QCM : Prise en charge des ischémies aiguës (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez un patient ayant une ischémie aiguë sensitivo-motrice, quelles mesures contribuent à la prise en charge immédiate ?

La prise en charge doit prévenir ou corriger l’hyperkaliémie, l’acidose et l’insuffisance rénale aiguë.
L’oxygène au masque, l’hydratation intraveineuse et une analgésie adéquate font partie des mesures initiales.
Le schéma indiqué associe un bolus d’héparine de 0,5 mg/kg à une perfusion de 0,3 à 0,5 mg/kg/h.
Une imagerie de coupe est prioritaire au sauvetage du membre dans l’ischémie aiguë sensitivo-motrice.
Le sauvetage du membre prime, et une artériographie peropératoire peut être utile.

La prise en charge doit prévenir ou corriger l’hyperkaliémie, l’acidose et l’insuffisance rénale aiguë. · L’oxygène au masque, l’hydratation intraveineuse et une analgésie adéquate font partie des mesures initiales. · Le schéma indiqué associe un bolus d’héparine de 0,5 mg/kg à une perfusion de 0,3 à 0,5 mg/kg/h. · Le sauvetage du membre prime, et une artériographie peropératoire peut être utile.

Explication

La prise en charge initiale comprend l’oxygène au masque, l’hydratation intraveineuse et une analgésie adéquate; l’héparine est administrée selon le schéma indiqué, avec un ratio de TCA de 2 à 3. Il faut prévenir ou corriger l’hyperkaliémie, l’acidose et l’insuffisance rénale aiguë. Le sauvetage du membre est prioritaire et l’imagerie de coupe n’a pas de place dans cette situation, contrairement à l’artériographie peropératoire qui peut être utile.

2. Parmi les propositions suivantes concernant le traitement de la cause après revascularisation, lesquelles sont exactes ?

Un bilan étiologique est prévu après le geste de revascularisation.
La démarche associe la recherche de la cause à son traitement adapté.
Le traitement étiologique est achevé avant le geste de revascularisation.
Le bilan étiologique porte sur les complications plutôt que sur la cause.
Le traitement de l’étiologie peut être médical ou chirurgical.

Un bilan étiologique est prévu après le geste de revascularisation. · La démarche associe la recherche de la cause à son traitement adapté. · Le traitement de l’étiologie peut être médical ou chirurgical.

Explication

Le bilan étiologique intervient après la revascularisation et sert à traiter la cause, par une prise en charge médicale ou chirurgicale. La recherche et le traitement de l’étiologie constituent donc la démarche visée. Le traitement n’est pas indiqué comme antérieur au geste, et le bilan porte sur la cause plutôt que sur les complications.

3. Un patient présente une douleur brutale du membre, une pâleur cutanée et des veines plates. Parmi les propositions suivantes concernant les signes cliniques de l’ischémie aiguë, lesquelles sont exactes ?

La douleur peut être absente à l’effort mais déclenchée au repos.
Les cinq signes classiques comprennent la paralysie, mais pas l’absence de pouls.
La douleur et la pâleur correspondent à deux des cinq signes classiques de l’ischémie aiguë.
La douleur est le plus souvent intermittente et s’atténue à la pression musculaire.
Des veines plates et un membre froid peuvent être retrouvés à l’examen clinique.

La douleur et la pâleur correspondent à deux des cinq signes classiques de l’ischémie aiguë. · Des veines plates et un membre froid peuvent être retrouvés à l’examen clinique.

Explication

Les cinq signes classiques sont la douleur, la pâleur, l’absence de pouls, la parésie et les paresthésies ; l’absence de pouls en fait donc bien partie. La douleur peut être absente au repos et déclenchée par le moindre effort de marche, mais elle est le plus souvent permanente et s’exacerbe à la pression des masses musculaires. Les veines plates et un membre froid peuvent être retrouvés à l’examen clinique.

4. Après la revascularisation d’un patient, l’équipe organise la suite de la prise en charge. Concernant le bilan étiologique :

Le bilan étiologique est réalisé avant la revascularisation pour guider le geste.
Le traitement de la cause relève d’une prise en charge anesthésique.
Le bilan vise à identifier la cause afin de la traiter.
Le bilan étiologique remplace le traitement de la cause après revascularisation.
Le bilan étiologique est réalisé après le geste de revascularisation.

Le bilan vise à identifier la cause afin de la traiter. · Le bilan étiologique est réalisé après le geste de revascularisation.

Explication

Le bilan étiologique est réalisé après la revascularisation et vise à identifier la cause pour la traiter. Le traitement de la cause peut relever d’une prise en charge médicale ou chirurgicale, et non anesthésique. Le bilan n’est donc pas préalable au geste et ne se substitue pas au traitement de la cause.

5. Un patient non anticoagulé présente une fibrillation atriale et l’on recherche les origines possibles d’une embolie. Quelles propositions sont exactes ?

Une thrombose veineuse profonde peut participer à une embolie paradoxale en présence d’un foramen ovale perméable.
Un cathéter intra-artériel est une cause cardiaque d’embolie, au même titre qu’une valvulopathie.
L’anévrysme du ventricule gauche est une origine vasculaire artérielle d’embolie, plutôt que cardiaque.
L’infarctus du myocarde en phase aiguë figure parmi les causes cardiaques d’embolie.
Sans anticoagulation, la fibrillation atriale comporte un risque annuel d’embolie de 3 à 6 %.

Une thrombose veineuse profonde peut participer à une embolie paradoxale en présence d’un foramen ovale perméable. · L’infarctus du myocarde en phase aiguë figure parmi les causes cardiaques d’embolie. · Sans anticoagulation, la fibrillation atriale comporte un risque annuel d’embolie de 3 à 6 %.

Explication

L’infarctus aigu du myocarde et l’anévrysme du ventricule gauche sont des causes cardiaques d’embolie; la fibrillation atriale non anticoagulée est associée à un risque annuel de 3 à 6 %. Une thrombose veineuse profonde peut être à l’origine d’une embolie paradoxale avec un foramen ovale perméable. Le cathéter intra-artériel relève des causes vasculaires artérielles, non des causes cardiaques.

6. Chez un patient dont l’ischémie d’un membre évolue depuis sept heures, quelles propositions concernant les lésions nerveuses et musculaires sont exactes ?

Une ischémie de sept heures reste en deçà du seuil des lésions irréversibles.
La durée dépasse le seuil de six heures associé à l’irréversibilité des lésions nerveuses.
Les lésions musculaires sont irréversibles lorsque l’ischémie dépasse six heures.
Le seuil d’irréversibilité des lésions nerveuses se situe au-delà de huit heures.
Les lésions musculaires restent réversibles tant que l’ischémie dure moins de douze heures.

La durée dépasse le seuil de six heures associé à l’irréversibilité des lésions nerveuses. · Les lésions musculaires sont irréversibles lorsque l’ischémie dépasse six heures.

Explication

Sept heures dépassent six heures, durée au-delà de laquelle les lésions nerveuses et musculaires deviennent irréversibles. Les seuils de huit ou douze heures ne sont pas ceux indiqués, et sept heures ne sont pas en deçà du seuil.

7. Lorsqu’une artère d’un membre est occluse, cochez les propositions exactes concernant les conséquences tissulaires :

La baisse d’oxygène tissulaire contribue à l’apparition d’une anoxie cellulaire.
L’anoxie cellulaire précède la nécrose dans la chaîne physiopathologique décrite.
La nécrose apparaît avant l’anoxie cellulaire dans cette succession physiopathologique.
L’occlusion augmente le flux sanguin et l’apport d’oxygène dans le tissu.
La diminution du flux sanguin réduit l’apport d’oxygène aux tissus concernés.

La baisse d’oxygène tissulaire contribue à l’apparition d’une anoxie cellulaire. · L’anoxie cellulaire précède la nécrose dans la chaîne physiopathologique décrite. · La diminution du flux sanguin réduit l’apport d’oxygène aux tissus concernés.

Explication

L’occlusion diminue le flux sanguin, ce qui réduit l’apport d’oxygène ; cette baisse conduit à l’anoxie cellulaire, puis à la nécrose. Elle n’augmente donc ni le flux ni l’oxygénation, et la nécrose ne précède pas l’anoxie.

8. Une artère athéromateuse devient le siège d’une thrombose après déshydratation avec bas débit systémique. Concernant les causes de thrombose :

La thrombose de prothèse est liée à une artère saine plutôt qu’à une prothèse artérielle.
La thrombose in situ survient sur une artère pathologique, notamment athéromateuse.
L’artère sciatique persistante fait partie des artères pouvant être concernées par un anévrysme thrombosé.
L’artère radiale figure parmi les artères citées pour un anévrysme responsable de thrombose.
Une déshydratation peut déclencher une thrombose in situ en provoquant un bas débit systémique.

La thrombose in situ survient sur une artère pathologique, notamment athéromateuse. · L’artère sciatique persistante fait partie des artères pouvant être concernées par un anévrysme thrombosé. · Une déshydratation peut déclencher une thrombose in situ en provoquant un bas débit systémique.

Explication

La thrombose in situ survient sur une artère pathologique, notamment athéromateuse, et un bas débit lié à la déshydratation peut la déclencher. L’artère sciatique persistante figure parmi les artères concernées par un anévrysme thrombosé. La thrombose de prothèse concerne une prothèse, et les artères citées pour les anévrysmes sont poplitée, fémorale et sciatique persistante, non radiale.

9. Un bilan recherche les mécanismes de thrombose sur artère pathologique ou saine. Parmi les propositions suivantes, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Le syndrome des antiphospholipides peut être associé à une thrombose sur artère saine.
Un anévrysme poplité peut entraîner un taux d’amputation atteignant 30 %.
Une dissection artérielle spontanée ou iatrogène peut provoquer une thrombose sur artère pathologique.
La thrombophilie concerne davantage les thromboses artérielles que les thromboses veineuses.
La compression extrinsèque figure parmi les causes de thrombose sur artère pathologique.

Le syndrome des antiphospholipides peut être associé à une thrombose sur artère saine. · Un anévrysme poplité peut entraîner un taux d’amputation atteignant 30 %. · Une dissection artérielle spontanée ou iatrogène peut provoquer une thrombose sur artère pathologique. · La compression extrinsèque figure parmi les causes de thrombose sur artère pathologique.

Explication

Un anévrysme poplité peut être associé à jusqu’à 30 % d’amputations; la dissection, spontanée ou iatrogène, et la compression extrinsèque font partie des causes de thrombose sur artère pathologique. Le syndrome des antiphospholipides peut être associé à une thrombose sur artère saine. La thrombophilie concerne plutôt les thromboses veineuses que les thromboses artérielles.

10. Concernant l’examen clinique des pouls périphériques et de la fonction neurologique du pied :

L’examen neurologique apprécie la motricité et la sensibilité du membre.
La sensibilité peut être évaluée par le toucher et la proprioception.
L’examen des pouls périphériques comprend notamment le pouls fémoral et le pouls poplité.
L’examen des pouls périphériques porte notamment sur les pouls radial et pédieux.
L’examen neurologique évalue la motricité sans examiner la mobilité intrinsèque du pied.

L’examen neurologique apprécie la motricité et la sensibilité du membre. · La sensibilité peut être évaluée par le toucher et la proprioception. · L’examen des pouls périphériques comprend notamment le pouls fémoral et le pouls poplité.

Explication

Les pouls fémoral et poplité font partie des pouls périphériques examinés, et l’évaluation neurologique porte sur la motricité et la sensibilité. Le toucher et la proprioception sont deux modalités sensitives évaluées ; le pouls radial ne figure pas dans les pouls cités, et la mobilité des muscles intrinsèques du pied est examinée.

11. Un patient présente une ischémie aiguë d’apparition brutale, avec signes sévères et sans artériopathie connue. Concernant la distinction entre embolie et thrombose :

Une maladie cardiaque est connue chez 60 à 70 % des patients ayant une embolie cardiaque.
Ce tableau clinique correspond davantage à une embolie qu’à une thrombose.
Les embolies aiguës sont d’origine vasculaire dans plus de 80 % des cas.
Une aggravation lente sur artériopathie connue évoque davantage une embolie qu’une thrombose.
Plus de 80 % des embolies aiguës sont d’origine cardiaque.

Une maladie cardiaque est connue chez 60 à 70 % des patients ayant une embolie cardiaque. · Ce tableau clinique correspond davantage à une embolie qu’à une thrombose. · Plus de 80 % des embolies aiguës sont d’origine cardiaque.

Explication

Un début brutal avec des signes sévères et sans artériopathie connue oriente vers une embolie. Plus de 80 % des embolies aiguës sont cardiaques, et 60 à 70 % des patients concernés ont une maladie cardiaque connue. Une aggravation sur artériopathie connue évoque plutôt une thrombose, et l’origine vasculaire concerne moins de 20 % des embolies.

12. Une équipe compare les options de restauration du flux et envisage une amputation dans une situation sévère. Quelles propositions sont exactes ?

Après revascularisation, une aponévrotomie peut prévenir un syndrome des loges aigu.
Un faible risque de défaillance multiviscérale constitue un motif d’amputation.
La thromboaspiration peut être rapide et éviter l’incision ainsi que le dommage artériel.
La thromboaspiration peut laisser des thrombus résiduels et exposer à l’hémorragie.
Une ischémie de grade III peut conduire à envisager l’amputation du membre.

Après revascularisation, une aponévrotomie peut prévenir un syndrome des loges aigu. · La thromboaspiration peut être rapide et éviter l’incision ainsi que le dommage artériel. · La thromboaspiration peut laisser des thrombus résiduels et exposer à l’hémorragie. · Une ischémie de grade III peut conduire à envisager l’amputation du membre.

Explication

La thromboaspiration est rapide, évite l’incision et le dommage artériel, mais peut laisser des thrombus résiduels et exposer à l’hémorragie. L’amputation peut être envisagée pour une ischémie de grade III, et l’aponévrotomie peut prévenir un syndrome des loges aigu après revascularisation. Le risque considéré comme indication d’amputation est celui d’une défaillance multiviscérale, et non un faible risque.

13. Un membre ischémique présente une disparition des douleurs, une anesthésie et une paralysie. Concernant le grade III et le risque d’amputation :

Cette association clinique caractérise un membre non viable de grade III.
Le taux d’amputation indiqué entre 13 et 24 heures est de 20 %.
Le taux d’amputation indiqué à 12 heures est de 6 %.
Le grade III correspond à un membre viable malgré l’anesthésie et la paralysie.
Après 24 heures d’ischémie, le taux d’amputation indiqué est de 12 %.

Cette association clinique caractérise un membre non viable de grade III. · Le taux d’amputation indiqué à 12 heures est de 6 %.

Explication

La disparition des douleurs associée à l’anesthésie et à la paralysie caractérise le grade III, où le membre est non viable. Le taux indiqué à 12 heures est de 6 % ; il est de 12 % entre 13 et 24 heures et de 20 % au-delà de 24 heures.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Prise en charge des ischémies aiguës.

Que désigne l’ischémie artérielle aiguë dans un membre ?

Les conséquences tissulaires de l’interruption brutale du flux artériel.

Quelle mortalité est associée à l’ischémie artérielle aiguë ?

20 %.

Après quelle durée d’ischémie les lésions nerveuses et musculaires deviennent-elles irréversibles ?

Au-delà de 6 heures.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Prise en charge des ischémies aiguës.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM