★ À maîtriser
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme en France.
La mortalité par cancer de la prostate a diminué de 18,1 à 10,2 pour 100 000 hommes entre 1990 et 2012. — INCa, 2016
Compléments
L’incidence du cancer de la prostate a fortement augmenté entre 1980 et 2005, notamment après l’introduction du PSA comme test de dépistage en 1985. — Binder-Foucard F, 2013
Aux Antilles françaises, l’incidence et la mortalité du cancer de la prostate sont environ deux fois plus élevées qu’en France métropolitaine.
Dépistage accru → incidence augmentée puis surdiagnostic → prudence
★ À maîtriser
Le cancer de la prostate se développe surtout dans la zone périphérique dans 75 % des cas, tandis que l’hypertrophie bénigne se développe souvent dans la zone transitionnelle.
Les métastases du cancer de la prostate siègent principalement dans les ganglions et les os, les métastases osseuses étant généralement ostéocondensantes.
Compléments
Zone périphérique : cancer ; zone transitionnelle : adénome
📌 Le dépistage organisé invite systématiquement une population à réaliser un examen, tandis que le dépistage individuel relève de la décision partagée entre un patient et son médecin. — INCa, 2015
📌 Aucun programme national de dépistage organisé du cancer de la prostate n’est actuellement mis en place, car le bénéfice du dépistage reste incertain et les études internationales sont discordantes. — INCa, 2018
PSA sensible mais non spécifique, toucher rectal complémentaire
★ À maîtriser
L’IRM multiparamétrique utilise notamment les séquences T2, T1 avec perfusion et diffusion pour analyser l’anatomie, la vascularisation et la densité cellulaire tumorale.
Les biopsies prostatiques établissent le diagnostic histologique et fournissent les critères pronostiques, notamment le grade de Gleason.
Compléments
📌 Une antibioprophylaxie par prise unique orale de fluoroquinolone est recommandée avant les biopsies prostatiques transrectales, dont les complications infectieuses sévères et la rétention aiguë d’urines surviennent dans moins de 5 % des cas.
PSA/toucher rectal → IRM → biopsies → bilan d’extension
★ À maîtriser
Un score de Gleason 5-6 correspond à une tumeur bien différenciée, un score 7 à une tumeur moyennement différenciée et un score 8-10 à une tumeur peu différenciée de mauvais pronostic.
La classification pronostique de D’Amico repose sur le PSA, le grade de Gleason et le stade clinique. — D’Amico AW, JAMA, 1998
Compléments
Gleason 3–6 : différencié ; Gleason 8–10 : mauvais pronostic
★ À maîtriser
📌 Les critères de très faible risque pour la surveillance active comprennent un PSA inférieur à 10 ng/mL, un ISUP 1, une à deux biopsies positives envahissant moins de 50 % des carottes, un stade cT1c ou cT2a et un PSA-D inférieur à 0,15 ng/mL/cc.
Compléments
Surveiller les petits risques, traiter dans la fenêtre de curabilité
★ À maîtriser
Compléments
Après prostatectomie, le risque d’incontinence urinaire est de 5 à 7 % et le risque d’impuissance à long terme de 70 à 80 %.
🔄 La radiothérapie externe se déroule selon les étapes suivantes:
La curiethérapie interstitielle consiste à implanter durablement des grains, le plus souvent d’iode 125, dans la prostate.
Chirurgie, radiothérapie, curiethérapie, traitements focaux
★ À maîtriser
📐 Formule — L’abiratérone inhibe irréversiblement CYP17, c’est-à-dire la 17α-hydroxylase/C17,20-lyase, et bloque deux activités enzymatiques importantes de la synthèse de la testostérone : . — Ryan, JCO, 2011
Compléments
Blocage androgénique → baisse de la stimulation tumorale → résistance possible
★ À maîtriser
📌 Le cancer métastatique hormonosensible répond encore à la déprivation androgénique, tandis que le cancer métastatique résistant à la castration progresse malgré cette castration.
Les traitements pouvant améliorer la survie globale comprennent:
Le docétaxel et le cabazitaxel sont des taxanes utilisés avec la castration, notamment dans la maladie métastatique hormonosensible à haut volume et dans la maladie métastatique résistante à la castration.
Compléments
Hormonothérapie → nouvelles hormonothérapies → taxanes → traitements ciblés
★ À maîtriser
Les bisphosphonates et le dénosumab réduisent les événements osseux, notamment la douleur, le risque fracturaire et l’hypercalcémie, et participent à la prise en charge de l’ostéoporose.
Les soins de support comprennent: les antalgiques adaptés au type de douleur, la prise en charge des bouffées de chaleur, la prise en charge des troubles sexuels, la prise en charge de la continence et du transit, le soutien psychologique, l’activité physique, les mesures hygiéno-diététiques
Compléments
📌 Le dénosumab expose à l’hypocalcémie et à l’ostéonécrose de la mâchoire, ce qui impose notamment une évaluation dentaire et une surveillance du calcium.
Métastases osseuses → douleur et fractures → prévention et irradiation
La prise en charge associe:
La décision thérapeutique dépend du stade, du grade, de l’espérance de vie, des comorbidités, des souhaits du patient et des effets secondaires attendus.
| Situation | Caractéristique | Principes thérapeutiques |
|---|---|---|
| Cancer localisé | Maladie limitée à la prostate | Surveillance active, chirurgie, radiothérapie ou curiethérapie |
| Cancer métastatique hormonosensible | Métastases avec réponse à la castration | Déprivation androgénique, nouvelles hormonothérapies et parfois docétaxel |
| Cancer métastatique résistant à la castration | Progression malgré la castration | Nouvelles hormonothérapies, taxanes, traitements ciblés et soins de support |
| Risque | Critères principaux | Survie sans rechute à 10 ans |
|---|---|---|
| Faible | T1c-T2a, Gleason < 7, PSA < 10 | 85 % |
| Intermédiaire | T2b ou Gleason 7 ou PSA 10-20 | 50 % |
| Élevé | T2c-T3 ou Gleason > 7 ou PSA > 20 | 30 % |
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Quel est le cancer le plus fréquent chez l’homme en France ?
Le cancer de la prostate.
Quand l’incidence du cancer de la prostate a-t-elle fortement augmenté ?
Entre 1980 et 2005.
Quel test a contribué à l’augmentation de l’incidence du cancer de la prostate après 1985 ?
Le test PSA.
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