QCM : Médicaments digestifs (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne prend des opioïdes et développe une constipation liée à ce traitement ; quelle classe de laxatifs cible particulièrement cette cause ?

Les laxatifs osmotiques
Les antagonistes des récepteurs mu opioïdes
Les laxatifs stimulants
Les laxatifs de lest

Les antagonistes des récepteurs mu opioïdes

Explication

Les antagonistes des récepteurs mu opioïdes réduisent la constipation provoquée par les opioïdes. Les laxatifs de lest augmentent le volume des selles, les stimulants accélèrent le transit et les osmotiques attirent l’eau dans l’intestin.

2. Lors d’un reflux, quel mécanisme distingue les alginates des antiacides ?

Ils bloquent la pompe à protons, tandis que les antiacides protègent la muqueuse par une barrière physique.
Ils neutralisent l’acidité gastrique, tandis que les antiacides forment un obstacle aux remontées.
Ils réduisent la sécrétion d’acide, tandis que les antiacides empêchent la vidange de l’estomac.
Ils flottent sur le contenu gastrique et limitent les remontées d’acide, tandis que les antiacides tamponnent l’acidité.

Ils flottent sur le contenu gastrique et limitent les remontées d’acide, tandis que les antiacides tamponnent l’acidité.

Explication

Les alginates, comme le Gaviscon, flottent au-dessus du contenu gastrique et limitent le reflux, alors que les antiacides tamponnent l’acidité. L’inversion des rôles confond ces deux mécanismes ; la réduction de sécrétion et le blocage de la pompe correspondent à d’autres actions.

3. Lors d’une infection par Helicobacter pylori, quelle muqueuse la bactérie colonise-t-elle et quel effet peut en découler ?

La muqueuse du duodénum, où elle entraîne une inflammation de l’œsophage
Les muqueuses de l’estomac et du duodénum, où elle provoque une gastrite
La muqueuse de l’estomac, où elle peut provoquer une gastrite favorisant l’ulcère
La muqueuse de l’œsophage, où elle peut provoquer une gastrite gastrique

La muqueuse de l’estomac, où elle peut provoquer une gastrite favorisant l’ulcère

Explication

Helicobacter pylori colonise la muqueuse de l’estomac et peut y provoquer une gastrite qui favorise l’ulcère gastroduodénal. L’extension au duodénum ou à l’œsophage est une confusion sur son siège de colonisation, et la bactérie favorise l’ulcère via la gastrite plutôt que de définir directement une plaie.

4. Une personne prend un inhibiteur de la pompe à protons dont la demi-vie est d’environ une heure. Quel schéma est cohérent avec la durée de son effet ?

Une prise toutes les heures, car le blocage des pompes dure environ une heure.
Une prise par jour après le premier repas, car le blocage des pompes dure environ 24 heures.
Une prise par jour avant le premier repas, car le blocage des pompes dure environ 24 heures.
Une prise toutes les quatre heures, car le blocage des pompes dure environ quatre heures.

Une prise par jour avant le premier repas, car le blocage des pompes dure environ 24 heures.

Explication

Malgré une demi-vie d’environ une heure, les IPP bloquent les pompes pendant 24 heures et se prennent une fois par jour avant le premier repas. Prendre la demi-vie pour la durée d’action conduit à des prises trop rapprochées ; les prendre après le repas ne respecte pas le moment recommandé.

5. Quels sont les trois processus fondamentaux qui assurent la fonction digestive ?

La motricité, la sécrétion et l’absorption
La mastication, la digestion et l’excrétion
La motricité, l’élimination et la fermentation
La sécrétion, la filtration et l’évacuation

La motricité, la sécrétion et l’absorption

Explication

La fonction digestive repose sur la motricité, la sécrétion et l’absorption. La mastication et la fermentation ne remplacent pas cette triade, tandis que l’élimination ou la filtration ne sont pas les trois processus fondamentaux cités.

6. Une personne ressent un malaise gastrique et l’envie de vomir, mais ne vomit pas. Comment qualifier cette sensation ?

Une nausée
Une contraction diaphragmatique
Un vomissement
Une douleur abdominale

Une nausée

Explication

La nausée est une sensation subjective de malaise gastrique accompagnée d’une envie de vomir, sans que le vomissement soit nécessaire. Le vomissement implique au contraire l’expulsion orale forcée du contenu gastrique.

7. Une personne porte un patch de scopolamine. Quel ensemble d’effets est cohérent avec le blocage compétitif des récepteurs muscariniques centraux et périphériques ?

Hausse de la motilité intestinale, réduction des sécrétions, sédation et légère tachycardie
Baisse de la motilité intestinale, hausse des sécrétions, sédation et légère tachycardie
Baisse de la motilité intestinale, réduction des sécrétions, sédation et légère bradycardie
Baisse de la motilité intestinale, réduction des sécrétions, sédation et légère tachycardie

Baisse de la motilité intestinale, réduction des sécrétions, sédation et légère tachycardie

Explication

En antagonisant les récepteurs muscariniques, la scopolamine diminue la motilité intestinale et les sécrétions, tout en pouvant entraîner une sédation et une légère tachycardie. La bradycardie inverse l’effet cardiaque, la hausse de motilité contredit l’effet digestif, et la hausse des sécrétions contredit leur réduction.

8. Chez une personne traitée contre l’hépatite B, quel effet des antiviraux est attendu sur le cycle viral ?

Stimuler la production de bile pour arrêter la propagation du virus
Détruire les bactéries responsables de l’inflammation hépatique
Bloquer des étapes clés du cycle viral pour empêcher la multiplication et la propagation du virus
Éliminer directement toutes les particules virales présentes dans l’organisme

Bloquer des étapes clés du cycle viral pour empêcher la multiplication et la propagation du virus

Explication

Les antiviraux contre l’hépatite B bloquent des étapes clés du cycle viral, ce qui empêche la multiplication et la propagation du virus sans l’éliminer directement. L’élimination directe confond leur action avec celle d’un médicament qui détruirait l’agent pathogène.

9. Après la prise d’un laxatif stimulant, quel mécanisme contribue à déclencher l’exonération ?

L’effet osmotique retient l’eau dans l’intestin et ramollit progressivement les selles
La lubrification du côlon facilite le glissement des selles sans stimuler les contractions
La formation d’un gel de fibres augmente le volume des selles et favorise leur évacuation
L’irritation rectosigmoïdienne stimule les contractions et la sécrétion colique d’eau et d’électrolytes

L’irritation rectosigmoïdienne stimule les contractions et la sécrétion colique d’eau et d’électrolytes

Explication

Les stimulants irritent la muqueuse rectosigmoïdienne, accroissent les sécrétions coliques d’eau et d’électrolytes et stimulent les contractions qui déclenchent l’exonération. Le gel de fibres, l’effet osmotique et la lubrification décrivent d’autres mécanismes laxatifs.

10. Quelle caractéristique définit un spasme d’un organe creux ?

Une douleur isolée sans contraction musculaire durable
Une contraction brève des muscles lisses sans douleur associée
Une contraction durable des muscles striés accompagnée d’une douleur
Une contraction intense et durable des muscles lisses associée à une douleur

Une contraction intense et durable des muscles lisses associée à une douleur

Explication

Un spasme associe une contraction intense et durable des fibres musculaires lisses d’un organe creux à une douleur. Une contraction brève, l’implication des muscles striés ou l’absence de contraction ne correspondent pas à cette définition.

11. À l’examen, une personne présente une petite coupure de la peau de l’anus. Quelle pathologie décrit cette lésion ?

Un abcès anal
Une fissure anale
Une fistule anale
Des hémorroïdes

Une fissure anale

Explication

Une fissure anale est une petite coupure de la peau de l’anus. Les hémorroïdes correspondent à un gonflement des veines, tandis que l’abcès et la fistule relèvent d’une infection sous la peau.

12. Quel est le rôle de la pompe à protons H+/K+ ATPase située au pôle apical des cellules pariétales du fundus ?

Sécréter des ions H+ dans l’estomac.
Absorber les ions H+ depuis l’estomac.
Sécréter des ions bicarbonate dans l’estomac.
Sécréter de la gastrine dans l’estomac.

Sécréter des ions H+ dans l’estomac.

Explication

La pompe à protons est une protéine transmembranaire des cellules pariétales qui sécrète des ions H+ dans l’estomac. La gastrine est une hormone, le bicarbonate n’est pas le produit sécrété par cette pompe, et l’absorption des ions H+ inverse son rôle.

13. Deux traitements relâchent des muscles lisses : le traitement X bloque les récepteurs de l’acétylcholine, tandis que le traitement Y agit directement sur les muscles. Comment les classer ?

X et Y sont neurotropes
X est musculotrope et Y est neurotrope
X et Y sont musculotropes
X est neurotrope et Y est musculotrope

X est neurotrope et Y est musculotrope

Explication

Les antispasmodiques neurotropes bloquent les récepteurs de l’acétylcholine, alors que les musculotropes agissent directement sur les muscles lisses. Inverser ces mécanismes ou ranger les deux traitements dans la même catégorie confond leurs modes d’action.

14. Un enfant dont le dysfonctionnement rénal est connu doit recevoir un traitement contre les symptômes gastriques. Quel risque justifie d’éviter l’alginate de sodium dans cette situation ?

Une accumulation d’aluminium
Une hyponatrémie
Une hypernatrémie
Une réaction allergique

Une hypernatrémie

Explication

Chez un enfant présentant un dysfonctionnement rénal connu ou supposé, l’alginate de sodium est à éviter en raison du risque d’hypernatrémie. L’hyponatrémie inverse le sens de la perturbation du sodium, l’accumulation d’aluminium concerne un autre risque, et l’allergie relève d’une autre contre-indication.

15. Une personne souffre du mal des transports et cherche un traitement préventif, mais ne présente pas de symptômes liés au transport. Quelle utilisation des antihistaminiques correspond à leurs indications ?

Les utiliser pour traiter les vomissements induits par chimiothérapie
Les utiliser pour prévenir ou traiter le mal des transports
Les utiliser pour prévenir les vomissements postopératoires
Les utiliser pour traiter des vomissements quelle qu’en soit la cause

Les utiliser pour prévenir ou traiter le mal des transports

Explication

Les antihistaminiques sont indiqués pour prévenir et traiter le mal des transports, mais leur indication ne s’étend pas aux vomissements en général. Les nausées liées à la chimiothérapie ou aux suites opératoires relèvent d’autres stratégies antiémétiques.

16. Une patiente présente une remontée du contenu gastrique dans l’œsophage liée à une défaillance du mécanisme anti-reflux. Quel phénomène décrit cette situation ?

Une gastrite chronique
Une vidange gastrique accélérée
Un reflux gastro-œsophagien
Un ulcère gastroduodénal

Un reflux gastro-œsophagien

Explication

Le reflux gastro-œsophagien correspond à la remontée d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage en raison d’une défaillance du système anti-reflux. La gastrite est une inflammation gastrique, la vidange concerne le passage vers l’intestin et l’ulcère est une plaie profonde.

17. Une personne arrête l’aspirine après la découverte d’un ulcère attribué à un AINS. Pendant quelle durée approximative l’effet toxique du médicament peut-il persister ?

Environ deux semaines après l’arrêt
Environ deux mois après l’arrêt
Environ deux ans après l’arrêt
Environ deux mois après le début

Environ deux mois après l’arrêt

Explication

L’effet toxique des AINS, y compris l’aspirine, peut persister environ deux mois après l’arrêt du traitement. Quelques jours ou deux semaines sous-estiment cette durée, tandis que deux ans la surestiment fortement.

18. Une personne présente une rectocolite hémorragique légère à modérée et commence un traitement de première intention agissant directement sur la paroi intestinale. Quelle classe de médicaments est indiquée ?

Les immunomodulateurs, comme l’azathioprine
Les corticoïdes, comme la prednisolone
Les antibiotiques, comme un traitement anti-infectieux
Les 5-ASA, comme la mésalamine

Les 5-ASA, comme la mésalamine

Explication

Les 5-ASA, notamment la mésalamine et la sulfasalazine, agissent directement sur la paroi intestinale et sont souvent prescrits en première intention dans la rectocolite hémorragique légère à modérée. L’azathioprine relève des immunomodulateurs de fond, tandis que les corticoïdes servent à calmer les poussées fortes.

19. Une personne souffre de diarrhée ; quelle priorité doit guider sa prise en charge initiale ?

Ralentir le transit en priorité, sans modifier les apports hydriques
Supprimer les boissons et les aliments jusqu’à l’arrêt des selles
Traiter par antibiotique avant d’évaluer la cause de la diarrhée
Prévenir la déshydratation par l’hydratation, l’alimentation adaptée et une solution orale si nécessaire

Prévenir la déshydratation par l’hydratation, l’alimentation adaptée et une solution orale si nécessaire

Explication

La priorité est d’éviter la déshydratation grâce à l’hydratation, à l’adaptation alimentaire et, si nécessaire, à une solution de réhydratation orale ; un traitement spécifique dépend de la cause. Le ralentissement du transit ou l’antibiothérapie ne remplace pas cette priorité, et supprimer les boissons augmente le risque de déshydratation.

20. Une personne souffrant d’un gonflement des veines hémorroïdaires reçoit de la diosmine par voie orale à forte dose pendant quelques jours. Quel effet thérapeutique est recherché ?

Traiter une infection sous la peau par une action antibiotique
Augmenter la résistance des vaisseaux et réduire le gonflement veineux
Cicatriser une coupure de la peau de l’anus
Anesthésier localement la marge anale et calmer la brûlure

Augmenter la résistance des vaisseaux et réduire le gonflement veineux

Explication

Les veinotoniques comme la diosmine augmentent la résistance des vaisseaux et contribuent à réduire le gonflement des veines hémorroïdaires. L’anesthésie locale, la cicatrisation d’une fissure et le traitement antibiotique répondent à d’autres objectifs.

21. Un patient reçoit du fosaprépitant comme antagoniste NK1. Quelle relation pharmacologique le relie à l’aprépitant ?

C’est un antagoniste 5-HT3 associé à l’aprépitant
C’est une prodrogue de l’aprépitant
C’est un corticoïde associé à l’aprépitant
C’est le métabolite actif de l’aprépitant

C’est une prodrogue de l’aprépitant

Explication

Le fosaprépitant est une prodrogue de l’aprépitant, et tous deux sont des antagonistes sélectifs de haute affinité des récepteurs NK1 de la substance P. L’antagonisme 5-HT3 correspond aux sétrons, et un corticoïde est une autre classe de médicament.

22. Une inflammation intestinale atteint toute l’épaisseur de la paroi et peut concerner plusieurs segments du tube digestif. Quelle maladie correspond le mieux à ce tableau ?

La maladie de Crohn
Une rectocolite limitée à la muqueuse
La rectocolite hémorragique
Une inflammation continue débutant au rectum

La maladie de Crohn

Explication

La maladie de Crohn peut toucher différentes parties du tube digestif et infiltre toute l’épaisseur de la paroi. Une atteinte limitée au côlon et au rectum, superficielle et continue, correspond plutôt à la rectocolite hémorragique.

23. Une personne constipée souhaite commencer par les mesures recommandées avant d’envisager un laxatif ; quelle conduite convient ?

Augmenter les fibres, pratiquer une activité physique et boire suffisamment
Augmenter les fibres, éviter l’activité physique et limiter les boissons
Prendre un stimulant, réduire les fibres et limiter les boissons
Réduire les fibres, éviter l’activité physique et boire davantage

Augmenter les fibres, pratiquer une activité physique et boire suffisamment

Explication

La première approche repose sur une alimentation riche en fibres, l’activité physique et une hydratation suffisante. Commencer par un stimulant ou réduire les fibres et les boissons ne correspond pas à ces mesures d’hygiène de vie.

24. Une personne présente des douleurs spasmodiques liées à une colique néphrétique. Dans quel cadre les antispasmodiques peuvent-ils être utilisés ?

Pour traiter des manifestations spasmodiques ou douloureuses des voies biliaires
Pour soulager des manifestations spasmodiques ou douloureuses des voies urinaires
Pour traiter des manifestations spasmodiques ou douloureuses d’origine utérine
Pour soulager des manifestations spasmodiques ou douloureuses du tube digestif

Pour soulager des manifestations spasmodiques ou douloureuses des voies urinaires

Explication

Les antispasmodiques sont indiqués contre des manifestations spasmodiques ou douloureuses des voies urinaires, notamment les coliques néphrétiques. Le tube digestif, les voies biliaires et l’utérus constituent aussi des sites d’utilisation, mais ne correspondent pas au cas décrit.

25. Une personne présente une accumulation de bilirubine dans le sang, des urines foncées et des selles décolorées. Quel signe décrit ces manifestations ?

Une atteinte rénale liée à une défaillance de la sécrétion de bile
Une hépatomégalie liée à une défaillance de la sécrétion de bile
Un prurit lié à une défaillance de la sécrétion de bile
Un ictère lié à une défaillance de la sécrétion de bile

Un ictère lié à une défaillance de la sécrétion de bile

Explication

L’ictère correspond à une accumulation de bilirubine dans le sang traduisant une défaillance de la sécrétion de bile, souvent accompagnée d’urines foncées et de selles décolorées. Le prurit désigne une démangeaison, l’hépatomégalie une augmentation du volume du foie, et les signes décrits ne définissent pas une atteinte rénale.

26. Une équipe classe les traitements symptomatiques antidiarrhéiques ; quels sont les trois grands types à distinguer ?

Antisécrétoires, solutions de réhydratation et médicaments contre la fièvre
Ralentisseurs du transit, laxatifs et pansements digestifs
Antibiotiques, anti-inflammatoires et biothérapies
Ralentisseurs du transit, antisécrétoires et pansements ou adsorbants digestifs

Ralentisseurs du transit, antisécrétoires et pansements ou adsorbants digestifs

Explication

Les traitements symptomatiques comprennent les ralentisseurs du transit, les antisécrétoires et les pansements ou adsorbants digestifs. Les antibiotiques, anti-inflammatoires et biothérapies relèvent de traitements spécifiques de certaines causes, tandis que la réhydratation est une mesure de prise en charge.

27. Chez une personne ayant une diarrhée, un médicament réduit l’hypersécrétion intestinale d’eau et d’électrolytes sans ralentir le transit ; quel mécanisme correspond au racécadotril ?

Il ralentit le péristaltisme et allonge le temps de passage intestinal
Il adsorbe les substances digestives et forme un pansement intestinal
Il stimule le péristaltisme et accélère l’évacuation du contenu intestinal
Il inhibe les enképhalinases qui détruisent les enképhalines protectrices de l’intestin

Il inhibe les enképhalinases qui détruisent les enképhalines protectrices de l’intestin

Explication

Le racécadotril inhibe les enképhalinases, préservant ainsi les enképhalines protectrices et réduisant l’hypersécrétion sans ralentir le transit. Le ralentissement du péristaltisme caractérise le lopéramide, tandis que la stimulation du transit et l’adsorption décrivent d’autres actions.

28. Un patient décrit des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides. En l’absence d’éléments atypiques, quelle démarche diagnostique ces symptômes permettent-ils généralement ?

Retenir un ulcère gastroduodénal sur ces seuls symptômes
Poser le diagnostic de RGO sans exploration dans la plupart des cas
Évoquer une gastrite sans retenir le diagnostic de RGO
Confirmer le diagnostic de RGO uniquement après une endoscopie

Poser le diagnostic de RGO sans exploration dans la plupart des cas

Explication

Les brûlures rétrosternales ascendantes et les régurgitations acides ou alimentaires sont très évocatrices et suffisent à poser le diagnostic sans exploration chez neuf malades sur dix. L’endoscopie n’est donc pas nécessaire dans la plupart de ces cas, et ces signes ne désignent pas à eux seuls une gastrite ou un ulcère.

29. Une personne évacue des selles moins fréquemment qu’à son habitude et éprouve des difficultés à les évacuer ; quelle définition correspond à ce trouble ?

Une douleur abdominale associée à une fréquence normale des selles
Une diminution de la fréquence des selles sans difficulté à les évacuer
Une diminution de la fréquence des selles associée à une difficulté à les évacuer
Une augmentation de la fréquence des selles associée à une difficulté à les évacuer

Une diminution de la fréquence des selles associée à une difficulté à les évacuer

Explication

La constipation associe une fréquence réduite des selles à une difficulté d’évacuation, souvent liée à un transit colique lent. Une fréquence accrue évoque plutôt la diarrhée, tandis que la dureté seule ou la douleur ne suffit pas à définir la constipation.

30. Sur quelles structures les antihistaminiques H1 utilisés contre les nausées exercent-ils leur blocage ?

Les récepteurs H1 intestinaux et gastriques
Les récepteurs muscariniques centraux et vestibulaires
Les récepteurs 5-HT3 centraux et vestibulaires
Les récepteurs H1 centraux et vestibulaires

Les récepteurs H1 centraux et vestibulaires

Explication

Les antihistaminiques H1 utilisés contre les nausées bloquent les récepteurs H1 au niveau central et vestibulaire. Les récepteurs 5-HT3 sont ciblés par les sétrons, tandis que les récepteurs muscariniques sont notamment bloqués par la scopolamine.

31. Une équipe choisit l’interféron alpha pégylé pour traiter l’hépatite B. Quel schéma d’administration et quel objectif correspondent à ce traitement ?

Injection sous-cutanée quotidienne pour réduire la charge virale et stimuler la réponse immunitaire
Injection sous-cutanée hebdomadaire pour éliminer directement le virus
Injection sous-cutanée hebdomadaire pour réduire la charge virale et stimuler la réponse immunitaire
Perfusion hebdomadaire pour réduire la charge virale et stimuler la réponse immunitaire

Injection sous-cutanée hebdomadaire pour réduire la charge virale et stimuler la réponse immunitaire

Explication

L’interféron alpha pégylé est administré par injection sous-cutanée hebdomadaire afin de réduire la charge virale et de stimuler la réponse immunitaire contre le virus. La perfusion confond la voie d’administration, la prise quotidienne modifie la fréquence, et l’élimination directe du virus ne correspond pas à son rôle.

32. Quel ensemble regroupe trois sétrons, antagonistes sélectifs des récepteurs sérotoninergiques 5-HT3 ?

Aprépitant, fosaprépitant et ondansétron
Granisétron, palonosétron et méthylprednisolone
Ondansétron, méclozine et palonosétron
Ondansétron, granisétron et palonosétron

Ondansétron, granisétron et palonosétron

Explication

L’ondansétron, le granisétron et le palonosétron sont des sétrons qui bloquent sélectivement les récepteurs 5-HT3. L’aprépitant et le fosaprépitant ciblent NK1, la méclozine est un antihistaminique et la méthylprednisolone est un corticoïde.

33. Chez une personne dont la sécrétion acide gastrique augmente, quels médiateurs peuvent stimuler la pompe à protons, directement ou indirectement ?

L’histamine, l’acétylcholine et la pepsine.
L’histamine, la somatostatine et la gastrine.
L’adrénaline, l’acétylcholine et la gastrine.
L’histamine, l’acétylcholine et la gastrine.

L’histamine, l’acétylcholine et la gastrine.

Explication

L’histamine, l’acétylcholine et la gastrine stimulent la pompe à protons, directement ou indirectement. La somatostatine ne fait pas partie de ces trois médiateurs, la pepsine est une enzyme digestive et l’adrénaline ne remplace pas l’histamine dans cette liste.

34. Une personne présente quatre selles molles au cours d’une journée ; cette fréquence répond-elle à la définition de la diarrhée ?

Non, car seules les selles entièrement liquides sont comptabilisées
Non, car il faut au moins cinq selles liquides ou molles par jour
Non, car la définition exige aussi la présence de fièvre
Oui, car au moins trois selles liquides ou molles par jour suffisent

Oui, car au moins trois selles liquides ou molles par jour suffisent

Explication

La diarrhée se définit par l’émission d’au moins trois selles liquides ou molles par jour. Le seuil n’est pas de cinq, les selles molles sont incluses et la fièvre ne fait pas partie de la définition.

35. Après la digestion d’un repas, quelle transformation permet aux nutriments de traverser la paroi digestive et d’être absorbés dans le sang ou la lymphe ?

La propulsion intacte des aliments jusqu’à leur élimination
La décomposition physique et chimique des molécules alimentaires en éléments plus simples
La fabrication de molécules nutritives par le sang et la lymphe
Le broyage physique des aliments sans transformation chimique

La décomposition physique et chimique des molécules alimentaires en éléments plus simples

Explication

La digestion simplifie les molécules alimentaires sur les plans physique et chimique afin de permettre leur passage à travers la paroi et leur absorption. La propulsion concerne la motricité, le broyage seul omet la transformation chimique, et le sang ne fabrique pas ces nutriments.

36. Quelle combinaison de fonctions correspond au rôle du foie dans l’organisme ?

Détoxification du sang, production de bile, formation des globules rouges et stockage de l’oxygène
Métabolisme des nutriments, absorption intestinale, production d’enzymes et filtration des urines
Métabolisme des nutriments, détoxification du sang, production de bile et synthèse de protéines
Synthèse de protéines, digestion des fibres, production d’insuline et filtration des urines

Métabolisme des nutriments, détoxification du sang, production de bile et synthèse de protéines

Explication

Le foie participe au métabolisme des nutriments, à la détoxification du sang, à la production de bile et à la synthèse de protéines essentielles. L’absorption intestinale, la filtration des urines et la production d’insuline ne remplacent pas ces fonctions hépatiques.

37. Chez un patient infecté par Helicobacter pylori, quel traitement est prescrit pour une durée de 7 à 14 jours afin d’éradiquer la bactérie ?

Un IPP avec amoxicilline et métronidazole pendant plusieurs mois
Un IPP avec aspirine et clarithromycine
Un anti-H2 avec amoxicilline et clarithromycine
Un IPP avec amoxicilline et clarithromycine

Un IPP avec amoxicilline et clarithromycine

Explication

La trithérapie associe un IPP à l’amoxicilline et à la clarithromycine pendant 7 à 14 jours; elle éradique la bactérie dans 85 à 95 % des cas. L’aspirine ne remplace pas l’antibiotique, l’anti-H2 ne remplace pas l’IPP dans ce schéma, et plusieurs mois dépassent la durée indiquée.

38. Chez une personne traitée par un sétron, quel mécanisme contribue à l’effet antiémétique en plus de l’action sur le centre du vomissement ?

La stimulation du tonus vagal dans le tractus gastro-intestinal
Le blocage du tonus vagal dans le tractus gastro-intestinal
Le blocage des récepteurs muscariniques périphériques
Le blocage des récepteurs NK1 de la substance P

Le blocage du tonus vagal dans le tractus gastro-intestinal

Explication

Les sétrons agissent sur le centre du vomissement et exercent aussi une action périphérique en bloquant le tonus vagal du tractus gastro-intestinal. Le blocage de NK1 relève de l’aprépitant, tandis que le blocage muscarinique caractérise notamment la scopolamine.

39. Une endoscopie révèle une plaie profonde dans la paroi interne du duodénum, associée à une inflammation chronique. Quelle affection cette lésion définit-elle ?

Un ulcère gastroduodénal
Une œsophagite de reflux
Une gastrite sans ulcération
Un reflux gastro-œsophagien

Un ulcère gastroduodénal

Explication

Un ulcère gastroduodénal est une plaie profonde de la paroi interne de l’estomac ou du duodénum, favorisée notamment par une inflammation chronique. Une gastrite est une inflammation, tandis que le reflux et l’œsophagite concernent l’œsophage.

40. Un médicament bloque l’action de l’histamine sur les récepteurs H2 des cellules pariétales. Quel effet gastrique est attendu ?

Une diminution de la sécrétion d’acide gastrique.
Une inhibition irréversible de la pompe à protons.
Une neutralisation chimique de l’acide gastrique déjà sécrété.
Une augmentation de la sécrétion d’acide gastrique.

Une diminution de la sécrétion d’acide gastrique.

Explication

Les anti-H2 réduisent la sécrétion d’acide en bloquant l’action de l’histamine sur les récepteurs H2 des cellules pariétales. L’inhibition irréversible concerne les IPP, tandis que la neutralisation de l’acide correspond à l’action des antiacides ; une stimulation irait à l’opposé de l’effet attendu.

41. Lors d’une poussée forte de maladie de Crohn, une équipe veut calmer rapidement l’inflammation tout en limitant les effets indésirables liés à une exposition prolongée. Quelle conduite correspond à l’usage des corticoïdes ?

Prescrire une cure courte de quelques semaines
Commencer un immunomodulateur en attendant son effet immédiat
Utiliser les corticoïdes uniquement pour une forme légère
Maintenir un traitement continu pendant plusieurs mois

Prescrire une cure courte de quelques semaines

Explication

Les corticoïdes sont utilisés en cures courtes de quelques semaines pour calmer une poussée forte de Crohn ou de rectocolite, car leur usage prolongé expose à des effets secondaires. Un immunomodulateur peut demander plusieurs semaines ou mois pour agir pleinement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Médicaments digestifs.

Que transforme le système digestif en éléments plus simples ?

Les molécules organiques des aliments.

Quels sont les trois processus fondamentaux de la fonction digestive ?

La motricité, la sécrétion et l’absorption.

Qu’est-ce que le reflux gastro-œsophagien ?

La remontée d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage, liée à une défaillance du système anti-reflux.

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