secousses du mouvement

Explication

Le modèle présenté associe au système moteur l’objectif de « minimum jerk », c’est-à-dire la minimisation des secousses du mouvement. Maximiser les degrés de liberté ne correspond pas à cet objectif, même si leur contrôle est un enjeu du système moteur.

7. Quel rôle l’indice de Delmas joue-t-il dans la caractérisation morphologique du rachis ?

Il compare la longueur lombaire à celle de la colonne thoracique, en centimètres.
Il estime la mobilité du rachis à partir de l’amplitude de ses courbures, en degrés.
Il rapporte la longueur développée du rachis à sa hauteur totale, en pourcentage.
Il mesure l’inclinaison du plateau sacré par rapport à l’horizontale, en degrés.

Il rapporte la longueur développée du rachis à sa hauteur totale, en pourcentage.

Explication

Cet indice exprime, en pourcentage, le rapport entre la longueur développée du rachis et sa hauteur totale, ce qui permet de distinguer des types morphologiques. L’inclinaison du plateau sacré relève d’un paramètre pelvien distinct, et non de l’indice de Delmas.

8. Dans quelle année la classification de Roussouly reliant l’incidence pelvienne aux profils rachidiens a-t-elle été publiée ?

En 1995, lors de la fixation des valeurs de référence pelviennes.
En 1958, lors de la définition de l’indice de Delmas.
En 1978, lors de la description d’un protocole de mesure des courbures.
En 2003, lors de l’établissement de cette classification.

En 2003, lors de l’établissement de cette classification.

Explication

La classification de Roussouly est datée de 2003 et associe les valeurs d’incidence pelvienne aux profils rachidiens. L’année 1978 se rapporte à un protocole de mesure des courbures décrit par Stagnara, et non à cette classification.

9. Quelle différence fonctionnelle distingue les muscles courts profonds des muscles longs superficiels dans la musculature pelvienne ?

Les courts profonds produisent l’abduction de la hanche, tandis que les longs superficiels assurent principalement l’adduction pelvienne.
Les courts profonds contrôlent l’alignement intersegmentaire local, tandis que les longs superficiels stabilisent et mobilisent globalement.
Les courts profonds répartissent le poids du tronc, tandis que les longs superficiels assurent la mobilité des articulations sacro-iliaques.
Les courts profonds mobilisent globalement le bassin, tandis que les longs superficiels contrôlent l’alignement intersegmentaire local.

Les courts profonds contrôlent l’alignement intersegmentaire local, tandis que les longs superficiels stabilisent et mobilisent globalement.

Explication

Les muscles courts et profonds contribuent au contrôle précis de l’alignement entre segments, alors que les muscles longs et superficiels interviennent à l’échelle globale pour stabiliser et mobiliser. L’inversion proposée dans une autre réponse attribue à tort le contrôle local aux muscles superficiels.

10. Lors de la flexion antérieure du tronc, quelle séquence décrit le mieux le début du mouvement ?

Les triceps suraux initient le mouvement, puis surviennent une extension lombaire et une rotation latérale de hanche.
Les abdominaux initient le mouvement, puis surviennent une délordose et une flexion lombaire.
Les muscles glutéaux initient le mouvement, puis surviennent une nutation sacrée ample et une rétroversion.
Les ischio-jambiers initient le mouvement, puis surviennent une lordose et une extension lombaire.

Les abdominaux initient le mouvement, puis surviennent une délordose et une flexion lombaire.

Explication

La flexion antérieure du tronc débute par l’action des abdominaux, suivie notamment d’une délordose et d’une flexion lombaire. Les ischio-jambiers interviennent dans la chaîne excentrique décrite, mais ne sont pas indiqués comme les initiateurs du mouvement.

11. En appui monopodal, quelle conséquence mécanique résulte de l’action du moyen glutéal face au levier créé par le poids du membre inférieur controlatéral ?

Une force importante s’exerce sur la tête fémorale, atteignant quatre fois P.
Une force réduite s’exerce sur la tête fémorale, limitée à deux fois P.
Le bassin s’abaisse du côté de l’appui, ce qui diminue la force sur la tête fémorale.
Le poids du membre controlatéral est transféré directement au sacrum, sans charge accrue sur la tête fémorale.

Une force importante s’exerce sur la tête fémorale, atteignant quatre fois P.

Explication

Le moyen glutéal doit équilibrer le moment créé par le poids du membre inférieur controlatéral, ce qui entraîne une force articulaire élevée, égale à quatre fois P sur la tête fémorale. L’abaissement du bassin du côté de l’appui est incorrect : le moyen glutéal homolatéral le stabilise en l’élevant de ce côté.

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Que désignent la structure et la fonction d’une partie de l’organisme ?

La structure est sa manière d’être faite, et la fonction est son rôle dans l’organisme.

Quelle classe d’articulations correspond aux diarthroses ?

Les articulations synoviales.

Chez un muscle mono-articulaire, à quoi correspond la course musculaire totale ?

À l’amplitude articulaire totale.

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