QCM : Communication et déglutition sécurisée (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux à l’aphasie ?

Un trouble acquis du langage lié à une lésion cérébrale, qui peut toucher l’expression et la compréhension
Un trouble moteur de la parole lié principalement à une difficulté d’articulation
Une difficulté développementale à produire des sons adaptée à l’âge de l’enfant
Un trouble acquis de la voix lié à une atteinte du larynx ou des cordes vocales

Un trouble acquis du langage lié à une lésion cérébrale, qui peut toucher l’expression et la compréhension

Explication

L’aphasie est un trouble acquis consécutif à une lésion cérébrale qui affecte, à des degrés variables, le langage oral et/ou écrit. La difficulté principalement articulatoire correspond davantage à la dysarthrie.

2. Quelle situation illustre une logorrhée dans le cadre d’une aphasie ?

Une répétition involontaire d’un même mot ou d’une même phrase
Une production verbale très abondante et difficile à interrompre
Une absence de production orale malgré une sollicitation directe
L’invention de mots nouveaux sans augmentation notable du débit verbal

Une production verbale très abondante et difficile à interrompre

Explication

La logorrhée correspond à une surproduction verbale, qui peut faire partie des manifestations de l’expression orale dans l’aphasie. Le mutisme désigne au contraire l’absence de production orale.

3. Quel aspect de la communication est principalement affecté par la dysarthrie ?

La compréhension du langage écrit
L’adaptation du discours au contexte
La qualité de la voix
L’articulation de la parole

L’articulation de la parole

Explication

La dysarthrie est un trouble acquis consécutif à une lésion cérébrale qui affecte principalement l’articulation de la parole. Les difficultés d’adaptation du discours relèvent de la pragmatique verbale.

4. Une personne emploie un registre de langage inadapté à son interlocuteur et parle sur un ton inadéquat : quel domaine est concerné ?

La dysarthrie
La compréhension lexicale
La pragmatique verbale
La pragmatique non verbale

La pragmatique verbale

Explication

La pragmatique verbale concerne l’adaptation du discours à la situation, notamment le registre, le thème et l’intonation. La pragmatique non verbale porte plutôt sur l’adaptation du comportement, comme les mimiques ou la gestuelle.

5. Quelle difficulté relève de la pragmatique non verbale ?

Adopter une distance physique inadaptée à la situation
Introduire un thème qui ne correspond pas à la conversation
Choisir un vocabulaire trop familier pour un contexte professionnel
Employer une intonation discordante avec le contenu du message

Adopter une distance physique inadaptée à la situation

Explication

La pragmatique non verbale concerne l’adaptation du comportement à la situation, notamment la distance entre les interlocuteurs. Le vocabulaire, le thème et l’intonation relèvent de la pragmatique verbale.

6. Pour vérifier qu’un patient est bien entendu, quelle action est la plus appropriée ?

S’adresser à lui de côté pour réduire les stimulations visuelles
Vérifier ses prothèses auditives et son attention
Répéter rapidement chaque phrase avec le même vocabulaire
Parler plus fort en conservant un discours complexe

Vérifier ses prothèses auditives et son attention

Explication

Être entendu implique notamment de vérifier le fonctionnement des prothèses auditives et l’attention du patient, plutôt que d’augmenter systématiquement le volume de la voix. Cette vérification s’intègre à une communication adaptée et bienveillante.

7. Quelle formulation respecte le mieux les recommandations pour communiquer avec une personne présentant un trouble de la communication ?

« Vous n’avez pas oublié de prendre votre traitement avant de sortir ? »
« Expliquez-moi précisément tout ce qui s’est passé depuis votre réveil. »
« Vous avez pris votre traitement ce matin ? »
« Si vous le pouvez, dites-moi pourquoi vous vous sentez différent aujourd’hui. »

« Vous avez pris votre traitement ce matin ? »

Explication

La question proposée est courte, affirmative dans sa structure et fermée, ce qui facilite la compréhension et la réponse. Les autres formulations sont plus longues, ouvertes ou construites de manière négative.

8. Un patient répond « oui » à une question, mais son expression et ses gestes semblent indiquer le contraire : que faut-il faire ?

Remplacer la question par une consigne longue et détaillée
Interrompre immédiatement l’échange sans chercher davantage
Considérer sa réponse comme fiable et poursuivre l’entretien
Observer sa communication non verbale et reformuler la question

Observer sa communication non verbale et reformuler la question

Explication

Le oui, le non et les propos d’un patient ayant un trouble de la communication peuvent être peu fiables ; il faut donc croiser la réponse avec la communication non verbale et reformuler. Poursuivre sans vérification risque de conduire à une mauvaise compréhension.

9. Quelle définition décrit correctement la déglutition ?

Faire progresser salive, aliments ou liquides vers l’estomac en protégeant les voies respiratoires
Faire passer l’air vers les poumons en maintenant les aliments dans la bouche
Transformer les aliments dans l’estomac avant leur passage dans l’intestin
Produire la salive nécessaire à la mastication et à la perception des saveurs

Faire progresser salive, aliments ou liquides vers l’estomac en protégeant les voies respiratoires

Explication

La déglutition fait avancer la salive, les solides ou les liquides de la bouche à l’estomac tout en protégeant les voies respiratoires. La mastication et la salivation participent à la préparation alimentaire, mais ne définissent pas à elles seules la déglutition.

10. Dans quel ordre les phases normales de la déglutition se succèdent-elles ?

Phase orale, phase pharyngée, puis phase œsophagienne
Phase œsophagienne, phase pharyngée, puis phase orale
Phase pharyngée, phase orale, puis phase œsophagienne
Phase orale, phase œsophagienne, puis phase pharyngée

Phase orale, phase pharyngée, puis phase œsophagienne

Explication

La déglutition comprend une phase orale, suivie d’une phase pharyngée, puis d’une phase œsophagienne. La phase orale se déroule dans la bouche, tandis que la phase pharyngée intervient lors du passage vers l’œsophage et protège les voies respiratoires.

11. Quel est le rôle principal de la phase pharyngée ?

Mastiquer les aliments et les mélanger à la salive avant leur propulsion
Acheminer le contenu de l’œsophage vers l’estomac par des contractions
Faire passer le contenu de la gorge vers l’œsophage en protégeant les voies respiratoires
Former une boule alimentaire dans la bouche grâce à la compression linguale

Faire passer le contenu de la gorge vers l’œsophage en protégeant les voies respiratoires

Explication

La phase pharyngée correspond au passage de la gorge à l’œsophage et protège les voies respiratoires contre une intrusion dans les poumons. La mastication et la formation de la boule alimentaire appartiennent à la phase orale.

12. Que désigne le terme « dysphagie » ?

Une perturbation de la déglutition
Une difficulté touchant principalement la mastication
Une perturbation de la production de la voix
Une inflammation limitée aux voies respiratoires

Une perturbation de la déglutition

Explication

La dysphagie désigne une perturbation de la déglutition. La dysphonie concerne la voix, tandis que l’inflammation respiratoire et la difficulté de mastication renvoient à d’autres problèmes.

13. Laquelle de ces situations fait partie des principales causes possibles de dysphagie ?

Une exposition lumineuse, sonore ou thermique répétée
Une cause neurologique, médicamenteuse, ORL ou liée à l’âge
Une activité physique modérée après le repas
Une variation de la couleur des aliments consommés

Une cause neurologique, médicamenteuse, ORL ou liée à l’âge

Explication

Les causes principales de dysphagie comprennent notamment des causes ORL, neurologiques, médicamenteuses, liées à l’âge ou à une dégradation de l’état général. Les autres situations proposées ne correspondent pas aux catégories de causes indiquées.

14. Quelle distinction caractérise une fausse-route semi-obstructive par rapport à une fausse-route obstructive ?

La forme semi-obstructive survient dans l’œsophage, tandis que la forme obstructive survient dans l’estomac
La forme semi-obstructive concerne les solides, tandis que la forme obstructive concerne les liquides
La forme semi-obstructive laisse encore respirer, tandis que la forme obstructive empêche de respirer et de tousser
La forme semi-obstructive provoque une douleur, tandis que la forme obstructive modifie la voix

La forme semi-obstructive laisse encore respirer, tandis que la forme obstructive empêche de respirer et de tousser

Explication

Une fausse-route semi-obstructive bloque partiellement les voies respiratoires et permet encore de respirer. Une forme obstructive les bloque totalement, empêchant la respiration et la toux, avec un changement de couleur possible.

15. Quelle conduite adopter immédiatement face à une fausse-route ?

Allonger la personne sur le dos, lui donner de l’eau et attendre la résolution
Rassurer, pencher la personne en avant, l’inciter à expectorer, puis prévenir
Faire avaler une bouchée supplémentaire pour repousser l’aliment bloqué
Maintenir la personne droite, lui donner une boisson chaude et poursuivre le repas

Rassurer, pencher la personne en avant, l’inciter à expectorer, puis prévenir

Explication

Il faut rassurer, pencher la personne en avant, l’inciter à expectorer, ne rien lui donner à boire ou à manger et prévenir. Donner de l’eau ou des aliments risque d’aggraver la situation, car les prises doivent être interrompues.

16. Lequel de ces éléments fait partie des signes d’alerte d’une dysphagie ?

Une amélioration progressive de l’appétit au cours du repas
Une respiration régulière sans toux ni encombrement
Une voix normale et stable pendant toute la prise alimentaire
Une voix mouillée, éraillée ou graillonnante après la déglutition

Une voix mouillée, éraillée ou graillonnante après la déglutition

Explication

Une voix mouillée, éraillée ou graillonnante peut signaler des résidus en gorge et constitue un signe d’alerte. Une voix normale ne correspond pas à ce signe, tandis qu’un appétit amélioré et une respiration sans symptôme ne l’évoquent pas.

17. Quel symptôme doit être signalé comme pouvant évoquer une infection pulmonaire chez une personne présentant une dysphagie ?

Une toux accompagnée d’un essoufflement ou d’un encombrement
Un repas terminé dans une durée habituelle de trente à quarante minutes
Une évacuation des résidus buccaux après une consigne adaptée
Une mastication efficace avec une déglutition confortable

Une toux accompagnée d’un essoufflement ou d’un encombrement

Explication

Une toux, un essoufflement, un encombrement, une gêne respiratoire ou de la température peuvent évoquer une infection pulmonaire et doivent être signalés. Une mastication efficace, un temps de repas habituel ou l’évacuation des résidus ne constituent pas en eux-mêmes ces signes respiratoires.

18. Pourquoi les soins de bouche restent-ils importants chez un patient qui n’est pas alimenté par voie orale ?

Ils contribuent à préserver la déglutition et à réduire le risque d’infections buccales ou pulmonaires
Ils évitent la déshydratation en apportant une quantité suffisante de liquide à la bouche
Ils remplacent la surveillance de la respiration pendant les périodes sans alimentation
Ils stimulent l’appétit en préparant directement l’estomac à recevoir les aliments

Ils contribuent à préserver la déglutition et à réduire le risque d’infections buccales ou pulmonaires

Explication

Un mauvais état bucco-dentaire peut altérer la qualité de la déglutition et favoriser des infections, notamment en cas de fausse-route. Penser que les soins de bouche concernent uniquement les patients alimentés par voie orale constitue la confusion à éviter.

19. Comment les éléments du repas doivent-ils être disposés pour faciliter leur utilisation par le patient ?

À portée de vue et à portée de main, en tenant compte des situations particulières
Sur une table éloignée afin d’encourager le patient à se déplacer vers le repas
Du côté opposé au patient pour limiter les mouvements pendant la prise alimentaire
Dans un ordre fixe déterminé par le soignant, indépendamment des capacités du patient

À portée de vue et à portée de main, en tenant compte des situations particulières

Explication

Les éléments du repas doivent être visibles et accessibles au patient, sauf dans certaines situations particulières. Les éloigner ou les disposer sans tenir compte de l’accès du patient ne favorise pas une prise alimentaire sécurisée.

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Qu'est-ce que l'aphasie ?

Un trouble acquis affectant la production et/ou la compréhension du langage écrit et/ou oral.

Quelles manifestations orales peuvent apparaître dans l'aphasie ?

Du mutisme à la logorrhée avec paraphasies, néologismes, jargon, persévérations, stéréotypies et manque d'inhibition verbale.

Qu'est-ce que la dysarthrie ?

Un trouble acquis affectant la parole, principalement l'articulation.

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