QCM : Lombalgies arthrose ostéoporose — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble décrit correctement les constituants principaux d’une articulation synoviale ?

Une capsule, une membrane synoviale, un ligament, du liquide et un cartilage
Un os compact, un nerf, une artère, du collagène et une cavité médullaire
Un tendon, une moelle osseuse, un ménisque, du sang et un périoste
Un disque, un muscle, une bourse, du plasma et une membrane fibreuse

Une capsule, une membrane synoviale, un ligament, du liquide et un cartilage

Explication

Une articulation synoviale comprend notamment une capsule, une membrane synoviale, un ligament, du liquide synovial et un cartilage articulaire. Les autres ensembles mélangent des structures qui ne constituent pas la définition attendue.

2. Quel tableau clinique correspond à une douleur mécanique ?

Une douleur présente au repos, réveillant la nuit, peu soulagée par le repos et maximale en fin de nuit ou au réveil
Une douleur maximale au réveil, diminuant au repos et accompagnée d’une raideur matinale de plusieurs heures
Une douleur indépendante de l’activité, associée à un dérouillage supérieur à 45 minutes et calmée par l’immobilité
Une douleur augmentée à l’effort, soulagée par le repos, avec un dérouillage matinal d’environ 15 à 30 minutes et un maximum en fin de journée

Une douleur augmentée à l’effort, soulagée par le repos, avec un dérouillage matinal d’environ 15 à 30 minutes et un maximum en fin de journée

Explication

La douleur mécanique s’aggrave avec l’effort, s’améliore au repos, s’accompagne d’un dérouillage matinal bref et atteint son maximum en fin de journée. Une douleur nocturne avec dérouillage prolongé et amélioration au mouvement évoque plutôt un mécanisme inflammatoire.

3. Comment définir la lombalgie ?

Une douleur abdominale projetée vers la colonne thoracique
Une douleur limitée à la région cervicale entre le cou et les épaules
Une douleur qui suit la fesse, la cuisse, la jambe et parfois le pied
Une douleur située dans la région lombaire, entre la charnière thoraco-lombaire et le pli fessier inférieur

Une douleur située dans la région lombaire, entre la charnière thoraco-lombaire et le pli fessier inférieur

Explication

La lombalgie est localisée dans la région lombaire, entre la charnière thoraco-lombaire et le pli fessier inférieur. Une irradiation suivant le trajet du nerf sciatique correspond plutôt à une lombosciatique.

4. Quelle situation illustre correctement les cinq axes du raisonnement clinique infirmier en prévention et en accompagnement d’un patient ?

Observer, immobiliser, médicamenter, transférer et traiter
Évaluer, prévenir, soulager, accompagner et éduquer
Mesurer, alerter, hospitaliser, appareiller et administrer
Diagnostiquer, prescrire, opérer, surveiller et rééduquer

Évaluer, prévenir, soulager, accompagner et éduquer

Explication

Le raisonnement clinique infirmier s’organise autour de l’évaluation, de la prévention, du soulagement, de l’accompagnement et de l’éducation. La prévention ne se confond pas avec la prescription ou l’intervention médicale, qui ne constituent pas les cinq axes indiqués.

5. Quel conseil éducatif infirmier est le plus adapté à une personne souffrant de lombalgie ou d’arthrose ?

Éviter le calcium pour limiter les dépôts articulaires
Interrompre la vitamine D lorsque la mobilité diminue
Maintenir une activité physique adaptée et régulière
Adopter un repos strict jusqu’à disparition des douleurs

Maintenir une activité physique adaptée et régulière

Explication

L’éducation infirmière encourage l’observance de la vitamine D et du calcium ainsi qu’une activité physique adaptée et régulière. Le repos strict est précisément un mythe à déconstruire dans la lombalgie ou l’arthrose.

6. Quelle évolution temporelle caractérise un déficit moteur aigu sévère par rapport à un déficit moteur progressif ?

Le déficit aigu évolue sur plusieurs mois, tandis que le progressif apparaît en quelques secondes à quelques heures.
Le déficit aigu s’installe en quelques secondes à quelques heures, tandis que le progressif évolue sur des jours à des années.
Le déficit aigu et le déficit progressif apparaissent selon une évolution temporelle comparable.
Le déficit aigu survient après plusieurs semaines, tandis que le progressif se manifeste en quelques minutes.

Le déficit aigu s’installe en quelques secondes à quelques heures, tandis que le progressif évolue sur des jours à des années.

Explication

Un déficit moteur aigu sévère apparaît très rapidement, en quelques secondes à quelques heures, alors qu’un déficit progressif s’étend sur une période beaucoup plus longue. Confondre ces évolutions temporelles peut conduire à sous-estimer l’urgence neurologique.

7. Quelle structure vertébrale forme le canal rachidien et contient la moelle épinière ainsi que la queue de cheval ?

Le corps vertébral
Le trou vertébral
Le processus transverse
Le disque intervertébral

Le trou vertébral

Explication

Le trou vertébral s’aligne avec les autres trous vertébraux pour former le canal rachidien, où se trouvent les structures nerveuses. Le corps vertébral a principalement une fonction de soutien mécanique.

8. Une lombalgie aiguë qui persiste au-delà de quelle durée est-elle considérée comme chronique ?

Plus de trois jours
Plus de trois ans
Plus de trois mois
Plus de trois semaines

Plus de trois mois

Explication

Une lombalgie aiguë devient chronique lorsqu’elle dure plus de trois mois. Une durée de quelques jours ou semaines correspond encore à une évolution aiguë ou subaiguë.

9. Quelle affirmation décrit le mieux la lombalgie non spécifique ?

Elle résulte principalement d’une inflammation infectieuse de la moelle
Elle est toujours liée à une compression nerveuse par une hernie discale
Elle est fréquente, généralement sans gravité et représente environ 90 % des cas
Elle est rare, habituellement grave et correspond à une cause tumorale

Elle est fréquente, généralement sans gravité et représente environ 90 % des cas

Explication

La lombalgie non spécifique est commune, souvent sans gravité et fréquemment d’origine musculaire ou ligamentaire; elle représente environ 90 % des cas. Une compression nerveuse par hernie discale caractérise plutôt une lombosciatique.

10. Quelle structure articulaire est principalement touchée par l’arthrite ?

L’os spongieux, dans le cadre d’une diminution diffuse de sa densité
Le cartilage articulaire, dans le cadre d’une dégénérescence mécanique progressive
La membrane synoviale, dans le cadre d’un processus inflammatoire ou infectieux
Le tendon périarticulaire, dans le cadre d’une surcharge fonctionnelle répétée

La membrane synoviale, dans le cadre d’un processus inflammatoire ou infectieux

Explication

L’arthrite est une pathologie inflammatoire ou infectieuse qui touche principalement la membrane synoviale. La destruction progressive du cartilage est davantage caractéristique de l’arthrose.

11. Quelle conséquence caractérise l’ostéoporose ?

L’augmentation de la densité osseuse réduit la porosité et protège contre les fractures.
L’inflammation de la membrane synoviale entraîne une douleur articulaire avec gonflement local.
La dégradation du cartilage articulaire provoque une prolifération osseuse sous-chondrale progressive.
La diminution diffuse de la densité osseuse rend l’os poreux, fragile et plus exposé aux fractures.

La diminution diffuse de la densité osseuse rend l’os poreux, fragile et plus exposé aux fractures.

Explication

L’ostéoporose est une maladie diffuse du squelette caractérisée par une densité osseuse diminuée, ce qui fragilise l’os et augmente le risque fracturaire. La dégradation du cartilage et l’inflammation synoviale désignent plutôt l’arthrose et l’arthrite.

12. Quelle description définit le mieux l’arthrose ?

Une affection mécanique et dégénérative du cartilage avec destruction progressive et prolifération osseuse sous-chondrale
Une douleur articulaire liée principalement à une irritation nerveuse sans modification structurale
Une atteinte inflammatoire ou infectieuse de la membrane synoviale avec destruction rapide de l’articulation
Une maladie diffuse du squelette réduisant la densité osseuse et fragilisant les os

Une affection mécanique et dégénérative du cartilage avec destruction progressive et prolifération osseuse sous-chondrale

Explication

L’arthrose est une maladie principalement mécanique et dégénérative qui détruit progressivement le cartilage et favorise une prolifération osseuse sous-chondrale. L’atteinte inflammatoire ou infectieuse de la membrane synoviale correspond plutôt à l’arthrite.

13. Comment caractériser le remodelage osseux chez l’adulte ?

Comme une réparation déclenchée uniquement après une fracture
Comme une croissance limitée aux premières années de la vie
Comme un renouvellement permanent d’un tissu osseux vivant
Comme une calcification ponctuelle d’un tissu devenu inerte

Comme un renouvellement permanent d’un tissu osseux vivant

Explication

Le remodelage osseux correspond au renouvellement continu d’un tissu qui reste vivant. Il ne se limite ni à la croissance ni aux suites d’une fracture et ne transforme pas l’os en tissu inerte.

14. Quel rôle la vitamine D joue-t-elle principalement dans la solidité osseuse ?

Elle déclenche directement chaque contraction musculaire
Elle fournit le collagène qui rend l’os souple
Elle favorise la fixation du calcium sur l’os
Elle remplace le phosphore dans la matrice osseuse

Elle favorise la fixation du calcium sur l’os

Explication

La vitamine D aide à fixer le calcium sur l’os, ce qui contribue à sa minéralisation. Le collagène assure surtout une part de la souplesse osseuse, tandis que le calcium et le phosphore participent à son durcissement.

15. Quelle conduite impose un syndrome de la queue de cheval associé à des troubles sphinctériens et à une anesthésie en selle ?

Une reprise progressive des activités avec surveillance à domicile
Une rééducation motrice ambulatoire sans prise en charge urgente
Un transfert immédiat aux urgences pour décompression chirurgicale
Une consultation spécialisée différée après traitement antalgique

Un transfert immédiat aux urgences pour décompression chirurgicale

Explication

Le syndrome de la queue de cheval avec ces signes neurologiques constitue une urgence nécessitant une décompression chirurgicale immédiate. Une prise en charge différée risquerait de laisser s’installer des déficits irréversibles.

16. Quelle situation correspond à une lombosciatique ?

Une douleur du genou causée par une surcharge du cartilage
Une douleur lombaire localisée sans irradiation ni atteinte nerveuse
Une douleur irradiant dans la fesse et la jambe liée à l’irritation d’une racine nerveuse
Une douleur cervicale déclenchée par la mobilisation de l’épaule

Une douleur irradiant dans la fesse et la jambe liée à l’irritation d’une racine nerveuse

Explication

La lombosciatique associe une irradiation vers la fesse, la cuisse, la jambe et parfois le pied à une compression ou une irritation d’une racine nerveuse. Une hernie discale peut notamment produire ce mécanisme, contrairement à une lombalgie strictement localisée.

17. Comment s’organise la prise en charge de la lombalgie selon son évolution ?

Elle repose sur une phase aiguë prolongée, puis sur une phase chronique limitée aux exercices physiques.
Elle débute par une phase chronique, se poursuit par une phase aiguë et s’achève par une phase subaiguë isolée.
Elle comporte une phase chirurgicale, une phase infectieuse à risque de récidive et une phase chronique médicamenteuse.
Elle comprend une phase aiguë, une phase subaiguë à risque de chronicité et une phase chronique multidisciplinaire.

Elle comprend une phase aiguë, une phase subaiguë à risque de chronicité et une phase chronique multidisciplinaire.

Explication

La prise en charge distingue une phase aiguë, une phase subaiguë exposant à la chronicité et une phase chronique nécessitant une approche multidisciplinaire. La phase chronique ne se limite donc pas à un traitement médicamenteux ou à une seule modalité de rééducation.

18. Pourquoi les vertèbres lombaires L1 à L5 possèdent-elles généralement un volume supérieur à celui des vertèbres cervicales ?

Parce qu’elles contiennent davantage de tissu nerveux central
Parce qu’elles assurent principalement les mouvements de la tête
Parce qu’elles protègent directement les organes thoraciques
Parce qu’elles supportent une part importante du poids du corps

Parce qu’elles supportent une part importante du poids du corps

Explication

Les vertèbres lombaires sont volumineuses parce qu’elles supportent la majeure partie du poids corporel. Les vertèbres cervicales sont plus petites et participent surtout au soutien et à la mobilité de la tête.

19. Lequel de ces ensembles correspond aux quatre signes cliniques d’une douleur neuropathique ?

Brûlures ou décharges électriques, paresthésies, allodynie et accès paroxystiques spontanés
Douleur à l’effort, craquements, déformation et dérouillage bref
Raideur matinale, gonflement, rougeur et douleur calmée par l’activité
Fièvre, impotence, ecchymose et douleur déclenchée par la palpation

Brûlures ou décharges électriques, paresthésies, allodynie et accès paroxystiques spontanés

Explication

La douleur neuropathique associe notamment des brûlures ou décharges électriques, des paresthésies, une allodynie et des accès douloureux paroxystiques spontanés. La raideur et le gonflement décrivent davantage des atteintes articulaires inflammatoires ou mécaniques.

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Pourquoi les vertèbres lombaires L1 à L5 sont-elles les plus volumineuses ?

Elles supportent la majeure partie du poids du corps.

Quelle fonction a le corps vertébral ?

Il supporte les charges mécaniques.

Que forme le trou vertébral ?

Le canal rachidien contenant la moelle épinière et la queue de cheval.

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