QCM : Brûlures et plaies (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle prise en charge est particulièrement nécessaire en cas de brûlure du troisième degré ?

Un traitement chirurgical urgent
Une hydratation locale jusqu’à disparition de l’érythème
Un traitement adapté à une cicatrisation spontanée rapide
Une simple surveillance pendant quelques jours

Un traitement chirurgical urgent

Explication

La brûlure du troisième degré atteint l’hypoderme et détruit profondément les tissus, ce qui impose un traitement chirurgical urgent. Elle ne correspond pas à une lésion superficielle pouvant cicatriser rapidement par simple surveillance.

2. Quel signe oriente vers une brûlure du deuxième degré profond plutôt que vers une brûlure du deuxième degré superficiel ?

Une sensibilité très diminuée ou absente
Une douleur importante avec des poils conservés
Une nécrose noire avec une peau dure et cartonnée
Une peau rouge, chaude et sèche sans phlyctènes

Une sensibilité très diminuée ou absente

Explication

Le deuxième degré profond atteint tout le derme et entraîne une sensibilité très diminuée ou absente. Une douleur importante et des poils conservés sont davantage caractéristiques du deuxième degré superficiel.

3. Quelle conduite est adaptée face à une escarre de stade 1 ?

Maintenir l’appui sur la zone afin de vérifier l’évolution de la rougeur
Décharger la zone concernée sans pratiquer d’effleurage
Masser vigoureusement la zone pour stimuler la circulation locale
Recouvrir la zone sans modifier la position ni réduire la pression exercée

Décharger la zone concernée sans pratiquer d’effleurage

Explication

Au stade 1, la prise en charge repose principalement sur la décharge de la zone concernée, et l’effleurage ne doit pas être réalisé. Le massage ou le maintien de la pression risque de majorer l’agression tissulaire.

4. Quelle est la fonction principale d’un drainage au niveau d’une plaie ?

Rapprocher les berges pour fermer la plaie
Évacuer les liquides présents dans la plaie
Observer la coloration du lit de la plaie
Limiter la formation des exsudats inflammatoires

Évacuer les liquides présents dans la plaie

Explication

Le drainage sert à évacuer les liquides accumulés au niveau de la plaie. Le rapprochement des berges correspond plutôt à la fonction d’une suture, et non à celle d’un drainage.

5. Pour suivre précisément l’évolution d’une plaie, quels éléments faut-il examiner lors de son évaluation ?

La profondeur, la température corporelle, le pouls et la tension artérielle
La cicatrice, la mobilité du membre et les antécédents chirurgicaux
Le pansement, la douleur ressentie et la durée du traitement prescrit
Le lit, la peau périlésionnelle, les berges, les exsudats et l’odeur

Le lit, la peau périlésionnelle, les berges, les exsudats et l’odeur

Explication

L’évaluation d’une plaie porte notamment sur son lit, la peau périlésionnelle, les berges, son caractère aigu ou chronique, sa coloration, ses exsudats et son odeur. Les paramètres généraux comme le pouls ou la tension artérielle peuvent être utiles dans une prise en charge globale, mais ils ne constituent pas les éléments spécifiques de cette évaluation.

6. Quels critères doivent être pris en compte pour évaluer la gravité d’une brûlure ?

Sa nature, sa profondeur, son étendue, sa localisation et le terrain du patient
La profondeur, la durée de l’exposition et l’âge du matériel ayant causé la brûlure
La taille de la plaie, la présence de démangeaisons et le type de pansement
Sa couleur, sa douleur, son ancienneté et la température du milieu extérieur

Sa nature, sa profondeur, son étendue, sa localisation et le terrain du patient

Explication

La gravité dépend de plusieurs éléments, notamment la nature, la profondeur, l’étendue, la localisation, les lésions associées et le terrain du patient. La couleur ou le type de pansement ne suffisent pas à eux seuls pour l’évaluer.

7. Pourquoi une brûlure de la main est-elle considérée comme grave, même si sa profondeur est comparable à celle d’une brûlure située ailleurs ?

Parce qu’elle cicatrise plus rapidement que les autres brûlures
Parce qu’elle atteint nécessairement l’hypoderme
Parce qu’elle touche une zone fonctionnelle essentielle
Parce qu’elle provoque systématiquement une infection profonde

Parce qu’elle touche une zone fonctionnelle essentielle

Explication

La main est une zone fonctionnelle dont l’atteinte peut compromettre les mouvements et les fonctions. Une brûlure de même profondeur située sur une zone moins fonctionnelle ne présente pas nécessairement le même niveau de gravité.

8. Quelle association décrit correctement une brûlure du deuxième degré superficiel ?

Phlyctènes à fond rouge vif et douleur importante
Phlyctènes à fond blanc rosé et sensibilité réduite
Peau cartonnée et zone totalement insensible
Peau rouge, sèche et douloureuse sans phlyctènes

Phlyctènes à fond rouge vif et douleur importante

Explication

Le deuxième degré superficiel atteint l’épiderme et la partie superficielle du derme, avec des phlyctènes à fond rouge vif et une douleur importante. Les phlyctènes à fond blanc rosé avec sensibilité diminuée évoquent plutôt un deuxième degré profond.

9. Quelle caractéristique permet de distinguer une brûlure du premier degré d’une brûlure du deuxième degré superficiel ?

Elle atteint l’hypoderme avec un exsudat abondant
Elle provoque une peau nécrosée, dure et insensible
Elle atteint le derme avec des phlyctènes à fond rouge vif
Elle atteint l’épiderme sans former de phlyctènes

Elle atteint l’épiderme sans former de phlyctènes

Explication

Une brûlure du premier degré reste limitée à l’épiderme et se manifeste sans phlyctènes. La présence de phlyctènes à fond rouge vif correspond plutôt au deuxième degré superficiel.

10. Quelle complication peut apparaître au niveau d’une plaie suturée ?

Une diminution de l’œdème, une récupération fonctionnelle ou une cicatrice mature
Une infection, une désunion de cicatrice, un hématome ou une douleur
Une pigmentation normale, une température stable ou une fermeture complète
Une amélioration de la cicatrisation, une mobilité accrue ou une peau intacte

Une infection, une désunion de cicatrice, un hématome ou une douleur

Explication

Les principales complications d’une plaie suturée sont l’infection, la désunion de la cicatrice, l’hématome et la douleur. Les autres propositions décrivent plutôt des évolutions favorables ou des constats qui ne sont pas des complications.

11. Lequel de ces éléments appartient aux facteurs généraux pouvant retarder la cicatrisation ?

La dénutrition
La qualité de la suture
La nécrose tissulaire
L’œdème de la plaie

La dénutrition

Explication

La dénutrition modifie l’état général du patient et peut ralentir la réparation des tissus, ce qui en fait un facteur général. L’œdème, la qualité de la suture et la nécrose tissulaire sont des facteurs locaux directement liés à la plaie.

12. Quelle situation expose le davantage une personne au risque d’escarre ?

Une autonomie complète associée à des changements fréquents de position et à une bonne nutrition
Une immobilité prolongée associée à un âge avancé et à une dénutrition
Une mobilité régulière associée à une alimentation équilibrée et à une peau intacte
Une activité physique fréquente associée à une hydratation correcte et à un poids stable

Une immobilité prolongée associée à un âge avancé et à une dénutrition

Explication

L’âge, l’immobilité et la dénutrition constituent les principaux facteurs de risque d’escarre, auxquels peuvent s’ajouter le diabète et l’AVC. La mobilité réduit au contraire l’exposition à une pression prolongée.

13. Quel mécanisme caractérise principalement la formation d’une escarre ?

Un traumatisme bref provoque une lésion immédiate sans diminution prolongée de l’oxygénation
Une réaction allergique entraîne un gonflement local puis une desquamation de la peau
Une incision chirurgicale provoque une ouverture cutanée évoluant vers une cicatrice
Une pression prolongée réduit l’oxygénation puis détruit progressivement les tissus

Une pression prolongée réduit l’oxygénation puis détruit progressivement les tissus

Explication

Une escarre résulte d’une pression excessive et prolongée qui entraîne une hypoxie tissulaire, puis une destruction progressive des tissus. Une plaie aiguë post-opératoire correspond plutôt à une lésion liée à une intervention chirurgicale.

14. Pourquoi une plaie aiguë post-opératoire doit-elle faire l’objet d’une surveillance ?

Pour suivre son évolution et détecter d’éventuelles complications
Pour déterminer si elle correspond à une escarre liée à un appui prolongé
Pour confirmer qu’elle reste stable sans rechercher de modification
Pour éviter toute observation jusqu’à la fermeture complète de la peau

Pour suivre son évolution et détecter d’éventuelles complications

Explication

Une plaie aiguë, notamment post-opératoire, est surveillée afin de suivre son évolution et de rechercher d’éventuelles complications. Elle ne doit pas être considérée comme stable sans observation, et son mécanisme diffère de celui d’une escarre.

15. Quelle localisation fait partie des principales zones de pression à surveiller chez une personne à risque d’escarre ?

Le sacrum, les talons et les trochanters
La paume des mains, les doigts et le front
La face antérieure de l’abdomen, le thorax et les avant-bras
Les joues, les lèvres et la partie centrale du ventre

Le sacrum, les talons et les trochanters

Explication

Le sacrum, les talons et les trochanters sont des reliefs corporels soumis à des appuis importants et doivent être surveillés. Les autres localisations proposées ne correspondent pas aux principales zones de pression listées.

16. Quel énoncé distingue correctement les principaux moyens de fermeture d’une plaie ?

Ils comprennent des plâtres, des attelles, des bandes et des dispositifs de traction
Ils comprennent les agrafes, les fils, les sutures adhésives et la colle chirurgicale
Ils associent principalement des injections, des traitements antibiotiques et des massages
Ils reposent sur des pansements, des antiseptiques, des drains et des compresses

Ils comprennent les agrafes, les fils, les sutures adhésives et la colle chirurgicale

Explication

Les moyens de fermeture comprennent les agrafes, les fils résorbables ou non résorbables, les sutures cutanées adhésives et la colle chirurgicale. Les pansements et les antiseptiques peuvent participer aux soins, mais ils ne constituent pas les principaux moyens de fermeture.

17. Lequel de ces éléments constitue un facteur local de retard de cicatrisation ?

La nécrose tissulaire
L’immunodépression
La dénutrition
Le diabète

La nécrose tissulaire

Explication

La nécrose tissulaire concerne directement les tissus de la plaie et constitue donc un facteur local. La dénutrition, le diabète et l’immunodépression concernent l’état général du patient.

18. Quelle étape de la cicatrisation réorganise progressivement le tissu nouvellement formé ?

L’hémostase
L’inflammation
Le remodelage
La prolifération

Le remodelage

Explication

Le remodelage intervient en fin de processus et réorganise progressivement le tissu nouvellement formé. L’hémostase contrôle le saignement, tandis que l’inflammation nettoie la plaie et que la prolifération reconstruit les tissus.

19. Que désigne la cicatrisation ?

La destruction des tissus morts après une brûlure profonde
Le processus par lequel l’organisme répare une plaie
La réorganisation finale d’un tissu déjà complètement réparé
La formation immédiate d’un caillot pour arrêter un saignement

Le processus par lequel l’organisme répare une plaie

Explication

La cicatrisation est le processus global de réparation d’une plaie par l’organisme. La formation d’un caillot et la réorganisation finale des tissus ne représentent que des étapes particulières de ce processus.

20. Quelle évolution décrit correctement les quatre stades d’une escarre ?

L’hypoderme est atteint au stade 1, puis l’os est atteint avant l’apparition de toute lésion cutanée
L’érythème non blanchissable précède la perte cutanée, puis l’atteinte de l’hypoderme et des structures profondes
La perte cutanée précède l’érythème, puis la cicatrisation et enfin la disparition des tissus atteints
L’atteinte musculaire apparaît au stade 1, suivie d’une atteinte cutanée limitée au stade 2

L’érythème non blanchissable précède la perte cutanée, puis l’atteinte de l’hypoderme et des structures profondes

Explication

La progression va de l’érythème non blanchissable au stade 1 vers la perte de substance cutanée, l’atteinte de l’hypoderme, puis l’atteinte possible de l’os, de l’articulation, des muscles ou des tendons. Le stade 1 correspond donc à une atteinte précoce, tandis que le stade 4 peut toucher des structures profondes.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce qu'une brûlure ?

Une atteinte de la peau provoquée par différentes causes.

Quelle couche touche une brûlure du 1er degré ?

Uniquement l’épiderme.

Quels symptômes caractérisent une brûlure du 1er degré ?

Peau rouge, chaude, sèche et douloureuse, sans phlyctènes.

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