QCM : Conflits d’intérêts et éthique en santé (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après plusieurs scandales dans une institution publique, la confiance des citoyens diminue. Quelle demande sociale tend alors à se renforcer ?

Davantage de stabilité, de continuité et de hiérarchie
Davantage de responsabilité, de transparence et d’intégrité
Davantage de sanctions, de contrôle et de discipline
Davantage de discrétion, de confidentialité et de réserve

Davantage de responsabilité, de transparence et d’intégrité

Explication

La crise de légitimité et la perte de confiance s’accompagnent d’une demande de responsabilité, de transparence et d’intégrité. La confidentialité relève d’une réponse différente, la stabilité ne résume pas cette demande et les sanctions ne la remplacent pas.

2. Un professionnel consulte un code réglementaire pour vérifier ses obligations, puis participe à une délibération collective sur la conduite à adopter dans un dilemme inédit. Quelle distinction décrit ces deux démarches ?

Le code relève de la déontologie et la délibération de l’éthique
Le code relève de l’éthique et la délibération de la déontologie
Les deux démarches relèvent de l’éthique contextuelle
Les deux démarches relèvent de la déontologie codifiée

Le code relève de la déontologie et la délibération de l’éthique

Explication

La déontologie rassemble des devoirs codifiés, tandis que l’éthique mobilise une réflexion contextuelle et parfois collective. Assimiler la délibération à une règle codifiée confond les démarches, et inverser les catégories attribue à chacune les caractéristiques de l’autre.

3. Dans une profession, quel ensemble la déontologie désigne-t-elle ?

Les compétences techniques requises pour exercer une profession
Les sanctions disciplinaires appliquées après une faute professionnelle
Les devoirs et obligations qui régissent l’exercice professionnel
Les principes moraux généraux qui guident les choix personnels

Les devoirs et obligations qui régissent l’exercice professionnel

Explication

La déontologie désigne l’ensemble des devoirs et obligations qui régissent l’exercice d’une profession. Les principes moraux généraux renvoient à une notion plus large, les sanctions sont des conséquences possibles et les compétences techniques ne sont pas des obligations déontologiques.

4. Une professionnelle enfreint une règle déontologique dont la portée est juridiquement contraignante. Quelle conséquence peut-elle encourir ?

Une recommandation facultative, sans conséquence disciplinaire
Une condamnation pénale automatique prononcée par un tribunal
Une sanction disciplinaire, comme un avertissement ou une suspension
Une médiation obligatoire qui remplace toute sanction disciplinaire

Une sanction disciplinaire, comme un avertissement ou une suspension

Explication

La transgression d’une règle déontologique peut entraîner une sanction disciplinaire, par exemple un avertissement, une suspension ou une radiation. Une recommandation facultative n’est pas une sanction, et la règle n’implique ni condamnation pénale automatique ni médiation obligatoire.

5. Dans le cadre juridique de la déontologie, quelle est la fonction des règles déontologiques à l’égard des pratiques professionnelles ?

Protéger l’autonomie des professions en soustrayant leurs pratiques à tout contrôle public
Remplacer les règles juridiques par des décisions prises au cas par cas
Établir des standards de qualité, de compétence et de comportement pour favoriser des pratiques homogènes et sûres
Déterminer les choix moraux individuels sans encadrer les pratiques professionnelles

Établir des standards de qualité, de compétence et de comportement pour favoriser des pratiques homogènes et sûres

Explication

Les règles déontologiques fixent des standards qui harmonisent les pratiques et contribuent à la sécurité et à la confiance. La réflexion morale individuelle peut éclairer l’action, mais elle ne constitue pas la fonction régulatrice des standards déontologiques.

6. Quel double effet la déontologie peut-elle avoir sur le pouvoir au sein d’une profession ?

Protéger l’autonomie professionnelle et consolider des positions de pouvoir en excluant certains profils.
Renforcer le contrôle politique et garantir l’inclusion de profils atypiques dans le groupe professionnel.
Uniformiser les pratiques et supprimer les ingérences politiques ou économiques dans la profession.
Limiter l’autonomie professionnelle et remplacer les normes implicites par des règles négociées.

Protéger l’autonomie professionnelle et consolider des positions de pouvoir en excluant certains profils.

Explication

La déontologie peut défendre l’autonomie professionnelle contre des ingérences excessives, tout en servant à renforcer des positions de pouvoir et à exclure des profils atypiques. L’uniformisation des pratiques relève d’un autre effet régulateur et ne signifie pas que les ingérences sont supprimées.

7. Quelle est la fonction du secret professionnel dans la relation entre un professionnel et la personne qu’il accompagne ?

Vérifier la compétence du professionnel en imposant une formation continue régulière
Garantir l’accord de la personne avant toute intervention en reconnaissant son autonomie
Établir la confiance en protégeant la liberté de parole et contre les intrusions illégitimes
Préserver l’impartialité du professionnel en empêchant tout intérêt secondaire d’influencer ses décisions

Établir la confiance en protégeant la liberté de parole et contre les intrusions illégitimes

Explication

Le secret professionnel fonde la confiance, protège la liberté de parole et met la relation à l’abri des intrusions illégitimes. Le consentement éclairé reconnaît également l’autonomie de la personne, mais il porte sur son accord à une intervention plutôt que sur la confidentialité des échanges.

8. Quand Hans Jonas a-t-il publié *Le Principe responsabilité*, où il défend une éthique attentive aux effets à long terme de l’action humaine ?

En 1999
En 1989
En 1969
En 1979

En 1979

Explication

L’ouvrage de Hans Jonas *Le Principe responsabilité* est paru en 1979. Les autres dates ne correspondent pas à la publication mentionnée.

9. En recherche clinique, en quoi le consentement contraint se distingue-t-il d’un consentement pleinement libre ?

Il repose sur une participation rémunérée, tandis que le consentement libre exclut toute compensation financière.
Il résulte d’une décision du comité d’éthique, tandis que le consentement libre dépend du médecin traitant.
Il est accepté faute d’alternative thérapeutique ou par défaut, tandis que le consentement libre repose sur un choix volontaire.
Il est donné après une réinformation continue, tandis que le consentement libre est recueilli avant tout échange.

Il est accepté faute d’alternative thérapeutique ou par défaut, tandis que le consentement libre repose sur un choix volontaire.

Explication

Le consentement contraint désigne une participation acceptée par défaut ou en l’absence d’autre option thérapeutique, notamment dans certains essais ou en oncologie. La réinformation continue caractérise plutôt un processus renouvelé de consentement, et non la différence centrale entre consentement contraint et choix libre.

10. Pourquoi un consentement limité à la signature d’un formulaire peut-il avoir une portée éthique faible ?

Parce qu’il peut réduire l’accord à une formalité sans dialogue continu ni adaptation aux attentes du participant.
Parce qu’il transforme automatiquement la participation en décision coproduite avec l’équipe de recherche.
Parce qu’il garantit que les relations entre le chercheur et le participant deviennent pleinement symétriques.
Parce qu’il empêche le participant de recevoir des informations supplémentaires après son accord initial.

Parce qu’il peut réduire l’accord à une formalité sans dialogue continu ni adaptation aux attentes du participant.

Explication

Un formulaire traité comme une simple formalité administrative peut remplir une fonction juridique ou symbolique sans nourrir une véritable démarche éthique. La coproduction des objectifs et des méthodes caractérise plutôt certaines recherches participatives et ne découle pas de la seule signature.

11. Une équipe de recherche doit choisir entre deux interventions : l’une respecte un devoir moral, tandis que l’autre promet de produire davantage de bien-être pour la majorité. Quel cadre permet de comparer ces options en jugeant la première par son principe et la seconde par ses conséquences ?

L’éthique de la vertu pour le devoir, et l’éthique de la responsabilité pour les conséquences
L’éthique déontologique pour le devoir, et l’utilitarisme pour les conséquences
L’éthique de la responsabilité pour le devoir, et l’éthique de la vertu pour les conséquences
L’utilitarisme pour le devoir, et l’éthique déontologique pour les conséquences

L’éthique déontologique pour le devoir, et l’utilitarisme pour les conséquences

Explication

L’approche déontologique, associée à Kant, évalue certaines actions selon leur caractère obligatoire indépendamment des conséquences, tandis que l’utilitarisme juge les actes par le bonheur qu’ils produisent. L’éthique de la vertu porte plutôt sur le développement du caractère moral, et non sur l’opposition entre devoir et conséquences.

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Quelle demande sociale accompagne la crise de légitimité des institutions ?

Une demande de responsabilité, de transparence et d’intégrité.

Qu’est-ce qui distingue l’éthique de la déontologie ?

L’éthique est une démarche réflexive et contextuelle fondée sur des principes ou des délibérations collectives.

Que désigne la déontologie dans l’exercice d’une profession ?

L’ensemble des devoirs et obligations qui régissent l’exercice d’une profession.

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