QCM : Facteurs de risque cardiovasculaire (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le contexte cardiovasculaire, que désigne un facteur de risque ?

Un élément qui provoque nécessairement une maladie cardiovasculaire chez chaque personne exposée
Un élément dont la présence majore statistiquement la morbi-mortalité et favorise l’athérosclérose
Une complication artérielle qui apparaît après la formation d’une plaque d’athérome
Un élément qui augmente la mortalité sans modifier statistiquement la morbidité

Un élément dont la présence majore statistiquement la morbi-mortalité et favorise l’athérosclérose

Explication

Un facteur de risque augmente statistiquement la morbi-mortalité et, en contexte cardiovasculaire, favorise l’athérosclérose. Le caractère nécessairement causal, la mortalité isolée et la complication constituée correspondent à d’autres notions.

2. Où se déposent notamment les lipides lors de la formation d’une plaque d’athérome ?

Dans l’intima de la paroi artérielle
Dans un thrombus situé dans une veine
Dans la média de la paroi artérielle
Dans la lumière, sans atteinte de la paroi

Dans l’intima de la paroi artérielle

Explication

L’athérosclérose correspond à l’accumulation de dépôts lipidiques, entre autres, dans l’intima artérielle, où se forment les plaques d’athérome. La média, la lumière seule et le thrombus veineux ne désignent pas ce siège.

3. Une plaque athéromateuse atteint les artères digestives d’un patient. Quelle complication est associée à cette localisation ?

Un syndrome coronarien aigu
Un infarctus mésentérique
Une artériopathie oblitérante des membres inférieurs
Un infarctus rénal

Un infarctus mésentérique

Explication

L’atteinte athéroscléreuse des artères digestives peut provoquer un infarctus mésentérique. Le syndrome coronarien aigu concerne les coronaires, l’infarctus rénal les artères rénales et l’artériopathie oblitérante les membres inférieurs.

4. Chez un patient, une plaque athéromateuse se rompt et un événement artériel aigu survient à distance du site de la plaque. Quel mécanisme explique le mieux cet événement ?

La fragmentation d’un thrombus puis l’occlusion d’une artère distale
La destruction de la matrice extracellulaire puis une dilatation artérielle
La réduction progressive de la lumière jusqu’à l’occlusion au site même
La migration d’un dépôt lipidique veineux vers une artère distale

La fragmentation d’un thrombus puis l’occlusion d’une artère distale

Explication

La rupture d’une plaque peut fragmenter un thrombus et provoquer l’occlusion brutale d’une artère distale. La réduction progressive de la lumière décrit l’évolution de la plaque, tandis que la dilatation anévrismale résulte d’une altération pariétale.

5. Une femme de 58 ans et un homme de 51 ans sont évalués selon les seuils d’âge cardiovasculaires retenus. Chez qui le seuil de risque lié à l’âge est-il franchi ?

Chez aucun des deux, car les seuils sont de 60 ans pour les deux sexes
Chez les deux, car le seuil commun est supérieur à 50 ans
Chez l’homme de 51 ans, mais pas chez la femme de 58 ans
Chez la femme de 58 ans, mais pas chez l’homme de 51 ans

Chez l’homme de 51 ans, mais pas chez la femme de 58 ans

Explication

Le seuil retenu est supérieur à 50 ans chez l’homme et supérieur à 60 ans chez la femme : l’homme de 51 ans le franchit, contrairement à la femme de 58 ans. Utiliser un seuil commun ou échanger les seuils confond les critères selon le sexe.

6. Une femme ménopausée de 62 ans demande quand son risque cardiovasculaire devient équivalent à celui de l’homme. Quelle réponse distingue correctement les deux étapes liées aux œstrogènes ?

La protection diminue après 75 ans, moment où l’équivalence commence
La protection et l’équivalence commencent toutes deux à la ménopause
L’équivalence survient avant la ménopause, puis la protection diminue après 75 ans
La protection diminue dès la ménopause, mais l’équivalence survient après 75 ans

La protection diminue dès la ménopause, mais l’équivalence survient après 75 ans

Explication

La protection liée aux œstrogènes diminue à la ménopause, tandis que le risque devient équivalent après 75 ans. Confondre ces moments, placer l’équivalence avant la ménopause ou retarder la baisse de protection jusqu’après 75 ans ne respecte pas cette distinction.

7. Quel antécédent familial répond au critère de précocité cardiovasculaire retenu ?

Un AVC chez un parent à 46 ans
Une mort subite chez le père à 56 ans
Un syndrome coronarien aigu chez la mère à 66 ans
Un syndrome coronarien aigu chez le père à 54 ans

Un syndrome coronarien aigu chez le père à 54 ans

Explication

Un syndrome coronarien aigu ou une mort subite est précoce avant 55 ans chez le père; un événement paternel à 54 ans répond donc au critère. Le seuil maternel est inférieur à 65 ans, celui d’un AVC est inférieur à 45 ans, et 56 ans dépasse le seuil paternel.

8. Un patient a cessé de fumer il y a deux ans. Comment classer son tabagisme au regard du risque cardiovasculaire modifiable majeur ?

Il s’agit d’un facteur non modifiable dès que le patient a fumé
Il reste un facteur de risque, car l’arrêt remonte à moins de trois ans
Il reste un facteur de risque seulement si l’arrêt remonte à moins d’un an
Il n’est plus un facteur de risque dès que le tabagisme est arrêté

Il reste un facteur de risque, car l’arrêt remonte à moins de trois ans

Explication

Le tabagisme actif ou arrêté depuis moins de trois ans est un facteur de risque cardiovasculaire modifiable majeur; deux ans d’arrêt restent donc dans cette période. L’arrêt ne supprime pas immédiatement le critère, et le délai indiqué n’est pas d’un an.

9. Chez une personne de 84 ans, quelle valeur systolique atteint le seuil d’hypertension indiqué pour son âge, indépendamment de la pression diastolique ?

> 150 mmHg
≥ 90 mmHg
≥ 140 mmHg
< 150 mmHg

> 150 mmHg

Explication

Après 80 ans, le seuil systolique indiqué est supérieur à 150 mmHg. Le seuil de 140 mmHg correspond au seuil général, 90 mmHg est le seuil diastolique, et « inférieur à 150 mmHg » inverse la comparaison.

10. Une personne obtient une pression élevée lors d’une consultation alors qu’elle est anxieuse. Quelle démarche aide à limiter l’effet blouse blanche dans l’évaluation diagnostique ?

Répéter une seule mesure immédiatement après l’arrivée
Reporter les mesures jusqu’à la disparition de tout symptôme
Ajouter une automesure ou une mesure ambulatoire
Mesurer au repos pendant une consultation unique

Ajouter une automesure ou une mesure ambulatoire

Explication

L’automesure ou la mesure ambulatoire aide à limiter l’effet blouse blanche, en complément du protocole diagnostique. Une mesure isolée ne remplace pas les consultations successives, et l’absence de repos ne respecte pas les conditions de mesure.

11. Dans une population âgée de 60 à 69 ans, quelle prévalence approximative de l’hypertension faut-il attendre ?

Environ 1 %
Environ 20 %
Plus de 50 %
Environ 90 %

Environ 20 %

Explication

La prévalence estimée entre 60 et 69 ans est d’environ 20 %. Environ 1 % concerne les 20–29 ans, plus de 50 % les personnes de plus de 80 ans, tandis que 90 % désigne la part des cas d’hypertension essentielle.

12. Lorsqu’aucune cause précise n’explique l’apparition de l’hypertension d’un patient, malgré la présence de facteurs de risque, quelle forme est la plus probable ?

Une hypertension liée à un adénome de Conn
Une hypertension secondaire
Une hypertension liée à une sténose rénale
Une hypertension essentielle

Une hypertension essentielle

Explication

L’hypertension essentielle, qui représente 90 % des cas, apparaît sans cause connue pouvant expliquer son apparition, même en présence de facteurs de risque. Une hypertension secondaire est rattachée à une cause identifiable, comme une sténose rénale ou un adénome de Conn.

13. Une personne hypertendue est sédentaire, consomme beaucoup de sel et fume. Comment classer ces trois facteurs de risque ?

Des atteintes d’organes cibles
Des facteurs non modifiables
Des facteurs modifiables
Des causes secondaires identifiables

Des facteurs modifiables

Explication

La sédentarité, la forte consommation de sel et le tabac font partie des facteurs modifiables de l’hypertension. L’âge et la prédisposition génétique sont non modifiables; les causes secondaires sont des maladies ou anomalies précises, et les atteintes d’organes sont des conséquences.

14. Une personne hypertendue développe une protéinurie et une insuffisance rénale chronique. Quel organe est atteint dans ce tableau de conséquences ?

Le cerveau
Les reins
Les vaisseaux rétiniens
Le cœur

Les reins

Explication

L’insuffisance rénale chronique et la protéinurie font partie des conséquences de l’hypertension sur les reins. L’hypertrophie ventriculaire touche le cœur, l’AVC et la démence le cerveau, et la rétinopathie les petits vaisseaux de la rétine.

15. Lors du bilan initial d’une personne hypertendue, quelle est la finalité générale de l’évaluation recommandée ?

Repérer une atteinte rénale et déterminer le stade de l’insuffisance rénale
Mesurer les facteurs de risque afin d’écarter la possibilité d’une hypertension secondaire
Confirmer la pression artérielle élevée et choisir immédiatement un médicament
Repérer les facteurs de risque, les atteintes d’organes et les maladies associées, et rechercher une cause secondaire

Repérer les facteurs de risque, les atteintes d’organes et les maladies associées, et rechercher une cause secondaire

Explication

Le bilan initial sert à estimer le risque cardiovasculaire en recherchant facteurs de risque, atteintes des organes cibles et maladies associées, tout en évitant de méconnaître une hypertension secondaire. Le diagnostic tensionnel seul, le seul bilan rénal et l’abandon de la recherche secondaire réduisent ou omettent ces objectifs.

16. Une personne hypertendue souhaite adopter les mesures non pharmacologiques recommandées. Quel programme correspond à ces repères ?

Moins de 6 g de sel par jour, arrêt du tabac, diminution de l’alcool et du poids, activité physique régulière plus de 30 minutes trois fois par semaine
Régime strict sans sel, arrêt du tabac, diminution de l’alcool et du poids, activité physique régulière plus de 30 minutes trois fois par semaine
Moins de 6 g de sel par jour, maintien du tabac, diminution de l’alcool et du poids, activité physique régulière plus de 30 minutes trois fois par semaine
Moins de 6 g de sel par jour, arrêt du tabac, diminution de l’alcool et du poids, activité physique régulière 30 minutes une fois par semaine

Moins de 6 g de sel par jour, arrêt du tabac, diminution de l’alcool et du poids, activité physique régulière plus de 30 minutes trois fois par semaine

Explication

Les mesures comprennent une consommation de sel inférieure à 6 g par jour sans régime strict sans sel, l’arrêt du tabac, la diminution de l’alcool et du poids, et une activité physique régulière de plus de 30 minutes trois fois par semaine. Le régime sans sel strict, la fréquence hebdomadaire insuffisante et le maintien du tabac contredisent ces recommandations.

17. Une personne présente une glycémie à jeun de 1,28 g/L lors de deux dosages successifs. Quelle interprétation du critère glycémique s’applique ?

Le critère de glycémie est atteint dès une seule mesure supérieure à 1,26 g/L
Le critère de glycémie n’est pas atteint, car il faut dépasser 2 g/L à jeun
Le critère de glycémie à jeun est atteint, car les deux mesures dépassent 1,26 g/L
Le critère de glycémie n’est pas atteint sans une HbA1c supérieure à 6,5 %

Le critère de glycémie à jeun est atteint, car les deux mesures dépassent 1,26 g/L

Explication

Le diabète est défini par une glycémie à jeun d’au moins 1,26 g/L lors de deux dosages successifs, ou par une glycémie d’au moins 2 g/L à n’importe quel moment. Exiger 2 g/L à jeun confond les deux critères, et une seule mesure à jeun ne satisfait pas le critère répété.

18. Un bilan lipidique montre un HDL à 0,38 g/L, alors que le LDL n’est pas augmenté au regard des autres facteurs de risque. Comment caractériser ce résultat ?

Une dyslipidémie, car le HDL est inférieur à 0,40 g/L
Une dyslipidémie seulement si le cholestérol total dépasse 0,40 g/L
Aucune dyslipidémie, car le LDL n’est pas augmenté
Une dyslipidémie seulement si le HDL dépasse 0,40 g/L

Une dyslipidémie, car le HDL est inférieur à 0,40 g/L

Explication

Un HDL inférieur à 0,40 g/L caractérise une dyslipidémie même si le LDL n’est pas augmenté, puisque ces critères sont alternatifs. Exiger simultanément un LDL élevé, inverser le seuil ou le rapporter au cholestérol total constitue une confusion sur le critère retenu.

19. Une personne consomme 9 verres standard par semaine, jamais plus de 2 par jour, mais boit chaque jour. Quelle modification lui permet de respecter les trois repères de consommation indiqués ?

Réduire à 2 verres par semaine, sans modifier la répartition quotidienne
Conserver les plafonds hebdomadaire et quotidien, et prévoir des jours sans consommation
Conserver les 9 verres hebdomadaires et répartir la consommation sur davantage de jours
Augmenter à 10 verres par semaine et maintenir une consommation tous les jours

Conserver les plafonds hebdomadaire et quotidien, et prévoir des jours sans consommation

Explication

Les repères associent au maximum 10 verres standard par semaine, au maximum 2 par jour et des jours sans consommation. La personne respecte déjà les deux plafonds, mais doit prévoir des jours sans alcool; réduire à deux verres par semaine confond plafond quotidien et hebdomadaire.

20. Deux personnes ont la même pression artérielle. Pour évaluer leur risque cardiovasculaire, quelle démarche est la plus appropriée ?

Examiner leur adhésion au traitement et leur pression artérielle, sans tenir compte des autres facteurs
Comparer leur pression artérielle et retenir celle dont le chiffre est le plus élevé
Évaluer leur activité physique et leur alimentation, sans considérer le tabac ni les déterminants psychosociaux
Examiner le cumul des facteurs, les déterminants psychosociaux, l’adhésion, les habitudes de vie et le suivi régulier

Examiner le cumul des facteurs, les déterminants psychosociaux, l’adhésion, les habitudes de vie et le suivi régulier

Explication

L’évaluation doit être globale et personnalisée : elle prend en compte le cumul des facteurs de risque, les déterminants psychosociaux, l’adhésion au traitement, l’activité physique, l’alimentation, le tabac et le suivi. La valeur tensionnelle seule, le traitement seul ou l’omission de facteurs pertinents ne répond pas à cette approche.

21. Quelle définition correspond à l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) ?

Une obstruction partielle ou totale d’une ou plusieurs veines des membres inférieurs
Une obstruction partielle ou totale d’artères destinées aux membres supérieurs
Une obstruction partielle ou totale d’une ou plusieurs artères destinées aux membres inférieurs
Une obstruction totale d’une ou plusieurs artères destinées aux membres inférieurs

Une obstruction partielle ou totale d’une ou plusieurs artères destinées aux membres inférieurs

Explication

L’AOMI désigne une obstruction partielle ou totale d’une ou plusieurs artères qui irriguent les membres inférieurs. L’obstruction veineuse confond les types de vaisseaux, l’obstruction totale écarte à tort les formes partielles, et les membres supérieurs ne sont pas concernés par cette définition.

22. Chez un patient atteint d’AOMI, quelle étiologie est la plus fréquente et quelle part des cas représente-t-elle ?

L’embolie artérielle, environ 95 % des cas
L’athérosclérose, environ 50 % des cas
L’athérosclérose, environ 95 % des cas
La vascularite, environ 95 % des cas

L’athérosclérose, environ 95 % des cas

Explication

L’athérosclérose est l’étiologie principale de l’AOMI et représente 95 % des cas. L’embolie et la vascularite ne sont pas l’étiologie principale indiquée, tandis que 50 % sous-estime la proportion associée à l’athérosclérose.

23. Chez une patiente, des plaques lipidiques se forment dans la paroi interne des artères de la jambe. Quelle chaîne de conséquences décrit le mieux leur effet ?

Réduction du calibre, baisse de l’apport sanguin et d’oxygène, ischémie en aval pouvant conduire à un ulcère
Augmentation du calibre, hausse de l’apport sanguin et d’oxygène, ischémie en amont pouvant conduire à un ulcère
Réduction du calibre, hausse de l’apport sanguin et d’oxygène, ischémie en aval pouvant conduire à un ulcère
Réduction du calibre, baisse de l’apport sanguin et d’oxygène, ischémie en amont pouvant conduire à un ulcère

Réduction du calibre, baisse de l’apport sanguin et d’oxygène, ischémie en aval pouvant conduire à un ulcère

Explication

Les plaques rétrécissent l’artère, diminuent l’apport sanguin et oxygéné aux muscles, puis provoquent une ischémie en aval susceptible d’aboutir à un ulcère artériel. La dilatation inverse la sténose, la hausse d’apport inverse l’effet des plaques et l’ischémie en amont situe mal la conséquence.

24. Une personne atteinte d’AOMI présente des douleurs dans les jambes lorsqu’elle est au repos en position couchée, mais aucun trouble trophique. À quel stade clinique cela correspond-il ?

Stade II
Stade III
Stade IV
Stade I

Stade III

Explication

Les douleurs de décubitus correspondent au stade III de la classification clinique de l’AOMI. La claudication intermittente caractérise le stade II, l’absence de symptômes le stade I, et les troubles trophiques le stade IV.

25. Un patient présente une interruption soudaine de l’afflux sanguin artériel dans une jambe, provoquée par une thrombose ou une embolie. Quel diagnostic décrit cette situation ?

Une thrombose veineuse profonde
Une ischémie aiguë
Une artériopathie chronique stable
Un spasme artériel isolé

Une ischémie aiguë

Explication

L’ischémie aiguë est un arrêt brutal de l’afflux sanguin artériel provoqué par une thrombose ou une embolie artérielle. La thrombose veineuse concerne le retour veineux, une artériopathie chronique n’est pas un arrêt brutal, et un spasme isolé ne correspond pas aux causes définies ici.

26. Après une embolie artérielle, un patient développe une douleur intense et permanente apparue brutalement, avec absence de pouls, pied froid et marbré. Quelle interprétation clinique convient le mieux ?

Un tableau caractéristique de surinfection cutanée
Un tableau caractéristique d’ischémie aiguë du membre
Un tableau caractéristique d’ischémie chronique asymptomatique
Un tableau caractéristique de claudication intermittente

Un tableau caractéristique d’ischémie aiguë du membre

Explication

Une douleur brutale, permanente et intense associée à l’absence de pouls et à un membre froid et marbré est caractéristique de l’ischémie aiguë. La claudication est liée à l’effort, la surinfection ne rend pas compte de ces signes artériels, et une forme asymptomatique ne comporte pas ce tableau douloureux.

27. Lors d’un examen clinique pour suspicion d’AOMI, quelle démarche permet d’évaluer les signes vasculaires périphériques et les facteurs de risque ?

Rechercher les facteurs de risque, palper les pouls, ausculter les artères et examiner les troubles trophiques
Rechercher les facteurs de risque, mesurer la glycémie et réaliser un ECG de repos
Palper les pouls, mesurer la pression transcutanée en O₂ et examiner la paroi artérielle
Mesurer l’IPS, réaliser une angio-TDM et quantifier le pourcentage de sténose

Rechercher les facteurs de risque, palper les pouls, ausculter les artères et examiner les troubles trophiques

Explication

L’examen clinique recherche les facteurs de risque cardiovasculaire, palpe les pouls, ausculte les artères à la recherche d’un souffle et recherche des troubles trophiques. L’IPS et l’imagerie correspondent à des examens complémentaires, tandis que glycémie et ECG relèvent du bilan de diffusion.

28. Comment définit-on l’index de pression systolique (IPS) ?

Le rapport entre la pression diastolique aux membres inférieurs et la pression systolique aux membres supérieurs
Le rapport entre la pression systolique aux membres supérieurs et celle aux membres inférieurs
La différence entre la pression systolique aux membres inférieurs et celle aux membres supérieurs
Le rapport entre la pression systolique aux membres inférieurs et celle aux membres supérieurs

Le rapport entre la pression systolique aux membres inférieurs et celle aux membres supérieurs

Explication

L’IPS correspond au rapport de la pression artérielle systolique des membres inférieurs sur celle des membres supérieurs. Inverser le rapport, utiliser une pression diastolique ou calculer une différence ne respecte pas cette définition.

29. Chez une personne diabétique, un IPS mesuré à 1,5 conduit à quelle interprétation ?

Un IPS normal, car la valeur est supérieure au seuil de 0,9
Une incompressibilité artérielle, notamment possible en cas de diabète
Une sténose artérielle quantifiée directement par la valeur de l’IPS
Une AOMI, car toute valeur éloignée de 1 indique une obstruction

Une incompressibilité artérielle, notamment possible en cas de diabète

Explication

Un IPS supérieur à 1,4 indique une incompressibilité artérielle, notamment dans le contexte du diabète; un IPS inférieur à 0,9 indique une AOMI et la valeur normale est 1. Assimiler toute valeur élevée à une AOMI confond deux seuils distincts.

30. Pour confirmer une AOMI et caractériser les artères des membres inférieurs, quel examen faut-il choisir ?

Un ECG associé à une échographie cardiaque pour rechercher une atteinte diffuse
Un écho-Doppler artériel analysant le flux, la paroi et le pourcentage de sténose
Un IPS comparant les pressions systoliques des membres inférieurs et supérieurs
Une angio-TDM précisant le siège et l’étendue des lésions en bilan préopératoire

Un écho-Doppler artériel analysant le flux, la paroi et le pourcentage de sténose

Explication

L’écho-Doppler artériel des membres inférieurs confirme l’AOMI en analysant le flux sanguin, la paroi des vaisseaux et le pourcentage de sténose. L’IPS sert au dépistage, l’angio-TDM précise les lésions en préopératoire et l’ECG participe au bilan de diffusion.

31. Un patient présentant une plaque d’athérome doit réduire le risque de formation de caillots artériels. Quel traitement correspond à cet objectif ?

Un inhibiteur de l’enzyme de conversion pour empêcher l’agrégation des plaquettes
Un antiagrégant plaquettaire comme l’aspirine ou le clopidogrel
Un anticoagulant comme traitement de référence de la thrombose artérielle liée à la plaque
Une statine pour bloquer directement la constitution de caillots sur la plaque

Un antiagrégant plaquettaire comme l’aspirine ou le clopidogrel

Explication

Le contrôle de la thrombose artérielle liée à une plaque repose sur un antiagrégant plaquettaire, par exemple l’aspirine ou le clopidogrel. Les antihypertenseurs et les statines ciblent d’autres facteurs de risque, et l’anticoagulation ne correspond pas au traitement indiqué dans cette unité.

32. Une personne atteinte d’AOMI fume, est hypertendue, diabétique et présente une dyslipidémie. Quel ensemble de mesures correspond au contrôle de ses facteurs de risque cardiovasculaire ?

Arrêt du tabac, contrôle tensionnel par régime pauvre en sucre, équilibre du diabète par statine et correction lipidique par insuline
Arrêt du tabac, contrôle tensionnel avec régime pauvre en sel et antihypertenseur, équilibre du diabète et traitement de la dyslipidémie par régime pauvre en graisses et statine
Arrêt du tabac, régime pauvre en sel pour le diabète, traitement antihypertenseur par statine et correction lipidique par régime pauvre en sucre
Réduction du tabac, régime pauvre en sucre pour la dyslipidémie, régime pauvre en graisses pour le diabète et traitement antihypertenseur

Arrêt du tabac, contrôle tensionnel avec régime pauvre en sel et antihypertenseur, équilibre du diabète et traitement de la dyslipidémie par régime pauvre en graisses et statine

Explication

Le contrôle des facteurs de risque associe l’arrêt du tabac, la prise en charge de la tension par régime pauvre en sel et antihypertenseur, l’équilibre du diabète par régime pauvre en sucre et traitement adapté, et la correction de la dyslipidémie par régime pauvre en graisses et statine. Les autres propositions intervertissent les mesures alimentaires ou les traitements propres à ces facteurs.

33. Une personne présentant une atteinte artérielle symptomatique doit bénéficier d’une revascularisation. Quelles options peuvent être envisagées ?

Une angioplastie avec ou sans stent, ou un pontage
Une thrombectomie ou une endartériectomie
Un traitement médicamenteux associé à des pansements
Une thrombolyse ou une thromboaspiration

Une angioplastie avec ou sans stent, ou un pontage

Explication

La revascularisation d’une atteinte symptomatique peut être réalisée par angioplastie, avec ou sans stent, ou par pontage. La thrombectomie et l’endartériectomie relèvent de la désobstruction, tandis que la thrombolyse et la thromboaspiration sont parfois utilisées pour cette dernière.

34. Lors des soins locaux d’une lésion cutanée de stade IV, quelle conduite associe les soins de plaie et les mesures complémentaires indiqués ?

Nettoyer au sérum physiologique en commençant par les bords, appliquer un antiseptique de façon systématique et surveiller le pansement
Nettoyer au sérum physiologique en commençant par les bords, surveiller le pansement, prévoir la vaccination antitétanique et traiter les surinfections
Nettoyer au sérum physiologique en commençant par les bords, surveiller le pansement et différer la vaccination antitétanique et le traitement des surinfections
Nettoyer au sérum physiologique en commençant au centre, surveiller le pansement, prévoir la vaccination antitétanique et traiter les surinfections

Nettoyer au sérum physiologique en commençant par les bords, surveiller le pansement, prévoir la vaccination antitétanique et traiter les surinfections

Explication

Les soins comprennent un nettoyage au sérum physiologique en commençant par les bords, la surveillance du pansement, la vaccination antitétanique et le traitement des surinfections; les antiseptiques sont évités sauf cas particuliers. Le nettoyage au centre inverse l’ordre indiqué, l’antiseptique systématique ignore l’exception, et le report des autres mesures les omet.

35. Chez une personne suivie pour un ulcère du membre inférieur, quel ensemble d’éléments doit figurer dans la surveillance infirmière ?

Paramètres vitaux, température et douleur; peau et taille de l’ulcère, sans examen de la sensibilité ni de la motricité
Paramètres vitaux et température; peau, motricité et taille de l’ulcère, sans douleur ni sensibilité
Paramètres vitaux, température et douleur; peau, sensibilité, motricité et caractéristiques de l’ulcère
Paramètres vitaux, température et douleur; peau, sensibilité et périmètre de marche, sans motricité

Paramètres vitaux, température et douleur; peau, sensibilité, motricité et caractéristiques de l’ulcère

Explication

La surveillance associe les paramètres vitaux, notamment la température et la douleur, à l’examen cutané, à la sensibilité et à la motricité des membres inférieurs, ainsi qu’à l’aspect de l’ulcère. Le périmètre de marche ne remplace pas la motricité, et se limiter à la taille ou omettre douleur et sensibilité laisse de côté des éléments requis.

36. Une infirmière prépare un plan de suivi pour une personne atteinte d’AOMI. Quel ensemble correspond à son rôle dans cette prise en charge ?

Éduquer la personne et surveiller l’évolution, sans participer au repérage
Soigner la lésion, prescrire les traitements et organiser l’intervention vasculaire
Repérer les signes, éduquer la personne, surveiller l’évolution et prévenir les complications
Surveiller les paramètres vitaux, sans éducation ni prévention des complications

Repérer les signes, éduquer la personne, surveiller l’évolution et prévenir les complications

Explication

Le rôle infirmier dans l’AOMI comprend le repérage, l’éducation thérapeutique, la surveillance et la prévention des complications. Les soins locaux seuls sont trop restreints, la prescription et l’organisation d’une intervention ne résument pas ce rôle, et omettre repérage ou prévention en laisse une partie de côté.

37. Une patiente présente une hypertension associée à un phéochromocytome. Quelle catégorie décrit son hypertension et quelle proportion des cas cette catégorie représente-t-elle ?

Hypertension essentielle, environ 90 % des cas
Hypertension essentielle, environ 10 % des cas
Hypertension secondaire, environ 90 % des cas
Hypertension secondaire, environ 10 % des cas

Hypertension secondaire, environ 10 % des cas

Explication

Une hypertension liée à un phéochromocytome est secondaire, et l’hypertension secondaire représente environ 10 % des cas. L’hypertension essentielle correspond à environ 90 % des cas; les réponses qui associent l’une ou l’autre catégorie à la proportion inverse confondent ces fréquences.

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Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Facteurs de risque cardiovasculaire.

Qu’est-ce qu’un facteur de risque ?

Un élément dont la présence majore statistiquement la morbi-mortalité.

Quel est l’effet d’un facteur de risque cardiovasculaire ?

Il favorise l’athérosclérose.

Qu’est-ce que l’athérosclérose ?

L’accumulation de dépôts lipidiques, entre autres, dans l’intima des parois artérielles, formant des plaques d’athérome.

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