📌 La déontologie est un ensemble codifié de devoirs professionnels, généralement inscrit dans des textes juridiques ou réglementaires, tandis que l’éthique est une démarche réflexive et contextuelle fondée sur des principes philosophiques ou des délibérations collectives.
Scandales et défiance → demande de responsabilité, transparence et intégrité.
📌 La transgression de règles déontologiques, dont la portée peut être juridiquement contraignante, peut entraîner des sanctions disciplinaires telles qu’un avertissement, une suspension ou une radiation.
La déontologie régule les pratiques en fixant des standards de qualité, de compétence et de comportement, afin d’homogénéiser les pratiques dans un cadre de sécurité et de confiance.
La protection des usagers et du public garantit notamment :
La déontologie structure l’identité et la morale du groupe professionnel en renforçant l’appartenance à une communauté de pratiques et de valeurs partagées, ce qui légitime son autorégulation et sa reconnaissance sociale.
La déontologie occupe une position intermédiaire entre le droit et la morale.
Les règles déontologiques doivent s’adapter à l’évolution des techniques, des normes sociales et des sensibilités éthiques.
L’évolution des techniques et des normes sociales → la révision des référentiels déontologiques.
📌 La déontologie peut à la fois protéger l’autonomie professionnelle contre des ingérences politiques ou économiques excessives et servir à consolider des positions de pouvoir, exclure des profils atypiques ou naturaliser des normes implicites.
Autonomie professionnelle d’un côté, consolidation et exclusion du pouvoir de l’autre.
📌 Les principes déontologiques ne sont généralement ni absolus ni hiérarchisés de manière univoque ; leur application peut donc opposer des valeurs fondamentales.
Le consentement libre et éclairé est une condition de la légitimité morale et juridique de toute recherche impliquant des êtres humains.
Le consentement à la recherche repose sur l’autonomie de la personne, qui peut décider librement, de manière informée et volontaire, de participer ou non.
L’application des principes déontologiques dans un dilemme exige un arbitrage éthique fondé sur le discernement, la discussion et parfois la collégialité.
Le formulaire de consentement peut être perçu comme une formalité administrative aux effets surtout juridiques et symboliques, mais à la portée éthique minimale.
L’asymétrie cognitive et institutionnelle peut conduire le participant à une confiance passive envers le chercheur ou le médecin, surtout en cas de maladie grave, de précarité sociale ou de barrière linguistique.
Dans la recherche-action et la recherche participative, les participants peuvent coproduire les objectifs, les méthodes et les usages des résultats.
L’éthique ouvre un espace de délibération morale lorsque les normes ou les lois atteignent leurs limites.
🔄 Le processus continu de consentement comprend :
Informer, dialoguer, coproduire : le consentement se construit dans le temps.
Le devoir kantien juge l’acte par son principe ; l’utilitarisme le juge par ses conséquences.
📌 La déontologie définit les devoirs professionnels selon des normes formalisées, tandis que l’éthique questionne ce qu’il est juste de faire dans une situation complexe, singulière ou conflictuelle.
La déontologie fixe les devoirs ; l’éthique interroge le juste dans la situation.
📌 Un conflit d’intérêts peut exister sans corruption ni faute morale dès lors qu’un risque objectif de partialité est identifiable, et l’intégrité professionnelle exige aussi d’éviter les situations ambiguës susceptibles d’entamer la confiance du public.
Conflit réel : influence avérée ; conflit perçu : doute sur l’objectivité.
Les dispositifs de régulation comprennent : les déclarations d’intérêts obligatoires, comme la base Transparence Santé en France, l’encadrement des liens d’intérêts dans les publications scientifiques, les règlements déontologiques des hôpitaux, universités et organismes de recherche, les comités d’éthique et commissions de déontologie indépendants
La transparence des intérêts ne suffit pas à empêcher l’influence qu’ils peuvent exercer.
Transparence seule → influence persistante.
La régulation repose sur trois axes complémentaires :
Les décisions à risque doivent être prises collectivement au sein d’équipes pluridisciplinaires, d’instances indépendantes ou de comités d’éthique afin de contextualiser le conflit, d’en mesurer l’impact et de proposer des solutions proportionnées.
L’éthique institutionnelle implique : une politique de prévention, la sensibilisation, la publication systématique des liens, la séparation stricte des fonctions de financement et d’évaluation
📌 La déontologie est codifiée, contraignante et spécifique à une profession, tandis que l’éthique est réflexive, délibérative, transversale et contextuelle.
Les règles éthiques ne sont pas toujours juridiquement contraignantes et relèvent d’un engagement moral personnel et collectif, tout en pouvant s’institutionnaliser dans des chartes, des comités ou des recommandations.
La déontologie prescrit ce qui doit être fait, tandis que l’éthique interroge ce que l’on peut, veut ou devrait faire.
La déontologie prescrit ; l’éthique interroge le jugement à exercer.
Les règles professionnelles strictes comprennent :
La vulnérabilité des patients impose une vigilance éthique constante.
Le milieu de la santé requiert une déontologie qui garantit les repères professionnels et une éthique qui pense la singularité des situations en reconnaissant la pluralité des positions morales légitimes.
Déontologie et éthique
| Dimension | Déontologie | Éthique |
|---|---|---|
| Nature | Codifiée et contraignante | Réflexive et délibérative |
| Champ | Spécifique à une profession | Transversale et contextuelle |
| Référence | Ordre ou code | Principes ou valeurs |
| Application | Uniforme et sanctionnable | Jugement pratique et argumentation |
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Quelle demande sociale accompagne la crise de légitimité des institutions ?
Une demande de responsabilité, de transparence et d’intégrité.
Qu’est-ce qui distingue l’éthique de la déontologie ?
L’éthique est une démarche réflexive et contextuelle fondée sur des principes ou des délibérations collectives.
Que désigne la déontologie dans l’exercice d’une profession ?
L’ensemble des devoirs et obligations qui régissent l’exercice d’une profession.
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