Quel est l’objectif de la psychologie clinique ?
Accroître le confort psychologique et développer les capacités adaptatives.
Que vise le clinicien si le problème ne peut être diminué ou supprimé ?
Développer les capacités adaptatives du patient et son aptitude à faire face aux situations quotidiennes.
Quelles sont les étapes de la démarche d’ingénierie du psychologue ?
Analyser le problème et la demande, concevoir et réaliser une intervention, puis évaluer son efficacité et la réajuster.
Sur quoi repose l’identification initiale du problème, avant tout diagnostic ?
Sur des observations ou une plainte.
Que recueille le thérapeute au début de la démarche clinique ?
La plainte, les buts du patient, sa motivation et sa conscience du problème, par entretien motivationnel.
Quelles composantes le modèle interactionnel des TCC relie-t-il face à une situation problématique ?
Les pensées, les émotions et les comportements du patient.
Comment les pensées et émotions dysfonctionnelles influencent-elles les comportements dans le modèle fonctionnel des TCC ?
Elles entraînent des comportements problématiques qui se renforcent mutuellement en cercle vicieux.
Qu’apprend le patient en TCC pour gagner en autonomie face aux difficultés ?
Il apprend à repérer ses mécanismes, expérimenter de nouveaux fonctionnements et ajuster ses pensées automatiques à la réalité.
Quelle durée peut avoir une thérapie cognitivo-comportementale ?
De quelques jours à quelques mois.
Comment l’information est-elle adaptée au patient en TCC ?
Elle est explicite, complète et adaptée à sa compréhension.
Quelles sont les trois vagues des TCC ?
La première est comportementale, la deuxième cognitive et la troisième émotionnelle et contextualiste.
Qu’est-ce que le conditionnement classique, ou répondant ?
Un apprentissage automatique et implicite par lequel un stimulus neutre acquiert la capacité de déclencher une réponse après association avec un stimulus inconditionnel.
Que déclenche le stimulus devenu conditionnel dans le conditionnement classique ?
Une réponse conditionnelle.
Quel ordre d’association caractérise le conditionnement classique ?
Un stimulus neutre est d’abord associé de façon répétée à un stimulus inconditionnel.
Dans le conditionnement d’une phobie de l’araignée, quel stimulus provoque naturellement la peur ?
La menace (SI).
Dans une phobie de l’araignée, que devient l’araignée après son association à la menace ?
Un stimulus conditionnel (SC).
Qu’est-ce que la sensibilisation de la réponse conditionnelle ?
La diminution de son seuil de déclenchement.
Quel niveau de peur peut suffire à sensibiliser une personne prédisposée aux troubles anxieux ?
Une peur évaluée à au moins 60 % de sa valeur maximale lors d’un conditionnement très intense.
Qu’est-ce que la généralisation en conditionnement ?
L’extension de la réponse conditionnelle à des stimuli similaires non rencontrés directement.
Quand un stimulus neutre devient-il un SC2 dans le conditionnement de second ordre ?
Après avoir été associé à un SC1, il déclenche la réponse conditionnelle sans association directe au stimulus inconditionnel.
Qu’est-ce que l’habituation ?
La diminution d’une réaction comportementale ou physiologique après la présentation répétée du stimulus qui la suscite.
Quel effet l’extinction a-t-elle sur le réapprentissage de la réponse de peur ?
Elle rend plus difficile le réapprentissage ultérieur de la même réponse de peur.
Comment la fuite renforce-t-elle un comportement en situation anxiogène ?
Le soulagement qu’elle apporte augmente la probabilité de répéter ce comportement.
Quel rôle les conséquences jouent-elles dans le conditionnement opérant ?
Elles conditionnent l’émission du comportement.
Comment la fréquence d’un comportement évolue-t-elle après un renforcement ?
Elle augmente.
Qu’associe le conditionnement répondant à une réponse passive et involontaire ?
Un stimulus.
Comment le renforcement positif augmente-t-il un comportement ?
Par l’ajout d’un stimulus plaisant.
Comment la punition positive diminue-t-elle un comportement ?
Par l’ajout d’un stimulus déplaisant.
Dans le modèle d’Aaron Beck, que déclenche une situation ?
L’activation d’un schéma cognitif.
Qu’est-ce qu’un schéma cognitif selon Aaron Beck ?
Un contenu mental en mémoire à long terme reflétant la vision du monde et des situations.
Dans quel modèle les distorsions cognitives engendrent-elles des pensées automatiques ?
Dans le modèle du traitement de l’information de Beck.
Que privilégie le biais de confirmation ?
Les informations qui valident les idées préconçues.
Qu’est-ce qu’un schéma inadapté ?
Une croyance éloignée de la réalité qui entrave l’adaptation et engendre du mal-être.
Comment Young regroupe-t-il les schémas inadaptés ?
En cinq catégories.
Que sont les stratégies d’adaptation face à un schéma ?
Des moyens de faire face à son activation.
Quelles stratégies Young et Cottraux distinguent-ils pour faire face aux schémas ?
La soumission, l’évitement et la compensation.
Comment se manifeste la soumission au schéma ?
En le tenant pour vrai et en adoptant des comportements qui le renforcent.
Quel est l’objectif de la thérapie cognitive concernant les schémas et les pensées automatiques ?
Réduire leur impact en les supprimant, les modifiant ou les assouplissant.
Par quoi commence la démarche thérapeutique cognitive ?
Par l’identification des situations problématiques, des distorsions et des pensées automatiques.
Que modifie l’interprétation in situ dans l’assouplissement cognitif ?
Les pensées, les émotions et les comportements au moment où ils surviennent.
Depuis quand la troisième vague des TCC, ou contextualisme fonctionnel, est-elle située ?
Depuis 1990.
Comment les thérapies contextuelles proposent-elles de réagir aux pensées et émotions négatives ?
Les accepter sans jugement et modifier la relation entretenue avec elles plutôt que les éviter ou les supprimer.
Sur quoi porte l’attention en pleine conscience ?
L’expérience du moment présent, observée sans jugement ni réaction automatique.
Quelle est la durée du programme MBSR attribué à Kabat-Zinn ?
Huit semaines.
Quel équilibre la TCD établit-elle entre acceptation du patient et changement ?
Elle associe l’acceptation sans volonté immédiate de modifier le patient à la promotion progressive du changement.
Combien de modules la TCD comprend-elle ?
Quatre modules.
Qui a développé la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) ?
Steven Hayes.
Dans quelle référence sont présentés les six axes thérapeutiques de l’ACT ?
Hayes, 2006.
Qui a lancé la psychologie positive en 1999, selon la référence fournie ?
Martin Seligman.
Quelle différence distingue la psychologie positive de la pensée positive ?
La première est une discipline scientifique, tandis que la seconde est un mouvement pseudoscientifique et ésotérique.
Sur quoi porte souvent la demande en psychologie clinique ?
Sur un inconfort ou un problème gênant la personne ou son entourage, sans viser nécessairement une pathologie précise.
Dans quelle approche s’inscrit la psychologie clinique ?
Dans une approche patient-thérapeute.
Quels objectifs les TCC visent-elles selon la psychologie clinique ?
Le confort psychologique et le développement des capacités adaptatives.
Comment la plainte initiale peut-elle différer de l’analyse ultérieure ?
Elle est subjective et biaisée, tandis que l’analyse peut aboutir à une compréhension différente du problème.
Quels outils soutiennent le diagnostic psychologique, sans lui conférer de valeur administrative ou légale ?
Le DSM-5 et des outils validés par la recherche.
Par quelle composante le problème peut-il commencer dans le modèle interactionnel des TCC ?
Par n’importe laquelle des pensées, des émotions ou des comportements.
Quels rôles les facteurs biologiques et environnementaux peuvent-ils jouer dans les problèmes en TCC ?
Ils peuvent prédisposer, déclencher, maintenir ou améliorer les problèmes.
À quelles disciplines les TCC empruntent-elles leurs fondements scientifiques ?
À la psychologie cognitive, du développement et sociale, aux neurosciences cognitives et à la biologie.
Combien de méta-analyses sur l’efficacité des TCC recense la méga-analyse de 2012 ?
Plus de 269 méta-analyses.
Comment le rapport INSERM/CNRS de 2004 qualifie-t-il les TCC ?
Une méthode de référence pour traiter de nombreux problèmes psychologiques.
À quels chercheurs la vague comportementale des TCC est-elle associée ?
À Pavlov, Skinner et Bandura.
Que vise à modifier le changement comportemental dans la première vague des TCC ?
Les pensées et les émotions problématiques.
Quand Ellis et Beck ont-ils travaillé sur les processus cognitifs ?
Durant les années 1970.
Quels chercheurs ont impulsé la vague émotionnelle des TCC ?
Jon Kabat-Zin et Steven Hayes.
Quel rôle joue la nourriture dans l’expérience de Pavlov ?
Elle provoque la salivation inconditionnelle du chien comme stimulus inconditionnel.
Quel mécanisme peut expliquer certaines réactions pathologiques comme les phobies ?
Le conditionnement répondant.
Quel effet peut avoir une expérience de guerre traumatisante vécue en forêt ?
Elle peut rendre difficile une promenade en forêt.
Dans l’effet anniversaire, que peut provoquer l’approche d’une période associée à un deuil ?
De la détresse, même sans souvenir conscient du deuil.
Dans quelles conditions la sensibilisation peut-elle survenir ?
Après une exposition brève au stimulus conditionnel, ou dans des situations rares ou imprévisibles.
À quelle suite un stress aigu proche de la mort réelle ou imaginée peut-il conduire ?
À un trouble de stress post-traumatique.
Quel effet la répétition d’événements subtraumatiques et la rumination négative peuvent-elles produire ?
Un effet de sommation qui rend la réponse de plus en plus problématique.
À quoi peut s’étendre une phobie du métro ?
À la peur des espaces dont on ne peut pas s’extraire, puis à la phobie de l’ascenseur.
Comment se caractérise initialement l’association SC2 → RC ?
Elle est moins forte et moins durable.
Comment évolue la peur lors de l’habituation à un stimulus phobogène ?
Elle émerge, se stabilise en plateau, puis diminue jusqu’à une extinction partielle ou totale.
À quelle condition peut-on passer au palier suivant d’une hiérarchie d’exposition ?
Lorsque la peur a diminué d’au moins 50 % au palier actuel.
Quelles réponses un individu peut-il adopter face à un danger perçu ?
Il peut fuir, attaquer ou perdre connaissance.
Que peut renforcer l’arrêt anticipé d’une exposition lors de la suivante ?
L’envie de fuir.
Que reçoit le rat de l’étude princeps de Skinner après avoir appuyé sur une pédale ?
De la nourriture comme renforcement.
Que provoquent les renforcements positif et négatif ?
Une sensation de plaisir ou de soulagement qui incite à répéter le comportement précédent.
Que provoquent les punitions ?
Une sensation de déplaisir ou d’inconfort qui incite à ne plus émettre le comportement précédent.
Que constituent les croyances guidées par les schémas ?
La conception de soi, du monde et des autres.
En quoi consiste l’évitement du schéma ?
À fuir les pensées, les émotions ou les situations qui lui sont liées, souvent inconsciemment.
Que peut identifier le patient après avoir pris conscience du caractère subjectif de ses pensées ?
Les schémas cognitifs qui sous-tendent ses biais.
À quoi servent le questionnement socratique et la flèche descendante en thérapie cognitive ?
À confronter les croyances et les biais à la réalité pour les discréditer ou les assouplir.
Que fait le patient face à un problème impossible à supprimer ou à envisager plus objectivement ?
Il apprend à s’y adapter pour en limiter les conséquences délétères.
Qui a créé la Stress Reduction Clinic en 1979 ?
Jon Kabat-Zinn.
Comment la méditation formelle se distingue-t-elle de la méditation informelle ?
La méditation formelle se pratique dans un cadre structuré en temps et en espace.
Qui a développé la thérapie comportementale dialectique vers 1990 ?
Marsha Linehan.
Quelle synthèse la dialectique inspirée de Marx et Hegel cherche-t-elle à établir ?
Un juste milieu entre des opposés.
Que désigne la flexibilité psychologique ?
La capacité d’adapter ses réactions et comportements aux changements de l’environnement.
Comment la défusion considère-t-elle les pensées ?
Comme des phénomènes mentaux subjectifs plutôt que comme des faits.
Combien de vertus et de forces de caractère Seligman distingue-t-il en 2004 ?
Six vertus et vingt-quatre forces de caractère.
Qui est cité comme source de la définition de la santé mentale ?
L’OMS.
Qu’est-ce qu’un comportement contraphobique ?
Une action destinée à chasser la peur.
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1. Une psychologue analyse une demande, prépare une intervention, la met en œuvre puis examine ses résultats. Parmi les propositions suivantes concernant la démarche clinique, lesquelles sont exactes ?
2. Au début d’une prise en charge, le thérapeute recueille la plainte et explore la disposition du patient au changement. Quelles propositions décrivent correctement cette démarche ?
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