QCM : Insuffisance rénale et néphropathies (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un patient présente une insuffisance rénale aiguë et une estimation du DFG est envisagée pour évaluer sa fonction rénale. Quelle conduite est appropriée ?

Utiliser CKD-EPI comme en situation stable
Ne pas utiliser une formule d’estimation du DFG
Utiliser MDRD après une mesure de créatininémie
Utiliser Cockcroft-Gault en corrigeant le poids

Ne pas utiliser une formule d’estimation du DFG

Explication

Les formules d’estimation du DFG ne sont pas adaptées à l’insuffisance rénale aiguë, car elles sont conçues pour des situations stables. Utiliser CKD-EPI, MDRD ou Cockcroft-Gault malgré l’IRA revient à appliquer une formule hors de son contexte de validité.

2. Quelle proposition décrit correctement la formule CKD-EPI et une limite liée à son utilisation ?

C’est la formule recommandée comme la plus fiable, mais elle peut surestimer le DFG chez certains jeunes et dépend de la créatininémie variable.
C’est une formule moins fiable que MDRD, mais elle peut surestimer le DFG chez certains jeunes et dépend de la créatininémie variable.
C’est une formule moins fiable que MDRD, mais elle peut sous-estimer le DFG chez certains jeunes et dépend de la créatininémie variable.
C’est la formule recommandée comme la plus fiable, mais elle peut sous-estimer le DFG chez certains jeunes et dépend de la créatininémie variable.

C’est la formule recommandée comme la plus fiable, mais elle peut surestimer le DFG chez certains jeunes et dépend de la créatininémie variable.

Explication

CKD-EPI est actuellement la formule recommandée comme la plus fiable, tout en pouvant surestimer le DFG chez certains sujets jeunes; son estimation repose aussi sur une créatininémie variable entre individus et chez un même individu. L’option qui parle de sous-estimation inverse le biais signalé, tandis que celles qui déclassent CKD-EPI inversent la recommandation.

3. Un patient a un DFG de 24 mL/min/1,73 m224\ \text{mL/min}/1{,}73\ \text{m}^2. Quel stade de maladie rénale chronique correspond à cette valeur ?

Stade 4, insuffisance rénale sévère
Stade 2, insuffisance rénale légère
Stade 3, insuffisance rénale modérée
Stade 5, insuffisance rénale terminale

Stade 4, insuffisance rénale sévère

Explication

Un DFG compris entre 1515 et 29 mL/min/1,73 m229\ \text{mL/min}/1{,}73\ \text{m}^2 correspond au stade 4, dit sévère. Le stade 3 couvre 3030 à 5959, tandis que le stade 5 correspond à un DFG inférieur à 1515 ou à un traitement de suppléance.

4. Chez une personne dont le DFG est normal, quel résultat constitue malgré tout un marqueur d’altération rénale ?

Une créatininémie stable sans autre anomalie urinaire
Une albuminurie ou une anomalie du sédiment urinaire
Une densité urinaire variable selon l’hydratation
Une pression artérielle normale sans anomalie urinaire

Une albuminurie ou une anomalie du sédiment urinaire

Explication

L’albuminurie ou la protéinurie et les anomalies du sédiment, comme l’hématurie ou la leucocyturie, sont des marqueurs rénaux complémentaires du DFG. L’idée que seul le DFG compte écarte à tort ces autres marqueurs.

5. Une personne très hydratée fournit un échantillon d’urine diluée. Quel est l’intérêt du rapport protéinurie/créatininurie dans cette situation ?

Rapporter la protéinurie à la créatininurie pour corriger l’effet de dilution, sans recueil de 24 heures
Mesurer séparément les concentrations urinaires et les remplacer par un recueil de 24 heures
Rapporter la protéinurie au DFG pour corriger l’effet de dilution, sans recueil de 24 heures
Rapporter la créatininurie à la protéinurie, car la créatinine augmente dans les urines diluées

Rapporter la protéinurie à la créatininurie pour corriger l’effet de dilution, sans recueil de 24 heures

Explication

La créatininurie reflète la concentration des urines; le rapport protéinurie/créatininurie atténue donc l’effet de la dilution liée à l’hydratation et évite un recueil de 24 heures. Rapporter la protéinurie au DFG confond le RPC avec un indicateur de filtration.

6. Une personne présente un DFG de 96 mL/min/1,73 m296\ \text{mL/min}/1{,}73\ \text{m}^2 et une albuminurie de 360 mg/g360\ \text{mg/g}. Quelle interprétation est la plus juste ?

L’albuminurie signale un risque important malgré le DFG élevé; il faut considérer plusieurs critères.
Le risque important est établi par le DFG élevé; l’albuminurie n’ajoute pas d’information utile.
L’albuminurie reste sous le seuil de risque important; le DFG suffit à caractériser l’état rénal.
Le DFG élevé exclut un risque important malgré l’albuminurie; il suffit à caractériser l’état rénal.

L’albuminurie signale un risque important malgré le DFG élevé; il faut considérer plusieurs critères.

Explication

Une albuminurie supérieure à 300 mg/g300\ \text{mg/g} indique un risque important d’insuffisance rénale même lorsque le DFG dépasse 90 mL/min/1,73 m290\ \text{mL/min}/1{,}73\ \text{m}^2; un seul critère ne suffit pas à déterminer l’état néphrologique. Se fier au seul DFG néglige le risque signalé par l’albuminurie.

7. Chez deux patients, la créatininémie augmente de 50 %, passant de 100 à 150 μmol/L chez l’un et de 200 à 300 μmol/L chez l’autre. Quelle interprétation de l’effet sur le DFG est correcte ?

Le DFG augmente davantage lorsque la créatininémie initiale est de 100 μmol/L
La baisse du DFG est plus importante lorsque la créatininémie initiale est de 100 μmol/L
La baisse du DFG est plus importante lorsque la créatininémie initiale est de 200 μmol/L
La baisse du DFG est identique dans les deux situations

La baisse du DFG est plus importante lorsque la créatininémie initiale est de 100 μmol/L

Explication

La relation créatininémie-DFG est logarithmique et non linéaire : une hausse identique de créatinine affecte davantage le DFG lorsque la valeur initiale est basse. L’hypothèse d’une baisse identique suppose une relation linéaire, tandis que les autres réponses inversent le sens de la relation.

8. Une créatininémie élevée est découverte chez une patiente sans résultat antérieur disponible. Quelle démarche permet de déterminer si l’insuffisance rénale est aiguë ou chronique ?

Rechercher les résultats antérieurs auprès du laboratoire ou du médecin traitant
Demander une imagerie avant de rechercher les résultats antérieurs
Conclure à une forme chronique en l’absence de symptômes urinaires
Conclure à une forme aiguë à partir de la créatininémie actuelle

Rechercher les résultats antérieurs auprès du laboratoire ou du médecin traitant

Explication

La comparaison avec les résultats antérieurs permet d’établir l’ancienneté de l’insuffisance ; une forme chronique est présente depuis plus de trois mois. Une mesure isolée ou l’absence de symptômes ne suffit pas à déterminer cette ancienneté, et l’imagerie ne remplace pas la recherche des antériorités.

9. Une personne présente une créatininémie élevée après un épisode clinique récent. L’imagerie montre des reins de taille conservée et d’aspect normal, sans antécédent rénal connu. Quelle orientation ces éléments suggèrent-ils ?

Une insuffisance rénale aiguë
Une insuffisance rénale chronique avec reins hypotrophiques
Une insuffisance rénale chronique avec dédifférenciation rénale
Une insuffisance rénale chronique liée à des kystes rénaux

Une insuffisance rénale aiguë

Explication

Un épisode clinique aigu associé à une imagerie rénale normale oriente vers une insuffisance rénale aiguë. Les antécédents personnels ou familiaux et des signes morphologiques comme l’hypotrophie, la dédifférenciation ou les kystes orientent plutôt vers une forme chronique.

10. Chez un patient atteint d’insuffisance rénale, quel débit urinaire constitue un signe de gravité clinique ?

Une diurèse de 250 mL par jour
Une diurèse de 0,7 mL/kg/h
Une diurèse de 300 mL par jour
Une diurèse de 180 mL par jour

Une diurèse de 180 mL par jour

Explication

Une oligo-anurie est un signe de gravité lorsqu’elle correspond à moins de 200 mL par jour ou à moins de 0,5 mL/kg/h. Une diurèse de 180 mL/j franchit le seuil journalier, contrairement aux autres valeurs proposées.

11. Chez une patiente, la créatinine augmente de 48 % en six jours, tandis que sa diurèse baisse de façon significative. Quel élément permet de diagnostiquer une insuffisance rénale aiguë ?

La baisse significative de la diurèse suffit à satisfaire un critère diagnostique
La hausse de créatinine doit atteindre au moins 50 % malgré la baisse de diurèse
La hausse de créatinine doit atteindre au moins 50 % en moins de 48 heures
La hausse de créatinine doit atteindre au moins 50 % en sept jours exactement

La baisse significative de la diurèse suffit à satisfaire un critère diagnostique

Explication

Une insuffisance rénale aiguë est diagnostiquée devant une hausse de créatinine d’au moins 50 % en moins de sept jours et/ou une baisse significative de la diurèse. Exiger le seuil de créatinine malgré la baisse de diurèse confond le « et/ou » avec une condition cumulative; les délais de 48 heures et de sept jours exactement ne correspondent pas au seuil indiqué.

12. Une insuffisance rénale aiguë est classée selon son mécanisme en trois catégories. Lesquelles ?

Fonctionnelle, chronique ou obstructive
Pré-rénale, post-rénale ou chronique
Pré-rénale, organique ou chronique
Fonctionnelle, organique ou obstructive

Fonctionnelle, organique ou obstructive

Explication

Les trois catégories de l’insuffisance rénale aiguë sont fonctionnelle, organique et obstructive. « Chronique » désigne un autre cadre temporel, tandis que « pré-rénale » et « post-rénale » précisent les mécanismes fonctionnel et obstructif plutôt qu’elles ne remplacent les trois catégories.

13. Après une baisse de perfusion rénale, un patient a un rein d’aspect normal à l’échographie et des urines peu abondantes, pauvres en sel, mais riches en urée et en créatinine. Quel mécanisme explique le mieux ce tableau ?

Une lésion organique qui réduit la réabsorption d’eau et de sel
Une lésion organique qui accroît la réabsorption d’eau et de sel
Une obstruction qui accroît la réabsorption d’eau et de sel
Une réponse fonctionnelle qui accroît la réabsorption d’eau et de sel

Une réponse fonctionnelle qui accroît la réabsorption d’eau et de sel

Explication

En cas d’insuffisance rénale fonctionnelle, la baisse de perfusion stimule la réabsorption d’eau et de sel; le rein reste normal à l’échographie et les urines sont concentrées en urée et créatinine. Une lésion organique altère cette réabsorption, tandis qu’une obstruction correspond à un mécanisme post-rénal.

14. Lors du bilan d’une insuffisance rénale aiguë, quelle combinaison d’examens faut-il prévoir systématiquement ?

Bandelette urinaire, échographie rénale et dosage sanguin de créatinine avec rapport protéinurie/créatininurie
Bandelette urinaire, échographie rénale et biochimie urinaire avec ionogramme et rapport protéinurie/créatininurie
Bandelette urinaire, biopsie rénale et biochimie sanguine avec ionogramme et rapport protéinurie/créatininurie
Bandelette urinaire, échographie rénale et biochimie urinaire avec ionogramme, sans rapport protéinurie/créatininurie

Bandelette urinaire, échographie rénale et biochimie urinaire avec ionogramme et rapport protéinurie/créatininurie

Explication

Le bilan systématique associe bandelette urinaire, échographie rénale et biochimie urinaire comprenant l’ionogramme et le rapport protéinurie/créatininurie. La biopsie ne remplace pas la biochimie urinaire, l’échographie fait partie du bilan, et le rapport demandé est urinaire.

15. Une personne souffrant de diarrhées importantes développe une insuffisance rénale aiguë fonctionnelle. Quelle explication correspond à ce contexte ?

Une lésion rénale identifiable à la biopsie diminue l’apport sanguin au rein
Une obstruction des voies urinaires diminue l’apport sanguin au rein
La déshydratation diminue l’apport sanguin au rein
Un médicament interférant avec l’hémodynamique glomérulaire diminue l’apport sanguin au rein

La déshydratation diminue l’apport sanguin au rein

Explication

Les diarrhées peuvent provoquer une déshydratation, cause d’insuffisance rénale fonctionnelle en réduisant la perfusion rénale. L’obstruction est post-rénale, une lésion visible à la biopsie relève d’une atteinte organique, et aucun médicament n’est indiqué dans ce cas.

16. Chez un patient, une hypovolémie responsable d’une insuffisance rénale fonctionnelle persiste. Quelle évolution rénale peut en résulter ?

Une atteinte obstructive par nécrose tubulaire aiguë liée à la rétention urinaire
Une atteinte organique par nécrose tubulaire aiguë liée à une perfusion tubulaire accrue
Une atteinte fonctionnelle persistante par nécrose tubulaire aiguë liée à une meilleure vascularisation
Une atteinte organique par nécrose tubulaire aiguë liée au défaut de vascularisation des tubules

Une atteinte organique par nécrose tubulaire aiguë liée au défaut de vascularisation des tubules

Explication

Une hypovolémie prolongée peut transformer une insuffisance rénale fonctionnelle en atteinte organique, car le défaut de vascularisation des tubules provoque une nécrose tubulaire aiguë. La rétention urinaire évoque une obstruction, et une vascularisation accrue ne correspond pas au mécanisme décrit.

17. Chez une personne présentant une insuffisance rénale aiguë, l’obstruction, la déshydratation, le choc et la dysfonction hémodynamique ont été écartés. Quelle conduite correspond à la suspicion d’une atteinte organique ?

Attendre une biopsie rénale avant de solliciter un avis néphrologique
Retenir une cause fonctionnelle et corriger l’hydratation sans avis spécialisé
Demander un avis néphrologique en urgence diagnostique et thérapeutique
Surveiller sans urgence puisque l’obstruction a été écartée

Demander un avis néphrologique en urgence diagnostique et thérapeutique

Explication

Après exclusion des causes obstructive, déshydratée, hémodynamique et du choc, une insuffisance rénale aiguë organique est envisagée et requiert une prise en charge urgente avec avis néphrologique. Retenir une cause fonctionnelle méconnaît les exclusions, attendre une biopsie retarde l’avis requis, et l’absence d’obstruction ne supprime pas l’urgence.

18. Une personne présente des œdèmes généralisés, une protéinurie de 4,2 g/g4{,}2\ \text{g/g} et une albuminémie de 25 g/L25\ \text{g/L}. Quel tableau ces données caractérisent-elles ?

Un syndrome néphrotique, avec protéinurie élevée et albuminémie normale
Un syndrome néphritique, défini par ces seuils biologiques et les œdèmes
Un syndrome néphrotique, avec protéinurie faible et albuminémie basse
Un syndrome néphrotique, avec protéinurie élevée et albuminémie basse

Un syndrome néphrotique, avec protéinurie élevée et albuminémie basse

Explication

Le syndrome néphrotique associe une protéinurie supérieure à 3 g/g3\ \text{g/g} et une albuminémie inférieure à 30 g/L30\ \text{g/L}, avec un tableau œdémateux. L’albuminémie normale contredit le critère, la protéinurie faible manque le seuil, et les œdèmes ne transforment pas ces critères en définition du syndrome néphritique.

19. Une personne voit sa fonction rénale se dégrader rapidement et présente des hématuries ainsi que des protéinuries. Quelle atteinte doit être envisagée comme urgence, notamment en présence d’une vascularite à ANCA ?

Une glomérulonéphrite rapidement progressive
Un syndrome néphrotique
Une nécrose tubulaire aiguë
Une glomérulonéphrite chronique

Une glomérulonéphrite rapidement progressive

Explication

La glomérulonéphrite rapidement progressive est caractérisée par une dégradation rapide de la fonction rénale et des hématuries et protéinuries ; une vascularite à ANCA peut en être la cause. Le qualificatif chronique contredit la rapidité, la nécrose tubulaire désigne une autre atteinte, et le syndrome néphrotique repose sur d’autres critères.

20. Après un épisode de choc avec hypovolémie prolongée, une personne développe une insuffisance rénale aiguë organique. Quelle cause est la plus fréquente et quel mécanisme est compatible avec ce contexte ?

Une nécrose tubulaire aiguë d’origine ischémique
Un syndrome néphrotique provoqué par l’hypovolémie
Une glomérulonéphrite rapidement progressive d’origine ischémique
Une atteinte tubulaire aiguë exclue par le contexte de choc

Une nécrose tubulaire aiguë d’origine ischémique

Explication

La nécrose tubulaire aiguë est la cause la plus fréquente d’insuffisance rénale aiguë organique et peut être ischémique après un choc ou une hypovolémie prolongée. Une glomérulonéphrite rapidement progressive est une atteinte différente, le syndrome néphrotique ne correspond pas à ce mécanisme, et le choc est compatible avec une nécrose tubulaire.

21. Quelle proposition décrit correctement la nécrose tubulaire aiguë parmi les causes d’insuffisance rénale aiguë organique ?

C’est une cause rare d’insuffisance rénale organique, principalement obstructive
C’est la cause la plus fréquente et elle peut être ischémique, toxique ou intratubulaire
C’est une cause tubulaire ischémique, sans mécanisme toxique ou intratubulaire
C’est une cause glomérulaire fréquente liée aux vascularites à ANCA

C’est la cause la plus fréquente et elle peut être ischémique, toxique ou intratubulaire

Explication

La nécrose tubulaire aiguë est la cause la plus fréquente d’insuffisance rénale aiguë organique et peut résulter d’une ischémie, d’une toxicité ou d’une précipitation intratubulaire. Les vascularites à ANCA renvoient à une atteinte glomérulaire, l’exclusion des autres mécanismes omet des causes reconnues, et l’obstruction n’est pas le mécanisme décrit.

22. Après correction de la cause d’une nécrose tubulaire aiguë, quel délai de récupération est habituellement attendu ?

Quelques jours
Trois à quatre semaines
Plusieurs mois
Deux à trois semaines

Deux à trois semaines

Explication

Après correction de la cause, la récupération d’une nécrose tubulaire aiguë survient habituellement en deux à trois semaines. Trois à quatre semaines correspond au délai auquel une biopsie peut être discutée en l’absence de récupération ; quelques jours raccourcissent le délai et plusieurs mois le prolongent.

23. Lors d’une insuffisance rénale aiguë, quelles fonctions rénales sont directement altérées ?

L’épuration des déchets et le maintien de l’homéostasie
La régulation hormonale et la production de globules rouges
La production d’urine et le contrôle de la pression artérielle
La filtration du glucose et la régulation de la glycémie

L’épuration des déchets et le maintien de l’homéostasie

Explication

L’insuffisance rénale aiguë altère l’épuration des déchets ainsi que le maintien de l’homéostasie. La glycémie, les hormones et la production de globules rouges renvoient à d’autres fonctions ou ne décrivent pas ces deux fonctions centrales.

24. Quel ensemble regroupe des conséquences métaboliques possibles de l’insuffisance rénale aiguë ?

Acidose métabolique, hypokaliémie et urémie
Acidose métabolique, hyperkaliémie et urémie
Acidose métabolique, hyperkaliémie et hypoxémie
Alcalose métabolique, hyperkaliémie et urémie

Acidose métabolique, hyperkaliémie et urémie

Explication

Les conséquences métaboliques citées comprennent l’acidose métabolique, l’hyperkaliémie et l’urémie. L’alcalose, l’hypokaliémie ou l’hypoxémie remplacent à tort l’une de ces conséquences.

25. Chez une personne présentant une insuffisance rénale aiguë, la kaliémie mesurée est de 5,4 mmol/L. Comment qualifier cette valeur ?

Une hypokaliémie, car la kaliémie dépasse 5 mmol/L
Une hyperkaliémie, car la kaliémie dépasse 5 mmol/L
Une kaliémie normale, car le seuil est dépassé à partir de 5,5 mmol/L
Une acidose métabolique, car la kaliémie dépasse 5 mmol/L

Une hyperkaliémie, car la kaliémie dépasse 5 mmol/L

Explication

Une hyperkaliémie correspond à une concentration sanguine de potassium supérieure à 5 mmol/L; 5,4 mmol/L dépasse donc ce seuil. Le seuil de 5,5 mmol/L est trop élevé, l’hypokaliémie inverse le sens de l’anomalie et l’acidose est une autre conséquence métabolique.

26. Une personne atteinte d’insuffisance rénale aiguë présente une surcharge hydrosodée et une hyperkaliémie. Quelle stratégie thérapeutique correspond au principe de prise en charge ?

Traiter la cause et recourir à la dialyse pour toute surcharge hydrosodée
Traiter les conséquences sans intervenir sur la cause, avec des diurétiques contre la surcharge
Traiter la cause et utiliser des diurétiques pour corriger directement l’hyperkaliémie
Traiter la cause et les conséquences, avec des diurétiques parfois nécessaires contre la surcharge

Traiter la cause et les conséquences, avec des diurétiques parfois nécessaires contre la surcharge

Explication

Le traitement vise à la fois la cause de l’insuffisance rénale aiguë et ses conséquences, dont l’hyperkaliémie et la surcharge hydrosodée; des diurétiques peuvent être nécessaires pour cette dernière. Négliger la cause, attribuer aux diurétiques la correction directe de l’hyperkaliémie ou imposer la dialyse pour toute surcharge déforme ce principe.

27. Quels examens constituent le bilan minimal devant une insuffisance rénale aiguë ?

Échographie, bandelette urinaire et biopsie rénale
Échographie, bandelette urinaire et biochimie urinaire
Échographie, bilan sanguin et biochimie urinaire
Scanner, bandelette urinaire et biochimie urinaire

Échographie, bandelette urinaire et biochimie urinaire

Explication

Le bilan minimal associe une échographie, une bandelette urinaire et une biochimie urinaire. La biopsie, le scanner ou un bilan sanguin ne remplacent pas l’un de ces trois éléments dans ce bilan minimal.

28. Chez une personne présentant une insuffisance rénale aiguë, quelle démarche permet de rechercher les principales causes et de repérer la gravité ?

Imagerie pour l’obstruction, interrogatoire et examen clinique pour la cause fonctionnelle, sédiment urinaire pour la cause organique, puis recherche des signes de gravité
Imagerie pour l’obstruction, interrogatoire et examen clinique pour la cause organique, sédiment urinaire pour la cause fonctionnelle, puis recherche des signes de gravité
Interrogatoire pour l’obstruction, imagerie pour la cause fonctionnelle, sédiment urinaire pour la cause organique, puis recherche des signes de gravité
Imagerie pour l’obstruction, interrogatoire et examen clinique pour la cause fonctionnelle, sédiment urinaire pour la cause organique, sans recherche des signes de gravité

Imagerie pour l’obstruction, interrogatoire et examen clinique pour la cause fonctionnelle, sédiment urinaire pour la cause organique, puis recherche des signes de gravité

Explication

La démarche associe l’imagerie pour éliminer une obstruction, l’interrogatoire et l’examen clinique pour rechercher une cause fonctionnelle, l’examen du sédiment urinaire pour rechercher une cause organique et l’évaluation des signes de gravité. Les autres réponses inversent les outils et les causes ou omettent l’évaluation de la gravité.

29. Un patient présente une hypertension artérielle marquée, avec une protéinurie faible et aucun signe d’hématurie. Quel type de néphropathie ce tableau évoque-t-il le plus ?

Une néphropathie glomérulaire
Une néphropathie obstructive
Une néphropathie vasculaire
Une néphropathie tubulo-interstitielle

Une néphropathie vasculaire

Explication

Les néphropathies vasculaires sont généralement associées à une hypertension et à peu d’anomalies urinaires, avec une protéinurie absente ou faible et sans hématurie. Le syndrome glomérulaire comporte une protéinurie constante, tandis que les atteintes tubulo-interstitielles et obstructives ne sont pas caractérisées par ce profil.

30. Chez un patient, une même maladie glomérulaire peut se manifester par un syndrome néphrotique ou par une glomérulonéphrite chronique. Quelle interprétation rend compte de cette observation ?

Une maladie glomérulaire correspond à un syndrome unique, mais ce syndrome peut avoir plusieurs causes
Une maladie glomérulaire peut produire différents syndromes, et un syndrome peut avoir plusieurs causes
Un syndrome glomérulaire varie selon la durée, mais chaque maladie conserve une présentation unique
Une maladie glomérulaire peut produire différents syndromes, mais chaque syndrome a une cause unique

Une maladie glomérulaire peut produire différents syndromes, et un syndrome peut avoir plusieurs causes

Explication

Les relations ne sont pas univoques : une même pathologie glomérulaire peut donner différents syndromes, et un syndrome donné peut avoir plusieurs étiologies. Les réponses qui imposent un syndrome unique par maladie ou une cause unique par syndrome confondent ces deux possibilités.

31. L’analyse urinaire d’une personne atteinte d’un syndrome glomérulaire ne révèle pas d’hématurie à la bandelette. Quel autre constat urinaire reste caractéristique du syndrome ?

Une hématurie constante sans protéinurie
Une protéinurie faible sans albumine
Un sédiment urinaire sans anomalie détectable
Une protéinurie constante constituée d’albumine

Une protéinurie constante constituée d’albumine

Explication

Les syndromes glomérulaires comportent une protéinurie constante constituée d’albumine, alors que l’hématurie est possible mais non obligatoire. L’hématurie constante ou l’absence de toute anomalie urinaire ne correspond pas à cette distinction.

32. Un patient suivi depuis plusieurs mois présente une protéinurie persistante, avec une hypertension et des œdèmes qui apparaissent de façon inconstante. Quel tableau correspond le mieux à ces éléments ?

Une glomérulonéphrite chronique
Un syndrome néphrotique aigu
Une néphropathie vasculaire sans atteinte glomérulaire
Un syndrome néphritique aigu

Une glomérulonéphrite chronique

Explication

La glomérulonéphrite chronique associe une protéinurie systématique à une temporalité chronique; hématurie, hypertension et œdèmes peuvent être inconstants. Le caractère rapidement progressif ou aigu des autres tableaux ne correspond pas à cette évolution prolongée.

33. Une patiente a une protéinurie de 3,4 g/24 h3{,}4\,\text{g}/24\,\text{h} et une albuminémie de 28 g/L28\,\text{g}/\text{L}. Quel diagnostic syndromique répond aux deux seuils définitoires ?

Un syndrome néphritique
Une glomérulonéphrite chronique
Un syndrome néphrotique
Une néphropathie vasculaire

Un syndrome néphrotique

Explication

Le syndrome néphrotique est défini par une protéinurie supérieure à 3 g/24 h3\,\text{g}/24\,\text{h} et une albuminémie inférieure à 30 g/L30\,\text{g}/\text{L}; les deux seuils sont franchis ici. Le syndrome néphritique repose sur un tableau aigu associant notamment hématurie et protéinurie, et non sur ces seuils.

34. Une personne connaît plusieurs épisodes d’hématurie macroscopique et conserve une hématurie microscopique entre les épisodes. Quelle maladie glomérulaire cette présentation évoque-t-elle classiquement ?

Le syndrome néphrotique
La néphroangiosclérose
La glomérulonéphrite rapidement progressive
La maladie de Berger

La maladie de Berger

Explication

L’hématurie macroscopique récidivante, souvent accompagnée d’une hématurie microscopique entre les épisodes, est une présentation classique de la maladie de Berger. Le syndrome néphrotique se définit par des seuils de protéinurie et d’albuminémie, tandis que les autres réponses ne correspondent pas à cette présentation caractéristique.

35. En quelques jours, un patient développe une hypertension, des œdèmes, une hématurie et une protéinurie. Quel syndrome glomérulaire aigu correspond à cette association ?

Une glomérulonéphrite rapidement progressive
Une glomérulonéphrite chronique
Un syndrome néphrotique
Un syndrome néphritique

Un syndrome néphritique

Explication

Le syndrome néphritique est un tableau aigu et bruyant associant hypertension, œdèmes, hématurie et protéinurie. La chronicité distingue la glomérulonéphrite chronique, tandis que le syndrome néphrotique est défini par des seuils biologiques spécifiques.

36. La fonction rénale d’un patient se détériore rapidement; les analyses révèlent une protéinurie et une hématurie. Quelle conduite diagnostique générale correspond à ce tableau ?

Reconnaître une urgence diagnostique et thérapeutique
Retenir un syndrome néphrotique sur les données disponibles
Évoquer une néphropathie vasculaire sans urgence particulière
Surveiller une glomérulonéphrite chronique sans urgence

Reconnaître une urgence diagnostique et thérapeutique

Explication

Une glomérulonéphrite rapidement progressive se caractérise par une aggravation rapide de l’insuffisance rénale avec protéinurie et hématurie; elle constitue une urgence diagnostique et thérapeutique. Une protéinurie seule ne suffit pas à définir un syndrome néphrotique, et la progression rapide ne correspond pas à une forme chronique stable.

37. Une personne présente une insuffisance rénale aiguë, une leucocyturie avec culture négative, très peu de protéinurie et une diurèse conservée. Quel tableau est le plus compatible avec ces résultats ?

Une néphropathie tubulo-interstitielle aiguë
Une infection urinaire bactérienne documentée
Une atteinte rénale aiguë avec oligurie marquée
Une glomérulopathie avec protéinurie abondante

Une néphropathie tubulo-interstitielle aiguë

Explication

La néphropathie tubulo-interstitielle aiguë associe typiquement insuffisance rénale aiguë, peu de protéinurie, leucocyturie aseptique et diurèse souvent conservée. Une protéinurie abondante évoque une atteinte différente, une culture positive contredit le caractère aseptique et l’oligurie marquée n’est pas le tableau caractéristique.

38. L’imagerie rénale d’un patient atteint d’une néphropathie tubulo-interstitielle chronique est réalisée. Quel ensemble de caractéristiques est compatible avec cette atteinte ?

Des cavités rénales dilatées avec un parenchyme de contour régulier
Des reins augmentés de volume, lisses et sans anomalie de contour
De volumineux reins occupés par de multiples kystes expansifs
Des reins atrophiques, irréguliers, parfois bosselés ou avec des encoches

Des reins atrophiques, irréguliers, parfois bosselés ou avec des encoches

Explication

La néphropathie tubulo-interstitielle chronique peut donner des reins atrophiques, bosselés ou irréguliers, avec des encoches ou des microkystes. Des reins lisses et augmentés de volume inversent le profil, les kystes expansifs renvoient à la polykystose et la dilatation des cavités est une autre anomalie.

39. Un patient présente une insuffisance rénale aiguë, une anémie hémolytique et une thrombopénie. Quel syndrome associe ces trois manifestations ?

Une néphropathie tubulo-interstitielle aiguë
Une néphropathie tubulo-interstitielle chronique
Une microangiopathie thrombotique
Une polykystose rénale compliquée

Une microangiopathie thrombotique

Explication

La microangiopathie thrombotique associe insuffisance rénale aiguë, anémie hémolytique et thrombopénie. La leucocyturie caractérise plutôt le tableau tubulo-interstitiel aigu, tandis que les deux autres réponses ne définissent pas cette association clinique.

40. Lors d’un conseil génétique sur la polykystose rénale, quelle caractéristique distingue les formes PKD1 et PKD2 ?

Les formes sont le plus souvent autosomiques récessives, et PKD1 est plus sévère que PKD2
Les formes sont le plus souvent autosomiques dominantes, et PKD2 est plus sévère que PKD1
Les formes sont le plus souvent autosomiques dominantes, et PKD1 est plus sévère que PKD2
Les formes sont le plus souvent liées au sexe, et PKD1 est plus sévère que PKD2

Les formes sont le plus souvent autosomiques dominantes, et PKD1 est plus sévère que PKD2

Explication

La polykystose rénale est le plus souvent autosomique dominante, et PKD1 est plus sévère que PKD2; les formes récessives sont plus rares. L’inversion de sévérité confond les deux gènes, la récessivité inverse la fréquence des modes de transmission et une transmission liée au sexe n’est pas celle décrite.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Insuffisance rénale et néphropathies.

Dans quelles situations les formules d’estimation du DFG sont-elles inadaptées ?

En cas d’insuffisance rénale aiguë, aux âges extrêmes, pendant la grossesse et en cas de dénutrition.

Quelle formule est actuellement recommandée comme la plus fiable pour estimer le DFG ?

CKD-EPI.

Sur quel paramètre biologique repose la formule CKD-EPI ?

La créatininémie, qui varie entre les individus et chez un même individu.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Insuffisance rénale et néphropathies.

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