QCM : Immunité adaptative et lymphocytes (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction décrit le mieux le rôle général du système immunitaire ?

Éliminer les microorganismes commensaux tout en préservant les agents invasifs
Produire des anticorps contre chaque cellule normale de l’organisme
Éliminer les menaces tout en préservant les microorganismes commensaux
Maintenir les cellules mortes afin de limiter l’inflammation tissulaire

Éliminer les menaces tout en préservant les microorganismes commensaux

Explication

Le système immunitaire protège l’intégrité de l’organisme en éliminant les agents infectieux, les cellules mortes et les cellules cancéreuses, tout en tolérant les microorganismes commensaux. La tolérance concerne donc les commensaux, et non les agents infectieux invasifs.

2. Quelle comparaison entre immunité innée et immunité adaptative est correcte ?

L’immunité innée reconnaît spécifiquement chaque antigène, tandis que l’immunité adaptative répond rapidement à des motifs communs.
L’immunité innée dépend des lymphocytes B et T, tandis que l’immunité adaptative détecte des motifs microbiens généraux.
L’immunité innée et l’immunité adaptative reconnaissent les mêmes signaux avec une vitesse et une spécificité comparables.
L’immunité innée agit rapidement sur des motifs généraux, tandis que l’immunité adaptative reconnaît spécifiquement les antigènes.

L’immunité innée agit rapidement sur des motifs généraux, tandis que l’immunité adaptative reconnaît spécifiquement les antigènes.

Explication

L’immunité innée détecte rapidement des motifs moléculaires généraux, alors que l’immunité adaptative, notamment par les lymphocytes B et T, reconnaît spécifiquement les antigènes. Confondre les motifs généraux avec les antigènes spécifiques inverse la distinction fondamentale entre ces deux types d’immunité.

3. Quelle propriété caractérise un PAMP reconnu par l’immunité innée ?

Il appartient à une grande famille microbienne et contribue souvent à la survie du microorganisme.
Il est produit par un lymphocyte après activation et déclenche une réponse immunitaire adaptative.
Il apparaît après la nécrose d’une cellule de l’organisme et signale une lésion tissulaire.
Il est propre à une souche microbienne et distingue ses antigènes de ceux des autres souches.

Il appartient à une grande famille microbienne et contribue souvent à la survie du microorganisme.

Explication

Un PAMP est un motif moléculaire partagé par une grande famille de microorganismes et souvent essentiel à leur survie. Un signal libéré après une nécrose correspond plutôt à un DAMP, tandis qu’un antigène propre à une souche ne définit pas un PAMP.

4. Dans quelle situation une molécule peut-elle être qualifiée de DAMP ?

Elle est libérée dans le milieu extracellulaire après une mort cellulaire nécrotique et signale un dommage anormal.
Elle est présentée par une cellule spécialisée afin d’activer spécifiquement un lymphocyte T.
Elle est conservée par une famille microbienne et permet sa survie dans un environnement défavorable.
Elle est produite par un microorganisme et reconnue comme motif commun par un récepteur inné.

Elle est libérée dans le milieu extracellulaire après une mort cellulaire nécrotique et signale un dommage anormal.

Explication

Un DAMP est exprimé ou libéré à la suite d’une mort cellulaire nécrotique et indique un dommage tissulaire anormal. Un motif microbien reconnu par l’immunité innée relève de la catégorie des PAMP, et non des DAMP.

5. Quel événement moléculaire résulte directement de la nécrose cellulaire ?

La cellule nécrotique transforme ses acides nucléiques en anticorps avant leur détection par les lymphocytes.
La nécrose empêche la sortie des protéines intracellulaires afin de réduire la détection du dommage tissulaire.
La rupture de la membrane libère dans l’espace extracellulaire de l’ADN, de l’ARN, de HMGB1 et des protéines de choc thermique.
La membrane reste intacte et concentre l’ADN, l’ARN, HMGB1 et les protéines de choc thermique dans le noyau.

La rupture de la membrane libère dans l’espace extracellulaire de l’ADN, de l’ARN, de HMGB1 et des protéines de choc thermique.

Explication

La nécrose rompt la membrane cellulaire, ce qui permet la libération extracellulaire de plusieurs signaux de dommage, notamment l’ADN, l’ARN, HMGB1 et les protéines de choc thermique. L’idée d’une membrane intacte contredit précisément le mécanisme caractéristique de la nécrose.

6. Quelle définition correspond à un récepteur de reconnaissance des motifs, ou PRR ?

Une cytokine libérée par une cellule infectée, qui transmet un signal aux cellules voisines dépourvues de récepteurs.
Un récepteur soluble ou membranaire, codé par un gène hérité, qui détecte un motif associé à un danger.
Un récepteur recombiné au cours du développement lymphocytaire, qui forme une mémoire spécifique après exposition.
Un anticorps produit après activation lymphocytaire, qui reconnaît une structure antigénique propre à un agent donné.

Un récepteur soluble ou membranaire, codé par un gène hérité, qui détecte un motif associé à un danger.

Explication

Un PRR est un récepteur soluble ou membranaire codé dans le génome hérité et exprimé par différentes cellules pour reconnaître des motifs associés au danger. Les anticorps et les récepteurs recombinés des lymphocytes relèvent de la reconnaissance adaptative.

7. Quelle séquence décrit correctement la signalisation déclenchée par l’activation d’un TLR ?

Le TLR produit directement des anticorps, puis active les lymphocytes B avant d’induire la libération de chimiokines.
Le TLR recrute un adaptateur, active des facteurs de transcription, puis induit des cytokines, des chimiokines et des interférons de type 1.
Le TLR dégrade son ligand, bloque les facteurs de transcription, puis réduit l’expression des médiateurs inflammatoires.
Le TLR active d’abord les lymphocytes T, recrute ensuite un antigène et déclenche enfin la production de récepteurs innés.

Le TLR recrute un adaptateur, active des facteurs de transcription, puis induit des cytokines, des chimiokines et des interférons de type 1.

Explication

Après la reconnaissance d’un ligand, un TLR recrute un adaptateur et déclenche une cascade aboutissant à l’activation de facteurs de transcription et à l’expression de médiateurs immunitaires. Les TLR ne produisent pas directement des anticorps et n’activent pas d’abord les lymphocytes comme étape centrale de cette voie.

8. Quel rôle est correctement associé aux principaux facteurs de transcription activés par les TLR ?

NF-κB intervient dans la production d’anticorps, tandis qu’IRF assure la reconnaissance des motifs microbiens.
NF-κB stimule principalement les interférons de type 1, tandis qu’IRF déclenche surtout les gènes pro-inflammatoires.
NF-κB et IRF sont des adaptateurs membranaires qui relient directement les TLR à leurs ligands extracellulaires.
NF-κB favorise notamment l’expression de gènes pro-inflammatoires, tandis qu’IRF participe à celle des interférons de type 1.

NF-κB favorise notamment l’expression de gènes pro-inflammatoires, tandis qu’IRF participe à celle des interférons de type 1.

Explication

NF-κB contrôle notamment l’expression de gènes pro-inflammatoires, alors que les facteurs IRF participent à l’expression des interférons de type 1. Les adaptateurs interviennent en amont de ces facteurs, et ni NF-κB ni IRF ne reconnaît directement le ligand du TLR.

9. Quelle transformation suit généralement l’ingestion d’un microorganisme par phagocytose ?

La cellule convertit le microorganisme en antigène sans produire d’espèces réactives
Le phagosome fusionne avec des endosomes et active des mécanismes antimicrobiens
Le microorganisme reste attaché à la membrane et active directement les lymphocytes
Le phagosome libère son contenu dans le milieu extracellulaire et déclenche une dégranulation

Le phagosome fusionne avec des endosomes et active des mécanismes antimicrobiens

Explication

La phagocytose conduit à la maturation du phagosome par fusion avec des endosomes, puis à l’activation de mécanismes antimicrobiens, notamment les espèces réactives de l’oxygène et l’oxyde nitrique. La libération de molécules dans le milieu extracellulaire correspond plutôt à la dégranulation.

10. Lorsqu’un neutrophile activé produit des espèces réactives de l’oxygène, quelle enzyme multiprotéique transfère des électrons du NADPH à l’oxygène ?

NOX2
Une anaphylatoxine
Une protéase du complément
iNOS

NOX2

Explication

NOX2 s’assemble après l’activation du neutrophile ou du macrophage et utilise le NADPH pour réduire l’oxygène en espèces réactives de l’oxygène. L’iNOS produit plutôt de l’oxyde nitrique, ce qui constitue une fonction distincte.

11. Quelle distinction décrit correctement la dégranulation et la phagocytose ?

La dégranulation produit des pièges d’ADN, tandis que la phagocytose active les lymphocytes dans les ganglions
La dégranulation transforme le microorganisme en antigène, tandis que la phagocytose sécrète des interférons antiviraux
La dégranulation libère le contenu des granules à l’extérieur, tandis que la phagocytose internalise le microorganisme
La dégranulation internalise le microorganisme, tandis que la phagocytose libère des granules à l’extérieur

La dégranulation libère le contenu des granules à l’extérieur, tandis que la phagocytose internalise le microorganisme

Explication

La dégranulation correspond à une libération ciblée du contenu granulaire dans le milieu extracellulaire, alors que la phagocytose fait entrer le microorganisme dans la cellule. Les pièges d’ADN et les interférons relèvent d’autres mécanismes de défense.

12. Quelle description correspond au complément ?

Une famille d’interférons protégeant les cellules voisines contre la réplication virale
Un ensemble de récepteurs cellulaires reconnaissant directement des motifs moléculaires associés aux microorganismes
Une population de lymphocytes détruisant les cellules infectées après reconnaissance d’un antigène
Un ensemble de protéines activées près d’un danger, participant à l’inflammation, à l’opsonisation et à la lyse

Un ensemble de protéines activées près d’un danger, participant à l’inflammation, à l’opsonisation et à la lyse

Explication

Le complément regroupe des protéines, dont certaines sont enzymatiques, qui s’activent à proximité d’un danger et contribuent à l’inflammation, à l’opsonisation et à la lyse. Les récepteurs reconnaissant directement des motifs moléculaires sont des PRR, et non des composants du complément.

13. Quel enchaînement décrit l’activation du complément ?

Reconnaissance du danger, cascade de protéolyse, fixation de fragments et libération de peptides inflammatoires
Reconnaissance du danger, transcription génique, migration lymphocytaire et production d’anticorps
Capture du microorganisme, fusion phagosomale, dégranulation et présentation de l’antigène
Fixation d’anticorps, activation des lymphocytes T, production d’interférons et lyse cellulaire

Reconnaissance du danger, cascade de protéolyse, fixation de fragments et libération de peptides inflammatoires

Explication

L’activation du complément suit une reconnaissance du danger, une cascade de protéolyse, la fixation de fragments sur la surface microbienne et la libération de peptides inflammatoires. La transcription génique et la production d’anticorps appartiennent à d’autres mécanismes immunitaires.

14. Quels fragments sont produits par la protéolyse de C3 et de C5, et lesquels sont des anaphylatoxines inflammatoires ?

C3 produit C3b et C5b, C5 produit C3a et C5a, et C3b ainsi que C5a sont inflammatoires
C3 produit C3a et C5a, C5 produit C3b et C5b, et C3b ainsi que C5b sont inflammatoires
C3 produit C5a et C5b, C5 produit C3a et C3b, et C5a ainsi que C5b sont inflammatoires
C3 produit C3a et C3b, C5 produit C5a et C5b, et C3a ainsi que C5a sont inflammatoires

C3 produit C3a et C3b, C5 produit C5a et C5b, et C3a ainsi que C5a sont inflammatoires

Explication

La protéolyse de C3 donne C3a et C3b, tandis que celle de C5 donne C5a et C5b; C3a et C5a sont les anaphylatoxines inflammatoires. Les fragments C3b et C5b ont d’autres fonctions, notamment liées à la surface microbienne et à la lyse.

15. Quelle différence oppose principalement les interférons de type 1 aux cellules NK lors d’une infection virale ?

Les interférons protègent les cellules voisines, tandis que les cellules NK détruisent directement les cellules infectées
Les interférons détruisent directement les cellules infectées, tandis que les cellules NK protègent les cellules voisines
Les interférons opsonisent les virus, tandis que les cellules NK déclenchent la cascade du complément
Les interférons maturent les lymphocytes, tandis que les cellules NK produisent des anticorps antiviraux

Les interférons protègent les cellules voisines, tandis que les cellules NK détruisent directement les cellules infectées

Explication

Les interférons de type 1 instaurent un état antiviral dans les cellules voisines, alors que les cellules NK éliminent directement des cellules infectées. L’opsonisation et la maturation lymphocytaire correspondent à d’autres fonctions immunitaires.

16. Quelle fonction distingue les organes lymphoïdes primaires des organes lymphoïdes secondaires ?

Les organes primaires sécrètent des anticorps, tandis que les secondaires assurent la maturation des lymphocytes T
Les organes primaires détruisent les cellules infectées, tandis que les secondaires filtrent exclusivement le sang
Les organes primaires assurent la maturation indépendante de l’antigène, tandis que les secondaires favorisent la rencontre avec l’antigène
Les organes primaires déclenchent la réponse à l’antigène, tandis que les secondaires produisent les précurseurs lymphocytaires

Les organes primaires assurent la maturation indépendante de l’antigène, tandis que les secondaires favorisent la rencontre avec l’antigène

Explication

Les organes lymphoïdes primaires permettent le développement et la maturation des lymphocytes indépendamment de l’antigène. Les organes secondaires organisent leur rencontre avec l’antigène et leur différenciation fonctionnelle; ils ne constituent donc pas le lieu principal de leur formation.

17. Où mûrissent respectivement les lymphocytes B et les lymphocytes T ?

Les lymphocytes B mûrissent dans les ganglions et les lymphocytes T dans la rate
Les lymphocytes B mûrissent dans le thymus et les lymphocytes T dans la moelle osseuse
Les deux lignées mûrissent dans la moelle osseuse avant de migrer vers la rate
Les lymphocytes B mûrissent dans la moelle osseuse et les lymphocytes T dans le thymus

Les lymphocytes B mûrissent dans la moelle osseuse et les lymphocytes T dans le thymus

Explication

La moelle osseuse produit les précurseurs sanguins et constitue le site de maturation des lymphocytes B, tandis que le thymus assure la maturation des lymphocytes T. Les ganglions et la rate sont des organes lymphoïdes secondaires, et non les sites décrits pour cette maturation.

18. Quel rôle caractérise principalement la rate dans la défense immunitaire ?

Elle piège les microorganismes dans des filets d’ADN libérés par les neutrophiles
Elle produit les précurseurs sanguins et assure la maturation des lymphocytes T
Elle filtre le sang, élimine les hématies sénescentes et expose les antigènes sanguins aux lymphocytes
Elle filtre la lymphe tissulaire et organise la rencontre entre cellules dendritiques et lymphocytes dans ses conduits

Elle filtre le sang, élimine les hématies sénescentes et expose les antigènes sanguins aux lymphocytes

Explication

La rate filtre le sang, élimine les hématies sénescentes et met en contact les antigènes sanguins avec les lymphocytes. Le filtrage de la lymphe et l’organisation des rencontres cellulaires dans les tissus relèvent principalement des ganglions lymphatiques.

19. Comment les ganglions lymphatiques organisent-ils la réponse aux antigènes provenant des tissus ?

Ils produisent les précurseurs sanguins puis libèrent les lymphocytes vers la circulation artérielle
Ils reçoivent ces antigènes par les vaisseaux sanguins et assurent la maturation des lymphocytes T et B
Ils filtrent les hématies vieillissantes et mettent les antigènes sanguins en contact avec les lymphocytes
Ils reçoivent ces antigènes par les vaisseaux lymphatiques afférents et rapprochent cellules dendritiques, lymphocytes T et lymphocytes B

Ils reçoivent ces antigènes par les vaisseaux lymphatiques afférents et rapprochent cellules dendritiques, lymphocytes T et lymphocytes B

Explication

Les ganglions reçoivent les antigènes tissulaires par les vaisseaux lymphatiques afférents et organisent la rencontre entre cellules dendritiques, lymphocytes T et lymphocytes B. La filtration des hématies sénescentes et l’exposition aux antigènes sanguins sont des fonctions caractéristiques de la rate.

20. Quelle caractéristique distingue une cellule NK d’un lymphocyte T cytotoxique lors de la reconnaissance d’une cellule infectée ?

Elle présente l’antigène aux lymphocytes T grâce à un récepteur TCR membranaire
Elle reconnaît la cellule cible grâce à une immunoglobuline membranaire spécifique
Elle élimine la cellule cible sans récepteur antigénique membranaire de type TCR ou immunoglobuline
Elle produit des anticorps spécifiques après reconnaissance d’un épitope viral

Elle élimine la cellule cible sans récepteur antigénique membranaire de type TCR ou immunoglobuline

Explication

Une cellule NK est un lymphocyte inné cytotoxique qui peut éliminer des cellules infectées sans posséder de TCR ni d’immunoglobuline membranaire. La reconnaissance par une immunoglobuline membranaire caractérise plutôt le lymphocyte B.

21. Dans quelle situation une cellule NK s’active-t-elle contre une cellule cible ?

Lorsque les signaux activateurs liés au stress cellulaire dépassent les signaux inhibiteurs du CMH I
Lorsque la cellule cible sécrète une immunoglobuline reconnue par le récepteur NK
Lorsque la cellule cible présente un antigène aux lymphocytes T par son CMH II
Lorsque les signaux inhibiteurs du CMH I dépassent les signaux activateurs liés au stress cellulaire

Lorsque les signaux activateurs liés au stress cellulaire dépassent les signaux inhibiteurs du CMH I

Explication

L’activation d’une cellule NK résulte d’un équilibre dans lequel les signaux activateurs, notamment ceux du stress cellulaire, l’emportent sur les signaux inhibiteurs associés au CMH I. La reconnaissance du CMH I transmet donc généralement un signal inhibiteur, et non activateur.

22. Quelle association entre lymphocytes et fonctions immunitaires est correcte ?

Les lymphocytes B produisent des anticorps, tandis que les lymphocytes T exercent surtout des fonctions cellulaires
Les lymphocytes B assurent la médiation cellulaire, tandis que les lymphocytes T produisent principalement des immunoglobulines
Les lymphocytes B détruisent les cellules infectées, tandis que les lymphocytes T sécrètent principalement des anticorps
Les lymphocytes B reconnaissent le CMH, tandis que les lymphocytes T se différencient en plasmocytes sécréteurs

Les lymphocytes B produisent des anticorps, tandis que les lymphocytes T exercent surtout des fonctions cellulaires

Explication

Les lymphocytes B participent principalement à l’immunité humorale en devenant des plasmocytes producteurs d’anticorps, tandis que les lymphocytes T assurent surtout l’immunité à médiation cellulaire. La production d’anticorps par les lymphocytes T correspond à la confusion classique entre ces deux fonctions.

23. Quelle distinction décrit correctement l’affinité et l’avidité d’une immunoglobuline ?

L’affinité désigne la quantité d’anticorps, tandis que l’avidité indique le nombre d’épitopes portés par l’antigène
L’affinité mesure une interaction site-épitope, tandis que l’avidité additionne les interactions d’une immunoglobuline multivalente
L’affinité concerne la production par le plasmocyte, tandis que l’avidité concerne la présentation par le lymphocyte T
L’affinité additionne plusieurs interactions, tandis que l’avidité mesure la force d’un seul contact avec l’épitope

L’affinité mesure une interaction site-épitope, tandis que l’avidité additionne les interactions d’une immunoglobuline multivalente

Explication

L’affinité correspond à la force d’une interaction individuelle entre un site de liaison et un épitope, alors que l’avidité reflète l’ensemble des interactions d’une immunoglobuline multivalente. L’addition de plusieurs contacts relève donc de l’avidité et non de l’affinité.

24. Quelle définition correspond à un polyoside ?

Un lipide assemblé à partir d’acides gras et d’un squelette portant plusieurs groupements polaires
Une protéine formée par l’enchaînement d’acides aminés repliés en structure tridimensionnelle
Un polymère constitué par la répétition de motifs d’oses, identiques ou appartenant à plusieurs types
Un acide nucléique constitué de nucléotides organisés en séquences complémentaires

Un polymère constitué par la répétition de motifs d’oses, identiques ou appartenant à plusieurs types

Explication

Un polyoside est un polymère construit par répétition de motifs d’oses ; il peut être homogène ou comporter plusieurs motifs différents. Les autres propositions décrivent respectivement une protéine, un lipide et un acide nucléique.

25. Pourquoi certains polyosides peuvent-ils activer les lymphocytes B sans coopération des lymphocytes T ?

Parce que les lymphocytes T reconnaissent les polyosides grâce à leur récepteur TCR
Parce que les polyosides sont généralement présentés par le CMH II aux lymphocytes T CD4
Parce que les antigènes polyosidiques peuvent déclencher directement une réponse des lymphocytes B
Parce que les polyosides provoquent une commutation de classe avant l’activation des lymphocytes B

Parce que les antigènes polyosidiques peuvent déclencher directement une réponse des lymphocytes B

Explication

Les polyosides peuvent déclencher une réponse des lymphocytes B sans coopération des lymphocytes T, ce qui les distingue des antigènes protéiques T-dépendants. La présentation par le CMH II et l’aide des lymphocytes T caractérisent plutôt une réponse T-dépendante.

26. Une mutation éloigne dans la séquence primaire deux acides aminés qui restent rapprochés après le repliement d’une protéine ; quel type d’épitope cette région illustre-t-elle ?

Un épitope artificiel créé par le couplage d’un haptène à une protéine porteuse
Un épitope conformationnel résultant du rapprochement spatial d’acides aminés éloignés dans la séquence
Un épitope continu constitué d’acides aminés voisins dans la séquence primaire
Un épitope polysaccharidique formé par la répétition de motifs d’oses

Un épitope conformationnel résultant du rapprochement spatial d’acides aminés éloignés dans la séquence

Explication

Un épitope conformationnel dépend du repliement tridimensionnel qui rapproche des acides aminés éloignés dans la séquence primaire. Un épitope continu, au contraire, repose sur une succession d’acides aminés voisins dans cette séquence.

27. Que produit le couplage d’un haptène à une protéine porteuse ?

Un antigène protéique dépourvu de déterminants antigéniques supplémentaires après son couplage
Un antigène artificiel permettant de produire des anticorps dirigés contre l’haptène et la protéine porteuse
Un épitope conformationnel formé par des acides aminés éloignés dans une protéine repliée
Un polyoside naturel déclenchant une réponse B indépendante de toute protéine associée

Un antigène artificiel permettant de produire des anticorps dirigés contre l’haptène et la protéine porteuse

Explication

Le couplage d’un haptène à une protéine porteuse crée un antigène artificiel et ajoute des déterminants antigéniques, ce qui permet une réponse contre l’haptène et la porteuse. Cette situation ne correspond ni à un polyoside naturel ni à la définition d’un épitope conformationnel.

28. Quel élément du BCR transmet le signal intracellulaire après la reconnaissance de l’antigène ?

Le récepteur TCR qui reconnaît les peptides associés au CMH
Le CMH II qui présente les peptides aux lymphocytes T auxiliaires
L’immunoglobuline membranaire qui forme le site de liaison à l’antigène
Les protéines Igα et Igβ, aussi appelées CD79a et CD79b

Les protéines Igα et Igβ, aussi appelées CD79a et CD79b

Explication

Dans le BCR, l’immunoglobuline membranaire reconnaît l’antigène, tandis qu’Igα et Igβ, ou CD79a et CD79b, transduisent le signal intracellulaire. Le TCR et le CMH II appartiennent à la reconnaissance impliquant les lymphocytes T.

29. Quelle différence caractérise les antigènes T-dépendants et T-indépendants ?

Les antigènes T-dépendants activent les lymphocytes B sans coopération, tandis que les T-indépendants déclenchent une commutation de classe dépendante des LT
Les antigènes T-dépendants sont reconnus par les cellules NK, tandis que les T-indépendants sont présentés aux LT CD8 par le CMH I
Les antigènes T-dépendants sont généralement polysaccharidiques et induisent surtout des IgM, tandis que les T-indépendants exigent l’aide des LT CD4
Les antigènes T-dépendants sont généralement protéiques et nécessitent l’aide des LT CD4, tandis que les T-indépendants sont souvent polysaccharidiques

Les antigènes T-dépendants sont généralement protéiques et nécessitent l’aide des LT CD4, tandis que les T-indépendants sont souvent polysaccharidiques

Explication

Les antigènes T-dépendants sont le plus souvent protéiques et requièrent l’aide des lymphocytes T CD4, alors que les antigènes T-indépendants sont souvent polysaccharidiques et induisent principalement des IgM. L’absence d’aide des LT et la réponse IgM correspondent donc plutôt aux antigènes T-indépendants.

30. Quelle séquence décrit correctement une réponse humorale T-dépendante ?

Le lymphocyte B reconnaît l’antigène, le présente sur le CMH II, reçoit l’aide d’un LT puis rejoint un centre germinatif
Le lymphocyte B sécrète des anticorps dès la reconnaissance, puis présente l’antigène au LT après la commutation de classe
Le lymphocyte B rejoint un centre germinatif avant de reconnaître l’antigène et d’obtenir l’aide d’un lymphocyte T
Le lymphocyte T reconnaît directement l’antigène libre, active le lymphocyte B puis déclenche sa maturation d’affinité

Le lymphocyte B reconnaît l’antigène, le présente sur le CMH II, reçoit l’aide d’un LT puis rejoint un centre germinatif

Explication

Dans une réponse T-dépendante, le lymphocyte B reconnaît l’antigène, le présente sur le CMH II au lymphocyte T auxiliaire, reçoit des signaux d’activation, puis participe à une réaction de centre germinatif. La reconnaissance de l’antigène par le lymphocyte B ne suffit donc pas à elle seule pour cette réponse.

31. Lorsqu’un lymphocyte B effectue une commutation de classe, quelle modification se produit sans changer la reconnaissance de l’antigène ?

La région variable est remplacée par une autre région variable
Le BCR est remplacé par un récepteur de lymphocyte T
Les régions variables subissent des mutations qui augmentent l’affinité
La région constante μ est remplacée par une autre région constante

La région constante μ est remplacée par une autre région constante

Explication

La commutation de classe remplace la région constante μ de la chaîne lourde sous l’action d’AID et de signaux des lymphocytes T auxiliaires, tandis que la région variable reste inchangée. La maturation d’affinité, contrairement à ce mécanisme, modifie les régions variables et l’affinité de l’anticorps.

32. Quel mécanisme permet à un lymphocyte B de produire un anticorps ayant une meilleure affinité pour l’antigène ?

Des mutations somatiques des régions variables suivies d’une sélection
Une traversée placentaire des anticorps maternels vers le fœtus
Une association des anticorps en dimères grâce à une chaîne J
Un remplacement de la région constante μ par une région constante différente

Des mutations somatiques des régions variables suivies d’une sélection

Explication

La maturation d’affinité repose sur des mutations somatiques des régions variables des chaînes lourdes et légères, puis sur la sélection des lymphocytes B les plus performants. Le remplacement de la région constante correspond à la commutation de classe et modifie surtout la fonction effectrice.

33. Pourquoi les IgG maternelles peuvent-elles protéger un nouveau-né pendant les premières périodes de sa vie ?

Elles sont produites par les lymphocytes T auxiliaires dans le placenta
Elles restent confinées aux muqueuses et neutralisent les microbes inhalés
Elles possèdent une chaîne J qui facilite leur passage dans le sang fœtal
Elles ont une longue durée de vie et traversent le placenta

Elles ont une longue durée de vie et traversent le placenta

Explication

Les IgG ont une longue durée de vie et traversent le placenta, ce qui procure une protection passive au nouveau-né. Les chaînes J sont associées aux IgA, qui participent surtout à l’immunité des muqueuses.

34. Quelle distinction décrit correctement les sélections positive et négative des lymphocytes B dans la moelle osseuse ?

Les deux sélections éliminent les cellules qui ne produisent pas encore d’anticorps sécrétés
La sélection positive vérifie un BCR fonctionnel, tandis que la sélection négative élimine la reconnaissance du soi
La sélection positive élimine la reconnaissance du soi, tandis que la sélection négative vérifie un BCR fonctionnel
Les deux sélections favorisent les cellules qui reconnaissent fortement les antigènes du soi

La sélection positive vérifie un BCR fonctionnel, tandis que la sélection négative élimine la reconnaissance du soi

Explication

La sélection positive conserve les lymphocytes B qui expriment un BCR fonctionnel, alors que la sélection négative élimine ceux qui reconnaissent les antigènes du soi. Inverser ces critères constitue la confusion classique entre les deux étapes.

35. Quelle anomalie caractérise la maladie de Bruton ?

Une absence de chaîne J empêche la sécrétion des anticorps dans les muqueuses
Une mutation liée au chromosome X empêche la maturation des lymphocytes B
Une mutation autosomique bloque la maturation des lymphocytes T CD8
Une production excessive de plasmocytes entraîne une accumulation de protéines toxiques

Une mutation liée au chromosome X empêche la maturation des lymphocytes B

Explication

La maladie de Bruton est un déficit humoral lié à une mutation située sur le chromosome X, qui empêche la maturation normale des lymphocytes B et réduit la production d’anticorps. La prolifération excessive de plasmocytes correspond à une autre pathologie humorale.

36. Quelle association entre le type de CMH et le lymphocyte T activé est correcte ?

Le CMH I présente des peptides aux lymphocytes T CD4, tandis que le CMH II les présente aux lymphocytes T CD8
Le CMH I et le CMH II présentent leurs peptides aux lymphocytes B pour déclencher la production d’anticorps
Le CMH I est limité aux cellules présentatrices, tandis que le CMH II est présent sur toutes les cellules nucléées
Le CMH I présente des peptides aux lymphocytes T CD8, tandis que le CMH II les présente aux lymphocytes T CD4

Le CMH I présente des peptides aux lymphocytes T CD8, tandis que le CMH II les présente aux lymphocytes T CD4

Explication

Le CMH I, exprimé par toutes les cellules nucléées, présente des peptides aux lymphocytes T CD8, tandis que le CMH II, surtout exprimé par les cellules présentatrices d’antigène, stimule les lymphocytes T CD4. L’inversion des associations CD8 et CD4 est une confusion fréquente.

37. Dans la voie de présentation par le CMH I, quelle séquence décrit correctement le traitement d’une protéine cytosolique ?

Lysosome, chargement sur le CMH II, transport par TAP, puis exposition à la membrane
Réticulum endoplasmique, dégradation par le lysosome, chargement sur le CMH I, puis passage par HLA-DM
Protéasome, transport par TAP vers le réticulum endoplasmique, chargement sur le CMH I, puis transport membranaire
Protéasome, chargement sur le CMH II dans le lysosome, puis transport par CLIP

Protéasome, transport par TAP vers le réticulum endoplasmique, chargement sur le CMH I, puis transport membranaire

Explication

Les protéines cytosoliques sont d’abord dégradées par le protéasome, puis les peptides sont transportés vers le réticulum endoplasmique par TAP et chargés sur le CMH I avant son acheminement vers la membrane. Le lysosome, CLIP et HLA-DM appartiennent principalement à la voie du CMH II.

38. Quel rôle jouent la chaîne invariante, CLIP et HLA-DM dans la présentation par le CMH II ?

Ils dégradent les protéines cytosoliques et transportent leurs peptides vers le réticulum endoplasmique
Ils protègent temporairement le CMH II, puis permettent le remplacement de CLIP par le peptide antigénique
Ils chargent les peptides courts sur le CMH I avant leur exposition aux lymphocytes T CD8
Ils empêchent la dégradation lysosomale des protéines internalisées afin de maintenir les antigènes intacts

Ils protègent temporairement le CMH II, puis permettent le remplacement de CLIP par le peptide antigénique

Explication

Dans la voie du CMH II, la chaîne invariante et CLIP stabilisent temporairement la molécule, puis HLA-DM facilite le remplacement de CLIP par le peptide antigénique. La dégradation par le protéasome et le transport par TAP décrivent plutôt la voie du CMH I.

39. Quelle caractéristique distingue la reconnaissance antigénique par le TCR de celle du BCR ?

Le TCR reconnaît une cellule entière, tandis que le BCR reconnaît exclusivement des peptides solubles
Le TCR reconnaît un antigène natif, tandis que le BCR reconnaît un peptide présenté par le CMH
Le TCR reconnaît une cytokine, tandis que le BCR reconnaît une molécule de CMH libre
Le TCR reconnaît un peptide présenté par le CMH, tandis que le BCR peut reconnaître un antigène natif

Le TCR reconnaît un peptide présenté par le CMH, tandis que le BCR peut reconnaître un antigène natif

Explication

Le TCR reconnaît simultanément le peptide antigénique et la molécule de CMH qui le présente. Le BCR se distingue par sa capacité à reconnaître directement un antigène sous sa forme native.

40. Comment la diversité des TCR est-elle principalement générée pendant la maturation thymique ?

Par la duplication des molécules de CMH présentes dans le thymus
Par l’augmentation uniforme de l’expression des gènes des cytokines
Par la transmission d’un répertoire complet hérité des parents
Par une recombinaison aléatoire de segments géniques

Par une recombinaison aléatoire de segments géniques

Explication

La diversité des TCR apparaît grâce à une recombinaison somatique aléatoire de segments géniques pendant la maturation des lymphocytes T. Les allèles du CMH, en revanche, sont hérités des parents et ne constituent pas un répertoire de TCR préformé.

41. Quelle succession décrit correctement les principaux stades des thymocytes ?

Double positif, puis simple positif, puis double négatif
Simple positif, puis double négatif, puis double positif
Double négatif, puis simple positif, puis double positif
Double négatif, puis double positif, puis simple positif

Double négatif, puis double positif, puis simple positif

Explication

Les thymocytes passent d’abord par l’état CD4−CD8−, deviennent ensuite CD4+CD8+, puis acquièrent un seul marqueur, CD4 ou CD8. Les autres successions inversent cet ordre de maturation.

42. Quel est le résultat combiné de la sélection positive et de la sélection négative dans le thymus ?

La sélection positive élimine la reconnaissance du CMH du soi, tandis que la sélection négative conserve la forte autoréactivité
La sélection positive produit les cytokines effectrices, tandis que la sélection négative déclenche l’expansion clonale
La sélection positive conserve la reconnaissance suffisante du CMH du soi, tandis que la sélection négative élimine la forte autoréactivité
La sélection positive active les lymphocytes B, tandis que la sélection négative élimine les cellules dendritiques immatures

La sélection positive conserve la reconnaissance suffisante du CMH du soi, tandis que la sélection négative élimine la forte autoréactivité

Explication

La sélection positive conserve les thymocytes capables de reconnaître le CMH du soi avec une intensité suffisante, alors que la sélection négative élimine ceux qui reconnaissent trop fortement les antigènes du soi. Cette combinaison favorise une reconnaissance utile du CMH tout en limitant l’autoréactivité.

43. Après l’élimination de l’antigène, quelle évolution caractérise une réponse de lymphocytes T ?

Une contraction par apoptose réduit les cellules effectrices et laisse persister des lymphocytes mémoire
Une expansion continue maintient toutes les cellules effectrices à leur niveau maximal
Une apoptose précoce élimine les lymphocytes mémoire avant la disparition des cellules effectrices
Une contraction transforme les cellules effectrices en lymphocytes B producteurs d’anticorps

Une contraction par apoptose réduit les cellules effectrices et laisse persister des lymphocytes mémoire

Explication

Après l’expansion clonale et la différenciation effectrice, la contraction élimine une grande partie des effecteurs par apoptose, tandis qu’une population mémoire persiste. La mémoire ne disparaît donc pas avant la phase de contraction.

44. Quelle combinaison de signaux permet l’activation complète d’un lymphocyte T naïf ?

La liaison d’un antigène natif au TCR et une activation directe par les anticorps circulants
La reconnaissance du peptide-CMH et une costimulation par CD28 avec CD80 ou CD86
La reconnaissance d’une cytokine et une interaction entre CD4 et une immunoglobuline membranaire
La reconnaissance du CMH seul et une diminution de l’expression des molécules costimulatrices

La reconnaissance du peptide-CMH et une costimulation par CD28 avec CD80 ou CD86

Explication

L’activation complète exige le signal du peptide présenté par le CMH et un signal de costimulation, notamment via CD28 avec CD80 ou CD86. La reconnaissance du peptide-CMH sans costimulation favorise plutôt une tolérance fonctionnelle.

45. Quelles cellules activent efficacement les lymphocytes T naïfs après une maturation notamment induite par des ligands de TLR ?

Les macrophages non stimulés
Les lymphocytes B au repos
Les cellules dendritiques
Les cellules tumorales dépourvues de costimulation

Les cellules dendritiques

Explication

Les cellules dendritiques matures sont les cellules capables d’activer efficacement les lymphocytes T naïfs, et leur maturation peut être induite par des ligands de TLR. Les autres cellules proposées ne possèdent pas, dans ce contexte, la même capacité d’activation des lymphocytes T naïfs.

46. Quelle association entre sous-type de lymphocyte T et fonction principale est correcte ?

Les T CD4 produisent des anticorps, tandis que les T CD8 activent principalement les macrophages par phagocytose
Les T CD4 détruisent les cellules infectées, tandis que les T CD8 produisent principalement des cytokines pour aider les lymphocytes B
Les T CD4 produisent des cytokines et aident les macrophages ou les lymphocytes B, tandis que les T CD8 détruisent des cellules infectées ou tumorales
Les T CD4 maturent dans les érythrocytes, tandis que les T CD8 neutralisent directement les antigènes solubles

Les T CD4 produisent des cytokines et aident les macrophages ou les lymphocytes B, tandis que les T CD8 détruisent des cellules infectées ou tumorales

Explication

Les lymphocytes T CD4 auxiliaires coordonnent la réponse par leurs cytokines et leur aide aux macrophages ou aux lymphocytes B. Les T CD8 cytotoxiques ont pour fonction principale de détruire les cellules infectées ou tumorales.

47. Quelle propriété définit un lymphocyte T mémoire ?

Il agit pendant la réponse initiale puis disparaît avant la formation d’une mémoire durable
Il reconnaît les antigènes sans récepteur et remplace les cellules dendritiques dans les tissus
Il persiste après une réponse immunitaire et répond rapidement lors d’un nouveau contact antigénique
Il produit des anticorps circulants dès sa formation dans la moelle osseuse

Il persiste après une réponse immunitaire et répond rapidement lors d’un nouveau contact antigénique

Explication

Un lymphocyte T mémoire est une cellule issue d’une réponse immunitaire qui persiste et peut réagir rapidement lors d’une nouvelle exposition au même antigène. Cette persistance le distingue du lymphocyte T effecteur, dont l’action intervient principalement pendant la réponse immédiate.

48. Quelle distinction décrit correctement les lymphocytes T mémoire centraux et effecteurs ?

Les mémoires centraux favorisent l’aide aux lymphocytes B dans les organes lymphoïdes, tandis que les mémoires effecteurs agissent rapidement avec les macrophages dans les tissus
Les mémoires centraux détruisent rapidement les cellules infectées dans les tissus, tandis que les mémoires effecteurs activent les lymphocytes B dans les organes lymphoïdes
Les mémoires centraux résident dans les tissus périphériques, tandis que les mémoires effecteurs restent dans les organes lymphoïdes sans fonction immédiate
Les mémoires centraux produisent des anticorps dans le sang, tandis que les mémoires effecteurs remplacent les cellules dendritiques dans les ganglions

Les mémoires centraux favorisent l’aide aux lymphocytes B dans les organes lymphoïdes, tandis que les mémoires effecteurs agissent rapidement avec les macrophages dans les tissus

Explication

Les lymphocytes T mémoire centraux interviennent notamment dans les organes lymphoïdes en aidant les lymphocytes B lors d’un rappel antigénique. Les lymphocytes T mémoire effecteurs sont associés aux tissus et peuvent rapidement coopérer avec les macrophages locaux.

49. Quelle est l’origine de toutes les cellules immunitaires présentes dans le sang ?

Des cellules dendritiques des organes lymphoïdes secondaires
Des macrophages résidents des tissus périphériques
Des cellules souches hématopoïétiques de la moelle osseuse
Des lymphocytes activés dans les muqueuses respiratoires

Des cellules souches hématopoïétiques de la moelle osseuse

Explication

Les cellules immunitaires sanguines proviennent des cellules souches hématopoïétiques situées dans la moelle osseuse. Les organes lymphoïdes secondaires servent surtout de lieux de rencontre et d’activation, et non de principale source de production.

50. Après leur libération par la moelle osseuse, quel trajet les lymphocytes suivent-ils généralement ?

Ils restent dans la moelle osseuse avant de gagner directement les organes lymphoïdes secondaires.
Ils passent brièvement dans le sang avant de rejoindre les organes lymphoïdes secondaires et les tissus.
Ils se dirigent vers le foie avant de rejoindre les cellules épithéliales des muqueuses.
Ils demeurent dans le sang jusqu’à rencontrer directement leur antigène spécifique.

Ils passent brièvement dans le sang avant de rejoindre les organes lymphoïdes secondaires et les tissus.

Explication

Le sang constitue une voie de circulation transitoire vers les organes lymphoïdes secondaires associés aux muqueuses et vers les tissus. La rencontre avec l’antigène se produit notamment dans les organes lymphoïdes secondaires, plutôt que dans le sang lui-même.

51. Si environ 5 000 lymphocytes T rencontrent une cellule dendritique en une heure, combien reconnaissent approximativement l’antigène présenté ?

Environ 0,05 lymphocyte T
Environ 500 lymphocytes T
Environ 50 lymphocytes T
Environ 2 500 lymphocytes T

Environ 0,05 lymphocyte T

Explication

Un lymphocyte T sur 100 000 reconnaît l’antigène présenté, donc 5 000×1100 000=0,055\,000 \times \frac{1}{100\,000}=0,05 lymphocyte en moyenne par heure. Les valeurs plus élevées surestiment fortement la fréquence des lymphocytes spécifiques.

52. Quelle succession décrit correctement le déroulement général d’une réponse immunitaire ?

Réponse adaptative humorale, inflammation innée, puis destruction des cellules mémoire
Inflammation innée, réponse adaptative cellulaire ou humorale, puis mémoire immunitaire
Inflammation innée, production immédiate d’anticorps, puis formation des cellules souches
Mémoire immunitaire, inflammation innée, puis activation des lymphocytes effecteurs

Inflammation innée, réponse adaptative cellulaire ou humorale, puis mémoire immunitaire

Explication

La réponse commence par une réaction inflammatoire innée, se poursuit par une réponse adaptative cellulaire ou humorale, puis aboutit à la mise en place de la mémoire. La mémoire apparaît donc après l’activation des mécanismes adaptatifs.

53. Quel rôle les interférons de type I jouent-ils au début d’une infection grippale ?

Ils alertent les cellules résidentes et l’immunité innée après leur libération par les cellules épithéliales infectées.
Ils transforment les lymphocytes B en plasmocytes producteurs d’anticorps.
Ils détruisent directement les cellules infectées en provoquant leur apoptose immédiate.
Ils piègent les particules virales dans des filets d’ADN extracellulaire.

Ils alertent les cellules résidentes et l’immunité innée après leur libération par les cellules épithéliales infectées.

Explication

Les cellules épithéliales pulmonaires infectées libèrent des interférons de type I, qui constituent un signal d’alerte pour les cellules résidentes et l’immunité innée. La destruction directe des cellules infectées relève notamment des cellules NK, tandis que les filets d’ADN sont formés par les neutrophiles.

54. Quelle association entre effecteurs de l’immunité innée et fonctions est correcte lors de la grippe ?

Les macrophages induisent l’apoptose des cellules infectées, tandis que les cellules NK phagocytent les virus.
Les neutrophiles forment des filets d’ADN par NETose, tandis que les cellules NK induisent l’apoptose des cellules infectées.
Les cellules dendritiques forment des filets d’ADN, tandis que les macrophages détruisent les cellules infectées par apoptose.
Les cellules NK forment des filets d’ADN, tandis que les neutrophiles induisent l’apoptose des cellules infectées.

Les neutrophiles forment des filets d’ADN par NETose, tandis que les cellules NK induisent l’apoptose des cellules infectées.

Explication

Les neutrophiles recrutés par chimiotactisme dégranulent et forment des filets d’ADN par NETose, alors que les cellules NK détruisent les cellules infectées par apoptose. La NETose piège les virus, tandis que l’apoptose exercée par les NK vise les cellules infectées.

55. Quelle association entre molécule du CMH et lymphocyte T activé est correcte dans les ganglions ?

Le CMH I active les macrophages et le CMH II active les neutrophiles.
Le CMH I active les lymphocytes B et le CMH II active les cellules NK.
Le CMH I active les lymphocytes CD8 et le CMH II active les lymphocytes CD4.
Le CMH I active les lymphocytes CD4 et le CMH II active les lymphocytes CD8.

Le CMH I active les lymphocytes CD8 et le CMH II active les lymphocytes CD4.

Explication

Les cellules dendritiques présentent les peptides antigéniques aux lymphocytes T naïfs dans les ganglions, avec une activation des CD8 par le CMH I et des CD4 par le CMH II. L’association inverse entre CMH et sous-type T constitue la confusion la plus courante.

56. Quelle fonction correspond aux principaux anticorps produits après commutation de classe lors de la grippe ?

Les IgA détruisent les cellules infectées, tandis que les IgG déclenchent la NETose des neutrophiles.
Les IgA stimulent la maturation médullaire, tandis que les IgG empêchent la présentation antigénique.
Les IgA protègent les muqueuses, tandis que les IgG facilitent la phagocytose des complexes immuns par les macrophages.
Les IgA activent les lymphocytes CD8, tandis que les IgG forment des filets d’ADN dans les voies respiratoires.

Les IgA protègent les muqueuses, tandis que les IgG facilitent la phagocytose des complexes immuns par les macrophages.

Explication

Lors de la grippe, les IgA protègent les muqueuses et les IgG favorisent la phagocytose des complexes immuns par les macrophages. Les lymphocytes CD8, les neutrophiles et les cellules dendritiques remplissent d’autres fonctions dans cette réponse.

57. Qu’est-ce qui caractérise une réponse immunitaire T-indépendante contre un antigène polysaccharidique ?

L’activation des lymphocytes T CD4, suivie d’une commutation vers des IgG et d’une mémoire durable.
L’activation directe des lymphocytes B, suivie de plasmocytes produisant des IgM sans mémoire durable.
La stimulation des cellules NK, suivie de la production d’IgA par les macrophages.
La présentation du polysaccharide par le CMH I, suivie de la destruction des bactéries par les CD8.

L’activation directe des lymphocytes B, suivie de plasmocytes produisant des IgM sans mémoire durable.

Explication

Un antigène polysaccharidique peut activer directement les lymphocytes B, qui deviennent des plasmocytes de courte durée produisant des IgM sans mémoire immunitaire durable. La commutation de classe et la mémoire caractérisent plutôt une réponse T-dépendante.

58. Comment une infection pulmonaire à Streptococcus pneumoniae peut-elle conduire à la capture d’antigènes par la rate ?

Les bactéries gagnent les ganglions par les voies aériennes, puis les lymphocytes les transportent jusqu’à la rate.
La rate libère des bactéries dans les alvéoles, puis la barrière alvéolocapillaire les reconduit vers les poumons.
L’inflammation fragilise la barrière alvéolocapillaire, les bactéries passent dans le sang, puis la rate les capture.
L’inflammation bloque la circulation sanguine pulmonaire, puis les macrophages dirigent les bactéries vers la rate.

L’inflammation fragilise la barrière alvéolocapillaire, les bactéries passent dans le sang, puis la rate les capture.

Explication

L’inflammation pulmonaire fragilise la barrière alvéolocapillaire et permet le passage des bactéries dans le sang, phénomène appelé bactériémie. La rate filtre ensuite le sang et capture les antigènes sanguins, tandis qu’elle n’est pas à l’origine du passage bactérien.

59. Quel mécanisme contribue à la clairance du pneumocoque environ cinq jours après le début de la réponse ?

Les IgM reconnaissent les bactéries et favorisent leur phagocytose par les neutrophiles ou les macrophages.
Les IgM transforment les neutrophiles en plasmocytes afin d’augmenter la production d’anticorps.
Les IgG empêchent la capture des bactéries par la rate et réduisent leur présentation aux lymphocytes T.
Les IgA activent les lymphocytes CD8, qui détruisent les bactéries par apoptose après leur entrée dans les tissus.

Les IgM reconnaissent les bactéries et favorisent leur phagocytose par les neutrophiles ou les macrophages.

Explication

Après environ cinq jours, les IgM reconnaissent les bactéries et favorisent leur phagocytose par les neutrophiles ou les macrophages, ce qui permet leur clairance. Les neutrophiles et les macrophages éliminent ainsi les bactéries, mais ne se transforment pas en cellules productrices d’anticorps.

60. Pourquoi le vaccin contre le pneumocoque associe-t-il le polysaccharide à une protéine ?

Pour rendre la réponse T-dépendante et permettre la génération d’une mémoire immunitaire.
Pour transformer le polysaccharide en antigène reconnu directement par les lymphocytes CD8.
Pour provoquer une réponse T-indépendante plus rapide sans commutation de classe.
Pour empêcher toute activation des lymphocytes B et limiter la production d’anticorps.

Pour rendre la réponse T-dépendante et permettre la génération d’une mémoire immunitaire.

Explication

L’association du polysaccharide à une protéine transforme la réponse en réponse T-dépendante, ce qui permet la génération d’une mémoire immunitaire. Une réponse T-indépendante produit principalement des IgM et n’installe pas une mémoire durable.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur Immunité adaptative et lymphocytes.

Quel est le rôle principal du système immunitaire ?

Assurer l’intégrité de l’organisme en éliminant agents infectieux, cellules mortes et cancéreuses.

Comment l’immunité innée reconnaît-elle les agents pathogènes ?

Par des motifs moléculaires généraux.

Sur quoi repose l’immunité adaptative pour reconnaître les antigènes ?

Sur les lymphocytes B et T.

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