QCM : Brûlures et prise en charge (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit une brûlure ?

Une altération des tissus par un agent thermique, chimique, électrique ou infectieux
Une destruction des téguments, parfois des tissus sous-jacents, par un agent thermique, chimique, électrique ou des radiations ionisantes
Une destruction des téguments causée par un agent thermique ou mécanique, sans autre cause possible
Une inflammation de la peau provoquée par un agent thermique, sans atteinte des tissus sous-jacents

Une destruction des téguments, parfois des tissus sous-jacents, par un agent thermique, chimique, électrique ou des radiations ionisantes

Explication

Une brûlure correspond à la destruction des téguments, parfois des tissus sous-jacents, sous l’action d’agents thermiques, chimiques, électriques ou de radiations ionisantes. La limitation à l’épiderme réduit à tort sa portée, l’omission des agents chimiques et électriques écarte des causes reconnues, et l’infection ne remplace pas les radiations dans cette définition.

2. Quel ensemble réunit les six rôles fondamentaux de la peau ?

Protection, régulation thermique, excrétion complémentaire, immunité, production d’hormones et locomotion
Protection, régulation thermique, excrétion complémentaire, immunité, production de vitamine D et sensibilité
Protection, régulation thermique, filtration rénale, immunité, production de vitamine D et locomotion
Protection, régulation thermique, excrétion complète, immunité, production de vitamine D et sensibilité

Protection, régulation thermique, excrétion complémentaire, immunité, production de vitamine D et sensibilité

Explication

Les six rôles comprennent la protection, la régulation de la température, l’excrétion en complément de la fonction rénale, l’immunité, la production de vitamine D et la sensibilité. L’excrétion complète confond le rôle cutané avec la fonction rénale, tandis que les hormones et la locomotion ne figurent pas dans cette liste.

3. Une exposition cutanée à une surface à 60 ∘C60\,^{\circ}\mathrm{C} dure 30 secondes. Quel effet est attendu selon les repères de température et de durée ?

Une brûlure apparaît après dix secondes
Une brûlure apparaît après 30 secondes
Une brûlure apparaît après une seconde
Une brûlure apparaît après une heure

Une brûlure apparaît après 30 secondes

Explication

À 60 ∘C60\,^{\circ}\mathrm{C}, le repère donné est une apparition de brûlure après 30 secondes. Une heure correspond à 45 ∘C45\,^{\circ}\mathrm{C}, une seconde au délai d’apparition à 70 ∘C70\,^{\circ}\mathrm{C}, et dix secondes désignent le délai de nécrose à cette dernière température.

4. Après une brûlure importante, un patient présente d’abord une phase de choc, puis un syndrome inflammatoire systémique lié à l’absence de peau, avant de développer une cicatrice rétractile. Quel ordre physiopathologique correspond à cette évolution ?

Absence de peau avec SIRS, choc, phase post-cicatricielle
Choc, absence de peau avec SIRS, phase post-cicatricielle
Œdème, choc, absence de peau avec SIRS
Choc, phase post-cicatricielle, absence de peau avec SIRS

Choc, absence de peau avec SIRS, phase post-cicatricielle

Explication

La réaction évolue de la phase de choc à la phase d’absence de peau avec SIRS et risque de défaillance d’organes, puis à la phase post-cicatricielle, qui peut être rétractile ou hypertrophique. Placer la cicatrisation avant l’absence de peau ou inverser les deux premières phases change cet enchaînement; l’œdème est une conséquence immédiate, pas une phase de cette séquence.

5. Lors de l’évaluation initiale d’une brûlure, quels trois critères servent à en apprécier la gravité ?

La localisation, la température et l’innervation
La profondeur, l’étendue et la localisation
La profondeur, la cause et la douleur
L’étendue, la cicatrisation et la vascularisation

La profondeur, l’étendue et la localisation

Explication

La gravité d’une brûlure s’évalue en combinant sa profondeur, son étendue et sa localisation. La cause, la douleur, la cicatrisation et la température ne remplacent pas ces trois critères.

6. Une brûlure couvre 15 % de la surface corporelle. Quelle conclusion s’applique au seuil de cicatrisation indiqué pour cette étendue ?

La cicatrisation ne compense pas une surface brûlée supérieure à 20 %
La cicatrisation compense toute surface brûlée inférieure à 20 %
La cicatrisation dépend ici du degré, sans lien avec l’étendue
La cicatrisation ne compense pas une surface brûlée inférieure à 20 %

La cicatrisation ne compense pas une surface brûlée inférieure à 20 %

Explication

Le seuil indiqué précise que la cicatrisation ne compense pas une surface corporelle brûlée inférieure à 20 %. Dire qu’elle compense sous ce seuil inverse la règle; invoquer le degré ou une surface supérieure modifie le critère donné.

7. Après une brûlure, une personne présente un érythème sec qui disparaît à la vitropression, une douleur variable et une atteinte partielle de l’épiderme. Quel degré caractérise cette lésion ?

Une brûlure du troisième degré
Une brûlure du premier degré
Une brûlure du deuxième degré profond
Une brûlure du deuxième degré superficiel

Une brûlure du premier degré

Explication

Le premier degré atteint partiellement l’épiderme et se manifeste par un érythème sec qui disparaît à la vitropression, avec une douleur variable. La phlyctène évoque le deuxième degré superficiel, tandis que les deux degrés plus profonds impliquent des destructions tissulaires plus importantes.

8. Une lésion forme une phlyctène très douloureuse, atteint les couches superficielles du derme et préserve la membrane basale ainsi que les poils et les glandes. Quel degré correspond à cet ensemble de signes ?

Le deuxième degré profond
Le troisième degré
Le deuxième degré superficiel
Le premier degré

Le deuxième degré superficiel

Explication

Le deuxième degré superficiel atteint les couches superficielles du derme, conserve la membrane basale ainsi que les poils et les glandes, et forme une phlyctène très douloureuse. La destruction de la membrane basale caractérise le deuxième degré profond, tandis que le premier degré et le troisième degré ne correspondent pas à ces signes.

9. L’examen d’une brûlure montre une destruction importante de la lame basale et de la jonction dermo-épidermique, avec atteinte du derme réticulaire. Quel degré faut-il retenir ?

Le deuxième degré superficiel
Le deuxième degré profond
Le premier degré
Le troisième degré

Le deuxième degré profond

Explication

Le deuxième degré profond détruit largement la lame basale et la jonction dermo-épidermique, et atteint le derme réticulaire. Le deuxième degré superficiel conserve la membrane basale; les premier et troisième degrés ne décrivent pas cette atteinte caractéristique.

10. Une brûlure détruit totalement l’épiderme et le derme; la zone est sans vascularisation ni innervation et indolore. À quel degré correspond-elle ?

Au deuxième degré profond
Au quatrième degré
Au troisième degré
Au deuxième degré superficiel

Au troisième degré

Explication

Le troisième degré détruit totalement l’épiderme et le derme, sans vascularisation ni innervation, ce qui explique l’absence de douleur. Le deuxième degré superficiel est très douloureux, le deuxième degré profond se caractérise par une destruction moins étendue, et le quatrième degré atteint aussi l’os et le muscle.

11. Une personne présente une brûlure au visage et développe un œdème dans cette région. Quel risque vital cet œdème peut-il provoquer ?

Une hypothermie liée à la perte de chaleur
Une limitation des mouvements par rétraction cutanée
Une ischémie des membres provoquée par compression
Une hypoventilation compromettant la respiration

Une hypoventilation compromettant la respiration

Explication

Une brûlure de la face peut entraîner un œdème qui gêne la ventilation et menace ainsi le pronostic vital. L’hypothermie, l’ischémie des membres et la rétraction fonctionnelle décrivent d’autres problèmes, sans correspondre à ce mécanisme.

12. Un adulte présente une brûlure superficielle couvrant 28 % de sa surface corporelle. Comment cette brûlure est-elle classée au regard des critères de gravité ?

Elle n’est grave qu’au-delà de 10 % chez l’adulte
Elle n’est grave qu’en cas d’atteinte de la face, des mains ou des pieds
Elle est grave, car le seuil adulte de 25 % est dépassé
Elle n’est grave qu’au-delà de 10 % si elle est profonde

Elle est grave, car le seuil adulte de 25 % est dépassé

Explication

Une brûlure superficielle ou intermédiaire est grave lorsqu’elle dépasse 25 % de la surface corporelle chez l’adulte. Le seuil de 10 % concerne les nourrissons et les enfants pour ces degrés, tandis que le critère de brûlure profonde constitue un autre cas de gravité.

13. Après avoir écarté une victime de la chaleur et étouffé ses vêtements en feu avec un tissu, quelle conduite de refroidissement suit les premiers secours recommandés ?

Refroidir la lésion au moins 20 minutes sous une eau à 15–20 °C, à environ 20 cm du robinet
Refroidir la lésion 10 minutes sous une eau à 5–10 °C, à environ 20 cm du robinet
Refroidir toute la victime au moins 20 minutes sous une eau à 15–20 °C, à environ 20 cm du robinet
Refroidir la lésion au moins 20 minutes sous une eau à 25–30 °C, à environ 50 cm du robinet

Refroidir la lésion au moins 20 minutes sous une eau à 15–20 °C, à environ 20 cm du robinet

Explication

Le cooling consiste à refroidir la brûlure sous une eau à 15–20 °C pendant au moins 20 minutes, avec le robinet à environ 20 cm. L’eau très froide, une durée raccourcie ou le refroidissement de toute la victime ne respectent pas ces consignes.

14. Une personne présente une brûlure superficielle étendue du premier degré. Quelle prise en charge locale correspond au traitement indiqué pour ce type de brûlure ?

Refroidir sous la douche, puis appliquer plusieurs fois par jour une crème hydratante
Réaliser une incision de décharge et envisager une greffe cutanée
Sécher avec des compresses stériles, puis renouveler un pansement tous les deux jours
Exciser la phlyctène, puis appliquer une pommade antibactérienne sous pansement

Refroidir sous la douche, puis appliquer plusieurs fois par jour une crème hydratante

Explication

Pour une brûlure du premier degré ou du deuxième degré superficiel étendue, le traitement associe un refroidissement sous la douche et une hydratation répétée avec une crème. L’excision et le pansement antibactérien relèvent du deuxième degré profond, tandis que l’incision et la greffe concernent les brûlures plus graves.

15. Chez une personne ayant une brûlure du deuxième degré profond avec une phlyctène tendue et douloureuse, quelle conduite s’intègre au traitement local ?

Exciser la phlyctène, appliquer une pommade antibactérienne et renouveler le pansement tous les deux jours
Sécher la lésion, appliquer une pommade hydratante et renouveler le pansement chaque jour
Conserver la phlyctène, appliquer une crème hydratante et renouveler le pansement toutes les semaines
Inciser la zone brûlée, réaliser une greffe et laisser le pansement en place plusieurs semaines

Exciser la phlyctène, appliquer une pommade antibactérienne et renouveler le pansement tous les deux jours

Explication

Une phlyctène tendue et douloureuse doit être excisée dans le traitement du deuxième degré profond, qui comprend aussi une pommade antibactérienne avec pansement et un renouvellement tous les deux jours. La conservation de la phlyctène néglige l’indication d’excision, et la crème hydratante ne remplace pas le traitement antibactérien.

16. Pour une brûlure du troisième ou du quatrième degré, quel ensemble de mesures caractérise la prise en charge ?

Excision d’une phlyctène, pommade antibactérienne et pansement renouvelé
Prise en charge chirurgicale et médicale, greffes et incisions de décharge
Refroidissement par douche, crème hydratante et surveillance de la cicatrisation
Compresses stériles, hydratation répétée et cicatrisation spontanée

Prise en charge chirurgicale et médicale, greffes et incisions de décharge

Explication

Les brûlures du troisième et du quatrième degré nécessitent une prise en charge chirurgicale et médicale, pouvant inclure des autogreffes ou homogreffes et des incisions de décharge pour éviter les syndromes de loge. Les soins par douche et crème correspondent aux brûlures superficielles, tandis que l’excision d’une phlyctène s’applique au deuxième degré profond.

17. Deux patients ont des brûlures de même degré, mais leur état général, leurs antécédents et le délai de prise en charge diffèrent. Quels éléments peuvent expliquer une différence de cicatrisation ?

La surface brûlée, la localisation anatomique et le type de pansement choisi
Le recours à une greffe, le risque de rétraction et l’incision de décharge
Le terrain et les antécédents, le stade de la brûlure et le délai de prise en charge
La douleur ressentie, la couleur de la lésion et la présence d’une phlyctène

Le terrain et les antécédents, le stade de la brûlure et le délai de prise en charge

Explication

La cicatrisation dépend du terrain et des antécédents, du stade de la brûlure et du délai de prise en charge. Se limiter au degré néglige les autres facteurs, tandis que les séquelles esthétiques ou fonctionnelles ne constituent pas les facteurs énumérés ici.

18. Lors d’une estimation de surface brûlée avec la règle de Wallace, quelle valeur attribue-t-on au périnée, en sachant que les mains et les pieds sont comptés dans leurs membres respectifs ?

1 % de la surface cutanée
1 % chacun, en plus pour les mains et les pieds
9 % de la surface cutanée
18 % de la surface cutanée

1 % de la surface cutanée

Explication

La règle de Wallace attribue 1 % au périnée, tandis que les autres régions correspondent à 9 % ou à un multiple de 9 %; les mains et les pieds sont inclus dans leurs membres respectifs. L’estimation à 9 % confond le périnée avec une région corporelle standard, l’ajout séparé des mains et des pieds les compte à tort comme des régions distinctes, et 18 % applique à tort un multiple de 9 au périnée.

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Qu’est-ce qu’une brûlure ?

Une destruction des téguments, parfois des tissus sous-jacents.

Quels agents peuvent provoquer une brûlure ?

Un agent thermique, chimique, électrique ou des radiations ionisantes.

Quelles fonctions la peau remplit-elle ?

La protection, la régulation thermique, l’excrétion, l’immunité, la production de vitamine D et la sensibilité.

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