★ À maîtriser
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme en France.
En France métropolitaine, la mortalité standardisée par cancer de la prostate est passée de 18,1 à 10,2 pour 100 000 hommes entre 1990 et 2012.
Compléments
L’introduction du PSA comme test de dépistage en 1985 a contribué à une forte augmentation de l’incidence du cancer de la prostate entre 1980 et 2005.
Aux Antilles françaises, l’incidence et la mortalité du cancer de la prostate sont deux fois plus élevées qu’en France métropolitaine, notamment en lien avec l’ascendance africaine et l’exposition environnementale au chlordécone.
Le syndrome métabolique, notamment l’hypertension artérielle et l’augmentation du périmètre abdominal, est associé à un risque plus élevé de cancer de la prostate.
Dépistage accru → incidence augmentée puis surdiagnostic → prudence
★ À maîtriser
Le cancer de la prostate se développe surtout dans la zone périphérique dans 75 % des cas, tandis que l’hypertrophie bénigne de la prostate provient souvent de la zone transitionnelle.
Au stade local, le cancer de la prostate est le plus souvent asymptomatique et les symptômes urinaires apparaissent généralement tardivement.
Compléments
Zone périphérique : cancer ; zone transitionnelle : adénome
★ À maîtriser
📌 Le toucher rectal aide à distinguer les stades T1-T2 des stades T3-T4, mais il ne suffit pas à exclure un cancer lorsque le PSA est normal.
Compléments
TR-PSA-biopsies : les trois piliers diagnostiques
★ À maîtriser
Le bilan d’extension recherche une atteinte locale, ganglionnaire et métastatique à distance.
L’IRM multiparamétrique associe notamment les séquences T1, T2, perfusion et diffusion, et possède une très bonne spécificité de 90 à 95 % pour l’extension locale et ganglionnaire.
Les principaux sites métastatiques du cancer de la prostate sont les ganglions et l’os, les localisations pulmonaires, hépatiques et du système nerveux central étant plus rares.
Compléments
📌 La classification de D’Amico distingue un faible risque, un risque intermédiaire et un haut risque à partir du PSA, du score de Gleason et du stade clinique. — D’Amico AW, 1998
Gleason → ISUP → D’Amico → traitement
★ À maîtriser
📌 Le dépistage organisé est proposé régulièrement par les pouvoirs publics, tandis que le dépistage individuel est discuté entre un patient et son médecin. — INCA, 2015
📌 Aucun programme national de dépistage systématique du cancer de la prostate n’est mis en place en France, car le bénéfice du dépistage reste incertain et les études internationales sont discordantes. — Welch, NEJM, 2019
Compléments
Dépistage organisé absent ; décision individuelle éclairée
★ À maîtriser
📌 La surveillance active vise à éviter les effets indésirables d’un traitement chez les cancers peu agressifs tout en proposant un traitement curatif si la tumeur progresse dans sa fenêtre de curabilité. — P Mangin, 2004
Les critères de très faible risque pour la surveillance active comprennent un PSA inférieur à 10 ng/mL, un ISUP 1, une à deux biopsies positives envahissant moins de 50 % des carottes, un stade cT1c ou cT2a et un PSA-D inférieur à 0,15 ng/mL/cc.
La prostatectomie radicale consiste à retirer la prostate et les vésicules séminales et peut être proposée de T1 à T3 sans métastase chez des patients ayant généralement une espérance de vie supérieure à 10 ans.
Compléments
Après prostatectomie, le risque d’incontinence urinaire est de 5 à 7 % et celui d’impuissance à long terme de 70 à 80 %.
🔄 La radiothérapie externe comprend:
Surveiller les faibles risques, traiter la fenêtre de curabilité
★ À maîtriser
Compléments
PSA indosable → surveillance → hausse confirmée → rattrapage
★ À maîtriser
📐 Formule — L’abiratérone inhibe irréversiblement CYP17, c’est-à-dire la 17α-hydroxylase et la C17,20-lyase, et bloque ainsi deux étapes importantes de la synthèse de la testostérone : . — Ryan, JCO, 2011
Compléments
Blocage androgénique → baisse de stimulation tumorale
★ À maîtriser
La chimiothérapie du cancer de la prostate repose principalement sur les taxanes docétaxel et cabazitaxel, administrés avec ou sans prednisone et avec castration.
Les bisphosphonates et le denosumab réduisent les événements osseux, préviennent les fractures et peuvent contribuer à la prise en charge de l’ostéoporose liée au cancer ou à son traitement.
Les soins de support comprennent: les antalgiques, la prise en charge des bouffées de chaleur, la prise en charge des troubles sexuels, la prise en charge des troubles urinaires et digestifs, le soutien psychologique, l’activité physique, les mesures hygiéno-diététiques
Compléments
Le docétaxel peut provoquer:
Le radium-223 est une radiothérapie interne vectorisée utilisée dans certaines situations de métastases osseuses douloureuses, avec surveillance hématologique.
Stratification de D’Amico
| Risque | Critères principaux | Survie sans rechute à 10 ans |
|---|---|---|
| Faible | T1c-T2a, Gleason < 7, PSA < 10 | 85 % |
| Intermédiaire | T2b ou Gleason 7 ou PSA 10-20 | 50 % |
| Élevé | T2c-T3 ou Gleason > 7 ou PSA > 20 | 30 % |
Teste tes connaissances sur Cancer de la prostate avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle est la situation épidémiologique du cancer de la prostate chez l’homme en France ?
2. Qu'est-ce que l'épidémiologie dans le contexte du cancer de la prostate?
Mémorisez les concepts clés de Cancer de la prostate avec 11 flashcards interactives.
Quel est le cancer le plus fréquent chez l’homme en France?
Le cancer de la prostate.
Cancer de la prostate fréquent
Premier cancer chez l’homme en France.
Quel facteur a contribué à l’augmentation de l’incidence du cancer de la prostate entre 1980 et 2005?
L’introduction du PSA comme test de dépistage en 1985.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches