Fiche de révision : Acides gras et lipides

Plan du Cours

  1. Définition et classification des lipides
  2. Rôles biologiques des lipides
  3. Caractéristiques générales des acides gras
  4. Acides gras saturés et insaturés
  5. Propriétés physiques des acides gras
  6. Triglycérides et adipocytes
  7. Glycérophospholipides et familles
  8. Rôles des glycérophospholipides
  9. Structure et rôles des sphingolipides
  10. Asymétrie des lipides membranaires
  11. Familles et propriétés des isoprénoïdes
  12. Rôles biologiques du cholestérol
  13. Structure et synthèse des lipoprotéines
  14. Classes et transport des lipoprotéines
  15. Apolipoprotéines et leurs rôles

1. Définition et classification des lipides

Notions clés & Définitions

  • Lipides : Groupe hétérogène de substances organiques caractérisées par leur insolubilité plus ou moins grande dans l’eau et leur solubilité dans des solvants organiques peu polaires comme le benzène, l’éther, l’acétone et le chloroforme.

★ À maîtriser

📌 Les lipides simples contiennent uniquement du carbone, de l’hydrogène et de l’oxygène, tandis que les lipides complexes contiennent aussi notamment de l’azote, du phosphore, du soufre, des sucres ou des protéines.

  • Les familles de lipides simples comprennent : les acides gras, les glycérides, esters d’acides gras et de glycérol, les stérols, notamment le cholestérol, les stérides, esters d’acides gras et de cholestérol

Compléments

  • La définition des lipides ne repose pas sur une unité structurale particulière, car ce groupe est très hétérogène.

  • Près d’un millier de lipides différents sont connus, reflet de la diversité de structure des cellules vivantes.

  • Un glycéridé résulte de la condensation d’une fonction alcool du glycérol avec la fonction acide d’un acide gras.

  • Les lipides complexes comprennent les glycérophospholipides, les sphingolipides — formés de sphingosine, d’acide gras et de phosphorylcholine ou d’un glucide — et les lipoprotéines.

  • Les lipoprotéines assurent le transport du cholestérol et des glycérides dans l’organisme.

Astuce mémo

Lipides simples : CHO ; lipides complexes : CHONPS et autres composants.

2. Rôles biologiques des lipides

★ À maîtriser

  • Les triglycérides stockés dans le tissu adipeux représentent 10 à 15 % du poids corporel chez un sujet normal.

  • Les acides gras entrent dans le métabolisme énergétique et les lipides, particulièrement les acides gras, ont un rôle énergétique et quantitatif prédominant par rapport aux glucides et aux acides aminés.

  • La sphingosine de la myéline permet la propagation rapide des ondes de dépolarisation le long des nerfs myélinisés.

  • Les vitamines liposolubles sont :

    • la vitamine A
    • la vitamine D
    • la vitamine E
    • la vitamine K

Compléments

  • Les réserves de glycogène musculaire et hépatique sont de 300 à 400 g, bien inférieures aux réserves lipidiques en quantité et en rôle énergétique.

  • Les triglycérides du tissu sous-cutané isolent thermiquement et protègent du froid.

  • La disparition de la myéline peut entraîner des pathologies importantes, notamment des paralysies.

  • Les principaux lipides membranaires sont :

    • les phospholipides, les plus abondants
    • les glycolipides
    • le cholestérol
  • Les prostaglandines sont des dérivés lipidiques aux activités variées, qui agissent notamment lors de la réaction inflammatoire sur les vaisseaux, les bronches et les plaquettes.

  • Les vitamines liposolubles jouent notamment un rôle dans la coagulation et, pour la vitamine D, dans le métabolisme osseux.

3. Caractéristiques générales des acides gras

Notions clés & Définitions

  • Acides gras : Acides carboxyliques aliphatiques constitués d’une longue chaîne aliphatique R et d’une fonction acide carboxylique, selon la formule R-COOH.

★ À maîtriser

  • Les acides gras existent en petite quantité à l’état libre et sont le plus souvent engagés dans des liaisons ester avec un alcool ou des liaisons amide avec une amine.

  • Les acides gras sont généralement monocarboxyliques, à chaîne linéaire non ramifiée et à nombre pair de carbones, car ils sont synthétisés à partir d’unités bicarbonées.

📌 Un acide gras saturé ne possède aucune double liaison, tandis qu’un acide gras insaturé en possède une ou plusieurs.

Compléments

  • Dans un triglycéride, trois acides gras sont liés par estérification au glycérol.

4. Acides gras saturés et insaturés

Notions clés & Définitions

  • Acide gras insaturé : Acide gras qui possède au moins une double liaison dans sa structure et peut en comporter plusieurs.

★ À maîtriser

  • Les acides palmitique (C16) et stéarique (C18) sont des acides gras saturés fréquents dans les graisses animales.

  • Les doubles liaisons de presque tous les acides gras désaturés biologiques sont de configuration cis, où les chaînes carbonées de part et d’autre de la double liaison se trouvent majoritairement du même côté.

  • La désignation précise d’un acide gras insaturé indique le nombre de carbones, le nombre de doubles liaisons et leurs positions comptées à partir du carbone 1, celui du carboxyle.

📌 La désignation en ω indique la position de la double liaison la plus proche du carbone méthylique terminal et définit une famille d’acides gras, tandis que la notation précise localise les doubles liaisons depuis le carbone 1.

  • L’acide linolénique, C18:3 (9,12,15), est présent dans l’huile de lin et constitue un acide gras indispensable, car les cellules ne le synthétisent pas en quantité suffisante pour les besoins des cellules animales et humaines.

  • L’acide linoléique est un ω-6 noté 18:2 (9,12), présent dans les huiles de maïs, d’arachide et de soja, et constitue un acide gras indispensable.

  • Le rapport alimentaire recommandé entre les graisses ω-6 et ω-3 est de 5, alors qu’il se situe actuellement plutôt entre 10 et 12 et peut atteindre 30 dans les alimentations de type occidental.

Compléments

  • La formule générale d’un acide gras saturé est CH3−(CH2)n−COOH\mathrm{CH_3-(CH_2)_n-COOH}.

  • L’acide palmitique est particulièrement important lors de la synthèse et de la dégradation des lipides, et ses 16 carbones incluent le carbone carboxylique et celui du groupe méthyle.

  • La numérotation d’un acide gras commence au carbone carboxylique C1 et progresse vers le carbone méthylique terminal Cn ; les carbones successifs sont aussi nommés α, β et γ, et le carbone méthylique terminal est le carbone ω.

  • L’acide oléique est un exemple d’acide gras cis possédant une seule double liaison entre C9 et C10.

  • L’isomérie trans se rencontre dans certains aliments et l’acide élaïdique en est un exemple.

  • Lorsque plusieurs doubles liaisons sont présentes, elles sont le plus souvent non conjuguées et séparées par un groupe méthylène –CH2–.

  • L’acide linolénique est noté C18:3 (9,12,15) ω-3 : ses trois doubles liaisons sont localisées depuis le carbone 1, et sa famille est déterminée depuis le carbone méthylique terminal.

  • Les acides gras ω-3 sont considérés comme protecteurs du système cardiovasculaire, notamment parce qu’ils luttent contre l’athérosclérose, qui augmente les risques d’infarctus et d’AVC.

5. Propriétés physiques des acides gras

Notions clés & Définitions

  • Molécule amphipathique : Une molécule amphipathique, ou amphiphile, possède une partie hydrophile et une partie hydrophobe ; les acides gras présentent ces deux propriétés.

★ À maîtriser

  • À nombre de carbones égal, le point de fusion d’un acide gras diminue lorsque son degré d’insaturation augmente, car les doubles liaisons gênent l’empilement des chaînes et affaiblissent leurs interactions.

  • Le point de fusion d’un acide gras augmente lorsque la longueur de sa chaîne carbonée augmente.

  • Les lipides membranaires sont plus insaturés que les lipides de réserve des adipocytes, ce qui contribue à la fluidité nécessaire au mouvement des membranes et de leurs protéines et glucides.

  • À l’interface huile-eau, les acides gras s’orientent spontanément avec leur tête hydrophile, le groupement carboxylique, vers la phase aqueuse et leur queue hydrophobe vers la phase lipidique.

  • En milieu aqueux, les acides gras forment des micelles sphériques de diamètre inférieur à 20 nm, dont les queues hydrophobes sont à l’intérieur et les têtes hydrophiles à l’extérieur.

Compléments

  • Le point de fusion de l’acide stéarique 18:0 est de 69,6 °C, contre 13,4 °C pour l’acide oléique 18:1 (9).

  • Le point de fusion de l’acide palmitique C16 est inférieur de 6,5 °C à celui de l’acide stéarique C18.

  • L’insaturation et la faible longueur de chaîne diminuent le point de fusion et augmentent la fluidité des acides gras.

  • Dans les tissus exposés au froid, comme ceux des animaux hibernants tels que les ours, les lipides sont plus insaturés, ce qui leur permet de conserver leur structure à basse température.

Astuce mémo

Plus d’insaturations ou une chaîne plus courte → point de fusion plus bas et fluidité accrue.

6. Triglycérides et adipocytes

Notions clés & Définitions

  • Triglycéride : Un triglycéride, ou triacylglycérol, est un ester de glycérol dont les trois fonctions alcool sont estérifiées par trois acides gras, ce qui en fait une molécule hydrophobe.

★ À maîtriser

  • Les triglycérides sont les principales formes de réserve des acides gras et constituent l’essentiel des lipides naturels.

Compléments

  • Les triglycérides sont stockés dans les adipocytes, où les acides gras peuvent être libérés dans le sang en cas de besoin ou stockés s’ils ne sont pas utilisés immédiatement.

📌 Un monoglycéride possède une fonction alcool estérifiée par un acide gras, un diglycéride en possède deux estérifiées par deux acides gras, et un triglycéride en possède trois estérifiées par trois acides gras.

📌 Un homotriglycéride porte trois fois le même acide gras, tandis qu’un hétérotriglycéride porte deux ou trois acides gras différents.

  • En microscopie optique, l’adipocyte présente une grande vacuole centrale de triglycérides, un cytoplasme représentant environ 2 % de la cellule et un noyau excentré.

Astuce mémo

L’adipocyte ressemble à une bague à chaton : la vacuole de triglycérides occupe le centre.

7. Glycérophospholipides et familles

Notions clés & Définitions

  • Acide phosphatidique : L’acide phosphatidique est constitué d’un glycérol estérifié par deux acides gras sur les carbones 1 et 2, et d’un groupement phosphate associé au carbone 3.

★ À maîtriser

  • Les glycérophospholipides, ou phospholipides, sont des constituants lipidiques des membranes.

📌 Un glycérophospholipide possède une tête polaire formée d’un alcool phosphorylé et une queue apolaire constituée de deux chaînes d’acides gras hydrophobes.

Compléments

  • L’acide phosphatidique est peu abondant à l’état libre, mais il est important sur les plans structural et métabolique et peut être associé à d’autres composés, comme la sérine.

  • Les glycérophospholipides sont désignés par le nom de leur alcool précédé du préfixe « phosphatidyl ».

  • La phosphatidylsérine, aussi nommée céphaline, est formée d’acide phosphatidique et de sérine.

  • La phosphatidyléthanolamine, aussi nommée céphaline, est formée d’acide phosphatidique et d’éthanolamine.

  • La phosphatidylcholine, aussi nommée lécithine, est composée de glycérol, de deux acides gras et de phosphorylcholine ; une variation de l’acide gras produit une lécithine différente.

  • La phosphatidylinositol est le chef de file des inositides et est composée de glycérol, de deux acides gras et de phosphorylinositol.

8. Rôles des glycérophospholipides

★ À maîtriser

  • La dipalmityl-lécithine, constituée de deux acides palmitiques, est un constituant majeur du surfactant pulmonaire et un agent tensioactif efficace qui limite l’adhérence des surfaces pulmonaires et empêche l’affaissement des alvéoles.

  • Chez les nouveau-nés prématurés, l’absence de surfactant, sécrété par les pneumocytes au cours des dernières semaines de grossesse, peut provoquer un syndrome de détresse respiratoire dit syndrome des membranes hyalines, car les alvéoles immatures ne peuvent pas se gonfler normalement.

  • Dans les membranes cellulaires, les glycérophospholipides forment une bicouche dont les têtes polaires sont orientées vers les phases aqueuses et les queues apolaires plongent dans la membrane, où s’intercalent des protéines transmembranaires ou de surface.

  • Après stimulation par un agoniste hormonal approprié, le PIP2 est scindé en deux seconds messagers, le diacylglycérol (DAG) et l’inositol triphosphate (IP3 ou ITP), qui transmettent le signal cellulaire.

Compléments

  • Le modèle de la mosaïque fluide décrit les mouvements membranaires des glycérophospholipides, notamment la diffusion latérale et le changement de feuillet appelé flip-flop.

  • Les liposomes formés in vitro dans certaines conditions et à certaines concentrations mesurent de 50 nm à 1 μm de diamètre et sont plus gros et plus complexes que les micelles.

  • Les liposomes sont constitués de deux couches de phospholipides, peuvent contenir un compartiment aqueux central et servent à transporter des médicaments ou de l’ADN vers les cellules, par fusion des bicouches ou ciblage via un récepteur spécifique.

  • Le PIP2 est un constituant important des phospholipides membranaires et comporte un glycérol, deux acides gras, un groupement phosphate et un inositol phosphorylé en positions 4 et 5.

9. Structure et rôles des sphingolipides

Notions clés & Définitions

  • Sphingolipide : Un sphingolipide est un dérivé de la sphingosine dont le squelette remplace celui de glycérol des glycérophospholipides ; il est amphiphile et comprend un céramide associé à une phosphorylcholine ou à un ou plusieurs glucides.
  • Céramide : Une sphingosine unie à un acide gras par une liaison amide formée grâce au groupement amine de la sphingosine.

★ À maîtriser

📌 L’association d’un céramide à une phosphorylcholine forme une sphingomyéline, tandis que son association à un ou plusieurs glucides forme un sphingoglycolipide non phosphorylé.

  • Les radeaux lipidiques sont des microrégions de la membrane plasmique riches en sphingomyélines et sphingoglycolipides, importantes pour l’assemblage des protéines de signalisation et la réponse aux signaux hormonaux.

Compléments

  • La sphingosine est un amino-alcool complexe à 18 carbones, comportant une longue chaîne saturée de 13 carbones et deux groupements hydroxyles.

  • La sphingomyéline est présente en grande quantité dans le cerveau et le tissu nerveux et participe à la conduction nerveuse.

📌 Les cérébrosides contiennent uniquement un ou plusieurs oses simples, souvent du galactose, tandis que les gangliosides associent un oligosaccharide à un ou plusieurs acides sialiques.

  • Les sphingoglycolipides sont situés dans le feuillet externe de la membrane plasmique, où ils contribuent à la partie glucidique hydrophile de la surface cellulaire, et sont importants dans les tissus nerveux et les membranes cellulaires.

Astuce mémo

Sphingomyéline avec phosphorylcholine, sphingoglycolipide avec glucides

10. Asymétrie des lipides membranaires

★ À maîtriser

  • Les glycolipides sont présents à 100 % dans le feuillet externe et absents du feuillet interne de la membrane.

  • La phosphatidylsérine est absente du feuillet externe et présente uniquement dans le feuillet interne, à 100 %.

📌 Bien que la bicouche lipidique puisse paraître symétrique, sa composition en lipides est asymétrique.

Compléments

  • La phosphatidylcholine est répartie à 90 % dans le feuillet externe et à 10 % dans le feuillet interne de la membrane.

  • La phosphatidyléthanolamine est répartie à 10 % dans le feuillet externe et à 90 % dans le feuillet interne de la membrane.

Astuce mémo

PC dehors, PE dedans ; PS dedans seulement

11. Familles et propriétés des isoprénoïdes

★ À maîtriser

  • Les isoprénoïdes sont peu solubles ou insolubles dans l’eau, solubles dans les solvants organiques et dérivés formellement de l’unité de base isoprène, de formule C5H8C_5H_8, même si leur synthèse peut ne pas passer directement par l’isoprène.

📌 Les terpènes constituent une famille d’isoprénoïdes, tandis que les stéroïdes sont des dérivés de terpènes comprenant les stérols et leurs dérivés.

  • La formule générale des terpènes est (C5H8)n\left(C_5H_8\right)_n.

  • Les stérols possèdent un noyau stérane et un groupe hydroxyle en C3, pouvant former des stérides par liaison ester avec des acides gras ou des hétérosides par liaison O-osidique avec d’autres molécules, notamment glucidiques.

  • Le cholestérol compte 27 atomes de carbone et ressemble au cholestane, mais possède une double liaison entre C5 et C6 et un groupe hydroxyle en C3.

Compléments

📌 Les isoprénoïdes ne sont généralement pas liés à des acides gras, à l’exception des stérols, notamment le cholestérol.

  • Le noyau stérane des stéroïdes est un noyau tétracyclique, plan et rigide de 17 carbones, appelé cyclopentanoperhydrophénanthrène.

  • Les dolichols transportent des glucides lors de la synthèse des protéines N-glycosylées, et le squalène est un précurseur de la synthèse du cholestérol.

  • Les vitamines A, K et E ainsi que l’ubiquinone figurent parmi les exemples d’isoprénoïdes ; l’ubiquinone comprend un cycle et une chaîne latérale formée par la répétition d’unités isoprène.

  • Le cholestérol est le stérol le plus répandu chez les animaux ; ses dérivés comprennent les acides biliaires, les hormones stéroïdes et la vitamine D, dont le cholestérol est le précurseur.

  • Le cholestérol est amphiphile, avec une très grosse queue apolaire hydrophobe et une petite tête polaire constituée du groupe hydroxyle en C3.

📌 Le cholestérol peut être libre, sans acide gras associé, ou estérifié, associé à un acide gras.

12. Rôles biologiques du cholestérol

★ À maîtriser

  • En petite quantité, le cholestérol réduit la fluidité membranaire, tandis qu’en très grande quantité il peut désorganiser les queues hydrophobes des phospholipides et augmenter cette fluidité.

  • Le cholestérol représente 17 % du poids total des lipides de la membrane plasmique, 3 % de celui de la membrane mitochondriale et 6 % de celui du réticulum endoplasmique ; il est surtout présent dans la membrane plasmique.

  • Les esters de cholestérol sont hydrophobes et constituent une forme de stockage intracellulaire dans des gouttelettes lipidiques cytoplasmiques ; ils sont également présents au cœur des lipoprotéines.

  • Les hormones stéroïdes sont dérivées du cholestérol par des cascades de réactions en chaîne.

  • Les cinq familles d’hormones stéroïdes sont :

    • les minéralocorticoïdes
    • les glucocorticoïdes
    • les androgènes
    • les œstrogènes
    • les progestagènes

Compléments

  • La LCAT, l’ACAT, la CEL et la CE interviennent dans le passage entre cholestérol libre et cholestérol estérifié.

  • L’hydrolyse des esters de cholestérol libère un acide gras.

  • Les sites de synthèse mentionnés sont :

    • les ovaires
    • les testicules
    • les glandes surrénales
    • le corps jaune
    • le placenta
  • L’aldostérone est un exemple de minéralocorticoïde, le cortisol de glucocorticoïde, la DHEA et la testostérone d’androgènes, l’œstradiol d’œstrogène et la progestérone de progestagène.

Astuce mémo

Petite quantité : fluidité réduite ; très grande quantité : fluidité augmentée.

13. Structure et synthèse des lipoprotéines

Notions clés & Définitions

  • Lipoprotéines : Structures micellaires volumineuses et sphériques associant lipides et protéines, qui transportent les lipides dans le sang aqueux.
  • Apolipoprotéines : Partie uniquement protéique des lipoprotéines.

★ À maîtriser

  • Le cœur hydrophobe des lipoprotéines contient des triglycérides et des esters de cholestérol, tandis que leur enveloppe comprend des phospholipides, du cholestérol et des apolipoprotéines.
  • Les lipoprotéines sont assemblées à partir de lipides et de protéines dans le réticulum endoplasmique, puis sécrétées et remaniées dans le sang.

Compléments

  • Les lipoprotéines subissent un remaniement métabolique constant dans l’espace intravasculaire, ce qui rend leur composition et leurs propriétés variables.

  • Les chylomicrons sont assemblés au niveau de la membrane intestinale, tandis que les VLDL sont assemblées dans le foie.

Astuce mémo

Cœur hydrophobe ; enveloppe amphiphile et protéique.

14. Classes et transport des lipoprotéines

★ À maîtriser

  • Les lipoprotéines se séparent par centrifugation ; leur taille et leur teneur en lipides varient en sens inverse de leur densité, tandis que leur teneur en protéines varie dans le même sens.

  • Les chylomicrons, d’origine intestinale, sont les lipoprotéines les moins denses et les plus grosses ; ils sont composés pour quatre cinquièmes de triglycérides exogènes.

  • Les VLDL, lipoprotéines de très faible densité d’origine hépatique, sont composées de 50 % de triglycérides endogènes et transportent les triglycérides et le cholestérol du foie vers les tissus périphériques.

  • Les LDL proviennent du métabolisme des VLDL après perte de leurs triglycérides et sont composées aux deux tiers de cholestérol.

  • Les HDL, d’origine hépatique et intestinale, sont plus petites et contiennent davantage de protéines ; elles transportent le cholestérol excédentaire des tissus périphériques vers le foie et correspondent au « bon » cholestérol.

Compléments

  • Les chylomicrons transportent les triglycérides de l’intestin vers les tissus périphériques et le cholestérol de l’intestin vers le foie.

  • Les LDL transportent le cholestérol du foie vers les tissus périphériques et correspondent au « mauvais » cholestérol.

Astuce mémo

Chylomicrons → VLDL → LDL ; les HDL ramènent le cholestérol au foie.

15. Apolipoprotéines et leurs rôles

★ À maîtriser

  • Les apolipoprotéines peuvent agir comme cofacteurs enzymatiques ou comme ligands de récepteurs tissulaires, notamment de récepteurs scavenger qui permettent l’élimination des lipoprotéines.

  • L’ApoB48 est l’apolipoprotéine structurale des chylomicrons et est synthétisée dans l’intestin.

  • L’ApoB100 est l’apolipoprotéine structurale des VLDL, est synthétisée dans le foie et se retrouve dans les LDL issues des VLDL.

Compléments

  • Les classes d’apolipoprotéines désignées sont :

    • Apo A
    • Apo B
    • Apo C
    • Apo E
    • Apo D
  • Les apolipoprotéines stabilisent les micelles et sont faiblement associées à la surface des lipoprotéines.

  • Hydrosolubles, les apolipoprotéines peuvent circuler entre les lipoprotéines dans le sang ; les Apo E et Apo C passent d’une lipoprotéine à l’autre.

  • Dans l’intestin, l’édition de l’ARN par désamination d’une cytosine introduit un codon stop ; l’ApoB48 correspond alors aux 48 % N-terminaux de l’ApoB100.

  • L’ApoA1 et l’ApoA2 sont les apolipoprotéines structurales des HDL et sont synthétisées dans le foie.

  • Le dosage des ApoB100 reflète la concentration en LDL, tandis que celui des ApoA reflète la concentration en HDL.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Acides gras et lipides avec 53 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une substance organique est peu soluble dans l’eau, mais se dissout dans l’éther et le chloroforme. Quel critère permet de la classer parmi les lipides ?

2. Une molécule lipidique contient du carbone, de l’hydrogène, de l’oxygène et du phosphore. Dans quelle catégorie faut-il la classer ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Acides gras et lipides avec 95 flashcards interactives.

Quelles propriétés de solubilité caractérisent les lipides ?

Ils sont plus ou moins insolubles dans l’eau et solubles dans des solvants organiques peu polaires.

Quels éléments caractérisent les lipides simples ?

Ils contiennent uniquement du carbone, de l’hydrogène et de l’oxygène.

Quels sont les principaux types de lipides simples ?

Les acides gras, les glycérides, les stérols et les stérides.

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