★ À maîtriser
📌 Lorsque le problème ne peut être diminué ou supprimé, le clinicien vise le développement des capacités adaptatives et de l’aptitude du patient à faire face aux situations quotidiennes.
Compléments
La demande en psychologie clinique porte souvent sur un inconfort ou un problème gênant la personne ou son entourage, sans nécessairement viser une pathologie précise.
La psychologie clinique s’inscrit dans une approche patient-thérapeute, et les TCC visent les objectifs de confort psychologique et de développement des capacités adaptatives décrits pour la psychologie clinique.
Réduire l’inconfort si possible ; développer l’adaptation si le problème persiste
★ À maîtriser
📌 L’identification initiale du problème repose sur des observations ou une plainte et ne constitue pas encore un diagnostic.
Au début de la démarche, le thérapeute recueille la plainte, formule les buts du patient et évalue sa motivation et son niveau de conscience du problème par l’entretien motivationnel.
La démarche clinique comprend l’évaluation pré-intervention, la mise en place de l’intervention, l’évaluation post-intervention, le réajustement éventuel et la réévaluation jusqu’à l’amélioration recherchée.
Compléments
La plainte initiale est subjective et peut être biaisée, tandis que l’analyse ultérieure peut conduire à une compréhension différente du problème.
Le diagnostic psychologique s’appuie sur le DSM-5 et des outils validés par la recherche, mais il n’a pas de valeur officielle au sens administratif et légal.
📌 Le thérapeute propose une intervention adaptée, explicite ce que le patient peut en attendre, fixe des objectifs atteignables et veille à l’informer afin qu’il reste autonome.
Si les symptômes ne diminuent pas, le thérapeute peut revenir sur le diagnostic et l’analyse fonctionnelle, qui peuvent être faux ou incomplets.
Lorsque le patient est prêt à arrêter la thérapie, la prévention de la rechute comprend des consultations de suivi, par exemple à un mois, trois mois et six mois, ainsi que des techniques favorisant son autonomie.
Analyser → concevoir → réaliser → évaluer et réajuster
★ À maîtriser
Au niveau fonctionnel, une situation peut susciter des émotions et des pensées dysfonctionnelles qui entraînent des comportements problématiques, les composantes se renforçant mutuellement en cercle vicieux.
En TCC, le patient apprend à repérer ses mécanismes, à expérimenter de nouveaux fonctionnements, à rendre ses pensées automatiques plus conformes à la réalité et à développer son autonomie face aux difficultés.
Compléments
📌 Les interactions entre pensées, émotions et comportements ne suivent pas nécessairement un ordre temporel linéaire, car le problème peut commencer par n’importe laquelle de ces composantes.
Un cercle où pensées, émotions et comportements s’alimentent autour d’une situation
★ À maîtriser
📌 En TCC, l’information donnée au patient doit être explicite et complète, adaptée à sa compréhension, afin de favoriser sa responsabilisation et son autonomie.
Compléments
Les TCC appliquent la psychologie scientifique à la psychothérapie et s’appuient notamment sur la psychologie cognitive, la psychologie du développement, la psychologie sociale, les neurosciences cognitives et la biologie.
Une méga-analyse de 2012 recense plus de 269 méta-analyses sur l’efficacité des TCC.
Le rapport de l’INSERM/CNRS de 2004 consacré à l’évaluation des psychothérapies a présenté les TCC comme une méthode de référence pour traiter de nombreux problèmes psychologiques.
📌 Les TCC privilégient les répercussions actuelles du problème, tout en prenant en compte le passé dans l’anamnèse de l’analyse fonctionnelle et dans le travail sur les schémas cognitifs.
★ À maîtriser
Compléments
La vague comportementale est associée à Pavlov et au conditionnement classique, à Skinner et au conditionnement opérant, ainsi qu’à Bandura et à l’apprentissage social.
Dans la vague comportementale, modifier le comportement est considéré comme un moyen de modifier les pensées et les émotions problématiques.
Dans la vague cognitive, les travaux d’Ellis et de Beck, durant les années 1970, portent sur les processus cognitifs et l’idée que modifier les cognitions peut changer les émotions et le comportement.
La vague émotionnelle inclut la gestion et l’acceptation des émotions et des pensées sous l’impulsion de Jon Kabat-Zin et Steven Hayes.
En France, les TCC se sont développées à partir des années 1970, notamment grâce au psychiatre Jean Cottraux et à la psychologue Martine Bouvard.
L’AFTCC a été fondée en 1972 et l’AFFORTHECC en 1994.
Comportement → cognition → émotions et contexte
★ À maîtriser
Compléments
Dans l’expérience de Pavlov, la nourriture est le stimulus inconditionnel qui provoque la salivation inconditionnelle du chien, tandis que la cloche, initialement neutre, devient un stimulus conditionnel déclenchant la salivation conditionnelle.
Le conditionnement répondant peut expliquer des réactions pathologiques telles que les phobies, et la compréhension de ce mécanisme est fondamentale en TCC.
★ À maîtriser
Compléments
Une expérience de guerre traumatisante vécue en forêt peut ensuite rendre difficile une simple promenade en forêt.
Dans l’effet anniversaire, l’approche d’une période associée à un deuil peut provoquer de la détresse, même sans souvenir conscient de celui-ci.
★ À maîtriser
Chez certaines personnes prédisposées aux troubles anxieux, un épisode de conditionnement très intense, avec une peur évaluée à ≥ 60 % de sa valeur maximale, peut suffire à entraîner une sensibilisation.
La sensibilisation est initialement adaptative, mais la fuite ou l’évitement peut accentuer la réponse lors des expositions suivantes et favoriser une évolution pathologique.
Compléments
La sensibilisation peut survenir lorsque l’exposition au stimulus conditionnel est courte ou lorsque les situations sont rares ou imprévisibles.
Des épisodes de stress aigu impliquant une proximité importante avec la mort réelle ou imaginée peuvent être suivis d’un trouble de stress post-traumatique.
La répétition d’événements subtraumatiques et la rumination de pensées négatives peuvent produire un effet de sommation et rendre la réponse de plus en plus problématique.
Exposition brève ou intense → seuil de peur abaissé
Une phobie du métro peut s’étendre à la peur des espaces dont on ne peut pas s’extraire, puis à la phobie de l’ascenseur.
Dans le conditionnement de second ordre, l’association SC2 → RC est initialement moins forte et moins durable.
📌 Traiter rapidement une phobie spécifique aide à éviter que la généralisation n’étende le problème à de nombreux stimuli et situations.
Généralisation : stimuli similaires ; second ordre : stimulus associé au SC
★ À maîtriser
📌 L’exposition thérapeutique consiste à confronter le patient au stimulus conditionnel seul afin d’obtenir l’habituation de la réponse de peur.
Compléments
🔄 La réponse de peur évolue en trois phases :
En général, 40 à 45 minutes d’exposition sont nécessaires pour obtenir une réponse d’habituation au niveau des circuits cérébraux responsables de la peur.
📌 Le passage au palier suivant d’une hiérarchie d’exposition n’est permis que lorsque la peur a diminué d’au moins 50 % au palier actuel.
Émergence → plateau → descente de la peur
★ À maîtriser
Compléments
Face à une situation perçue comme dangereuse, un individu peut fuir, attaquer ou perdre connaissance ; dans les phobies, la fuite et l’évitement sont les réponses les plus fréquentes.
L’arrêt anticipé d’une exposition peut entraîner une sensibilisation, aggraver les symptômes et renforcer l’envie de fuir lors de l’exposition suivante.
Répondant : stimulus → réponse ; opérant : comportement → conséquence
★ À maîtriser
📌 Un comportement suivi d’un renforcement augmente en fréquence, tandis qu’un comportement suivi d’une punition diminue en fréquence.
📌 Le conditionnement répondant associe un stimulus à une réponse passive et involontaire, alors que le conditionnement opérant associe un comportement actif et volontaire à ses conséquences.
Compléments
Dans l’étude princeps de Skinner, le rat qui appuie sur une pédale reçoit de la nourriture comme renforcement et appuie ensuite plus souvent.
L’apprentissage est potentialisé par les feedbacks et devient meilleur et plus rapide lorsqu’ils sont utilisés.
★ À maîtriser
Le renforcement positif augmente un comportement par ajout d’un stimulus plaisant, tandis que le renforcement négatif l’augmente par retrait d’un stimulus déplaisant.
La punition positive diminue un comportement par ajout d’un stimulus déplaisant, tandis que la punition négative le diminue par retrait d’un stimulus plaisant.
Avant une intervention, il faut identifier les variables qui maintiennent un comportement inadapté ainsi que les facteurs qui favorisent la création de comportements adaptés.
La thérapie cognitive vise à agir sur les pensées afin de modifier les émotions et les comportements. - Épictète, ≈50-130 ap. J.-C
L’expérience perceptive traite des informations objectives et subjectives, cette dernière dimension étant filtrée notamment par le vécu individuel, les schémas cognitifs, la culture, les émotions et les croyances.
Une même réalité, comme un pommier, peut susciter des perceptions différentes selon le vécu, les intérêts, les émotions et les envies de chaque observateur.
Les pensées automatiques peuvent engendrer une souffrance ou modifier défavorablement le comportement ; lorsqu’elles persistent et tournent en boucle, elles peuvent devenir obsédantes.
Le raisonnement dichotomique supprime les nuances et transforme une situation qui n’est pas exactement souhaitée en échec total, selon une logique de tout ou rien.
📌 La maximisation et la minimisation consistent respectivement à dramatiser les aspects négatifs et à réduire l’importance des aspects positifs.
Compléments
Les renforcements positif et négatif activent une sensation de plaisir ou de soulagement et poussent à répéter le comportement qui les a précédés.
Les punitions activent une sensation de déplaisir ou d’inconfort et poussent à ne plus émettre le comportement qui les a précédées.
★ À maîtriser
Dans le modèle du traitement de l’information d’Aaron Beck, une situation active un schéma cognitif, qui entraîne des distorsions cognitives puis des pensées automatiques et des conséquences émotionnelles et comportementales.
Dans le modèle de Beck, les distorsions cognitives engendrent des pensées automatiques, qui provoquent des symptômes émotionnels et comportementaux et peuvent renforcer le schéma par biais de confirmation. - modèle du traitement de l’information
Compléments
Situation → schéma → distorsion → pensée automatique → conséquences
★ À maîtriser
Young regroupe les schémas inadaptés en cinq catégories :
Les schémas sont présents à des degrés divers chez la majorité des individus et ne sont pas nécessairement pathologiques ; ils deviennent inadaptés lorsqu’ils guident systématiquement le comportement et font souvent souffrir.
Le développement des schémas inadaptés résulte d’une interaction entre le vécu acquis au cours du développement et des prédispositions innées, parfois appelées tempérament.
📌 Un symptôme ressemblant à un schéma inadapté peut relever d’un trouble neurobiologique ou neurodéveloppemental, comme la grandeur en épisode maniaque du trouble bipolaire de type I, le manque de discipline dans le TDAH, l’isolement social dans le TSA ou le manque de discipline et l’isolement dans la schizophrénie.
Compléments
Les schémas guident les croyances qui constituent la conception qu’une personne a d’elle-même, du monde et des autres.
Un schéma inadapté est récurrent et envahissant, lié à un enjeu spécifique, et s’active souvent dans des situations menaçantes du même type.
Un schéma inadapté est constitué de souvenirs ou de traces mnésiques négatives et favorise l’attention sélective ou la récupération de souvenirs qui lui correspondent.
Un schéma inadapté comporte des croyances rigides sur soi ou autrui, qui orientent les anticipations et conduisent à répéter des réactions similaires.
Les expériences négatives qui correspondent à un schéma peuvent le consolider à l’âge adulte et l’associer à un dysfonctionnement social, professionnel ou familial significatif.
Les exemples de schémas inadaptés comprennent l’abandon ou l’instabilité, la méfiance ou l’abus, la carence affective, la dépendance ou l’incompétence, la peur des événements incontrôlables, la surprotection, l’échec, les droits personnels exagérés, le manque de contrôle de soi, l’assujettissement, l’abnégation, le besoin d’approbation, le pessimisme, le surcontrôle émotionnel, les idéaux exigeants, la punition, l’imperfection ou la honte, et l’isolement social.
Une vulnérabilité et/ou une expérience précoce contribue à former un schéma latent, qu’un incident critique peut activer ; les distorsions et pensées automatiques peuvent ensuite le renforcer et favoriser des problèmes d’adaptation.
★ À maîtriser
Compléments
Soumission : le schéma est tenu pour vrai ; compensation : il est combattu par des conduites opposées
★ À maîtriser
La thérapie cognitive vise à réduire l’impact des schémas, des distorsions cognitives et des pensées automatiques, en les supprimant ou en les modifiant et en les assouplissant pour les rendre plus adaptés au contexte, à l’individu et à sa culture.
La démarche thérapeutique commence par l’identification des situations problématiques, des distorsions et des pensées automatiques, avec un apprentissage de l’auto-observation et leur consignation au quotidien.
Compléments
Le patient apprend ensuite à prendre conscience du caractère subjectif de ses pensées et peut identifier les schémas cognitifs qui sous-tendent ses biais.
Le questionnement socratique et la flèche descendante peuvent aider le patient à confronter ses croyances et ses biais à la réalité afin de les discréditer ou de les assouplir.
La perception moins distordue des situations permet au patient de gagner en objectivité et en rationalité.
Repérer les biais → prendre conscience de leur subjectivité → confronter les croyances à la réalité
★ À maîtriser
L’implémentation de l’assouplissement cognitif consiste à interpréter les situations in situ afin de modifier les pensées, les émotions et les comportements au moment où elles surviennent.
La troisième vague des TCC, appelée contextualisme fonctionnel, est située depuis 1990 et porte une attention particulière à la composante émotionnelle.
📌 Les thérapies contextuelles apprennent à considérer les pensées et émotions négatives comme normales, à les accepter sans jugement et à modifier la relation entretenue avec elles plutôt qu’à les éviter ou les supprimer.
Compléments
📌 Lorsque le problème ne peut être supprimé ni envisagé plus objectivement, le patient apprend à s’y adapter pour en limiter les conséquences délétères.
Surfer sur les vagues plutôt que chercher à les arrêter.
★ À maîtriser
La pleine conscience consiste à porter délibérément son attention sur l’expérience du moment présent et à l’observer sans jugement ni réaction automatique.
Le MBSR est un programme de huit semaines axé sur la gestion du stress, des douleurs chroniques et de l’anxiété, associant principalement la pleine conscience à des principes comportementaux. - Kabat-Zinn
Le MBCT est un programme de huit semaines visant le traitement et la prévention des rechutes dans les troubles dépressifs récurrents, associant principalement la pleine conscience à des principes de thérapie cognitive. - Segale, Teasdale, & Williams
Compléments
📌 La méditation formelle se pratique dans un cadre structuré en temps et en espace, tandis que la méditation informelle s’intègre à des situations quotidiennes.
MBSR cible le stress, MBCT la dépression et MBRP les rechutes liées aux substances.
★ À maîtriser
📌 La TCD associe l’acceptation du patient sans volonté immédiate de le modifier à la promotion progressive du changement.
Compléments
Marsha Linehan a développé la thérapie comportementale dialectique vers 1990 pour répondre notamment aux difficultés rencontrées dans la prise en charge du trouble de la personnalité borderline.
Le trouble de la personnalité borderline peut comporter :
Le module de tolérance à la détresse aide à repérer les événements déclencheurs des crises de colère et des comportements autoagressifs afin de contrer les réponses impulsives.
Accepter le patient tel qu’il est tout en l’aidant à changer.
★ À maîtriser
Compléments
📌 La défusion consiste à considérer les pensées comme des phénomènes mentaux subjectifs plutôt que comme des faits.
★ À maîtriser
📌 Les forces de caractère peuvent être développées et entretenues, contrairement aux compétences, talents, intérêts et ressources souvent dépendants de facteurs externes et associés à un plaisir éphémère.
📌 La psychologie positive est une discipline scientifique qui étudie les facteurs du bien-être, tandis que la pensée positive est décrite comme un mouvement pseudoscientifique et ésotérique né dans les années 1950.
Compléments
📌 La psychologie positive ne demande pas de positiver à tout prix : elle étudie scientifiquement les facteurs du bien-être tout en maintenant lucidité et objectivité face aux difficultés.
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1. Une psychologue analyse une demande, prépare une intervention, la met en œuvre puis examine ses résultats. Parmi les propositions suivantes concernant la démarche clinique, lesquelles sont exactes ?
2. Au début d’une prise en charge, le thérapeute recueille la plainte et explore la disposition du patient au changement. Quelles propositions décrivent correctement cette démarche ?
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Quel est l’objectif de la psychologie clinique ?
Accroître le confort psychologique et développer les capacités adaptatives.
Que vise le clinicien si le problème ne peut être diminué ou supprimé ?
Développer les capacités adaptatives du patient et son aptitude à faire face aux situations quotidiennes.
Quelles sont les étapes de la démarche d’ingénierie du psychologue ?
Analyser le problème et la demande, concevoir et réaliser une intervention, puis évaluer son efficacité et la réajuster.
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