QCM : Conditionnement et thérapies comportementales (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une psychologue analyse une demande, prépare une intervention, la met en œuvre puis examine ses résultats. Parmi les propositions suivantes concernant la démarche clinique, lesquelles sont exactes ?

L’identification initiale d’un problème constitue déjà l’établissement d’un diagnostic.
La conception de l’intervention doit s’appuyer sur les avancées scientifiques du domaine concerné.
La plainte initiale fournit une mesure objective et non biaisée de la difficulté rencontrée.
L’évaluation des résultats précède la mise en place de l’intervention dans cette démarche.
Le réajustement est réalisé avant l’évaluation de l’efficacité de l’intervention.

La conception de l’intervention doit s’appuyer sur les avancées scientifiques du domaine concerné.

Explication

La solution d’intervention est conçue en fonction du problème et des avancées scientifiques, puis mise en place et évaluée. L’identification initiale n’est pas encore un diagnostic, et la plainte peut être subjective ou biaisée. L’évaluation vient après la réalisation et peut conduire à un réajustement.

2. Au début d’une prise en charge, le thérapeute recueille la plainte et explore la disposition du patient au changement. Quelles propositions décrivent correctement cette démarche ?

L’entretien motivationnel aide à apprécier la motivation du patient au changement.
L’entretien motivationnel sert principalement à établir le statut administratif du diagnostic.
L’analyse fonctionnelle repère des facteurs historiques et actuels liés au trouble.
Le diagnostic psychologique aide le thérapeute à comprendre la problématique et à choisir une intervention.
Le diagnostic psychologique peut s’appuyer sur le DSM-5 et des outils validés par la recherche.

L’entretien motivationnel aide à apprécier la motivation du patient au changement. · L’analyse fonctionnelle repère des facteurs historiques et actuels liés au trouble. · Le diagnostic psychologique aide le thérapeute à comprendre la problématique et à choisir une intervention. · Le diagnostic psychologique peut s’appuyer sur le DSM-5 et des outils validés par la recherche.

Explication

L’entretien motivationnel permet d’évaluer la motivation et la conscience du problème. Le diagnostic peut s’appuyer sur le DSM-5 et des outils validés, tandis que l’analyse fonctionnelle étudie des facteurs de prédisposition, de déclenchement et de maintien. Le diagnostic psychologique aide à comprendre le problème et à choisir une intervention, mais n’a pas de valeur officielle administrative ou légale.

3. Une intervention est proposée à un patient, puis son efficacité est comparée aux symptômes mesurés avant le traitement. Concernant la suite de la démarche clinique :

Le thérapeute explicite ce que le patient peut attendre de l’intervention proposée.
La démarche s’achève après l’évaluation post-intervention, même si un réajustement est indiqué.
Des objectifs atteignables et une information claire favorisent l’autonomie du patient.
La mise en place de l’intervention précède l’évaluation pré-intervention du niveau de symptômes.
L’évaluation post-intervention permet de comparer les résultats à l’évaluation pré-intervention.

Le thérapeute explicite ce que le patient peut attendre de l’intervention proposée. · Des objectifs atteignables et une information claire favorisent l’autonomie du patient. · L’évaluation post-intervention permet de comparer les résultats à l’évaluation pré-intervention.

Explication

L’évaluation post-intervention est comparée au niveau observé avant l’intervention afin d’en apprécier l’efficacité. Le thérapeute précise les attentes, fixe des objectifs atteignables et informe le patient pour soutenir son autonomie. Si nécessaire, l’intervention est réajustée puis réévaluée; l’évaluation pré-intervention précède sa mise en place.

4. Les symptômes d’un patient persistent malgré la thérapie, puis celui-ci se sent mieux et envisage l’arrêt. Quelles propositions correspondent aux étapes possibles de la démarche clinique ?

L’absence d’amélioration confirme que le diagnostic initial et l’analyse fonctionnelle étaient complets.
Le thérapeute peut reprendre le diagnostic si celui-ci semble faux ou incomplet.
La prévention de la rechute comprend des techniques destinées à renforcer l’autonomie du patient.
Des consultations de suivi peuvent être prévues après l’arrêt, par exemple à un, trois et six mois.
La persistance des symptômes peut conduire à réexaminer le diagnostic et l’analyse fonctionnelle.

Le thérapeute peut reprendre le diagnostic si celui-ci semble faux ou incomplet. · La prévention de la rechute comprend des techniques destinées à renforcer l’autonomie du patient. · Des consultations de suivi peuvent être prévues après l’arrêt, par exemple à un, trois et six mois. · La persistance des symptômes peut conduire à réexaminer le diagnostic et l’analyse fonctionnelle.

Explication

Si les symptômes ne diminuent pas, le thérapeute peut revenir sur le diagnostic et l’analyse fonctionnelle, qui peuvent être faux ou incomplets. Après l’amélioration et lorsque le patient est prêt à arrêter, des consultations de suivi peuvent être proposées, notamment à un, trois et six mois, avec des techniques favorisant l’autonomie. La persistance des symptômes ne confirme donc pas que les évaluations initiales étaient complètes.

5. Une difficulté commence par un comportement problématique, puis s’accompagne de pensées et d’émotions pénibles. Parmi les propositions suivantes concernant le modèle interactionnel des TCC, laquelle (lesquelles) est (sont) exacte(s) ?

Le problème peut commencer par une composante comportementale avant d’impliquer les deux autres.
Le modèle suppose que les émotions sont le point de départ des trois composantes.
Les facteurs biologiques et environnementaux modèlent les comportements, mais pas les pensées ni les émotions.
Des facteurs biologiques peuvent contribuer à la prédisposition ou au maintien des difficultés.
Les facteurs environnementaux interviennent dans le déclenchement, mais pas dans l’amélioration des problèmes.

Le problème peut commencer par une composante comportementale avant d’impliquer les deux autres. · Des facteurs biologiques peuvent contribuer à la prédisposition ou au maintien des difficultés.

Explication

Le problème peut débuter par n’importe laquelle des trois composantes, y compris le comportement. Les facteurs biologiques et environnementaux peuvent participer à la prédisposition ou au maintien ; ils peuvent aussi contribuer au déclenchement ou à l’amélioration, et leur influence concerne les pensées, les émotions et les comportements.

6. Une patiente repère ses automatismes, essaie des outils nouveaux et apprend à faire face sans son thérapeute. Quelles propositions décrivent les objectifs de cette démarche en TCC ?

Elle vise à rendre ses pensées automatiques moins conformes à la réalité.
Elle apprend à repérer les mécanismes qui contribuent à ses difficultés.
Elle peut développer son autonomie face aux difficultés présentes et futures.
Elle remplace l’expérimentation de nouveaux fonctionnements par une analyse théorique.
Elle cherche à maîtriser les outils avant de développer son autonomie face aux difficultés.

Elle apprend à repérer les mécanismes qui contribuent à ses difficultés. · Elle peut développer son autonomie face aux difficultés présentes et futures.

Explication

Les TCC visent à faire repérer au patient les mécanismes qui contribuent à ses difficultés et à développer son autonomie face aux difficultés présentes et futures. Elles cherchent à rapprocher les pensées automatiques de la réalité et s’appuient sur l’expérimentation d’outils et de nouveaux fonctionnements. La maîtrise des outils contribue à cette autonomie.

7. Un thérapeute présente à une patiente les étapes de son suivi et lui explique les informations nécessaires avec des mots adaptés. Concernant les spécificités et fondements des TCC, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les TCC s’appuient sur la psychologie cognitive et la psychologie sociale, mais pas sur la biologie.
Une information explicite et complète peut favoriser la responsabilisation de la patiente.
L’information donnée à la patiente doit être complète, mais sans adaptation à sa compréhension.
Une thérapie structurée ne comporte pas d’étapes définies à respecter.
Une prise en charge en TCC peut durer de quelques jours à quelques mois.

Une information explicite et complète peut favoriser la responsabilisation de la patiente. · Une prise en charge en TCC peut durer de quelques jours à quelques mois.

Explication

Les TCC sont brèves, pouvant s’étendre de quelques jours à quelques mois, et structurées autour d’étapes définies. Une information explicite, complète et adaptée à la compréhension favorise la responsabilisation et l’autonomie ; les TCC s’appuient également sur la biologie.

8. Une personne souhaite comprendre l’orientation scientifique et temporelle des TCC. Parmi les propositions suivantes concernant leurs spécificités, quelles sont les réponses exactes ?

Le rapport de l’INSERM/CNRS de 2004 les présente comme méthode de référence pour de nombreux problèmes psychologiques.
Le passé peut être pris en compte lors de l’anamnèse de l’analyse fonctionnelle.
Une méga-analyse publiée en 2012 recense plus de 269 méta-analyses sur leur efficacité.
Les TCC privilégient l’étude des répercussions actuelles du problème dans le travail thérapeutique.
Le travail sur les schémas cognitifs peut mobiliser des éléments issus du passé.

Le rapport de l’INSERM/CNRS de 2004 les présente comme méthode de référence pour de nombreux problèmes psychologiques. · Le passé peut être pris en compte lors de l’anamnèse de l’analyse fonctionnelle. · Une méga-analyse publiée en 2012 recense plus de 269 méta-analyses sur leur efficacité. · Les TCC privilégient l’étude des répercussions actuelles du problème dans le travail thérapeutique. · Le travail sur les schémas cognitifs peut mobiliser des éléments issus du passé.

Explication

La méga-analyse de 2012 recense plus de 269 méta-analyses, et le rapport de 2004 présente les TCC comme une méthode de référence pour de nombreux problèmes psychologiques. Les TCC mettent l’accent sur les effets actuels tout en mobilisant le passé dans l’anamnèse et le travail sur les schémas.

9. Concernant le développement historique des TCC, quelles propositions caractérisent les vagues comportementale et cognitive ?

Pavlov est associé au conditionnement classique et Skinner au conditionnement opérant.
Dans la vague comportementale, modifier le comportement sert à modifier les cognitions, mais pas les émotions.
La première vague est comportementale, tandis que la deuxième est cognitive.
Les travaux d’Ellis et de Beck sur les processus cognitifs datent principalement des années 1980.
La troisième vague se caractérise par l’abandon de la gestion des émotions au profit du conditionnement.

Pavlov est associé au conditionnement classique et Skinner au conditionnement opérant. · La première vague est comportementale, tandis que la deuxième est cognitive.

Explication

La première vague est comportementale et la deuxième cognitive ; Pavlov est associé au conditionnement classique et Skinner à l’opérant. La vague comportementale relie la modification du comportement à celle des pensées et des émotions, tandis que les travaux d’Ellis et de Beck datent des années 1970 et que la troisième vague accorde davantage de place aux émotions et au contextualisme fonctionnel.

10. Concernant le développement historique des TCC en France et leur vague émotionnelle, quelles propositions sont exactes ?

La vague émotionnelle intègre la gestion et l’acceptation des émotions ainsi que des pensées.
En France, le développement des TCC commence à partir des années 1970, avec notamment Jean Cottraux et Martine Bouvard.
L’AFTCC a été fondée en 1972, tandis que l’AFFORTHECC a été fondée en 1994.
La vague émotionnelle est impulsée par Ellis et Beck autour de la modification des seules croyances cognitives.
En France, les TCC se sont développées à partir des années 1980, notamment grâce à Jean Cottraux et Martine Bouvard.

La vague émotionnelle intègre la gestion et l’acceptation des émotions ainsi que des pensées. · En France, le développement des TCC commence à partir des années 1970, avec notamment Jean Cottraux et Martine Bouvard. · L’AFTCC a été fondée en 1972, tandis que l’AFFORTHECC a été fondée en 1994.

Explication

La vague émotionnelle, impulsée par Jon Kabat-Zin et Steven Hayes, comprend la gestion et l’acceptation des émotions et des pensées. En France, les TCC se développent à partir des années 1970 avec notamment Cottraux et Bouvard ; l’AFTCC date de 1972 et l’AFFORTHECC de 1994. Ellis et Beck sont associés à l’approche cognitive, et la date française proposée dans la dernière proposition est décalée.

11. À propos de l’expérience de Pavlov et de la place du conditionnement répondant en TCC :

La nourriture provoque naturellement la salivation du chien et joue le rôle de stimulus inconditionnel.
Le conditionnement répondant aide à expliquer certaines réactions pathologiques, notamment les phobies.
La cloche, d’abord neutre, devient conditionnelle et déclenche ensuite une salivation conditionnelle.
Comprendre le conditionnement répondant est fondamental dans le cadre des TCC.
Après l’association, la cloche reste un stimulus neutre et la nourriture devient le stimulus conditionnel.

La nourriture provoque naturellement la salivation du chien et joue le rôle de stimulus inconditionnel. · Le conditionnement répondant aide à expliquer certaines réactions pathologiques, notamment les phobies. · La cloche, d’abord neutre, devient conditionnelle et déclenche ensuite une salivation conditionnelle. · Comprendre le conditionnement répondant est fondamental dans le cadre des TCC.

Explication

Dans l’exemple de Pavlov, la nourriture provoque naturellement la salivation et la cloche initialement neutre devient un stimulus conditionnel. Le conditionnement répondant contribue à expliquer certaines réactions pathologiques, dont les phobies, et sa compréhension est fondamentale en TCC ; la dernière proposition inverse les rôles de la cloche et de la nourriture.

12. Une personne ressent de la détresse à l’approche de la période de l’année liée à un deuil, sans se le rappeler consciemment. Quelles propositions caractérisent cet effet anniversaire ?

Une période de deuil peut être associée aux sensations et aux émotions vécues à ce moment-là.
L’approche de la période associée au deuil peut provoquer de la détresse sans souvenir conscient.
L’effet anniversaire correspond à une réponse causée par une menace présente à chaque période concernée.
Une période associée au deuil provoque une réponse neutre, même lorsque la personne en approche.
La détresse apparaît dans cet exemple après l’association de la période de deuil à une menace actuelle.

Une période de deuil peut être associée aux sensations et aux émotions vécues à ce moment-là. · L’approche de la période associée au deuil peut provoquer de la détresse sans souvenir conscient.

Explication

Dans l’effet anniversaire, l’approche d’une période associée au deuil peut suffire à provoquer de la détresse, même sans souvenir conscient ; cette période peut être liée aux sensations et émotions du deuil. L’exemple ne nécessite pas un rappel conscient et ne dépend pas d’une menace présente à chaque occurrence. Une période associée au deuil ne provoque pas une réponse neutre à son approche.

13. Une personne présente une réponse de peur plus facilement et plus intensément après des expositions courtes ou imprévisibles au stimulus conditionnel. Quelles propositions sont exactes ?

Des expositions courtes au stimulus conditionnel peuvent favoriser la sensibilisation de la réponse de peur.
La sensibilisation augmente le seuil de déclenchement et rend la réponse conditionnelle moins intense.
La sensibilisation correspond à une diminution du seuil de déclenchement de la réponse conditionnelle.
Lorsque le seuil diminue, la réponse conditionnelle peut se déclencher plus facilement et avec davantage d’intensité.
Des situations rares ou imprévisibles réduisent la possibilité d’apparition d’une sensibilisation.

Des expositions courtes au stimulus conditionnel peuvent favoriser la sensibilisation de la réponse de peur. · La sensibilisation correspond à une diminution du seuil de déclenchement de la réponse conditionnelle. · Lorsque le seuil diminue, la réponse conditionnelle peut se déclencher plus facilement et avec davantage d’intensité.

Explication

La sensibilisation diminue le seuil de déclenchement de la réponse conditionnelle, qui peut alors apparaître plus facilement et avec plus d’intensité. Elle peut être favorisée par des stimuli de courte durée ou par des situations rares ou imprévisibles ; les deux dernières propositions inversent ces effets.

14. Parmi les propositions suivantes concernant la généralisation et le conditionnement de second ordre, lesquelles sont exactes ?

Dans le conditionnement de second ordre, le SC2 est associé au stimulus inconditionnel.
La généralisation étend une réponse conditionnelle à des stimuli similaires non rencontrés directement.
La généralisation correspond à l’apprentissage d’une réponse face à un stimulus déjà rencontré directement.
Une phobie du métro peut s’étendre à la peur des espaces dont on ne peut s’extraire.
Un stimulus neutre associé à un SC1 peut devenir un SC2 et déclencher une réponse conditionnelle.

La généralisation étend une réponse conditionnelle à des stimuli similaires non rencontrés directement. · Une phobie du métro peut s’étendre à la peur des espaces dont on ne peut s’extraire. · Un stimulus neutre associé à un SC1 peut devenir un SC2 et déclencher une réponse conditionnelle.

Explication

La généralisation étend la réponse conditionnelle à des stimuli plus ou moins similaires, même sans confrontation directe. En conditionnement de second ordre, le stimulus neutre est associé au SC1 pour devenir SC2; la peur du métro peut aussi s’étendre aux espaces dont on ne peut s’extraire. Le SC2 n’est pas associé directement au stimulus inconditionnel.

15. Une phobie spécifique commence à s’étendre à d’autres situations, tandis qu’une réponse conditionnée est liée à un SC2. Cochez les propositions exactes :

L’association SC2-réponse conditionnelle est initialement plus forte que celle du SC1.
L’association entre un SC2 et une réponse conditionnelle est d’abord moins durable.
Attendre la généralisation rend habituellement le traitement plus court et plus simple.
Traiter rapidement la phobie spécifique peut limiter son extension à de nombreux stimuli.
Une intervention précoce peut éviter un traitement devenu plus long après généralisation.

L’association entre un SC2 et une réponse conditionnelle est d’abord moins durable. · Traiter rapidement la phobie spécifique peut limiter son extension à de nombreux stimuli. · Une intervention précoce peut éviter un traitement devenu plus long après généralisation.

Explication

Intervenir rapidement sur une phobie spécifique aide à prévenir son extension à de nombreux stimuli et situations; une fois la généralisation installée, le traitement devient plus long et difficile. L’association SC2-réponse conditionnelle est initialement moins forte et moins durable, et non plus forte.

16. Lors d’expositions répétées à un stimulus phobogène, quelles caractéristiques décrivent l’habituation ?

L’habituation correspond à une diminution comportementale ou physiologique après des présentations répétées.
La présentation répétée du stimulus qui suscite la réaction est liée à l’habituation.
L’habituation désigne une hausse durable de la réaction après une présentation unique.
La réponse de peur peut émerger, se stabiliser en plateau, puis diminuer.
La réponse phobique atteint d’abord un plateau, puis augmente jusqu’à son maximum.

L’habituation correspond à une diminution comportementale ou physiologique après des présentations répétées. · La présentation répétée du stimulus qui suscite la réaction est liée à l’habituation. · La réponse de peur peut émerger, se stabiliser en plateau, puis diminuer.

Explication

L’habituation est la diminution d’une réaction comportementale ou physiologique après la présentation répétée du stimulus qui la suscite. Pour un stimulus phobogène, la peur peut émerger, se stabiliser en plateau, puis diminuer; elle ne suit pas nécessairement une hausse finale.

17. Lors d’une prise en charge de la peur conditionnée, quelles propositions décrivent l’exposition thérapeutique et l’extinction ?

L’extinction est un conditionnement inhibiteur actif qui complique le réapprentissage de la peur.
L’exposition thérapeutique confronte le patient au stimulus conditionnel présenté seul.
La confrontation au stimulus conditionnel seul vise l’habituation de la réponse de peur.
L’exposition thérapeutique associe le stimulus conditionnel au stimulus inconditionnel pour obtenir l’habituation.
L’extinction rend le réapprentissage ultérieur de la même peur plus facile.

L’extinction est un conditionnement inhibiteur actif qui complique le réapprentissage de la peur. · L’exposition thérapeutique confronte le patient au stimulus conditionnel présenté seul. · La confrontation au stimulus conditionnel seul vise l’habituation de la réponse de peur.

Explication

L’exposition thérapeutique présente le stimulus conditionnel seul afin d’obtenir l’habituation de la peur. L’extinction constitue un conditionnement inhibiteur actif et rend plus difficile le réapprentissage ultérieur de la même réponse, contrairement aux deux affirmations inverses.

18. Un patient suit une hiérarchie d’exposition et sa peur a diminué de 40 % au palier actuel. Concernant le passage au palier suivant :

Le passage est permis dès qu’une diminution de 40 % est observée au palier actuel.
Une baisse de 50 % mesurée au palier suivant autorise le passage.
Le seuil requis s’évalue pendant le palier en cours, avant de progresser.
La diminution de la peur doit atteindre au moins 50 % au palier actuel.
Le palier suivant peut être commencé avant que la peur ne baisse de moitié.

Le seuil requis s’évalue pendant le palier en cours, avant de progresser. · La diminution de la peur doit atteindre au moins 50 % au palier actuel.

Explication

Le passage au palier suivant n’est permis qu’après une diminution d’au moins 50 % de la peur au palier actuel. Une baisse de 40 % est insuffisante, et le seuil ne se vérifie pas au palier suivant.

19. Une patiente quitte le métro avant la fin de l’exposition et garde un anxiolytique dans sa poche pour se rassurer. Concernant ces conduites :

Garder un anxiolytique à portée de main peut constituer un comportement contraphobique.
L’arrêt prématuré peut renforcer l’envie de fuir lors d’une exposition ultérieure.
La présence rassurante d’un proche constitue un exemple d’exposition progressive.
Une exposition écourtée réduit l’envie de fuir lors de la prochaine exposition.
L’arrêt anticipé peut sensibiliser la patiente et aggraver ses symptômes.

Garder un anxiolytique à portée de main peut constituer un comportement contraphobique. · L’arrêt prématuré peut renforcer l’envie de fuir lors d’une exposition ultérieure. · L’arrêt anticipé peut sensibiliser la patiente et aggraver ses symptômes.

Explication

L’arrêt anticipé peut entraîner une sensibilisation, aggraver les symptômes et renforcer l’envie de fuir lors d’une exposition ultérieure. La présence rassurante d’un proche et le fait de garder un anxiolytique dans sa poche sont des exemples de comportements contraphobiques ; l’exposition écourtée ne réduit pas l’envie de fuir.

20. Un éducateur observe les conséquences d’un comportement afin d’en comprendre l’évolution. Concernant le conditionnement opérant :

Un comportement suivi d’un renforcement tend à augmenter en fréquence.
Une punition consécutive à un comportement tend à augmenter sa fréquence.
Le conditionnement opérant est associé aux travaux de Skinner.
Les conséquences d’un comportement, appelées feedbacks, conditionnent son émission.
Les feedbacks désignent les stimuli qui précèdent le comportement et le déclenchent.

Un comportement suivi d’un renforcement tend à augmenter en fréquence. · Le conditionnement opérant est associé aux travaux de Skinner. · Les conséquences d’un comportement, appelées feedbacks, conditionnent son émission.

Explication

Dans le conditionnement opérant, l’émission du comportement est conditionnée par ses conséquences, les feedbacks, et Skinner y est associé. Le renforcement augmente la fréquence du comportement, tandis qu’une punition la diminue ; les feedbacks ne sont pas simplement les stimuli qui précèdent l’action.

21. Dans une expérience, un rat appuie sur une pédale et reçoit de la nourriture. Parmi les propositions suivantes concernant les conditionnements répondant et opérant, lesquelles sont exactes ?

Le conditionnement répondant repose sur un comportement volontaire suivi d’une conséquence.
Dans le conditionnement opérant, un stimulus provoque une réponse passive et involontaire.
L’appui sur la pédale est un comportement actif suivi d’une conséquence renforçante.
La nourriture renforce l’action, que le rat émet ensuite plus fréquemment.
Le rat reçoit la nourriture avant d’appuyer, ce qui renforce ensuite son action.

L’appui sur la pédale est un comportement actif suivi d’une conséquence renforçante. · La nourriture renforce l’action, que le rat émet ensuite plus fréquemment.

Explication

L’appui sur la pédale est une action active dont la conséquence, la nourriture, sert de renforcement et augmente la fréquence ultérieure de l’action. Le conditionnement répondant associe un stimulus à une réponse passive et involontaire ; dans l’exemple, la nourriture suit l’appui, et non l’inverse.

22. Un comportement augmente après le retrait d’un stimulus désagréable, et diminue après l’ajout d’un stimulus désagréable. Concernant ces contingences et l’intervention comportementale :

Un stimulus associé aux conséquences d’un comportement peut en favoriser l’émission par sa présence.
Avant d’intervenir, il faut repérer les variables qui maintiennent le comportement inadapté.
L’ajout d’un stimulus déplaisant qui réduit un comportement correspond à une punition positive.
Le retrait d’un stimulus déplaisant qui augmente un comportement correspond à un renforcement négatif.
Il faut également identifier les facteurs favorisant la création de comportements adaptés.

Un stimulus associé aux conséquences d’un comportement peut en favoriser l’émission par sa présence. · Avant d’intervenir, il faut repérer les variables qui maintiennent le comportement inadapté. · L’ajout d’un stimulus déplaisant qui réduit un comportement correspond à une punition positive. · Le retrait d’un stimulus déplaisant qui augmente un comportement correspond à un renforcement négatif. · Il faut également identifier les facteurs favorisant la création de comportements adaptés.

Explication

Le renforcement négatif augmente le comportement par retrait d’un stimulus déplaisant, tandis que la punition positive le réduit par ajout d’un tel stimulus. Un stimulus discriminatif peut favoriser un comportement après association à ses conséquences, et l’intervention suppose d’identifier les variables qui maintiennent les conduites inadaptées ainsi que celles qui favorisent les conduites adaptées.

23. Un enfant observe un modèle et les conséquences de ses actions, puis adapte sa propre conduite. Parmi les propositions concernant l’apprentissage vicariant, laquelle est exacte ?

La thérapie cognitive agit d’abord sur les comportements afin de transformer les pensées et les émotions.
L’expérience perceptive traite des informations objectives, tandis que les informations subjectives ne sont pas filtrées.
L’observation d’un modèle et des conséquences de ses actions permet un apprentissage social par imitation.
Face à un pommier, les observateurs partagent une perception identique malgré leurs intérêts et émotions.
L’apprentissage vicariant repose sur l’observation des actions, sans prise en compte de leurs conséquences.

L’observation d’un modèle et des conséquences de ses actions permet un apprentissage social par imitation.

Explication

L’apprentissage vicariant est social : l’observation d’un modèle et des conséquences de ses actions permet d’apprendre par imitation. Les conséquences font partie de cet apprentissage; la thérapie cognitive agit sur les pensées, et les perceptions subjectives sont filtrées et peuvent différer selon les observateurs.

24. À propos des pensées automatiques et des distorsions cognitives, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une pensée automatique peut surgir réflexivement dans une situation sous forme d’image mentale.
Des pensées automatiques persistantes réduisent la souffrance et améliorent le comportement.
Des pensées automatiques persistantes et répétitives peuvent devenir obsédantes.
Une distorsion cognitive est une pensée qui reproduit fidèlement la réalité sans la biaiser.
Une pensée automatique prend la forme d’un raisonnement nécessairement conscient et délibéré.

Une pensée automatique peut surgir réflexivement dans une situation sous forme d’image mentale. · Des pensées automatiques persistantes et répétitives peuvent devenir obsédantes.

Explication

Une pensée automatique peut être consciente ou non, surgir réflexivement et prendre la forme d’un monologue intérieur ou d’une image; lorsqu’elle persiste en boucle, elle peut devenir obsédante. Une distorsion cognitive biaise la perception de la réalité, et les pensées automatiques peuvent engendrer de la souffrance ou modifier défavorablement le comportement.

25. Après une prestation imparfaite, une personne conclut qu’elle a tout raté. Concernant les distorsions cognitives :

Réduire l’importance des aspects positifs d’une situation correspond à la maximisation.
Considérer une prestation imparfaite comme un échec total relève du raisonnement dichotomique.
Le raisonnement dichotomique consiste à tirer une conclusion générale à partir d’un incident isolé.
Dramatiser les aspects négatifs d’une situation correspond à la minimisation.
Prédire une réaction d’autrui sans preuve valable relève du raisonnement dichotomique.

Considérer une prestation imparfaite comme un échec total relève du raisonnement dichotomique.

Explication

Transformer une situation qui n’est pas exactement souhaitée en échec total correspond au raisonnement dichotomique, fondé sur une logique de tout ou rien. Dramatiser les aspects négatifs relève de la maximisation, en réduire l’importance de la minimisation, et prédire sans preuve valable relève de l’inférence arbitraire; généraliser à partir d’un incident est une surgénéralisation.

26. Dans une situation donnée, le schéma cognitif d’une personne s’active et influence ensuite ses réactions. Concernant le modèle du traitement de l’information d’Aaron Beck, quelles sont les réponses exactes ?

La situation active un schéma cognitif, puis des distorsions précèdent les pensées automatiques.
Dans ce modèle, les pensées automatiques précèdent l’activation du schéma par la situation.
Un schéma cognitif désigne une réaction émotionnelle temporaire provoquée par une situation.
Les pensées automatiques peuvent entraîner des conséquences émotionnelles et comportementales.
Un schéma cognitif est un contenu mental enregistré dans la mémoire à long terme.

La situation active un schéma cognitif, puis des distorsions précèdent les pensées automatiques. · Les pensées automatiques peuvent entraîner des conséquences émotionnelles et comportementales. · Un schéma cognitif est un contenu mental enregistré dans la mémoire à long terme.

Explication

Dans le modèle de Beck, une situation active un schéma, qui entraîne des distorsions puis des pensées automatiques ayant des conséquences émotionnelles et comportementales. Un schéma cognitif est un contenu mental conservé en mémoire à long terme; il ne désigne pas une émotion temporaire, et les pensées automatiques ne précèdent pas l’activation du schéma.

27. Une personne interprète un oubli comme la preuve qu’elle est incapable, puis se sent anxieuse et vérifie plusieurs fois son travail. Concernant le modèle de Beck :

Les symptômes émotionnels et comportementaux apparaissent avant les pensées automatiques dans cette chaîne.
Les distorsions cognitives peuvent engendrer des pensées automatiques qui déclenchent des symptômes émotionnels.
Le biais de confirmation privilégie les informations qui valident des idées préconçues.
Les pensées automatiques peuvent entraîner des manifestations comportementales, comme des vérifications répétées.
Le biais de confirmation consiste à accorder davantage de poids aux informations contradictoires avec ses idées préconçues.

Les distorsions cognitives peuvent engendrer des pensées automatiques qui déclenchent des symptômes émotionnels. · Le biais de confirmation privilégie les informations qui valident des idées préconçues. · Les pensées automatiques peuvent entraîner des manifestations comportementales, comme des vérifications répétées.

Explication

Dans le modèle de Beck, les distorsions peuvent produire des pensées automatiques, puis des symptômes émotionnels et comportementaux. Le biais de confirmation favorise les éléments qui confortent les idées préconçues ; il ne privilégie pas les éléments contradictoires, et les symptômes ne précèdent pas les pensées automatiques dans cette chaîne.

28. Après un échec, une personne se rappelle surtout ses expériences négatives et les interprète comme la confirmation de son incapacité. Quelles conséquences du biais de confirmation sont exactes ?

La sélection de souvenirs congruents peut renforcer les croyances profondes de cette personne.
L’interprétation biaisée de souvenirs peut contribuer au renforcement de son schéma.
La sélection de souvenirs contradictoires rend généralement ses croyances profondes plus difficiles à modifier.
Le biais de confirmation rend le changement d’avis plus difficile en validant le schéma.
Le biais de confirmation facilite le changement d’avis en diversifiant les souvenirs retenus.

La sélection de souvenirs congruents peut renforcer les croyances profondes de cette personne. · L’interprétation biaisée de souvenirs peut contribuer au renforcement de son schéma. · Le biais de confirmation rend le changement d’avis plus difficile en validant le schéma.

Explication

La sélection et l’interprétation biaisées de souvenirs peuvent valider les croyances profondes et renforcer le schéma, ce qui rend le changement d’avis plus difficile. Retenir des souvenirs contradictoires ou diversifier les éléments considérés ne décrit pas ce biais.

29. Concernant la triade cognitive de la dépression, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

L’avenir est anticipé en fonction du passé vécu par la personne.
Le présent est filtré par les pensées automatiques de la personne.
Le présent est filtré par le schéma cognitif de la personne.
L’avenir est anticipé en fonction du schéma cognitif de la personne.
Le passé est perçu négativement dans la triade cognitive de la dépression.

Le présent est filtré par le schéma cognitif de la personne. · L’avenir est anticipé en fonction du schéma cognitif de la personne. · Le passé est perçu négativement dans la triade cognitive de la dépression.

Explication

La triade associe une perception négative du passé, un présent filtré par le schéma et un avenir anticipé selon ce schéma. L’avenir ne se déduit donc pas du passé vécu, et le filtre du présent est le schéma cognitif plutôt que les pensées automatiques.

30. À propos des catégories de schémas inadaptés proposées par Young :

Young distingue la séparation et le rejet parmi les cinq catégories de schémas inadaptés.
Le manque d’autonomie et de performance constitue une catégorie de schémas chez Young.
La méfiance ou l’abus fait partie des exemples de schémas inadaptés.
Le manque de limites figure parmi les catégories proposées par Young.
Les schémas sont présents à des degrés divers chez la majorité des individus.

Young distingue la séparation et le rejet parmi les cinq catégories de schémas inadaptés. · Le manque d’autonomie et de performance constitue une catégorie de schémas chez Young. · La méfiance ou l’abus fait partie des exemples de schémas inadaptés. · Le manque de limites figure parmi les catégories proposées par Young. · Les schémas sont présents à des degrés divers chez la majorité des individus.

Explication

Young distingue cinq catégories, dont la séparation et le rejet, le manque d’autonomie et de performance, et le manque de limites. Les schémas existent à des degrés divers chez la majorité des individus sans être nécessairement pathologiques, et la méfiance ou l’abus est un exemple de schéma inadapté.

31. Concernant le développement des schémas cognitifs inadaptés :

Leur formation dépend de l’expérience acquise, sans contribution des prédispositions innées.
Une vulnérabilité précoce forme directement un schéma activé, sans incident critique intermédiaire.
Une grandeur observée pendant un épisode maniaque peut relever du trouble bipolaire de type I.
Le manque de discipline chez un enfant atteint de TDAH est imputable au style éducatif parental.
Les distorsions et pensées automatiques précèdent la formation du schéma latent.

Une grandeur observée pendant un épisode maniaque peut relever du trouble bipolaire de type I.

Explication

Le développement des schémas résulte de l’interaction entre le vécu acquis et les prédispositions innées. Une vulnérabilité ou une expérience précoce contribue à former un schéma latent, qui peut être activé par un incident critique ; les distorsions et pensées automatiques peuvent ensuite le renforcer. Une grandeur en épisode maniaque peut relever du trouble bipolaire de type I. Le manque de discipline chez un enfant atteint de TDAH est d’origine neurodéveloppementale et n’est pas imputable au style éducatif parental. De même, l’isolement social dans le TSA peut relever d’un trouble neurodéveloppemental plutôt que d’un schéma inadapté.

32. Parmi les propositions suivantes concernant les stratégies d’adaptation face aux schémas, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Young et Cottraux distinguent la soumission, l’évitement et la rumination comme stratégies.
Ces moyens font face à l’activation d’un schéma et peuvent contribuer à son maintien.
Ces stratégies réduisent le schéma sous-jacent sans participer à son renforcement.
Young et Cottraux classent la compensation parmi les distorsions cognitives.
Une stratégie adaptée pendant l’enfance convient encore au fonctionnement adulte.

Ces moyens font face à l’activation d’un schéma et peuvent contribuer à son maintien.

Explication

Les stratégies d’adaptation servent à faire face à l’activation d’un schéma et peuvent le renforcer et le maintenir. Young et Cottraux distinguent la soumission, l’évitement et la compensation; une stratégie adaptée dans l’enfance peut ne plus convenir à l’âge adulte.

33. Une personne craignant d’être imparfaite s’efforce d’afficher une apparence parfaite et se montre très rigide; concernant cette réaction :

Adopter une conduite opposée au schéma pour le combattre relève de la compensation.
La compensation consiste à fuir les situations associées au schéma redouté.
La personne peut nier le schéma en adoptant des comportements à son extrême opposé.
La rigidité de cette conduite peut entraver l’adaptation de la personne.
La personne adhère au schéma et agit conformément à son contenu initial.

Adopter une conduite opposée au schéma pour le combattre relève de la compensation. · La personne peut nier le schéma en adoptant des comportements à son extrême opposé. · La rigidité de cette conduite peut entraver l’adaptation de la personne.

Explication

La compensation combat ou nie le schéma en adoptant des pensées et comportements situés à son extrême opposé; l’exemple de l’apparence parfaite correspond à cette logique. Cette réponse rigide peut entraver l’adaptation, contrairement à la soumission, qui consiste à tenir le schéma pour vrai et à agir conformément à lui.

34. Une personne est confrontée à une difficulté qu’elle ne peut écarter et travaille à mieux y faire face :

L’exposition vise à supprimer le problème avant toute démarche d’acceptation.
Le travail sur la relation au problème implique de porter un jugement de valeur sur celui-ci.
L’exposition au problème précède le travail sur la relation entretenue avec lui.
L’acceptation consiste à éviter le problème avant d’examiner ses effets.
L’acceptation peut renforcer la conscience du problème et les capacités d’adaptation.

L’exposition au problème précède le travail sur la relation entretenue avec lui. · L’acceptation peut renforcer la conscience du problème et les capacités d’adaptation.

Explication

Dans les thérapies de troisième vague, l’exposition précède le travail sur la relation au problème, puis l’acceptation soutient la conscience du problème et les capacités d’adaptation. L’acceptation consiste à accueillir les pensées et émotions sans jugement de valeur ; elle ne revient ni à éviter ni à supprimer le problème.

35. Pendant un exercice, une participante observe sa respiration et ses pensées sans réagir automatiquement :

Durant les années 1990, Kabat-Zinn a développé un programme visant notamment le stress chronique.
Observer les pensées en pleine conscience suppose de les juger pour les corriger.
La pleine conscience repose sur une attention automatique portée à l’expérience présente.
Jon Kabat-Zinn a créé la Stress Reduction Clinic en 1979.
Porter délibérément attention à l’expérience présente correspond à la pleine conscience.

Durant les années 1990, Kabat-Zinn a développé un programme visant notamment le stress chronique. · Jon Kabat-Zinn a créé la Stress Reduction Clinic en 1979. · Porter délibérément attention à l’expérience présente correspond à la pleine conscience.

Explication

La pleine conscience consiste à observer délibérément l’expérience du moment présent, sans jugement ni réaction automatique. Kabat-Zinn a créé la Stress Reduction Clinic en 1979 et développé dans les années 1990 un programme ciblant notamment le stress chronique et ses effets sur la santé ; les autres propositions contredisent la définition.

36. Concernant les programmes MBSR et les formes de méditation :

Le MBSR est un programme de huit semaines axé notamment sur le stress et les douleurs chroniques.
Le MBSR est un programme de douze semaines ciblant le stress et l’anxiété.
La méditation formelle se pratique dans des situations quotidiennes sans cadre structuré.
La méditation informelle s’intègre à des activités quotidiennes comme la marche.
Le MBSR associe principalement la pleine conscience à des principes psychanalytiques.

Le MBSR est un programme de huit semaines axé notamment sur le stress et les douleurs chroniques. · La méditation informelle s’intègre à des activités quotidiennes comme la marche.

Explication

Le MBSR est un programme de huit semaines axé sur la gestion du stress, des douleurs chroniques et de l’anxiété, associant surtout pleine conscience et principes comportementaux. La méditation informelle s’intègre à la vie quotidienne, tandis que la forme formelle se déroule dans un cadre structuré en temps et en espace ; les autres propositions déforment ces caractéristiques.

37. Concernant les programmes MBCT et MBRP :

Le MBRP combine pleine conscience et techniques de prévention des rechutes issues d’autres vagues des TCC.
Le MBCT se déroule sur huit semaines et vise les troubles dépressifs récurrents.
Le MBRP cible les rechutes liées à l’abus de substances.
Le MBCT associe principalement pleine conscience et principes de thérapie cognitive.
Le MBCT vise à la fois le traitement et la prévention des rechutes dépressives récurrentes.

Le MBRP combine pleine conscience et techniques de prévention des rechutes issues d’autres vagues des TCC. · Le MBCT se déroule sur huit semaines et vise les troubles dépressifs récurrents. · Le MBRP cible les rechutes liées à l’abus de substances. · Le MBCT associe principalement pleine conscience et principes de thérapie cognitive. · Le MBCT vise à la fois le traitement et la prévention des rechutes dépressives récurrentes.

Explication

Le MBCT dure huit semaines, associe pleine conscience et principes cognitifs, et traite ou prévient les rechutes dépressives récurrentes. Le MBRP concerne les troubles liés à l’abus de substances et combine pleine conscience et techniques de prévention des rechutes issues d’autres vagues des TCC.

38. Un patient présente des crises de colère et des comportements autoagressifs impulsifs. Concernant les modules de la TCD, cochez les propositions exactes :

Ce module vise à contrer les réponses impulsives après repérage des déclencheurs.
La tolérance à la détresse aide à repérer les déclencheurs de ces crises.
La tolérance à la détresse sert principalement à analyser les relations interpersonnelles instables.
Les quatre modules comprennent la pleine conscience, la tolérance à la détresse, la gestion du sommeil et l’efficacité personnelle.
Le trouble borderline peut associer instabilité de l’humeur et sentiment chronique de vide.

Ce module vise à contrer les réponses impulsives après repérage des déclencheurs. · La tolérance à la détresse aide à repérer les déclencheurs de ces crises. · Le trouble borderline peut associer instabilité de l’humeur et sentiment chronique de vide.

Explication

La tolérance à la détresse aide à identifier les événements déclencheurs des crises et des conduites autoagressives afin de contrer l’impulsivité. Le trouble borderline peut comporter instabilité de l’humeur et vide chronique; les quatre modules incluent la gestion des émotions, non la gestion du sommeil.

39. Une personne apprend à accueillir ses émotions pénibles et à agir selon ses valeurs plutôt qu’à poursuivre la disparition de ses symptômes. Concernant l’ACT, quelles propositions sont exactes ?

Les six axes comprennent l’acceptation, la défusion et l’action engagée.
L’ACT oriente les actes vers les valeurs tout en permettant de se confronter aux pensées négatives.
Cette démarche correspond à l’objectif de flexibilité psychologique visé par l’ACT.
La flexibilité psychologique implique d’adapter réactions et comportements aux changements environnementaux.
La flexibilité psychologique consiste à conserver les mêmes réactions malgré les changements de l’environnement.

Les six axes comprennent l’acceptation, la défusion et l’action engagée. · L’ACT oriente les actes vers les valeurs tout en permettant de se confronter aux pensées négatives. · Cette démarche correspond à l’objectif de flexibilité psychologique visé par l’ACT. · La flexibilité psychologique implique d’adapter réactions et comportements aux changements environnementaux.

Explication

L’ACT cherche à accroître la flexibilité psychologique en accueillant les pensées et émotions négatives, en s’y confrontant et en orientant l’action vers les valeurs. Cette flexibilité correspond à l’adaptation des réactions aux changements; elle ne consiste pas à maintenir des réactions rigides.

40. Une personne prend de la distance avec ses pensées et choisit un emploi cohérent avec ses valeurs fondamentales. Au sujet de ces processus en ACT :

La défusion consiste à voir les pensées comme des phénomènes mentaux subjectifs.
L’action engagée vise à réduire la dissonance en choisissant selon des valeurs imposées par autrui.
La défusion consiste à traiter les pensées comme des faits objectifs.
L’action engagée consiste à agir en accord avec les valeurs fondamentales identifiées.
La défusion consiste à éviter les pensées douloureuses afin de les faire disparaître.

La défusion consiste à voir les pensées comme des phénomènes mentaux subjectifs. · L’action engagée consiste à agir en accord avec les valeurs fondamentales identifiées.

Explication

La défusion aide à considérer les pensées comme des événements mentaux subjectifs plutôt que comme des faits. L’action engagée met les choix en accord avec les valeurs fondamentales, ce qui donne du sens et réduit le décalage entre aspirations et actions.

41. Concernant la psychologie positive et le modèle de Seligman :

Les forces de caractère dépendent généralement de facteurs externes et procurent un plaisir éphémère.
Son modèle de 2004 recense six vertus et vingt-quatre forces de caractère.
La psychologie positive se limite à réduire les difficultés et les faiblesses individuelles.
Seligman a lancé la psychologie positive pour développer les forces et les ressources individuelles.
Le modèle de 2004 identifie vingt-quatre vertus et six forces de caractère.

Son modèle de 2004 recense six vertus et vingt-quatre forces de caractère. · Seligman a lancé la psychologie positive pour développer les forces et les ressources individuelles.

Explication

Seligman a lancé la psychologie positive pour compléter une approche centrée sur les difficultés en développant forces et ressources. Son modèle de 2004 distingue six vertus et vingt-quatre forces; celles-ci peuvent être développées et entretenues, contrairement aux éléments souvent dépendants de facteurs externes.

42. Concernant la distinction entre psychologie positive et pensée positive :

La gratitude sincère et la créativité figurent parmi les facteurs de bien-être cités.
La pensée positive est une discipline scientifique née dans les années 1950.
Elle peut maintenir une analyse lucide des difficultés rencontrées.
La psychologie positive étudie scientifiquement les facteurs associés au bien-être.
La comparaison sociale accrue figure parmi les facteurs favorisant le bien-être.

La gratitude sincère et la créativité figurent parmi les facteurs de bien-être cités. · Elle peut maintenir une analyse lucide des difficultés rencontrées. · La psychologie positive étudie scientifiquement les facteurs associés au bien-être.

Explication

La psychologie positive est une discipline scientifique, contrairement à la pensée positive, décrite comme un mouvement pseudoscientifique et ésotérique apparu dans les années 1950. Elle ne suppose pas de positiver à tout prix et peut conserver lucidité et objectivité ; la gratitude sincère et les pratiques créatives font partie des facteurs cités, tandis que la réduction de la comparaison sociale est favorisée.

43. Parmi les propositions suivantes concernant les définitions du bien-être et de la santé, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La santé comprend un bien-être physique, mental et social, au-delà de l’absence de maladie.
La santé correspond à l’absence de maladie ou d’infirmité, sans autre dimension requise.
Le bien-être est un état durable procuré par l’absence de tensions dans la vie quotidienne.
Le bien-être est un état agréable et transitoire lié à la satisfaction des besoins corporels.
La santé mentale se définit par la tranquillité de l’esprit et la satisfaction des besoins du corps.

La santé comprend un bien-être physique, mental et social, au-delà de l’absence de maladie. · Le bien-être est un état agréable et transitoire lié à la satisfaction des besoins corporels.

Explication

Le bien-être est décrit comme agréable mais transitoire, procuré par la satisfaction des besoins du corps et la tranquillité de l’esprit. La santé inclut les dimensions physique, mentale et sociale, et ne se réduit donc pas à l’absence de maladie ; la santé mentale comprend notamment la réalisation de soi, la capacité à surmonter les tensions normales, le travail productif et la contribution à la communauté.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Conditionnement et thérapies comportementales.

Quel est l’objectif de la psychologie clinique ?

Accroître le confort psychologique et développer les capacités adaptatives.

Que vise le clinicien si le problème ne peut être diminué ou supprimé ?

Développer les capacités adaptatives du patient et son aptitude à faire face aux situations quotidiennes.

Quelles sont les étapes de la démarche d’ingénierie du psychologue ?

Analyser le problème et la demande, concevoir et réaliser une intervention, puis évaluer son efficacité et la réajuster.

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