QCM : Choc et prise en charge en réanimation (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation définit un choc circulatoire ?

Une insuffisance circulatoire aiguë généralisée qui prive les cellules d’oxygène nécessaire à leur fonctionnement
Un faible taux d’oxygène dans le sang sans insuffisance circulatoire généralisée
Une baisse du volume sanguin circulant qui diminue la perfusion des tissus
Une défaillance cardiaque isolée qui réduit le débit cardiaque sans atteinte généralisée

Une insuffisance circulatoire aiguë généralisée qui prive les cellules d’oxygène nécessaire à leur fonctionnement

Explication

Le choc circulatoire est une insuffisance circulatoire aiguë généralisée qui empêche les cellules de recevoir assez d’oxygène. La défaillance cardiaque isolée décrit un mécanisme cardiogénique, la baisse de volume un mécanisme hypovolémique, et le faible taux sanguin d’oxygène correspond à l’hypoxémie.

2. Un patient présente une pression systolique de 80 mmHg, une tachycardie, une oligurie, des troubles de la conscience, des marbrures et une polypnée. Quel tableau ces signes évoquent-ils ?

Une hypotension non significative, car le seuil concerne la pression diastolique
Une diurèse augmentée associée à des signes neurologiques isolés
Un tableau limité à une détresse respiratoire sans signes circulatoires
Des signes cliniques communs d’un choc circulatoire

Des signes cliniques communs d’un choc circulatoire

Explication

Une pression systolique inférieure à 85 mmHg, la tachycardie, l’oligurie, les troubles de conscience, les marbrures et la polypnée font partie des signes cliniques communs du choc. La détresse respiratoire isolée néglige les signes circulatoires, le seuil indiqué concerne la systolique et l’oligurie désigne une diminution de la diurèse.

3. Chez un patient, une défaillance cardiaque empêche le système circulatoire de fournir un débit adapté aux besoins métaboliques des tissus. De quel type de choc s’agit-il ?

Un choc hypovolémique
Un choc septique
Un choc distributif
Un choc cardiogénique

Un choc cardiogénique

Explication

Le choc cardiogénique résulte d’une défaillance cardiaque qui empêche d’assurer un débit cardiaque suffisant aux tissus. Le choc hypovolémique découle d’une baisse du volume circulant, le choc distributif d’une vasodilatation, et le choc septique d’une réaction inflammatoire.

4. Après une perte de sang, le volume sanguin circulant d’une patiente diminue et la perfusion ainsi que le transport d’oxygène deviennent inadéquats. Quel mécanisme de choc correspond à cette situation ?

Un choc distributif
Un choc septique
Un choc cardiogénique
Un choc hypovolémique

Un choc hypovolémique

Explication

Le choc hypovolémique est dû à une baisse du volume sanguin circulant, qui rend inadéquats la perfusion et le transport d’oxygène. La défaillance de pompe caractérise le choc cardiogénique, la vasodilatation le choc distributif, et l’inflammation avec hypovolémies réelle et relative le choc septique.

5. Un patient présente une vasodilatation artérielle et veineuse, tandis que son volume sanguin circulant reste normal; sa volémie devient inadéquate par rapport à la capacité vasculaire. Quel type de choc cela décrit-il ?

Un choc septique
Un choc cardiogénique
Un choc hypovolémique
Un choc distributif

Un choc distributif

Explication

Le choc distributif correspond à une inadéquation relative de la volémie causée par une vasodilatation, alors que le volume circulant est normal. Une baisse réelle de volume évoque le choc hypovolémique, une défaillance de pompe le choc cardiogénique, et une réaction inflammatoire avec hypovolémie réelle et relative le choc septique.

6. Quel mécanisme caractérise le choc septique ?

Une défaillance primaire du cœur qui réduit le débit vers les tissus
Une réaction inflammatoire liée aux toxines et aux cytokines, associant hypovolémie réelle et relative
Une vasodilatation isolée alors que le volume circulant demeure normal
Une baisse du volume circulant sans composante de vasodilatation relative

Une réaction inflammatoire liée aux toxines et aux cytokines, associant hypovolémie réelle et relative

Explication

Le choc septique associe une réaction inflammatoire liée aux toxines et aux cytokines à une hypovolémie réelle et une hypovolémie relative. L’hypovolémie réelle seule omet la composante relative, la défaillance cardiaque définit le mécanisme cardiogénique, et la vasodilatation avec volume normal correspond au mécanisme distributif.

7. Lorsqu’un patient présente un choc, quelle séquence résume la conduite initiale avant son transfert en soins spécialisés ?

Appeler de l’aide, oxygéner à haute concentration, vérifier une seule voie veineuse, commencer les cristalloïdes puis transférer
Appeler de l’aide, oxygéner à haute concentration, vérifier et compléter les voies veineuses, puis transférer avant de commencer le remplissage
Appeler de l’aide, oxygéner à haute concentration, vérifier et compléter les voies veineuses, commencer les cristalloïdes, poursuivre la réanimation adaptée puis transférer
Appeler de l’aide, administrer des catécholamines, commencer les cristalloïdes, vérifier les voies veineuses puis transférer

Appeler de l’aide, oxygéner à haute concentration, vérifier et compléter les voies veineuses, commencer les cristalloïdes, poursuivre la réanimation adaptée puis transférer

Explication

La prise en charge initiale associe l’appel à l’aide, l’oxygène à haute concentration, la vérification et la pose d’une seconde voie veineuse, puis le remplissage par cristalloïdes avant la poursuite de la réanimation et le transfert. Commencer par les catécholamines inverse l’ordre initial, ne vérifier qu’une voie omet la seconde voie de bon calibre, et transférer avant le remplissage saute une étape de réanimation.

8. Un médicament active les récepteurs alpha 2 vasculaires et cérébraux. Quel effet vasculaire est associé à cette activation ?

Une bronchodilatation
Une vasoconstriction
Une vasodilatation
Une augmentation de la tonicité cardiaque

Une vasodilatation

Explication

Les récepteurs alpha 2, présents dans les vaisseaux et le cerveau, sont associés à une vasodilatation. La vasoconstriction relève des alpha 1, la bronchodilatation des bêta 2 et l’effet cardiotonique des bêta 1.

9. Chez un patient, l’activation des récepteurs bêta 2 est recherchée pour agir sur les bronches et les vaisseaux. Quel ensemble d’effets est attendu ?

Une bronchodilatation et une vasoconstriction
Une tonicité cardiaque accrue et une vasodilatation
Une bronchodilatation et une vasodilatation
Une vasodilatation sans effet sur les bronches

Une bronchodilatation et une vasodilatation

Explication

Les récepteurs bêta 2 sont associés à la bronchodilatation et à la vasodilatation. La tonicité cardiaque relève des bêta 1, tandis que la vasoconstriction est associée aux alpha 1; la vasodilatation alpha 2 ne rend pas compte de l’effet bronchique.

10. Chez un patient recevant de la dopamine à 15 gamma/kg/min15\,\text{gamma/kg/min}, quel effet correspond à cette dose ?

Un effet bêta tonicardiaque
Un effet delta diurétique
Un effet bêta bronchodilatateur
Un effet alpha vasoconstricteur

Un effet bêta tonicardiaque

Explication

L’effet de la dopamine dépend de la dose : à 15 gamma/kg/min15\,\text{gamma/kg/min}, l’effet indiqué est bêta et tonicardiaque. L’effet delta diurétique correspond à 5 gamma/kg/min, l’effet alpha vasoconstricteur à 25 gamma/kg/min, et la bronchodilatation n’est pas l’effet attribué à cette dose.

11. Chez une personne présentant une bradycardie, quel médicament est un parasympathicolytique de référence ?

Le propofol
L’atropine
La nalbuphine
L’éphédrine

L’atropine

Explication

L’atropine est un parasympathicolytique de référence utilisé contre la bradycardie. L’éphédrine est associée à l’hypotension, le propofol est un hypnotique et la nalbuphine est un analgésique.

12. Un patient reçoit une perfusion de propofol pour une sédation prévue pendant 60 heures. Quel risque particulier lié à la durée faut-il prendre en compte ?

Le syndrome de perfusion au propofol
Une douleur liée à l’injection du propofol
Une induction prolongée par le propofol
Un syndrome de perfusion au thiopental

Le syndrome de perfusion au propofol

Explication

Une sédation au propofol dépassant 48 heures expose au syndrome de perfusion au propofol (PRIS). La douleur concerne l’injection, l’induction est une autre utilisation du médicament et le thiopental n’est pas associé ici au PRIS.

13. Quel analgésique central est décrit comme agoniste-antagoniste morphinique et possède une activité analgésique équivalente à celle de la morphine ?

Le fentanyl
Le midazolam
La nalbuphine
Le sufentanil

La nalbuphine

Explication

La nalbuphine est un analgésique central agoniste-antagoniste morphinique dont l’activité analgésique est équivalente à celle de la morphine. Le fentanyl et le sufentanil sont présentés comme plus puissants, tandis que le midazolam est une benzodiazépine sédative.

14. Lors du choix d’un opioïde, un clinicien cherche celui décrit comme 300 à 500 fois plus puissant que la morphine, dont la puissance accrue et la durée d’action réduite sont liées à un groupe méthoxyméthyle, mais qui conserve une queue d’analgésie. Lequel correspond à cette description ?

Le rémifentanil
Le sufentanil
Le fentanyl
La nalbuphine

Le sufentanil

Explication

Le sufentanil est décrit comme 300 à 500 fois plus puissant que la morphine ; son groupe méthoxyméthyle augmente sa puissance et réduit sa durée d’action, tout en laissant une queue d’analgésie. Le fentanyl est moins puissant, le rémifentanil se distingue par sa demi-vie brève et la nalbuphine a une activité équivalente à celle de la morphine.

15. Un patient présente une pression systolique de 120 mmHg et une pression diastolique de 75 mmHg. Quelle pression artérielle moyenne estime-t-on avec la formule usuelle ?

270 mmHg
90 mmHg
105 mmHg
97,5 mmHg

90 mmHg

Explication

La formule donne PAM=(120+2×75)/3=90\mathrm{PAM} = (120 + 2 \times 75)/3 = 90 mmHg. La moyenne simple donne 97,5 mmHg, doubler la systolique donne 105 mmHg, et omettre la division produit 270 mmHg.

16. Lors de l’interprétation du monitorage hémodynamique, que représente la pression artérielle moyenne et quelle valeur idéale est indiquée ?

Une pression diastolique minimale, idéalement 80 mmHg
Une valeur de perfusion des organes, idéalement 70 mmHg
Une pression systolique maximale, idéalement 120 mmHg
Une pression de remplissage veineux, idéalement 70 mmHg

Une valeur de perfusion des organes, idéalement 70 mmHg

Explication

La pression artérielle moyenne est une valeur de perfusion des organes, et la valeur idéale indiquée est de 70 mmHg. Les pressions systolique et diastolique sont des mesures distinctes, tandis que la pression de remplissage veineux ne définit pas la PAM.

17. Une personne respire spontanément, puis est placée sous ventilation mécanique. Comment évolue le sens de la pression associée à l’inspiration ?

Elle passe d’une pression négative à une pression positive
Elle reste positive dans les deux modes
Elle passe d’une pression positive à une pression négative
Elle reste négative dans les deux modes

Elle passe d’une pression négative à une pression positive

Explication

En ventilation spontanée, l’inspiration engendre une pression négative, alors qu’en ventilation mécanique la pression devient positive. L’inversion des modes et l’attribution d’un même signe aux deux situations confondent cette distinction fondamentale.

18. Une équipe choisit une ventilation contrôlée en pression et règle la pression inspiratoire. Quel paramètre doit-elle surveiller avec attention ?

Le volume courant réglé
Les pressions inspiratoires
La ventilation minute réglée
Les volumes délivrés

Les volumes délivrés

Explication

En ventilation contrôlée en pression, la pression inspiratoire est réglée et les volumes doivent être surveillés. Surveiller les pressions correspond à la vigilance associée au mode contrôlé en volume, où le volume courant ou la ventilation minute est réglé.

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Qu’est-ce qu’un choc circulatoire ?

Un état d’insuffisance circulatoire aiguë généralisée qui prive les cellules d’oxygène nécessaire à leur fonctionnement.

Quel seuil définit l’hypotension systolique dans les signes du choc circulatoire ?

Une pression systolique inférieure à 85 mmHg.

Quel signe du rythme cardiaque est commun au choc circulatoire ?

Une tachycardie.

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