QCM : Cortisone et corticoïdes (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Deux médicaments anti-inflammatoires sont comparés : l’un possède une structure stéroïdienne, l’autre non. Comment classer le premier ?

Comme un médicament à effet immunosuppresseur
Comme un anti-inflammatoire non stéroïdien
Comme un anti-inflammatoire stéroïdien
Comme un anti-inflammatoire à usage local

Comme un anti-inflammatoire stéroïdien

Explication

Les AIS se distinguent des AINS par leur structure stéroïdienne. Les AINS sont la classe non stéroïdienne; la voie d’administration et l’effet immunosuppresseur ne définissent pas cette distinction.

2. Quelle proposition décrit correctement la cortisone naturelle ?

Un médiateur inflammatoire produit par les macrophages qui favorise la douleur
Une hormone produite par les reins qui augmente la réaction inflammatoire
Une hormone stéroïdienne produite par les surrénales qui réduit l’inflammation
Un anti-inflammatoire non stéroïdien qui réduit l’œdème

Une hormone stéroïdienne produite par les surrénales qui réduit l’inflammation

Explication

La cortisone est une hormone stéroïdienne anti-inflammatoire produite par les glandes surrénales, situées au-dessus des reins, et vise à réduire l’inflammation. L’histamine est un médiateur inflammatoire, tandis que les reins ne sont pas les glandes productrices de cortisone.

3. Un glucocorticoïde synthétique est choisi pour son action anti-inflammatoire, avec un effet minéralocorticoïde réduit. À quelle catégorie appartient-il ?

Aux corticoïdes naturels
Aux anti-inflammatoires stéroïdiens
Aux anti-inflammatoires non stéroïdiens
Aux médiateurs de l’inflammation

Aux anti-inflammatoires stéroïdiens

Explication

Les glucocorticoïdes synthétiques sont des AIS dont l’effet minéralocorticoïde est limité. Les AINS ne sont pas stéroïdiens, les corticoïdes naturels constituent une catégorie distincte, et les médiateurs inflammatoires ne sont pas des médicaments de cette classe.

4. Un patient ne peut pas prendre de médicament par voie orale et nécessite un corticoïde administré par injection. Quelle voie d’administration correspond à cette situation ?

La voie articulaire
La voie externe
La voie inhalée
La voie injectable

La voie injectable

Explication

La voie injectable est l’une des voies d’administration possibles des corticoïdes et répond à la situation décrite. La voie articulaire désigne une administration dans une articulation, la voie externe une application cutanée et la voie inhalée une administration par inhalation.

5. Pour traiter une affection par inhalation, un patient doit choisir un corticoïde parmi plusieurs médicaments. Lequel appartient à cette voie thérapeutique ?

Diprosone
L’hydrocortisone
La prednisolone
Le budésonide

Le budésonide

Explication

Le budésonide figure parmi les corticoïdes administrés par inhalation, avec la béclométasone et la fluticasone. La prednisolone est orale, l’hydrocortisone injectable et Diprosone externe.

6. Lors de la vérification du traitement d’un patient sous corticoïde, lequel des médicaments associés fait partie des catégories signalées comme pouvant interagir ?

Un antihistaminique
Un antalgique opioïde
Un AINS
Un antibiotique

Un AINS

Explication

Les AINS font partie des catégories de médicaments signalées comme impliquées dans des interactions avec les corticoïdes. Un antibiotique, un antihistaminique ou un antalgique opioïde ne figure pas dans la liste citée ici.

7. Une patiente enceinte doit recevoir un traitement corticoïde. Quelle situation correspond à une contre-indication citée pour ce traitement ?

La prise de poids
La grossesse
L’insomnie
L’hypertension artérielle

La grossesse

Explication

La grossesse est citée parmi les contre-indications des corticoïdes, avec le diabète et l’infection. L’insomnie, l’hypertension artérielle et la prise de poids sont plutôt des effets ou risques associés au traitement.

8. Après plusieurs mois de corticothérapie, quelle conduite concernant l’arrêt du traitement réduit le risque de rebond ?

Maintenir la dose habituelle à long terme
Déplacer les prises au matin
Réduire progressivement les doses
Interrompre le traitement d’un seul coup

Réduire progressivement les doses

Explication

Après un traitement prolongé, la réduction progressive des doses aide à prévenir un rebond. L’arrêt brutal néglige ce risque, le maintien de la dose ne constitue pas une stratégie d’arrêt, et la prise matinale concerne la prévention des insomnies.

9. Pourquoi un traitement de fond par corticoïdes peut-il rendre un patient plus vulnérable aux infections et ralentir la cicatrisation ?

L’augmentation de la glycémie accroît la sensibilité aux infections et peut gêner la cicatrisation
La dépression immunitaire accroît la sensibilité aux infections et peut gêner la cicatrisation
La diminution de la coagulation accroît la sensibilité aux infections et peut gêner la cicatrisation
La fragilité osseuse accroît la sensibilité aux infections et peut gêner la cicatrisation

La dépression immunitaire accroît la sensibilité aux infections et peut gêner la cicatrisation

Explication

La dépression immunitaire liée au traitement de fond augmente la sensibilité aux infections et peut s’accompagner de difficultés de cicatrisation. La fragilité osseuse et l’augmentation de la glycémie sont d’autres effets possibles, tandis que la diminution de la coagulation n’est pas le mécanisme indiqué.

10. Un patient sous corticoïdes présente une dyspnée, une expectoration mousseuse et de l’angoisse. Quelle surveillance infirmière correspond à cette situation et aux risques cardiovasculaires du traitement ?

Rechercher des douleurs osseuses, favoriser l’activité physique et prévenir les chutes
Évaluer les plaies, repérer les infections et surveiller la cicatrisation
Évaluer le sommeil, limiter les excitants et favoriser les prises matinales
Contrôler la tension, le poids et les œdèmes, et rechercher des signes d’œdème aigu du poumon

Contrôler la tension, le poids et les œdèmes, et rechercher des signes d’œdème aigu du poumon

Explication

La surveillance cardiovasculaire comprend le contrôle de la tension artérielle, du poids et des œdèmes, ainsi que la recherche de signes d’œdème aigu du poumon, notamment dyspnée et expectoration mousseuse. Les douleurs osseuses relèvent de la surveillance osseuse, les plaies de la surveillance infectieuse, et le sommeil d’un autre volet du suivi.

11. Chez une personne sous corticothérapie exposée à une perte de densité osseuse, quelle conduite infirmière contribue à limiter ce risque ?

Favoriser une activité physique, proposer une mobilisation douce et prévenir les chutes
Favoriser le repos, réduire les déplacements et éviter la mobilisation
Contrôler les électrolytes et laisser l’activité physique inchangée
Conseiller une alimentation sans sel ajouté et limiter les eaux gazeuses

Favoriser une activité physique, proposer une mobilisation douce et prévenir les chutes

Explication

La prévention osseuse associe mobilisation douce, recherche de douleurs, maintien d’une activité physique et prévention des chutes afin de limiter la perte de densité osseuse. Le repos avec réduction des déplacements va à l’encontre du maintien de l’activité, tandis que les conseils alimentaires et le contrôle biologique ne remplacent pas ces mesures.

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Qu’est-ce que l’inflammation ?

Un ensemble de phénomènes physiologiques qui protège ou répare un territoire agressé.

Qu’est-ce qui distingue les AIS des AINS ?

Leur structure stéroïdienne.

Quelle hormone stéroïdienne anti-inflammatoire les glandes surrénales produisent-elles ?

La cortisone.

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