Fiche de révision : Infections respiratoires et parasitoses

Plan du Cours

  1. Réponse inflammatoire et immunité
  2. Infection, sepsis et choc septique
  3. Allergies et maladies auto-immunes
  4. Infections ostéo-articulaires
  5. Maladies inflammatoires intestinales
  6. Infections neuroméningées
  7. Endocardite infectieuse
  8. Infections cutanées
  9. Infections ORL
  10. Infections broncho-pulmonaires
  11. Bronchiolite et bronchite aiguë
  12. Pneumopathies et légionellose
  13. Pleurésie et décompensation respiratoire
  14. Paludisme
  15. Maladie de Lyme
  16. Tuberculose
  17. Émergence et zoonoses

1. Réponse inflammatoire et immunité

★ À maîtriser

  • Le système immunitaire maintient l’intégrité de l’organisme face aux agressions.

📌 L’immunité innée est présente dès la naissance, rapide et non spécifique, tandis que l’immunité adaptative apparaît après un premier contact avec un antigène et produit une mémoire immunitaire.

  • Après une agression, les mastocytes libèrent des histamines, les vaisseaux se dilatent et deviennent plus perméables, puis la phagocytose participe à l’élimination des bactéries.

  • Les lymphocytes B assurent l’immunité humorale par la production d’anticorps, tandis que les lymphocytes T comprennent des formes auxiliaires, cytotoxiques et régulatrices.

Compléments

  • La barrière cutanée constitue la première barrière immunitaire.

  • Les signes locaux de l’inflammation comprennent rougeur et chaleur liées à l’augmentation du flux sanguin, ainsi qu’œdème et douleur liés à l’extravasation et aux prostaglandines.

  • Le complément comprend une vingtaine de protéines activées en cascade qui forment le complexe d’attaque membranaire, créant des canaux dans l’agent pathogène et provoquant sa lyse.

Astuce mémo

Innée, rapide et non spécifique ; adaptative, mémorielle et spécifique.

2. Infection, sepsis et choc septique

Notions clés & Définitions

  • Infection : Présence d’un agent infectieux accompagnée de manifestations cliniques

★ À maîtriser

  • Le sepsis est une urgence vitale correspondant à un état infectieux grave avec déséquilibre entre l’agent infectieux et la réponse immuno-inflammatoire, pouvant entraîner une défaillance multiorganique.

  • Dans le sepsis, l’activation des leucocytes, plaquettes et cellules endothéliales et la libération de cytokines pro-inflammatoires et du complément favorisent la vasodilatation, l’hyperperméabilité capillaire, l’hypoperfusion et les dysfonctions d’organes.

  • Le quick SOFA retient une fréquence respiratoire d’au moins 22/min, une pression artérielle systolique inférieure ou égale à 100 mmHg et une confusion ou somnolence ; au moins deux critères sont associés à 10 % de mortalité.

📌 Le choc septique se caractérise par une hypotension persistante malgré la réanimation liquidienne et par une hyperlactatémie.

Compléments

  • Les phases d’une infection sont :
    • l’incubation
    • l’invasion
    • l’état
    • l’évolution
    • la convalescence

📌 La transmission d’un agent infectieux peut être directe par contact, indirecte par un support inerte ou assurée par un vecteur vivant.

  • Les facteurs de risque du sepsis comprennent : les âges extrêmes, la grossesse, l’immunodépression, les maladies chroniques comme le diabète ou la cirrhose, les dispositifs invasifs comme les cathéters et les sondes

  • Le bilan du sepsis peut comprendre :

    • des hémocultures
    • une NFS et une CRP
    • un bilan d’hémostase et hépatique
    • une créatinine
    • une gazométrie artérielle avec lactates
    • une surveillance de la diurèse

Astuce mémo

Infection → SRIS → sepsis → sepsis sévère → choc septique.

3. Allergies et maladies auto-immunes

Notions clés & Définitions

  • Allergie : Réaction d’hypersensibilité faisant intervenir des mécanismes immunologiques
  • Tolérance du soi : Mécanisme d’autorégulation qui empêche les lymphocytes B et T de réagir contre les constituants de l’organisme

★ À maîtriser

  • Lors du premier contact allergénique, les cellules présentatrices d’antigène activent les lymphocytes T et B, qui déclenchent la production d’IgE ; lors d’un second contact, les IgE fixées sur les mastocytes entraînent la libération de médiateurs comme l’histamine.

  • La classification de Ring et Messmer distingue : le grade I cutanéomuqueux, le grade II avec atteinte multiviscérale modérée, le grade III avec atteinte grave mono- ou multiviscérale, le grade IV correspondant à l’arrêt cardiaque

  • Les maladies auto-immunes résultent d’un dérèglement du système immunitaire qui attaque les constituants du soi.

Compléments

  • Les facteurs étiologiques des maladies auto-immunes comprennent : les agents environnementaux physicochimiques, les agents infectieux, les facteurs hormonaux, les facteurs génétiques comme le CMH et le HLA, le microbiote intestinal

  • Les traitements des maladies auto-immunes comprennent : des immunosuppresseurs, des biothérapies, des traitements symptomatiques par antalgiques, AINS ou corticostéroïdes, la rééducation par kinésithérapie ou ergothérapie

4. Infections ostéo-articulaires

★ À maîtriser

📌 L’arthrite septique atteint uniquement l’articulation, l’ostéite ou l’ostéomyélite correspond à une inflammation osseuse, et la spondylodiscite se localise au niveau des vertèbres.

📌 Une infection ostéo-articulaire aiguë débute depuis moins de 3 à 4 semaines et provoque souvent une douleur brutale intense, tandis qu’une forme chronique évolue depuis plus de 3 à 4 semaines avec peu de signes inflammatoires et parfois des fistules.

Compléments

  • Les infections ostéo-articulaires peuvent être causées par Staphylococcus aureus, notamment SARM, Streptococcus, Candida, Aspergillus ou Echinococcus, ou survenir après un traumatisme ou une chirurgie.

  • Les voies de survenue d’une infection ostéo-articulaire sont : la voie hématogène après une bactériémie, l’inoculation directe lors d’une chirurgie ou d’une ponction, la contiguïté à partir d’une effraction cutanée

  • Dans une infection ostéo-articulaire aiguë, la CRP est fortement augmentée et les polynucléaires neutrophiles peuvent entraîner une hyperleucocytose.

  • Les prélèvements profonds pour bactériologie doivent être réalisés avant tout traitement antibiotique, tandis que les écouvillons cutanés de fistule ne sont pas recommandés en raison des faux positifs liés à la flore cutanée.

Astuce mémo

Aiguë : début brutal et inflammation marquée ; chronique : fistule et peu de signes inflammatoires.

5. Maladies inflammatoires intestinales

★ À maîtriser

📌 La rectocolite hémorragique provoque des lésions continues et superficielles limitées au rectum et parfois au côlon, tandis que la maladie de Crohn entraîne des lésions segmentaires transmurales pouvant toucher tout le tube digestif, surtout l’iléon et le côlon.

  • Dans les MICI, une anomalie de la barrière intestinale augmente la perméabilité et permet aux bactéries de pénétrer dans la muqueuse, tandis qu’une dérégulation immunitaire avec excès de TNF alpha entretient l’inflammation et les lésions tissulaires.

📌 Le critère de Truelove and Witts définit une colite aiguë grave par plus de 6 selles sanglantes par jour associées à un signe systémique.

Compléments

  • Les complications des MICI comprennent :

    • la colite aiguë grave
    • le cancer colorectal
    • les abcès
    • les sténoses
    • les fistules
    • la diminution de la qualité de vie
  • Le score de Mayo évalue la sévérité des poussées sur une échelle de 0 à 12 et l’index d’Harvey Bradshaw évalue la maladie de l’état inactif à très sévère sur une échelle débutant à 0, sans maximum fixe.

  • La calprotectine fécale est un biomarqueur des MICI et un taux supérieur à 250 μg/g est indiqué comme significatif dans la rectocolite hémorragique.

Astuce mémo

RCH continue et superficielle ; Crohn segmentaire et transmurale.

6. Infections neuroméningées

Notions clés & Définitions

  • Méningite infectieuse : Infection du liquide céphalorachidien qui provoque une inflammation des méninges et constitue une urgence diagnostique

★ À maîtriser

  • Les signes évocateurs de méningite comprennent :

    • des céphalées résistantes aux antalgiques
    • des vomissements en jet
    • une raideur de nuque
    • une photophobie
    • une phonophobie
    • une hyperthermie
  • Une ponction lombaire permet l’analyse du LCR, mais elle est contre-indiquée en cas de troubles de la coagulation.

Compléments

  • Les signes de gravité d’une méningite comprennent :
    • un purpura
    • des troubles de conscience
    • des signes neurologiques focaux
    • un sepsis ou un choc septique
    • une hypotension ou une hypertension

📌 Les méningites bactériennes sont notamment dues aux méningocoques ou pneumocoques et nécessitent des antibiotiques IV, tandis que les méningites virales sont notamment dues aux entérovirus, HSV ou VIH et ne disposent pas de traitement spécifique.

  • Dans une méningite bactérienne, les contacts proches bénéficient d’une prophylaxie par rifampicine en urgence et d’une vaccination, et la maladie fait l’objet d’une déclaration obligatoire.

  • Lors d’une ponction lombaire, le LCR est prélevé de façon stérile entre L3-L4 ou L4-L5, en position assise ou en décubitus latéral, dos arrondi et patient immobile.

7. Endocardite infectieuse

Notions clés & Définitions

  • Endocardite infectieuse : Infection de l’endocarde qui touche principalement les valves cardiaques, avec une atteinte fréquente des valves aortique et mitrale

★ À maîtriser

  • Une lésion de l’endothélium cardiaque permet l’adhésion bactérienne et la formation de végétations infectées, qui peuvent produire des emboles et perturber le fonctionnement valvulaire jusqu’à l’insuffisance cardiaque.

📌 L’endocardite infectieuse est traitée par antibiotiques IV pendant 4 à 6 semaines selon les hémocultures, et une chirurgie peut être indiquée en cas d’échec antibiotique, de prothèse infectée, de défaillance cardiaque ou de végétation supérieure à 15 mm.

Compléments

  • Les portes d’entrée possibles de l’endocardite comprennent :

    • les dents et l’oropharynx
    • la peau
    • le tube digestif
    • l’appareil urogénital
  • Le diagnostic d’endocardite s’appuie notamment sur les hémocultures et les marqueurs inflammatoires, l’échocardiographie transœsophagienne et, selon les complications suspectées, l’imagerie par scanner ou IRM.

  • Les complications de l’endocardite comprennent :

    • l’insuffisance cardiaque
    • les embolies septiques cérébrales
    • les embolies septiques spléniques
    • les embolies septiques rénales ou pulmonaires
    • les anévrismes mycotiques

Astuce mémo

Lésion endothéliale → végétations infectées → emboles.

8. Infections cutanées

Notions clés & Définitions

  • Érysipèle : Infection superficielle du derme et de l’hypoderme sans nécrose, caractérisée par une inflammation diffuse ; il est souvent dû au streptocoque A
  • Abcès : Accumulation localisée de pus dans une cavité

★ À maîtriser

  • Les lésions cutanées élémentaires décrites comprennent :
    • les macules
    • les vésicules
    • les pustules
    • les abcès ou nodules
    • les bulles
    • le purpura

📌 La folliculite est une infection superficielle du follicule pilo-sébacé, tandis que le furoncle est une infection profonde et nécrosante de ce follicule pouvant former un abcès.

  • La fasciite nécrosante est une urgence vitale et chirurgicale caractérisée par une destruction rapide des tissus mous, avec une mortalité indiquée de 30 %.

Compléments

  • L’impétigo est une infection bactérienne très contagieuse dont les petites bulles se transforment en croûtes jaunes mélicériques ; Staphylococcus aureus en est une cause fréquente, surtout chez l’enfant.

  • Dans le purpura fulminans, une infection sévère entraîne la libération de toxines et l’activation incontrôlée de la coagulation, puis la formation de microthrombi responsables de nécrose cutanée et de défaillance multiorganique.

  • La gale est causée par l’acarien Sarcoptes scabiei, qui creuse des galeries dans la peau pour pondre ses œufs et provoque des démangeaisons intenses.

9. Infections ORL

Notions clés & Définitions

  • Otite moyenne aiguë : Inflammation aiguë de l’oreille moyenne, souvent secondaire à une rhinite, une angine ou une pharyngite

★ À maîtriser

  • Les signes de sinusite peuvent comprendre : des douleurs pulsatiles de la face accentuées en se penchant en avant, un mouchage douloureux, un écoulement nasal purulent, une hyperthermie

Compléments

  • La sphère ORL comprend la gorge, le nez, les sinus et les oreilles, qui constituent une porte d’entrée majeure des micro-organismes.

  • Les facteurs de risque d’otite moyenne aiguë concernent surtout les enfants, dont la trompe d’Eustache est plus courte.

  • Une rhinite infectieuse provoque une production accrue de mucus et peut se compliquer d’une rhinosinusite ou d’une otite moyenne aiguë par propagation via la trompe d’Eustache.

  • Une rhinorrhée purulente unilatérale est un signe alarmant justifiant une consultation ORL.

📌 Une pharyngite infectieuse touche l’oropharynx, tandis qu’une angine correspond à une inflammation aiguë des amygdales.

10. Infections broncho-pulmonaires

Notions clés & Définitions

  • Infections broncho-pulmonaires : Infections des bronches, des bronchioles, des alvéoles ou du parenchyme pulmonaire
  • Trachéite infectieuse : Inflammation de la trachée, presque exclusivement virale

Points essentiels

  • En situation physiologique, les structures broncho-pulmonaires ne sont pas colonisées et les infections sont souvent saisonnières.

  • Les facteurs de risque des infections broncho-pulmonaires comprennent :

    • l’immunodépression
    • l’âge avancé
    • une pathologie pulmonaire chronique
    • l’intubation trachéale
  • La trachéite infectieuse se manifeste par une toux sèche et quinteuse, souvent recrudescente la nuit, et une hyperthermie rare.

11. Bronchiolite et bronchite aiguë

Notions clés & Définitions

  • Bronchite infectieuse aiguë : La bronchite infectieuse aiguë est une inflammation des bronches, principalement virale et survenant souvent après une rhinopharyngite.

★ À maîtriser

  • Dans la bronchiolite à VRS, l’inflammation et l’œdème des petites voies respiratoires entraînent une hyperproduction de mucus, une obstruction et une difficulté respiratoire.

  • La bronchite aiguë se manifeste par une toux d’abord sèche et quinteuse, puis grasse avec expectorations, parfois accompagnée de respiration sifflante, de sibilants, de ronchis et d’une douleur rétrosternale.

Compléments

  • La bronchiolite touche surtout les nourrissons et les jeunes enfants et perturbe les échanges gazeux.

  • La bronchiolite peut entraîner une ventilation assistée et une déshydratation liée aux difficultés à téter ; une vaccination est disponible.

  • Les patients asthmatiques et atteints de BPCO sont à risque de bronchite infectieuse aiguë.

📌 Les antibiotiques sont indiqués pour la bronchite aiguë en cas de BPCO de stade III ou IV.

  • Une pneumopathie compliquant une bronchite aiguë peut se manifester par une hyperthermie élevée et une gêne respiratoire.

12. Pneumopathies et légionellose

Notions clés & Définitions

  • Légionellose : La légionellose est une infection bactérienne causée par Legionella.
  • Pneumopathie : La pneumopathie est une infection pulmonaire.

★ À maîtriser

  • La légionellose associe une hyperthermie élevée et des symptômes respiratoires, parfois accompagnés de myalgies, d’hallucinations et de diarrhée.

  • Les signes de pneumopathie comprennent les sifflements respiratoires, une toux importante, le tirage intercostal avec utilisation des muscles accessoires et la dyspnée.

  • Les critères de gravité de la pneumopathie comprennent une polypnée supérieure à 30/min, une SaO₂ inférieure à 93 %, une tachycardie supérieure à 125/min, une hypotension inférieure à 90 mmHg, une hyperthermie supérieure à 40 °C ou une hypothermie inférieure à 36 °C, ainsi qu’une altération de l’état général, une dénutrition ou une déshydratation.

📌 La pneumonie alvéolaire est bactérienne, notamment à pneumocoque, et unilatérale, tandis que la pneumonie interstitielle peut être due à des bactéries atypiques comme Legionella ou à un virus.

  • 🔄 La pneumonie évolue selon les étapes suivantes :
    1. Un virus ou une bactérie s’installe dans le poumon.
    2. Les sécrétions remplissent les sacs alvéolaires.
    3. Les échanges gazeux sont perturbés.

Compléments

  • La légionellose peut provoquer un dysfonctionnement des échanges gazeux et une détresse respiratoire.

  • Dans la pneumopathie, l’inflammation des bronches entraîne une sécrétion de mucus puis une gêne respiratoire.

  • Les facteurs de risque de pneumopathie cités sont :

    • la fréquentation d’une crèche
    • l’immunodépression
    • une maladie chronique ou respiratoire
    • le diabète
    • la BPCO
    • le tabagisme
    • la malnutrition
    • l’âge supérieur à 65 ans
    • l’asthme et les bronchiolites à répétition
  • Le bilan paraclinique d’une pneumopathie peut comprendre :

    • une radiographie pulmonaire
    • une NFS
    • une CRP
    • des hémocultures
    • un ECBC
  • Le traitement de la pneumopathie comprend :

    • l’oxygénothérapie
    • des antibiotiques
    • des antalgiques
    • des antipyrétiques
    • l’hydratation

📌 La vaccination contre la grippe et le pneumocoque est recommandée aux personnes à risque de pneumopathie.

  • Les traitements sont l’amoxicilline ou une C3G pour la pneumonie alvéolaire, et les macrolides ou fluoroquinolones pour la pneumonie interstitielle.

  • La pneumonie peut provoquer une hyperthermie, une toux d’abord sèche puis grasse, une douleur latéralisée, une dyspnée, une tachypnée, des râles crépitants à l’auscultation et une altération de l’état général.

  • Les signes de gravité de la pneumonie comprennent une polypnée à 32/min, une hypotension et un balancement thoraco-abdominal.

13. Pleurésie et décompensation respiratoire

Notions clés & Définitions

  • Pleurésie : La pleurésie est une inflammation ou une infection de la plèvre, souvent associée à une pneumopathie.
  • Décompensation respiratoire : La décompensation respiratoire est un mode de respiration inefficace dont les cycles ne suffisent pas à maintenir une ventilation adéquate, perturbant les échanges gazeux.

★ À maîtriser

  • La pleurésie peut se manifester par une douleur thoracique, une dyspnée, une hyperthermie et une toux sèche irritative sans expectoration.

Compléments

  • L’épanchement pleural diminue le volume pulmonaire.

  • La ponction pleurale est un examen de la pleurésie.

  • La prise en charge de la décompensation respiratoire comprend l’installation en position demi-assise, l’oxygénothérapie, les antalgiques et antipyrétiques, ainsi que la surveillance des paramètres vitaux, de la toux et des sécrétions respiratoires.

14. Paludisme

Notions clés & Définitions

  • Paludisme : Le paludisme est une maladie parasitaire transmise par la femelle Anopheles, infectée après un repas sanguin chez un sujet malade.

★ À maîtriser

  • Le paludisme évolue par une multiplication asymptomatique dans le foie pendant une incubation de 1 à 2 semaines, puis par la multiplication des parasites dans les hématies et leur destruction, qui provoque les symptômes.

  • 🔄 Les accès palustres suivent quatre phases :

    1. Frissons intenses.
    2. Hyperthermie.
    3. Défervescence avec sudation.
    4. Récidive 2 à 3 jours plus tard.

Compléments

  • Le paludisme est causé par des protozoaires du genre Plasmodium, dont Plasmodium falciparum est le plus mortel, et est endémique dans 91 pays, principalement en Afrique.

  • Une immunité partielle peut apparaître après plusieurs infections, réduire la gravité sans empêcher de nouvelles infestations, puis diminuer après plusieurs années sans réinfection.

  • Le paludisme peut entraîner des céphalées, des myalgies, une hyperthermie cyclique, une asthénie, une altération de l’état général et des troubles digestifs tels que nausées, vomissements et diarrhées.

  • Les signes de gravité du paludisme comprennent :

    • des troubles neurologiques
    • une insuffisance rénale
    • une anémie sévère
    • une hypoglycémie
  • Le diagnostic du paludisme repose sur la goutte épaisse, la PCR ou un test de diagnostic rapide réalisable en 15 à 20 minutes, dans un contexte d’hyperthermie et de séjour en zone d’endémie.

  • Les traitements antipaludiques cités sont :

    • l’artémisinine
    • la chloroquine
    • la méfloquine
    • la quinine
  • Le paludisme cérébral à Plasmodium falciparum peut entraîner un décès rapide sans traitement, le paludisme viscéral évolutif provoque une anémie chronique et une hémolyse massive peut conduire à une insuffisance rénale.

📌 La prévention du paludisme repose sur la sensibilisation au risque, les répulsifs, les moustiquaires imprégnées et la chimioprophylaxie ; il faut l’évoquer après un séjour en zone d’endémie, même au-delà de 2 mois, parfois plusieurs années après le retour selon l’espèce de Plasmodium.

Astuce mémo

Foie, sang, frissons, chaleur, sueur : le parasite passe du foie aux hématies puis déclenche les accès.

15. Maladie de Lyme

Notions clés & Définitions

  • Maladie de Lyme : La maladie de Lyme est une infection bactérienne transmise par la morsure d’une tique porteuse de Borrelia, qui peut affecter la peau, les articulations et le système nerveux.

★ À maîtriser

  • Le stade 1 de Lyme, localisé et survenant de 3 jours à 1 mois après la morsure, se manifeste par un érythème migrant annulaire apparaissant vers 15 jours et disparaissant spontanément.

Compléments

  • Dans le cycle de transmission de Lyme, les larves acquièrent Borrelia en se nourrissant sur de petits animaux réservoirs comme les souris, puis les nymphes se nourrissent sur de gros animaux ou sur l’humain et les adultes perpétuent le cycle.

  • Le risque de transmission de Lyme augmente lorsque la tique reste attachée plus de 48 heures.

  • Le stade 2 de Lyme survient de 1 à 6 mois après la morsure et correspond à une diffusion systémique pouvant provoquer une neuroborréliose et des arthrites mono- ou oligoarticulaires, souvent au genou.

  • Le stade 3 de Lyme survient de 6 mois à plusieurs années après la morsure et peut provoquer une neuroborréliose tardive, une acrodermatite chronique atrophiante et des arthrites aiguës récidivantes ou chroniques.

  • Le diagnostic de Lyme repose sur une sérologie ELISA de dépistage suivie d’un Western blot de confirmation ; la PCR, de faible sensibilité, peut être réalisée sur le liquide articulaire ou le LCR.

📌 Le traitement de Lyme repose sur une antibiothérapie adaptée au stade de la maladie et une antibioprophylaxie en cas de risque élevé.

📌 La prévention de Lyme comprend le port de vêtements longs et l’usage de répulsifs, l’examen de la peau après les activités en plein air, le retrait rapide de la tique avec un tire-tique, la désinfection et la surveillance du site de piqûre, sans utiliser de substance chimique comme l’éther.

Astuce mémo

Larve → nymphe → adulte : la tique acquiert Borrelia sur les petits animaux puis peut la transmettre à l’humain.

16. Tuberculose

Notions clés & Définitions

  • Tuberculose : La tuberculose est une maladie infectieuse chronique qui affecte principalement les poumons, mais peut toucher d’autres organes ; elle est à déclaration obligatoire.
  • Bacille de Koch : Le bacille de Koch, ou Mycobacterium tuberculosis, est une bactérie acido-alcoolo-résistante responsable de la tuberculose.

★ À maîtriser

📌 La tuberculose se transmet par voie aérienne ou respiratoire via de fines gouttelettes et impose des précautions complémentaires de type Air.

  • La tuberculose peut provoquer une toux chronique, des expectorations ou des hémoptysies, des fébricules, des sueurs nocturnes, une altération de l’état général, une asthénie et une perte de poids.

  • Le traitement antituberculeux dure 6 mois : une phase intensive de 2 mois associe isoniazide, rifampicine, éthambutol et pyrazinamide, puis une phase de consolidation de 4 mois associe isoniazide et rifampicine.

Compléments

  • Les facteurs de risque de tuberculose comprennent :

    • l’immunodépression
    • la précarité
    • la toxicomanie
    • l’alcool
    • le fait d’être un homme
  • Environ 90 % des primo-infections tuberculeuses sont asymptomatiques ; l’infection initiale pulmonaire forme des granulomes et la réponse immunitaire apparaît après 2 à 3 semaines.

  • La réactivation des bacilles tuberculeux peut provoquer des lésions pulmonaires avec formation de cavités.

  • Les examens de la tuberculose comprennent l’IDR, dont l’interprétation est difficile, le test IGRA, la radiographie pulmonaire et l’ECBC ou des biopsies, notamment de liquide gastrique.

📌 Les antituberculeux se prennent à jeun, à distance des repas de 2 heures, avec une prise régulière et une surveillance des toxicités hépatiques, nerveuses et oculaires.

  • Le BCG, ou bacille de Calmette et Guérin, est le vaccin cité contre la tuberculose.

17. Émergence et zoonoses

Notions clés & Définitions

  • Maladie émergente : Une maladie émergente est une pathologie jusque-là inconnue ou en recrudescence rapide, liée notamment à une mutation, à un changement de saison, de géographie ou de transmission, ou à une résistance aux mesures prophylactiques ou aux traitements.
  • Zoonose : Une zoonose est une maladie transmise des animaux à l’être humain ; une anthropozoonose est une affection transmise naturellement des animaux vertébrés à l’humain, franchissant la barrière des espèces dans certaines conditions.
  • Épidémie : Une épidémie peut survenir en présence d’un défaut d’immunité dans la population générale ou d’un agent infectieux.

★ À maîtriser

  • La déclaration des maladies obligatoires vise à : prévenir les risques épidémiques, analyser l’évolution de ces maladies dans le temps, adapter la politique de santé publique aux besoins de la population

Compléments

  • Plus de 120 zoonoses sont recensées, et les maladies émergentes sont essentiellement des zoonoses causées par des virus à ARN.

  • Les zoonoses sont classées selon les animaux impliqués, selon leur étiologie — virus, champignons, bactéries ou parasites — ou selon leur mode de contamination.

📌 Les zoonoses se transmettent directement par morsure ou piqûre, ou indirectement par l’alimentation.

  • Les causes d’émergence liées à l’agent pathogène comprennent : les mutations aléatoires ou intentionnelles, les recombinaisons entre agents pathogènes humains et animaux, l’adaptation à la sélection

  • Les causes d’émergence liées à l’hôte et à l’environnement comprennent : la modification de la biosphère, l’altération de l’immunité, la baisse des vaccinations et des prophylaxies, l’augmentation des dispositifs médicaux à demeure, l’usage des antibiotiques à la chaîne, la climatisation, la mobilité humaine accrue, la déforestation et l’urbanisation

  • La surveillance des maladies émergentes est assurée par l’OMS, l’ECDC et, au niveau national, Santé publique France.

📌 La prévention des maladies émergentes repose sur la surveillance de la santé animale et de la sécurité alimentaire, puis sur la mise en place rapide du diagnostic, du traitement et de la prophylaxie.

  • Le cours indique 38 maladies à déclaration obligatoire, dont 36 infectieuses et 2 non infectieuses, et cite notamment la tuberculose, le VIH, la rougeole, la rubéole, la diphtérie, la poliomyélite, le tétanos, la rage, les mésothéliomes et le saturnisme.

📌 L’éviction scolaire est prévue pour la rougeole jusqu’à 5 jours après l’éruption, ainsi que pour la scarlatine et les oreillons jusqu’au 9e jour après le début de la parotidite.

Tableaux de synthèse

Formes de maladies inflammatoires intestinales

CritèreRCHMaladie de Crohn
Aspect des lésionsContinues et superficiellesSegmentaires et transmurales
LocalisationRectum, parfois côlonTout le tube digestif, surtout iléon et côlon

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Infections respiratoires et parasitoses avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une personne n’a encore jamais rencontré un antigène donné. Quelle distinction décrit correctement ses deux types d’immunité ?

2. Après une blessure, quel enchaînement décrit la réponse inflammatoire qui contribue à éliminer des bactéries ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Infections respiratoires et parasitoses avec 10 flashcards interactives.

Quel rôle le système immunitaire joue-t-il face aux agressions ?

Il maintient l’intégrité de l’organisme.

Quand l’immunité innée est-elle présente ?

Dès la naissance.

Comment définit-on une infection ?

La présence d’un agent infectieux accompagnée de manifestations cliniques.

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