QCM : Classifications et approches psychiatriques — 64 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle spécialité médicale prend en charge les troubles mentaux et comportementaux ?

La neurologie clinique
La médecine préventive
La psychologie sociale
La psychiatrie

La psychiatrie

Explication

La psychiatrie est une spécialité médicale consacrée aux troubles mentaux et comportementaux. La psychologie se concentre principalement sur les thérapies psychologiques et ne se définit pas comme cette spécialité médicale.

2. Quelle distinction décrit correctement les actions de traiter et de soigner en psychiatrie ?

Traiter analyse les symptômes et établit un diagnostic, tandis que soigner organise l’accompagnement et le suivi.
Traiter prescrit des médicaments, tandis que soigner repose sur des entretiens psychologiques réguliers.
Traiter accompagne le patient dans la durée, tandis que soigner consiste à classer les symptômes selon leur gravité.
Traiter évalue les droits du patient, tandis que soigner mesure la proportionnalité de l’intervention médicale.

Traiter analyse les symptômes et établit un diagnostic, tandis que soigner organise l’accompagnement et le suivi.

Explication

Traiter renvoie à l’analyse des symptômes et à la pose du diagnostic, alors que soigner implique l’accompagnement thérapeutique et le suivi de l’évolution. La prescription médicamenteuse relève plutôt des compétences médicales du psychiatre et ne définit pas à elle seule ces deux actions.

3. Dans une prise en charge de troubles mentaux, quelle compétence distingue principalement le psychiatre du psychologue ?

Le psychiatre peut prescrire des médicaments et intervenir médicalement.
Le psychiatre se limite aux thérapies psychologiques centrées sur la parole.
Le psychiatre s’occupe surtout des démarches juridiques liées au patient.
Le psychiatre évalue principalement les normes personnelles de l’individu.

Le psychiatre peut prescrire des médicaments et intervenir médicalement.

Explication

Le psychiatre est un médecin habilité à prescrire des médicaments et à intervenir médicalement, tandis que le psychologue se concentre principalement sur les thérapies psychologiques. Les entretiens psychologiques ne constituent donc pas la distinction principale en faveur du psychiatre.

4. Quelle affirmation décrit correctement le rapport entre symptômes et maladie grave ?

La présence de symptômes ne suffit pas à prouver une maladie grave, et leur absence n’exclut pas une maladie ou une rechute.
Les symptômes permettent de distinguer avec certitude une rechute d’une amélioration durable de l’état mental.
L’absence de symptômes exclut une maladie active, tandis que leur présence permet d’en déterminer précisément la gravité.
La présence de symptômes confirme une maladie grave, tandis que leur absence indique généralement une guérison durable.

La présence de symptômes ne suffit pas à prouver une maladie grave, et leur absence n’exclut pas une maladie ou une rechute.

Explication

Les symptômes doivent être interprétés dans leur contexte, car leur présence ne prouve pas nécessairement une maladie grave et leur absence n’exclut ni une maladie ni un risque de rechute. L’absence de symptômes ne permet donc pas de conclure à une guérison durable.

5. Quel classement des quotients intellectuels correspond aux seuils présentés ?

Une moyenne de 100, un seuil inférieur à 80 associé à une déficience et un seuil supérieur à 120 associé à une intelligence exceptionnelle.
Une moyenne de 130, un seuil inférieur à 100 associé à une déficience et un seuil supérieur à 150 associé à une intelligence exceptionnelle.
Une moyenne de 100, un seuil inférieur à 70 associé à une déficience et un seuil supérieur à 130 associé à une intelligence exceptionnelle.
Une moyenne de 70, un seuil inférieur à 50 associé à une déficience et un seuil supérieur à 100 associé à une intelligence exceptionnelle.

Une moyenne de 100, un seuil inférieur à 70 associé à une déficience et un seuil supérieur à 130 associé à une intelligence exceptionnelle.

Explication

Le quotient intellectuel moyen est fixé à 100, tandis qu’un score inférieur à 70 est considéré comme un signe de déficience intellectuelle et qu’un score supérieur à 130 correspond à une intelligence exceptionnelle. Les autres propositions déplacent au moins un de ces seuils.

6. Selon Canguilhem, qu’est-ce qui contribue principalement à définir la normalité ?

L’absence durable de symptômes observables dans toutes les situations de vie.
La correspondance entre l’individu et l’image idéale qu’il souhaite atteindre.
La conformité de l’individu à une moyenne statistique fixée par la société.
La capacité de l’individu à s’adapter et à évoluer en instituant ses propres normes.

La capacité de l’individu à s’adapter et à évoluer en instituant ses propres normes.

Explication

Pour Canguilhem, la normalité dépend de la capacité à s’adapter et à évoluer en instaurant ses propres normes. Elle ne se réduit donc ni à une moyenne statistique ni à l’absence de symptômes.

7. Quelle explication Hippocrate donne-t-il aux troubles mentaux ?

Ils sont causés par une lésion cérébrale unique identifiable par l’examen du crâne.
Ils peuvent résulter d’un déséquilibre entre le sang, la bile noire, la bile jaune et le flegme.
Ils proviennent principalement d’une intervention surnaturelle indépendante de l’état du corps.
Ils apparaissent lorsque l’individu s’écarte des normes morales établies par la cité.

Ils peuvent résulter d’un déséquilibre entre le sang, la bile noire, la bile jaune et le flegme.

Explication

Hippocrate explique la santé et certains troubles par l’équilibre des quatre humeurs : le sang, la bile noire, la bile jaune et le flegme. Cette conception naturelle se distingue d’une explication fondée uniquement sur le surnaturel.

8. Quelle opposition caractérise la mélancolie et la manie dans la description hippocratique ?

La mélancolie repose sur des comportements extrêmes, tandis que la manie correspond à une réflexion calme et pessimiste.
La mélancolie désigne une euphorie brève, tandis que la manie correspond à une tristesse stable et modérée.
La mélancolie décrit une maladie aiguë guérissable, tandis que la manie désigne une maladie générale et chronique.
La mélancolie associe tristesse et désespoir prolongés, tandis que la manie implique euphorie, toute-puissance et comportements extrêmes.

La mélancolie associe tristesse et désespoir prolongés, tandis que la manie implique euphorie, toute-puissance et comportements extrêmes.

Explication

La mélancolie se caractérise par une tristesse et un désespoir prolongés, alors que la manie associe sentiment de toute-puissance, euphorie et comportements extrêmes. La proposition qui inverse ces caractéristiques confond les deux tableaux cliniques.

9. Comment Celse distingue-t-il les vésanies des frénésies ?

Les vésanies sont aiguës et guérissables, tandis que les frénésies sont générales et chroniques.
Les vésanies correspondent à la manie, tandis que les frénésies correspondent à la mélancolie prolongée.
Les vésanies concernent les troubles physiques, tandis que les frénésies relèvent des pratiques spirituelles.
Les vésanies sont générales et chroniques, tandis que les frénésies sont aiguës et susceptibles de guérir.

Les vésanies sont générales et chroniques, tandis que les frénésies sont aiguës et susceptibles de guérir.

Explication

Celse appelle vésanies les maladies mentales générales et chroniques, tandis qu’il réserve le terme frénésies aux maladies mentales aiguës susceptibles de guérir. Cette distinction porte donc sur la durée, la généralité et le potentiel d’évolution des troubles.

10. Comment les troubles mentaux sont-ils fréquemment interprétés au Moyen Âge, malgré l’existence d’explications médicales ?

Comme une maladie neurologique définie par des examens anatomiques et des traitements médicamenteux
Comme une conséquence juridique entraînant automatiquement une responsabilité pénale du malade
Comme une manifestation philosophique liée à la connaissance de soi et à la conscience individuelle
Comme un péché ou une possession démoniaque, parfois rapportés à un déséquilibre corporel ou psychique

Comme un péché ou une possession démoniaque, parfois rapportés à un déséquilibre corporel ou psychique

Explication

Au Moyen Âge, les troubles mentaux peuvent être associés au péché ou à la possession, mais certains penseurs les expliquent aussi par des déséquilibres naturels. Confondre le péché religieux avec le désordre psychique médical efface cette distinction entre faute et maladie.

11. Quelle classification des troubles mentaux est attribuée à Avicenne ?

Manie, dépression, anxiété, inconscient, conflit psychique et histoire personnelle
Démence précoce, psychose maniaco-dépressive, hystérie, obsession, phobie et schizophrénie
Perturbation des sens, mélancolie, mélomanie, manie, lycanthropie et aliénation de l’esprit
Tristesse de l’âme, tristesse du corps, possession démoniaque, péché, culpabilité et somatisation

Perturbation des sens, mélancolie, mélomanie, manie, lycanthropie et aliénation de l’esprit

Explication

Avicenne propose une classification comprenant notamment la perturbation des sens, la mélancolie, la mélomanie, la manie, la lycanthropie et l’aliénation de l’esprit. La démence précoce et la psychose maniaco-dépressive appartiennent à une classification beaucoup plus tardive de Kraepelin.

12. À quelle date le premier hôpital psychiatrique du monde est-il construit à Bagdad ?

En 1220
En 1656
En 705
En 1579

En 705

Explication

Le premier hôpital psychiatrique du monde est construit à Bagdad en 705. L’année 1220 correspond à l’installation de la première école de médecine européenne à Montpellier, et non à la fondation de cet hôpital.

13. Quelle contribution Jean Wier apporte-t-il à la compréhension de la sorcellerie en 1579 ?

Il explique la folie par l’unité fondamentale entre le corps et l’âme
Il assimile les personnes accusées de sorcellerie à des criminelles responsables de leurs actes
Il organise les placements volontaires et d’office dans des établissements spécialisés
Il distingue certaines femmes malades des criminelles et des suppôts du diable

Il distingue certaines femmes malades des criminelles et des suppôts du diable

Explication

Jean Wier contribue à faire reconnaître que certaines femmes accusées de sorcellerie sont des malades plutôt que des criminelles ou des suppôts du diable. Cette position distingue la maladie de la culpabilité, au lieu d’assimiler systématiquement le fou au criminel.

14. Quelle conception de l’esprit et du corps Descartes défend-il ?

Une théorie humorale distinguant la tristesse de l’âme de celle du corps
Un monisme faisant du corps et de l’âme deux expressions d’une même réalité
Une conception médicale centrée sur l’inconscient et l’histoire personnelle du sujet
Un dualisme séparant l’âme et le corps, associé au concept de conscience exprimé par le Cogito

Un dualisme séparant l’âme et le corps, associé au concept de conscience exprimé par le Cogito

Explication

Descartes défend un dualisme entre l’âme et le corps et introduit une conception moderne de la conscience avec le Cogito. Le monisme qui unit l’âme et le corps est la position attribuée à Spinoza.

15. Quelle thèse moniste Spinoza défend-il au sujet de l’âme et du corps ?

L’âme constitue une partie saine du malade à laquelle le thérapeute doit s’adresser
L’âme relève du religieux, tandis que le corps relève exclusivement de la médecine
L’âme et le corps ne font qu’un, l’âme étant l’idée du corps et le corps son expression
L’âme et le corps sont deux substances séparées, reliées par la conscience du sujet

L’âme et le corps ne font qu’un, l’âme étant l’idée du corps et le corps son expression

Explication

Spinoza considère l’âme et le corps comme une seule réalité, l’âme étant l’idée du corps et le corps l’expression de l’âme. La séparation en deux substances distinctes correspond au dualisme défendu par Descartes.

16. Quel événement Johann Christian Reil introduit-il dans l’histoire de la psychiatrie en 1808 ?

Il fonde la psychanalyse en plaçant l’inconscient au centre de la maladie mentale
Il crée le premier hôpital psychiatrique dans une ville européenne spécialisée en médecine
Il introduit le terme « psychiatrie », alors que la folie entre pleinement dans le champ médical au XIXᵉ siècle
Il distingue les psychoses maniaco-dépressives des démences précoces considérées comme incurables

Il introduit le terme « psychiatrie », alors que la folie entre pleinement dans le champ médical au XIXᵉ siècle

Explication

Johann Christian Reil introduit le terme « psychiatrie » en 1808, dans le contexte de la médicalisation croissante de la folie au XIXᵉ siècle. La distinction entre psychoses maniaco-dépressives et démences précoces est attribuée à Kraepelin en 1899.

17. Sur quoi repose principalement le traitement moral proposé par Pinel ?

Sur l’administration de neuroleptiques destinés à corriger les déséquilibres cérébraux
Sur la parole, la relation et l’observation afin de s’adresser à la partie saine du malade
Sur l’interprétation de l’inconscient et des conflits liés à l’histoire personnelle
Sur la contrainte physique et l’isolement afin de réduire les comportements dangereux

Sur la parole, la relation et l’observation afin de s’adresser à la partie saine du malade

Explication

Le traitement moral de Pinel privilégie la parole, la relation et l’observation pour mobiliser la partie saine du malade. La contrainte constitue précisément l’approche à laquelle ce traitement s’oppose, tandis que les neuroleptiques apparaissent bien plus tard.

18. Quelle innovation majeure la loi française du 30 juin 1838 introduit-elle dans l’organisation des soins psychiatriques ?

Elle crée un hôpital psychiatrique national et supprime les placements décidés par les autorités
Elle impose un asile par département et organise les placements volontaire, d’office et libre
Elle reconnaît les psychoses maniaco-dépressives comme curables et les démences précoces comme incurables
Elle remplace les traitements relationnels par des médicaments psychotropes dans chaque département

Elle impose un asile par département et organise les placements volontaire, d’office et libre

Explication

La loi du 30 juin 1838 impose la création d’un asile par département et encadre trois formes de placement : volontaire, d’office et libre. Elle ne supprime donc pas les différentes modalités de placement et ne concerne pas la classification clinique de Kraepelin.

19. Quel parcours de formation correspond à la formation générale d’un psychiatre, avant une éventuelle spécialisation supplémentaire ?

Cinq ans de médecine générale puis six ans d’internat en psychiatrie
Six ans de médecine générale puis quatre ans d’internat en psychiatrie
Six ans de médecine générale puis cinq ans d’internat en psychiatrie
Sept ans de médecine générale puis cinq ans d’internat en psychiatrie

Six ans de médecine générale puis cinq ans d’internat en psychiatrie

Explication

La formation générale associe six années de médecine générale à cinq années d’internat en psychiatrie. La pédopsychiatrie ajoute une année, mais cette année ne fait pas partie du parcours général du psychiatre.

20. Quelle distinction caractérise le mieux les secteurs privé et public de la psychiatrie ?

Le privé applique les honoraires conventionnés, tandis que le public les fixe librement
Le privé favorise la discrétion, tandis que le public repose sur la sectorisation
Le privé accueille les mineurs, tandis que le public accueille les patients adultes
Le privé repose sur la sectorisation, tandis que le public favorise la discrétion

Le privé favorise la discrétion, tandis que le public repose sur la sectorisation

Explication

Le secteur privé est associé à davantage de secret médical et de discrétion, alors que le secteur public est structuré par la sectorisation psychiatrique. La sectorisation ne constitue donc pas le principe d’organisation du secteur privé.

21. Un patient consulte un psychiatre du secteur 2 : quelle règle tarifaire s’applique à cette situation ?

Le médecin est conventionné et le tarif est fixé par la Sécurité sociale
Le médecin est conventionné et peut pratiquer des dépassements d’honoraires
Le médecin est conventionné sans dépassement d’honoraires autorisé
Le médecin n’est pas conventionné et aucun remboursement n’est possible

Le médecin est conventionné et peut pratiquer des dépassements d’honoraires

Explication

Le secteur 2 est conventionné, mais les honoraires y sont libres et des dépassements peuvent être demandés. Le secteur 1 correspond à l’absence de dépassement, tandis que le secteur 3 n’est pas conventionné.

22. Quelle différence d’organisation distingue principalement la psychiatrie privée de la psychiatrie publique ?

La psychiatrie privée est sectorisée, tandis que la publique s’exerce notamment en cabinet ou en clinique
La psychiatrie privée concerne les adultes, tandis que la publique concerne les enfants et adolescents
La psychiatrie privée relève de l’État, tandis que la publique dépend d’associations indépendantes
La psychiatrie privée s’exerce notamment en cabinet ou en clinique, tandis que la publique est sectorisée

La psychiatrie privée s’exerce notamment en cabinet ou en clinique, tandis que la publique est sectorisée

Explication

La psychiatrie privée peut être exercée en cabinet, en association ou en clinique, alors que la psychiatrie publique est organisée par la sectorisation. Cette distinction porte sur le mode d’organisation, et non sur l’âge des patients.

23. Pour une consultation psychiatrique en secteur 1, quelle combinaison est correcte ?

Tarif libre, remboursement à 70 % et absence de dépassement autorisé
Tarif non conventionné, absence de remboursement et dépassement possible
43,70 €, remboursement à 70 % et absence de dépassement autorisé
43,70 €, remboursement variable et dépassement d’honoraires autorisé

43,70 €, remboursement à 70 % et absence de dépassement autorisé

Explication

En secteur 1, la consultation coûte 43,70 €, elle est remboursée à 70 % par la Sécurité sociale puis par la mutuelle, et aucun dépassement n’est autorisé. Le tarif libre et les dépassements correspondent plutôt au secteur 2.

24. Un patient compare les secteurs 2 et 3 avant de prendre rendez-vous : quelle affirmation est exacte ?

Le secteur 2 est non conventionné, tandis que le secteur 3 applique des honoraires libres
Le secteur 2 et le secteur 3 sont conventionnés, mais leurs tarifs de consultation diffèrent
Le secteur 2 est conventionné avec honoraires libres, tandis que le secteur 3 ne l’est pas
Le secteur 2 interdit les dépassements, tandis que le secteur 3 les autorise avec remboursement

Le secteur 2 est conventionné avec honoraires libres, tandis que le secteur 3 ne l’est pas

Explication

Le secteur 2 reste conventionné, tout en permettant des honoraires libres et des dépassements à la charge du patient. Le secteur 3 n’est pas conventionné et n’offre pas de remboursement.

25. Comment la sectorisation psychiatrique répartit-elle les principaux champs de prise en charge ?

Elle distingue l’enfant jusqu’à 12 ans, l’adolescent jusqu’à 21 ans et la psychiatrie judiciaire
Elle distingue les patients selon leur domicile, leur revenu et leur régime d’assurance
Elle distingue l’enfant-adolescent de 0 à 18 ans, l’adulte dès 18 ans et la psychiatrie pénitentiaire
Elle distingue l’enfant-adolescent jusqu’à 16 ans, l’adulte dès 16 ans et la psychiatrie scolaire

Elle distingue l’enfant-adolescent de 0 à 18 ans, l’adulte dès 18 ans et la psychiatrie pénitentiaire

Explication

La sectorisation distingue la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent de 0 à 18 ans, la psychiatrie adulte à partir de 18 ans et la psychiatrie pénitentiaire. Cette dernière comprend 26 secteurs en France, mais la répartition repose d’abord sur ces champs de prise en charge.

26. Quelle association décrit correctement les trois catégories de signes cliniques ?

Les signes physiques reflètent l’état global, les fonctionnels sont corporels et les généraux ressentis
Les signes physiques sont corporels, les fonctionnels ressentis et les généraux reflètent l’état global
Les signes physiques sont ressentis, les fonctionnels corporels et les généraux limités à un organe
Les signes physiques sont environnementaux, les fonctionnels sociaux et les généraux liés au traitement

Les signes physiques sont corporels, les fonctionnels ressentis et les généraux reflètent l’état global

Explication

Les signes physiques s’observent sur le corps, les signes fonctionnels correspondent au vécu rapporté par le patient et les signes généraux concernent l’état global de l’organisme. Les autres associations inversent ces catégories ou leur attribuent une définition étrangère.

27. Que désigne la sémiologie dans l’examen psychiatrique ?

La prescription des traitements en fonction de la gravité des symptômes
La classification administrative des patients selon leur secteur de prise en charge
L’explication du fonctionnement psychique à partir des causes supposées du trouble
Le recueil et l’interprétation des signes observés pendant l’examen clinique

Le recueil et l’interprétation des signes observés pendant l’examen clinique

Explication

La sémiologie consiste à recueillir et interpréter les signes lors de l’examen clinique. L’explication du fonctionnement psychique et des causes relève plutôt de l’étiopathogénie, ce qui constitue la confusion principale.

28. Comment se déroule généralement le premier entretien psychiatrique ?

Une phase directive impose les thèmes, puis une phase libre vérifie les réponses obtenues
Une phase écrite recueille les antécédents, puis une phase corporelle recherche les signes physiques
Une phase libre permet l’expression spontanée, puis une phase directive explore des points précis
Une phase diagnostique établit le trouble, puis une phase thérapeutique choisit le traitement

Une phase libre permet l’expression spontanée, puis une phase directive explore des points précis

Explication

Le premier entretien commence généralement par une phase libre favorisant l’expression spontanée, suivie d’une phase directive centrée sur des points précis. La phase directive ne précède donc pas habituellement la phase libre.

29. Pourquoi un symptôme psychiatrique isolé ne suffit-il généralement pas à poser un diagnostic ?

Parce qu’il décrit nécessairement une réaction normale sans valeur pathologique
Parce qu’il doit être confirmé par un examen biologique avant toute interprétation clinique
Parce qu’il ne peut être compris qu’après une hospitalisation psychiatrique prolongée
Parce qu’il doit être interprété avec le comportement, le discours, l’environnement et le contexte

Parce qu’il doit être interprété avec le comportement, le discours, l’environnement et le contexte

Explication

Un symptôme isolé prend son sens au regard du comportement, du discours, de l’environnement et du contexte du patient. Un examen biologique ou une hospitalisation prolongée ne sont pas des conditions générales indispensables à cette interprétation.

30. Quelle définition correspond à l’énurésie ?

Une difficulté volontaire à commencer la miction chez l’enfant
Une émission nocturne de selles liée à un trouble digestif
Une émission active, complète et non contrôlée d’urine après 4 ans
Une défécation involontaire dans les vêtements après l’âge habituel

Une émission active, complète et non contrôlée d’urine après 4 ans

Explication

L’énurésie désigne une émission d’urine active, complète et involontaire chez un enfant de plus de 4 ans. La défécation involontaire dans les vêtements correspond à l’encoprésie, et non à l’énurésie.

31. Quelle fréquence et quelle répartition selon le sexe caractérisent approximativement l’énurésie ?

Elle concerne environ 25 % des enfants, avec autant de filles que de garçons
Elle concerne environ 10 à 15 % des enfants, avec deux garçons pour une fille
Elle concerne environ 5 % des enfants, avec trois filles pour deux garçons
Elle concerne environ 1,5 à 3 % des enfants, avec une fille pour deux garçons

Elle concerne environ 10 à 15 % des enfants, avec deux garçons pour une fille

Explication

L’énurésie touche environ 10 à 15 % des enfants et sa fréquence est estimée à deux garçons pour une fille. Le taux de 1,5 à 3 % correspond plutôt à l’encoprésie.

32. Quel trouble correspond à une défécation involontaire dans les vêtements après l’âge habituel d’acquisition de la propreté ?

Le somnambulisme
L’énurésie
L’encoprésie
La parasomnie respiratoire

L’encoprésie

Explication

L’encoprésie est une défécation involontaire dans les vêtements chez un enfant ayant dépassé l’âge habituel d’acquisition de la propreté. L’énurésie concerne l’émission involontaire d’urine.

33. Quelle distinction entre sommeil paradoxal et sommeil lent est correcte ?

Le sommeil paradoxal comprend quatre stades, tandis que le sommeil lent provoque les rêves
Le sommeil paradoxal correspond au sommeil profond, tandis que le sommeil lent supprime toute activité mentale
Le sommeil paradoxal est associé aux rêves, tandis que le sommeil lent comprend quatre stades
Le sommeil paradoxal entraîne des automatismes moteurs, tandis que le sommeil lent correspond aux émissions urinaires

Le sommeil paradoxal est associé aux rêves, tandis que le sommeil lent comprend quatre stades

Explication

Le sommeil paradoxal est la période au cours de laquelle surviennent les rêves, alors que le sommeil lent comprend quatre stades, du sommeil léger au sommeil profond. Les automatismes moteurs décrivent plutôt le somnambulisme.

34. Quelle proposition distingue correctement l’anorexie, la sitiophobie, l’hyperphagie et la boulimie ?

L’anorexie est une perte d’appétit, la sitiophobie une restriction volontaire, l’hyperphagie une prise régulière excessive et la boulimie des accès massifs
L’anorexie est une prise excessive, la sitiophobie une perte d’appétit, l’hyperphagie des accès massifs et la boulimie une restriction volontaire
L’anorexie correspond à des accès massifs, la sitiophobie à une prise régulière, l’hyperphagie à une restriction et la boulimie à une perte d’appétit
L’anorexie est une restriction volontaire, la sitiophobie des accès massifs, l’hyperphagie une perte d’appétit et la boulimie une prise régulière

L’anorexie est une perte d’appétit, la sitiophobie une restriction volontaire, l’hyperphagie une prise régulière excessive et la boulimie des accès massifs

Explication

Ces quatre notions se distinguent par la nature et le rythme de la conduite alimentaire : perte d’appétit, restriction volontaire, prise excessive régulière et accès massifs. La confusion la plus fréquente consiste à intervertir l’hyperphagie régulière et la boulimie par accès.

35. À partir de quelle valeur l’indice de masse corporelle définit-il l’obésité dans ce cadre ?

Un indice de masse corporelle supérieur à 25
Un indice de masse corporelle inférieur à 18,5
Un indice de masse corporelle supérieur à 30
Un indice de masse corporelle compris entre 20 et 25

Un indice de masse corporelle supérieur à 30

Explication

L’obésité est définie ici par un indice de masse corporelle supérieur à 30. Les autres seuils proposés renvoient à d’autres catégories de corpulence ou ne correspondent pas à cette définition.

36. Comment caractériser une impulsion en psychopathologie ?

Un besoin impérieux, brutal et soudain d’accomplir un acte irraisonné échappant au contrôle volontaire
Une répétition organisée d’un geste destinée à réduire une tension anxieuse
Une conviction fausse et durable résistant aux arguments et aux preuves contraires
Une inquiétude persistante conduisant à éviter progressivement certaines situations sociales

Un besoin impérieux, brutal et soudain d’accomplir un acte irraisonné échappant au contrôle volontaire

Explication

L’impulsion est un besoin soudain et difficilement contrôlable d’accomplir un acte irraisonné. Une répétition destinée à réduire l’anxiété correspond davantage à une compulsion.

37. Quelle distinction décrit correctement la catalepsie et la catatonie ?

La catalepsie correspond à une consommation excessive de liquides, tandis que la catatonie désigne une ingestion de substances non comestibles
La catalepsie est une absence de langage oral, tandis que la catatonie correspond à une augmentation du débit de parole
La catalepsie associe immobilité volontaire, flexibilité cireuse et attitudes imposées, tandis que la catatonie est un syndrome plus large incluant notamment le négativisme moteur
La catalepsie désigne une agitation désordonnée, tandis que la catatonie correspond à une perte isolée de l’appétit

La catalepsie associe immobilité volontaire, flexibilité cireuse et attitudes imposées, tandis que la catatonie est un syndrome plus large incluant notamment le négativisme moteur

Explication

La catalepsie associe disparition des mouvements volontaires, flexibilité cireuse et maintien des attitudes imposées, tandis que la catatonie constitue un syndrome comprenant notamment le négativisme moteur et la catalepsie. Les autres propositions confondent ces notions avec des troubles alimentaires ou du langage.

38. Dans quel ordre général se déroule le développement du langage chez l’enfant ?

Prélangage, langage élaboré, puis petit langage au cours de la troisième année
Petit langage, prélangage, puis langage élaboré vers 18 mois
Langage élaboré, petit langage, puis prélangage au cours de la première année
Prélangage, petit langage, puis langage élaboré à partir de 3 ans

Prélangage, petit langage, puis langage élaboré à partir de 3 ans

Explication

Le développement progresse du prélangage au petit langage, puis au langage élaboré à partir de 3 ans. Les autres séquences inversent l’ordre développemental des étapes.

39. À quelle condition d’âge le diagnostic de dyslexie ou de dysorthographie peut-il être posé ?

Après 6 ans, même lorsqu’une déficience sensorielle explique les difficultés
Dès 3 ans, dès qu’un retard de parole est observé
Après 7 à 7,5 ans, en l’absence de déficience mentale ou sensorielle
Avant 5 ans, si l’enfant présente une difficulté d’articulation

Après 7 à 7,5 ans, en l’absence de déficience mentale ou sensorielle

Explication

Le diagnostic est posé après 7 à 7,5 ans et suppose que les difficultés ne soient pas expliquées par une déficience mentale ou sensorielle. Un retard de parole précoce ne suffit donc pas à établir ce diagnostic.

40. Quelle distinction entre logorrhée et mutisme est correcte ?

La logorrhée supprime le langage oral, tandis que le mutisme augmente rapidement le débit verbal
La logorrhée retarde l’apparition de la première phrase, tandis que le mutisme déforme les phonèmes
La logorrhée désigne une perception sans stimulus, tandis que le mutisme correspond à une difficulté de lecture
La logorrhée augmente le débit de parole, tandis que le mutisme correspond à une absence de langage oral

La logorrhée augmente le débit de parole, tandis que le mutisme correspond à une absence de langage oral

Explication

La logorrhée se manifeste par une augmentation du débit verbal, alors que le mutisme correspond à une absence de langage oral, volontaire ou non. Le retard de parole concerne plutôt l’intégration des phonèmes, et une perception sans stimulus relève d’une hallucination.

41. Quelle distinction décrit correctement le suicide, la tentative de suicide et le raptus suicidaire ?

Le suicide entraîne la mort, la tentative n’est pas fatale et le raptus est une impulsion autodestructrice brutale
Le suicide évite un désagrément, la tentative recherche une image valorisée et le raptus relève de la fabulation
Le suicide est une neutralité affective, la tentative traduit une menace et le raptus correspond à une fuite du domicile
Le suicide est une impulsion anxieuse, la tentative est fatale et le raptus n’entraîne pas de passage à l’acte

Le suicide entraîne la mort, la tentative n’est pas fatale et le raptus est une impulsion autodestructrice brutale

Explication

Le suicide aboutit à une issue fatale, tandis que la tentative de suicide correspond à un passage à l’acte sans décès et que le raptus suicidaire est une impulsion autodestructrice soudaine. Confondre le suicide avec le raptus revient à prendre une impulsion brutale pour l’issue de l’acte.

42. Quelle succession caractérise généralement le déroulement d’une crise suicidaire ?

Une phase de ralentissement intellectuel, puis une conservation accrue des souvenirs anciens
Une phase de stupeur et de perplexité, puis une exaspération du sentiment de menace
Une phase d’euphorie expansive, puis une neutralité affective durable
Une phase de fabulation compensatoire, puis une fuite impulsive du domicile

Une phase de stupeur et de perplexité, puis une exaspération du sentiment de menace

Explication

La crise suicidaire commence généralement par une période de stupeur et de perplexité avant que le sentiment de menace ne s’exacerbe. L’euphorie expansive appartient à une description de l’humeur, pas à la succession typique de cette crise.

43. Quel comportement correspond à un mensonge compensatoire ?

Inventer une réussite pour se construire une image idéalisée de soi
Déformer un fait pour obtenir un avantage matériel immédiat
Quitter brusquement son domicile sous l’effet d’une impulsion anxieuse
Multiplier les récits fabuleux jusqu’à une forme extrême de mythomanie

Inventer une réussite pour se construire une image idéalisée de soi

Explication

Le mensonge compensatoire sert à rechercher une image idéalisée de soi, souvent en inventant des réussites ou des qualités. Le mensonge utilitaire vise plutôt un avantage ou l’évitement d’un désagrément, ce qui correspond à une autre fonction.

44. Quelle association entre une humeur et sa caractéristique est correcte ?

L’humeur expansive implique une surestimation de soi
L’humeur dépressive implique une accélération du cours de la pensée
L’humeur dépressive implique une neutralité affective envers l’environnement
L’athymie implique une tonalité permanente de tristesse

L’humeur expansive implique une surestimation de soi

Explication

L’humeur expansive se manifeste notamment par une surestimation de soi. La neutralité affective et l’indifférence caractérisent l’athymie, tandis que la tristesse persistante caractérise l’humeur dépressive.

45. Quel exemple relève de la mémoire épisodique plutôt que de la mémoire sémantique ?

Se souvenir de la règle conceptuelle de la photosynthèse
Se rappeler le lieu et la date de son dernier anniversaire
Savoir que Paris est la capitale de la France
Connaître la définition générale d’un triangle

Se rappeler le lieu et la date de son dernier anniversaire

Explication

La mémoire épisodique conserve des événements personnels situés dans le temps et l’espace, comme un anniversaire vécu. Les connaissances générales et conceptuelles relèvent de la mémoire sémantique, même lorsqu’elles sont très bien mémorisées.

46. Après un accident, une personne ne peut plus enregistrer correctement les faits nouveaux, tandis que ses souvenirs anciens restent accessibles : quel trouble évoque cette situation ?

Une dépersonnalisation
Une amnésie rétrograde
Une bradypsychie
Une amnésie antérograde

Une amnésie antérograde

Explication

L’amnésie antérograde concerne la difficulté à mémoriser les événements récents ou nouveaux. L’amnésie rétrograde touche au contraire les souvenirs anciens, et ne décrit donc pas principalement cette situation.

47. Quel vécu subjectif correspond à une dépersonnalisation ?

Avoir le sentiment de ne plus être soi-même, souvent avec une impression de déréalisation
Conserver des connaissances générales sans pouvoir les relier à une expérience personnelle
Éprouver une accélération de la pensée accompagnée d’une fuite des idées
Ressentir une neutralité affective avec indifférence envers l’environnement

Avoir le sentiment de ne plus être soi-même, souvent avec une impression de déréalisation

Explication

La dépersonnalisation désigne le sentiment de ne plus être soi-même et s’accompagne souvent d’une déréalisation. La fuite des idées correspond à la tachypsychie, qui concerne le cours de la pensée plutôt que le sentiment d’identité.

48. Quelle proposition distingue correctement la tachypsychie de la bradypsychie ?

La tachypsychie accélère le cours de la pensée, tandis que la bradypsychie le ralentit
La tachypsychie ralentit le cours de la pensée, tandis que la bradypsychie provoque une fuite des idées
La tachypsychie modifie le sentiment d’identité, tandis que la bradypsychie transforme la perception du monde
La tachypsychie altère les souvenirs anciens, tandis que la bradypsychie conserve les faits récents

La tachypsychie accélère le cours de la pensée, tandis que la bradypsychie le ralentit

Explication

La tachypsychie correspond à une accélération de la pensée, souvent associée à une fuite des idées, alors que la bradypsychie correspond à son ralentissement. Les troubles mnésiques et les expériences de dépersonnalisation concernent d’autres fonctions psychiques.

49. Quelle caractéristique appartient à la classification de l’INSERM publiée en 1968 ?

Elle établit une classification mondiale couvrant toutes les maladies depuis 2024
Elle propose des correspondances pédopsychiatriques avec la CIM-10 dans une approche psychodynamique
Elle comprend 20 catégories diagnostiques subdivisées en 146 sous-catégories
Elle adopte une approche dimensionnelle dans sa cinquième édition publiée en mai 2013

Elle comprend 20 catégories diagnostiques subdivisées en 146 sous-catégories

Explication

La classification de l’INSERM, publiée en 1968, comprend 20 catégories diagnostiques et 146 sous-catégories. L’approche dimensionnelle en 2013 renvoie au DSM-5, tandis que les deux autres descriptions concernent la CIM-11 ou la classification de Misès.

50. Quelle différence oppose principalement la classification de l’INSERM au DSM ?

L’INSERM adopte une approche dimensionnelle, tandis que le DSM conserve une nomenclature sans critères explicites
L’INSERM standardise des critères diagnostiques consensuels, tandis que le DSM fournit une nomenclature sans contenu défini
L’INSERM couvre toutes les maladies, tandis que le DSM organise les catégories de la CIM pour les États membres
L’INSERM fournit une nomenclature sans critères explicites, tandis que le DSM standardise la terminologie et le sens des diagnostics

L’INSERM fournit une nomenclature sans critères explicites, tandis que le DSM standardise la terminologie et le sens des diagnostics

Explication

La classification de l’INSERM est une nomenclature dépourvue de critères explicites, alors que le DSM cherche à standardiser la terminologie et la signification des diagnostics. Attribuer cette recherche de diagnostic partagé à l’INSERM inverse précisément la distinction entre les deux systèmes.

51. Quelle description correspond au DSM-5 ?

C’est une classification française de pédopsychiatrie conservant une approche psychodynamique et reliée à la CIM-10
C’est une classification nord-américaine élaborée par l’Association américaine de psychiatrie et le National Institute of Mental Health, publiée en mai 2013
C’est une classification mondiale de l’OMS couvrant toutes les maladies et entrée en vigueur dans sa onzième révision en 2024
C’est une nomenclature de l’INSERM publiée en 1968 avec 20 catégories et 146 sous-catégories

C’est une classification nord-américaine élaborée par l’Association américaine de psychiatrie et le National Institute of Mental Health, publiée en mai 2013

Explication

Le DSM-5 est une classification nord-américaine associée à l’American Psychiatric Association et au National Institute of Mental Health, publiée en mai 2013. La classification psychodynamique française renvoie à Misès, tandis que les autres propositions décrivent l’INSERM ou la CIM.

52. Quelle propriété distingue la CIM des classifications limitées aux troubles psychiatriques ?

Elle propose une approche nord-américaine plus dimensionnelle dans sa cinquième édition
Elle organise principalement la pédopsychiatrie française selon une approche psychodynamique
Elle constitue une nomenclature française sans critères explicites pour les diagnostics psychiatriques
Elle couvre l’ensemble des maladies et est préparée puis promulguée par l’Organisation mondiale de la santé

Elle couvre l’ensemble des maladies et est préparée puis promulguée par l’Organisation mondiale de la santé

Explication

La CIM est préparée et promulguée par l’Organisation mondiale de la santé et couvre toutes les maladies, au-delà des seuls troubles psychiatriques. L’approche pédopsychiatrique psychodynamique appartient à Misès, tandis que l’approche nord-américaine dimensionnelle concerne le DSM-5.

53. Quelle définition correspond à l’épidémiologie ?

L’étude de la distribution des maladies et des invalidités dans les populations humaines et des facteurs qui la déterminent
L’étude des traitements médicamenteux employés contre les maladies mentales
L’étude des mécanismes neurologiques observés dans le fonctionnement cérébral
L’étude des conflits inconscients responsables des troubles psychiques chez les individus

L’étude de la distribution des maladies et des invalidités dans les populations humaines et des facteurs qui la déterminent

Explication

L’épidémiologie analyse la répartition des maladies et les facteurs qui influencent cette répartition dans les populations. L’étude des conflits inconscients relève plutôt de l’approche psychanalytique.

54. Quelle association décrit correctement les deux principaux axes de l’épidémiologie psychiatrique ?

L’axe descriptif mesure la distribution des maladies, tandis que l’axe analytique recherche leurs facteurs d’influence
L’axe descriptif évalue les politiques de prévention, tandis que l’axe analytique recense les décès annuels
L’axe descriptif étudie les conflits psychiques, tandis que l’axe analytique décrit les interactions familiales
L’axe descriptif recherche les causes biologiques, tandis que l’axe analytique mesure les coûts des traitements

L’axe descriptif mesure la distribution des maladies, tandis que l’axe analytique recherche leurs facteurs d’influence

Explication

L’axe descriptif porte sur la fréquence et la répartition des maladies, alors que l’axe analytique étudie les facteurs associés à leur apparition ou à leur évolution. L’évaluation des coûts et des politiques de prévention constitue un troisième axe.

55. Une étude recense le nombre de décès survenus pendant une année dans une population définie ; quel indice mesure-t-elle ?

L’indice de morbidité
L’indice de mortalité
La prévalence annuelle
L’incidence cumulée

L’indice de mortalité

Explication

L’indice de mortalité correspond à la fréquence annuelle des décès dans une population donnée. La morbidité concerne les maladies, tandis que prévalence et incidence décrivent respectivement les cas présents et les nouveaux cas.

56. Quelle distinction entre prévalence et incidence est correcte ?

La prévalence mesure les cas présents, tandis que l’incidence mesure les nouveaux cas
La prévalence mesure les facteurs de risque, tandis que l’incidence mesure les politiques préventives
La prévalence mesure les décès, tandis que l’incidence mesure les invalidités persistantes
La prévalence mesure les traitements utilisés, tandis que l’incidence mesure leur efficacité clinique

La prévalence mesure les cas présents, tandis que l’incidence mesure les nouveaux cas

Explication

La prévalence dénombre les cas présents dans une population, alors que l’incidence compte les nouveaux cas apparus pendant une période. Les décès relèvent de la mortalité et non de ces deux indicateurs.

57. Que recherchaient principalement la psychiatrie organique du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle ?

Des causes neuroanatomiques, infectieuses et somatiques des troubles mentaux
Des pensées automatiques produisant directement les réactions émotionnelles
Des conflits inconscients expliquant les symptômes et les conduites pathologiques
Des interactions familiales responsables de la communication et des symptômes

Des causes neuroanatomiques, infectieuses et somatiques des troubles mentaux

Explication

La psychiatrie organique cherchait à identifier des causes neuroanatomiques, infectieuses et somatiques des troubles mentaux. La recherche des conflits inconscients appartient plutôt à l’approche psychanalytique.

58. Pourquoi la paralysie générale est-elle devenue un modèle important pour la psychiatrie neurobiologique ?

Elle montre qu’un trouble psychiatrique peut avoir une cause neurologique identifiable
Elle démontre que les psychothérapies cognitives remplacent les traitements biologiques
Elle illustre qu’un symptôme mental dépend nécessairement des interactions familiales
Elle prouve que les troubles psychiques proviennent principalement de conflits inconscients

Elle montre qu’un trouble psychiatrique peut avoir une cause neurologique identifiable

Explication

La paralysie générale constitue un exemple de maladie psychiatrique dont l’origine neurologique peut être identifiée. Elle ne constitue donc pas un modèle démontrant une origine psychanalytique ou relationnelle des troubles.

59. Quelle conception Henri Ey associe-t-il à la théorie organo-dynamique ?

Une classification des médicaments selon leurs effets sédatifs, stimulants ou perturbateurs
Une désorganisation progressive des fonctions psychiques conciliant les perspectives neurologique et psychiatrique
Une interprétation des symptômes fondée sur les seules communications familiales
Une explication des troubles par les seules conséquences des comportements observables

Une désorganisation progressive des fonctions psychiques conciliant les perspectives neurologique et psychiatrique

Explication

Henri Ey explique la maladie mentale par une désorganisation progressive des fonctions psychiques et cherche à rapprocher neurologie et psychiatrie. La classification des psychotropes concerne une autre contribution de la psychiatrie biologique.

60. Quelle contribution a rendu Delay et Deniker importants dans l’histoire de la psychopharmacologie moderne ?

Ils ont établi que les comportements se maintiennent grâce aux conséquences positives qui les suivent
Ils ont montré que certains médicaments modifient les comportements en agissant sur le système nerveux central
Ils ont démontré qu’une exposition progressive réduit les réactions à un stimulus anxiogène
Ils ont proposé que les troubles mentaux résultent d’une désorganisation des fonctions psychiques

Ils ont montré que certains médicaments modifient les comportements en agissant sur le système nerveux central

Explication

Delay et Deniker sont considérés comme les initiateurs de la psychopharmacologie moderne grâce à leurs travaux sur l’action comportementale des médicaments agissant sur le système nerveux central. L’exposition progressive appartient aux méthodes comportementales et non à leur contribution principale.

61. Comment le conditionnement classique transforme-t-il un stimulus neutre ?

Par association répétée, il le rend capable de provoquer une réponse
Par une exposition directe, il supprime progressivement toute réaction anxieuse
Par une croyance fondamentale, il modifie l’interprétation d’une situation
Par une conséquence positive, il augmente la fréquence d’un comportement volontaire

Par association répétée, il le rend capable de provoquer une réponse

Explication

Le conditionnement classique repose sur l’association répétée d’un stimulus neutre avec un stimulus capable de provoquer une réponse. La modification d’un comportement par ses conséquences relève du conditionnement opérant.

62. Quelle situation illustre le conditionnement opérant ?

Un patient rencontre progressivement un stimulus qu’il redoute dans un cadre thérapeutique
Une personne identifie une croyance profonde concernant sa propre valeur
Un stimulus neutre provoque une réponse après avoir été associé à un autre stimulus
Un comportement augmente parce qu’une conséquence favorable le suit régulièrement

Un comportement augmente parce qu’une conséquence favorable le suit régulièrement

Explication

Le conditionnement opérant modifie un comportement en fonction des conséquences produites par l’action du sujet sur son environnement. L’association entre stimuli décrit plutôt le conditionnement classique.

63. Que prévoit la loi de l’effet formulée par Edward Thorndike ?

Un comportement suivi d’une conséquence positive tend à se reproduire
Un stimulus neutre associé à un autre stimulus finit par provoquer une réponse
Une croyance fondamentale se transforme après l’identification d’une pensée automatique
Une exposition directe au stimulus redouté provoque une diminution immédiate de l’anxiété

Un comportement suivi d’une conséquence positive tend à se reproduire

Explication

Selon la loi de l’effet, une conséquence positive augmente la tendance à reproduire le comportement qui l’a précédée. L’association entre stimuli correspond au conditionnement classique, et non à cette loi.

64. Quelle distinction décrit correctement les pensées automatiques et les schémas cognitifs ?

Les pensées automatiques sont des cognitions accessibles, tandis que les schémas correspondent à des croyances fondamentales plus profondes
Les pensées automatiques sont des croyances profondes, tandis que les schémas sont des réactions immédiates aux situations
Les pensées automatiques sont des symptômes familiaux, tandis que les schémas sont des réponses physiologiques conditionnées
Les pensées automatiques sont des comportements renforcés, tandis que les schémas sont des stimuli associés par répétition

Les pensées automatiques sont des cognitions accessibles, tandis que les schémas correspondent à des croyances fondamentales plus profondes

Explication

Les pensées automatiques constituent des cognitions qui apparaissent dans les situations, tandis que les schémas forment un niveau plus profond de croyances sur soi, autrui et le monde. Les comportements renforcés et les stimuli associés relèvent des apprentissages comportementaux.

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Qu'est-ce que la psychiatrie ?

Une spécialité médicale dédiée aux troubles mentaux et comportementaux.

Quelle différence y a-t-il entre traiter et soigner en psychiatrie ?

Traiter analyse les symptômes et pose un diagnostic, soigner accompagne et suit l'évolution.

Quelle est la différence principale entre un psychiatre et un psychologue ?

Le psychiatre prescrit des médicaments, le psychologue pratique des thérapies psychologiques.

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