Quel est le cancer le plus fréquent chez l’homme en France ?
Le cancer de la prostate.
Quand l’incidence du cancer de la prostate a-t-elle fortement augmenté ?
Entre 1980 et 2005.
Quel test a contribué à l’augmentation de l’incidence du cancer de la prostate après 1985 ?
Le test PSA.
Quelle évolution a connu la mortalité par cancer de la prostate entre 1990 et 2012 ?
Elle a diminué de 18,1 à 10,2 pour 100 000 hommes.
Quelle source rapporte la diminution de la mortalité par cancer de la prostate entre 1990 et 2012 ?
INCa, 2016.
Comment l’incidence du cancer de la prostate aux Antilles françaises se compare-t-elle à celle en France métropolitaine ?
Elle est environ deux fois plus élevée.
Comment la mortalité par cancer de la prostate aux Antilles françaises se compare-t-elle à celle en France métropolitaine ?
Elle est environ deux fois plus élevée.
Qu'est-ce que la prostate dans le système urogénital ?
Une glande située autour de l’urètre et sous la vessie.
Quelle part du liquide séminal la prostate produit-elle ?
Plus de 30 % du liquide séminal.
Quelle fonction la prostate participe-t-elle en plus de la production de liquide ?
À l’éjaculation et à la continence.
Dans quelle zone le cancer de la prostate se développe-t-il dans 75 % des cas ?
Dans la zone périphérique.
Où se développe souvent l’hypertrophie bénigne de la prostate ?
Dans la zone transitionnelle.
Quels organes peuvent être atteints successivement par l’évolution locale du cancer de la prostate ?
La capsule prostatique, l’urètre, les vésicules séminales, le trigone vésical et le col vésical.
Où siègent principalement les métastases du cancer de la prostate ?
Dans les ganglions et les os.
Quel type de métastases osseuses est généralement observé dans le cancer de la prostate ?
Des métastases ostéocondensantes.
Quelle différence principale entre dépistage organisé et individuel ?
Le dépistage organisé invite systématiquement une population à un examen.
Qui décide du dépistage individuel du cancer ?
La décision partagée entre patient et médecin.
Pourquoi aucun programme national de dépistage organisé du cancer de la prostate ?
Le bénéfice du dépistage reste incertain et les études sont discordantes.
Qu'est-ce que le PSA ?
Une glycoprotéine participant à la liquéfaction du sperme.
Quel est le taux sérique classique du PSA ?
Inférieur à 4 ng/mL.
Quelles causes peuvent élever le taux de PSA ?
Cancer, prostatite, hypertrophie bénigne ou traumatisme.
Quelles séquences utilise l’IRM multiparamétrique pour analyser la tumeur ?
Les séquences T2, T1 avec perfusion et diffusion.
Quelle sensibilité a l’IRM prostatique pour l’extension locale et ganglionnaire ?
Environ 70 à 75 %.
Quelle est la spécificité de l’IRM prostatique pour l’extension locale et ganglionnaire ?
Entre 90 et 95 %.
Quel diagnostic établissent les biopsies prostatiques ?
Le diagnostic histologique.
Quel critère pronostique fournissent les biopsies prostatiques ?
Le grade de Gleason.
Quelle antibioprophylaxie est recommandée avant biopsies prostatiques transrectales ?
Une prise unique orale de fluoroquinolone.
Quelle est la fréquence des complications infectieuses sévères après biopsies prostatiques transrectales ?
Moins de 5 % des cas.
Quelle complication urinaire peut survenir après biopsies prostatiques transrectales ?
La rétention aiguë d’urines.
Qu'est-ce que le score de Gleason ?
La somme des deux grades histologiques dominants de 1 à 5.
Que signifie un score de Gleason 5-6 ?
Une tumeur bien différenciée.
Que signifie un score de Gleason 8-10 ?
Une tumeur peu différenciée de mauvais pronostic.
Sur quels critères repose la classification pronostique de D’Amico ?
Le PSA, le grade de Gleason et le stade clinique.
Quels critères définissent le groupe à faible risque selon D’Amico ?
T1c-T2a, Gleason <7 et PSA <10.
Quels critères définissent le groupe à haut risque selon D’Amico ?
T2c-T3, Gleason >7 ou PSA >20.
Qui a défini le score de Gleason ?
Donald F Gleason.
Dans quelle publication la classification de D’Amico a-t-elle été présentée ?
D’Amico AW, JAMA, 1998.
Qu'est-ce que la surveillance active en cancer localisé ?
Ne pas traiter immédiatement un cancer peu agressif pour éviter les effets indésirables.
Quel est le but de la surveillance active si la maladie progresse ?
Proposer un traitement curatif dans la fenêtre de curabilité.
Quel PSA maximal définit un très faible risque pour la surveillance active ?
Un PSA inférieur à 10 ng/mL.
Quels critères biopsiques définissent un très faible risque pour la surveillance active ?
Une à deux biopsies positives envahissant moins de 50 % des carottes.
Quels sont les stades cliniques compatibles avec un très faible risque en surveillance active ?
Un stade cT1c ou cT2a.
Quelle valeur de PSA-D caractérise un très faible risque pour la surveillance active ?
Un PSA-D inférieur à 0,15 ng/mL/cc.
Quels critères justifient une simple surveillance après prostatectomie pour cancer localisé ?
Un PSA indosable, un stade pT2a, N0 et R0.
Comment se déroule la surveillance après traitement local d'un cancer de la prostate ?
Examen clinique avec toucher rectal et dosage du PSA à 3, 6, 12 mois, puis tous les 6 mois pendant 3 ans, puis annuellement pendant 10 ans.
Que retire la prostatectomie radicale ?
Elle retire la prostate et les vésicules séminales.
À quels stades la prostatectomie radicale peut-elle être proposée ?
De T1 à T3 sans métastase.
Quel est le critère d'espérance de vie pour proposer une prostatectomie radicale ?
Supérieure à 10 ans.
Quel est le risque d'incontinence urinaire après prostatectomie ?
De 5 à 7 %.
Quel est le risque d'impuissance à long terme après prostatectomie ?
De 70 à 80 %.
Quelles étapes comprend la radiothérapie externe ?
Consultation, scanner de simulation, contourage et dosimétrie, traitement, suivi hebdomadaire.
En quoi consiste la curiethérapie interstitielle ?
À implanter durablement des grains dans la prostate.
Quel isotope est le plus souvent utilisé en curiethérapie interstitielle ?
L'iode 125.
Comment obtient-on la déprivation androgénique ?
Par castration chirurgicale, agonistes ou antagonistes de la LHRH, anti-androgènes et inhibiteurs enzymatiques.
Quelle enzyme l’abiratérone inhibe-t-il irréversiblement ?
L’enzyme CYP17, c’est-à-dire la 17α-hydroxylase/C17,20-lyase.
Quelle est la conséquence de l’inhibition de CYP17 par l’abiratérone ?
La synthèse de testostérone est diminuée.
Quels effets indésirables cause l’hormonothérapie ?
Bouffées de chaleur, syndrome métabolique, troubles cardiovasculaires, asthénie, troubles sexuels et ostéoporose.
Quels effets indésirables l’abiratérone peut-elle provoquer ?
Un hyperaldostéronisme avec rétention hydrosodée, œdèmes, hypertension et hypokaliémie.
Quels risques sont associés à l’enzalutamide ?
Asthénie, convulsions et interactions médicamenteuses.
Qui a publié en 2011 sur l’inhibition irréversible de CYP17 par l’abiratérone ?
Ryan dans le Journal of Clinical Oncology (JCO).
Quelle différence distingue le cancer métastatique hormonosensible du résistant à la castration ?
Le cancer hormonosensible répond à la déprivation androgénique, le résistant progresse malgré.
Quels traitements améliorent la survie dans le cancer métastatique hormonosensible ?
L’abiratérone, docétaxel, apalutamide, enzalutamide, abiratérone+docétaxel, darolutamide+docétaxel.
Quels taxanes sont utilisés avec la castration dans le cancer métastatique ?
Le docétaxel et le cabazitaxel.
Dans quelles situations utilise-t-on le docétaxel et le cabazitaxel ?
Dans la maladie métastatique hormonosensible à haut volume et résistante à la castration.
Quels effets indésirables sont associés au docétaxel ?
Alopécie, mucite, nausées, diarrhée, toxicité unguéale, neuropathies, myalgies, hypersensibilité.
Quels médicaments réduisent les événements osseux et participent à la prise en charge de l’ostéoporose ?
Les bisphosphonates et le dénosumab.
Quels risques le dénosumab impose-t-il nécessitant une évaluation dentaire ?
L’ostéonécrose de la mâchoire.
Quelle surveillance est nécessaire lors d’un traitement par dénosumab ?
La surveillance du calcium.
Quel traitement utilise le radium-223 pour les douleurs osseuses ?
La radiothérapie interne vectorisée.
Quelle surveillance est nécessaire avec le radium-223 ?
Une surveillance hématologique.
Que comprennent les soins de support pour les métastases osseuses ?
Les antalgiques adaptés, la prise en charge des symptômes, le soutien psychologique, l’activité physique et les mesures hygiéno-diététiques.
Quels spécialistes participent à la prise en charge du cancer de la prostate ?
Le médecin généraliste, l’urologue, l’oncologue, le radiothérapeute, le pathologiste et le radiologue.
Dans quel cadre les spécialistes discutent-ils du cancer de la prostate ?
Au sein d’une réunion de concertation pluridisciplinaire.
De quoi dépend la décision thérapeutique du cancer de la prostate ?
Du stade, du grade, de l’espérance de vie, des comorbidités, des souhaits du patient et des effets secondaires attendus.
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1. Quel cancer est le plus fréquent chez l’homme en France ?
2. Comment la mortalité par cancer de la prostate a-t-elle évolué entre 1990 et 2012 ?
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